Crise climatique : réchauffement délirant ? Non, refroidissement brutal ! (#7 et fin de cette série)

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En 2007 l’IPCC a reconnu qu’il était illusoire d’assigner des grandeurs physiques aux modèles d’évolution du climat pour tester leur validité. Plus simplement énoncé cela revient à dire qu’il est impossible d’avoir une quelconque idée des températures futures et qu’il est donc tout aussi impossible de calculer la sensibilité du climat au CO2. Malgré cela l’IPCC a encouragé et financé indirectement via les institutions gouvernementales de nombreux universitaires pour persévérer dans la mise au point de modèles décrivant l’évolution future du climat et rassembler, parfois au mépris des principes fondamentaux de l’honnêteté scientifique de base, toutes sortes d’arguments confortant l’hypothèse du réchauffement d’origine anthropique, depuis la disparition supposée des ours blancs et des banquises polaires jusqu’à l’acidification des océans provoquant la mort des coraux. Il en reste la conclusion à l’emporte-pièce qu’il faut se résigner malgré tout à contrôler les émissions de CO2 comme cela fut présenté à la COP21. Cette dissonance dans les connaissances est tellement extrême qu’elle en est irrationnelle car il n’y a encore aujourd’hui aucune évidence que le CO2 joue un quelconque rôle dans l’évolution globale des températures (voir le précédent billet de ce blog).

Un deuxième point tout à fait troublant est l’ignorance systématique par les scientifiques appointés par l’IPCC de ce qui est appelé par les paléoclimatologues l’optimum climatique médiéval ainsi que les variations climatiques périodiques d’une durée d’environ 60 années. Les modélisateurs, à la limite, se sont contentés d’effectuer des calculs basés sur des systèmes d’équations différentielles qui de toutes les façons n’ont aucune validité tant le nombre de paramètres est élevé. On se trouve donc devant un cas d’ « arme mathématique de destruction massive » comme l’a écrit C. O’Neil dans son ouvrage « Weapon of math destruction » (Crown Publishers, 2016) car il est impossible dans de telles conditions d’attribuer une quelconque signification à ces modélisations. Et puisqu’il était difficile voire impossible d’intégrer dans leurs simulations ces variations climatiques périodiques de 1000 et 60 années parfaitement bien identifiées par diverses approches expérimentales, que ce soit avec les carottages des calottes glaciaires, la dendrochronologie ou encore l’étude isotopique (carbone-13) des concrétions calcaires des grottes ou des dépôts de squelettes de plancton, les modélisateurs les ont tout simplement et soigneusement ignorées.

L’illustration ci-dessous rapproche la variation de la température de l’atmosphère telle que déduite des études des carottages glaciaires en regard de la teneur en CO2 atmosphérique depuis 10000 ans.

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Il est facile de remarquer des épisodes de réchauffement tous les 1000 ans et ceci depuis la fin de la grande glaciation qui prit fin il y a environ 14000 ans (Dryas récent). Il est également intéressant de remarquer que depuis 4000 ans la planète s’est refroidie de manière continue avec cependant 4 épisodes « chauds » parfaitement bien identifiés par toutes sortes de proxys comme ceux mentionnés ci-dessus, les optima minoen, romain, médiéval et moderne. Ces optima se sont succédé à 1000 ans d’intervalle avec une régularité surprenante. De plus chacun de ces cycles de 1000 ans comporte une phase de 650 ans durant laquelle la température se refroidit suivie d’une phase de 364 ans durant laquelle cette température moyenne globale augmente. La Terre se trouve aujourd’hui à l’aube – en réalité depuis le printemps de l’année 2003 – d’un nouveau cycle de 1000 ans qui va donc voir les températures baisser de manière significative et continue durant 650 années.

Il faut néanmoins remarquer que la tendance au refroidissement depuis 2003 a été perturbée par deux phénomènes El Niňo intenses, en 2011 et 2016, mais cette tendance vers un refroidissement devrait s’accentuer dès 2019. À cette périodicité de 1000 ans des variations du climat se superposent des cycles de 60 ans dont j’ai mentionné l’existence dans un précédent billet et dont voici à nouveau l’illustration (voir la source dans le lien en fin de billet) :

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Reste enfin la décroissance de l’activité solaire depuis le début du XXe siècle, nonobstant la période récente de puissante activité solaire (« Golden Spike ») reconstruite à partir de la présence de béryllium-10 (voir note) dans les carottages glaciaires. Si on la rapproche des prévisions alarmantes des astrophysiciens relatives à la sorte de torpeur magnétique du Soleil qui va avoir lieu lors du prochain cycle solaire, il y a tout lieu de s’alarmer.

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Tous ces éléments combinés et jamais pris en compte par l’IPCC dans un quelconque de ses rapports font qu’il est impossible d’imaginer un commencement d’effet direct et quantifiable du CO2 sur le climat. Ce qui a été observé est un arrêt brutal de l’augmentation des températures des basses couches de l’atmosphère depuis 1998 et comme il existe un temps de latence d’une douzaine d’années entre la baisse de l’activité magnétique solaire et l’augmentation du rayonnement cosmique il est donc hautement probable que dans les toutes prochaines années nous assistions à une chute d’autant plus rapide des températures que tous ces phénomènes périodiques se conjuguent en ce moment même : cycle de 1000 ans, cycle de 60 ans et effondrement de l’activité solaire.

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Fini le « Golden Spike » solaire des années 2000, finis les printemps fleuris, les moissons abondantes et les vins corsés … Nous sommes déjà entrés dans un « petit » âge glaciaire qui durera au moins jusqu’en 2070. Mais les tenants du réchauffement climatique feront toujours la sourde oreille car ils n’accepteront jamais de reconnaître leurs erreurs, trop de centaines de milliards de dollars sont en jeu, trop de gouvernements, trop d’ONGs, de laboratoire universitaires et d’entreprises gourmandes de subventions étatiques se sont engouffrées les yeux fermés dans cette supercherie tellement vaste et devenue en quelque sorte un dogme qu’elle paraît incontournable bien que scientifiquement caricaturale. On compte plus de mille institutions publiques et semi-publiques de par le monde impliquées par exemple dans les énergies alternatives supposées « sauver » le climat … Où vont donc nos impôts ?

Pour conclure cette série de billets relatifs au climat il est opportun de citer Francis Bacon (1561-1626) citant les fraudes intellectuelles :

« Les idoles du théâtre sont celles qui sont liées au sophisme et aux faux enseignements. Ces idoles sont façonnées dans les domaines de la théologie, de la philosophie et de la science, et parce qu’elles sont défendues par des groupes de savants elles sont acceptées sans contestation par les masses. Lorsque de fausses philosophies ont été construites et ont atteint une large sphère de domination dans le monde intellectuel, elles ne sont plus remises en question. De faux édifices sont construits sur de fausses fondations et au final ces systèmes stériles et sans mérite montrent toute leur grandeur sur la scène mondiale « .

Notes. Plus l’activité magnétique solaire est élevée moins on retrouve de béryllium-10 dans les carottes glaciaires ou les concrétions calcaires. Le béryllium-10 se forme dans l’atmosphère par bombardement cosmique des noyaux d’azote. Plus le Soleil est magnétiquement actif plus les rayons cosmiques sont déviés et moins de béryllium-10 est produit par spallation. La modélisation d’Akasofu ne tient pas compte du cycle millénaire.

Source : adapté d’un article de Norman J Page, géologue de son état, paru dans la revue Energy & Environment, doi: 10.1177/0958305X16686488 et intitulé « The coming cooling : Usefully accurate climate forecasting for policymakers » aimablement communiqué par l’auteur qui est vivement remercié ici.

https://jacqueshenry.wordpress.com/2017/03/28/crise-climatique-paroxysme-du-delire-4/

Illustration : Chasseurs dans la neige, Pieter Bruegel l’Ancien (1564)

Le Soleil est entré en léthargie

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Entre le 14 et le 18 novembre 2016, la surface du Soleil était totalement uniforme, c’est-à-dire sans aucune tache. Les taches solaires sont la signature de l’intensité du champ magnétique de l’astre. Comme le Soleil tourne autour de lui-même en 25 jours il faudra attendre encore une semaine pour avoir la confirmation qu’il est entré dans un période de sommeil magnétique prolongée. D’abord le cycle #24 se termine – il a culminé en 2014 – avec une pauvreté en taches solaires jamais observée depuis la fin du XVIIIe siècle et les prévisions de plusieurs équipes d’astrophysiciens indiquent que le prochain cycle solaire sera ponctué de seulement quelques manifestations timides d’activité magnétique. La Nasa (source de l’image) se perd en conjectures puisque depuis le mois de juin passé l’activité solaire est anormalement faible. Déjà en 2014 les spécialistes du Soleil de la NASA s’inquiétaient de ce soudain sommeil de l’astre source de toute vie sur Terre. Et il avouent n’avoir aucune explication à donner au sujet de ces observations alors que le minimum inter-cycle ne devrait être atteint qu’en 2021 … Tout au plus ils déclarent que l’activité solaire est hautement imprévisible. Le Docteur Valentina Zharkova, dont j’ai relaté les travaux à plusieurs reprises sur ce blog, va certainement apprécier !

Sirius disparaît à l’horizon : décryptage.

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Les deux précédents billets au sujet de Sirius se justifiaient à mon humble avis par mon penchant compulsif à observer ce qui se passe autour de moi. Cette attitude que je découvris dans mon enfance quand je passais par exemple des heures à observer des fourmis aller et venir le long de chemins qu’elles avaient ménagé dans un petit pré à quelques dizaines de mètres de ma maison natale pour aller chercher de la nourriture alentour a finalement empli ma raison d’être. Ce besoin d’observer ne me quitta jamais puisque je finis dans un laboratoire universitaire dont la mission était à l’époque (les choses ont quelque peu changé depuis) d’observer puis de déduire de ces observations une information pouvant éventuellement conduire à une investigation plus approfondie. Aujourd’hui encore je me surprend parfois à la terrasse d’un café, buvant mon café matinal, de découvrir avec stupeur le nombre incroyable de personnes obèses ou présentant des signes évidents de dérangement mental profond. Mais c’est une autre histoire …

Lors de mon dernier voyage au Japon j’ai donc « observé » le ciel de nuit à l’aller puis de jour au retour et comme je connais les étoiles pour les avoir utilisé pour naviguer en haute mer à l’époque où il n’existait pas l’électronique à bord dont aucun navigateur ne pourrait se passer aujourd’hui je me suis donc rendu compte que l’étoile Sirius était invisible là où elle aurait du se trouver dans le ciel. Lors de mon retour vers l’Europe j’ai remarqué à l’horizon lointain une sorte de voile ténu semblant se trouver bien au dessus de l’altitude de croisière des longs-courriers qui survolent la Sibérie. Et comme je n’avais jamais observé ce phénomène auparavant, c’est-à-dire au cours des dix dernières années durant lesquelles je fis de nombreux aller-retour entre l’Europe et le Japon, il me paraissait donc intéressant de trouver une explication à ce fait nouveau.

Selon toute vraisemblance il s’agit de cristaux de glace dont l’apparition ne peut être due qu’à une augmentation des radiations cosmiques provenant de l’espace (et non pas du Soleil) et atteignant les hautes couches de l’atmosphère, là où se trouvent encore quelques molécules d’eau libres. Les rayons cosmiques provoquent des ionisations des molécules d’azote (N2) et d’oxygène (O2) créant des noyaux de condensation par attraction électrostatique un peu comme une règle en plastique que l’on a frotté contre un chandail de laine attire des confetti en papier. Au gré des vents ces « noyaux » chargés électriquement grossissent et finissent, en attirant des molécules d’eau, par former des cristaux de glace car la molécule d’eau n’est pas complètement neutre puisque l’atome d’oxygène est légèrement négatif et les deux atomes d’hydrogène sont légèrement positifs. Pourquoi une telle formation de cristaux de glace à des altitudes relativement élevées ?

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Tout simplement parce que le champ magnétique solaire diminue depuis plusieurs années conformément à la fin du cycle d’activité solaire 24 qui a été d’une faiblesse jamais observée depuis le cycle conventionnellement numéroté #5 correspondant au début du petit âge glaciaire qui sévit au début du XIXe siècle appelé le minimum de Dalton.

Et comme le représente l’illustration ci-dessous dans laquelle figure la moyenne des taches solaires pour les cycles 1 à 23 en bleu, en gris le cycle #5 et en rouge le cycle solaire présent #24, ce cycle est très faible en termes de taches solaires qui sont une bonne appréciation de l’activité magnétique du Soleil :

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L’autre représentation est plus parlante car elle indique le « déficit » en taches solaires pour les divers cycles depuis qu’ils sont observés systématiquement par rapport à la moyenne des cycles 1 à 23 :

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Le champ magnétique terrestre n’est plus suffisamment puissant pour protéger l’atmosphère du rayonnement cosmique. En effet le champ magnétique solaire est de l’ordre, pôle à pôle, de 2 gauss mais au niveau des taches solaires il peut atteindre jusqu’à 3000 gauss. A contrario le champ magnétique terrestre atteint, pôle à pôle, 0,25 gauss et suffit pour détourner la majeure partie du « vent » solaire mais certainement pas les particules cosmiques de haute énergie. La question est donc de savoir si cette apparition de cristaux de glace dans les hautes couches de la troposphère n’est que le résultat des cycles solaires immuables et durant environ 11 années.

Le gros souci qui est passé sous silence par l’ensemble des médias est que ce cycle solaire #24 est particulièrement faible et par voie de conséquence le champ magnétique solaire a brusquement faibli mais aussi et surtout parce que les prévisions des astrophysiciens concordent pour affirmer que le cycle suivant sera pratiquement plat comme l’a prévu le modèle de Valentina Zharkova dont j’ai déjà disserté sur ce blog :

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Si l’énergie solaire incidente ne va pas spectaculairement varier il en sera tout autrement du champ magnétique solaire et donc de la formation de ces cristaux de glace qui forment déjà une sorte de miroir réfléchissant activement une partie du rayonnement solaire, du moins à des latitudes élevées. Les prévisions du Docteur Zharkova s’appuient sur l’exactitude de son modèle qui a été confirmé par les données climatiques passées, contrairement à tous les modélisations de l’IPCC qui n’ont jamais pu être corrélées avec les observations passées à l’aide des carottages glaciaires tant au Groenland qu’en Antarctique ou encore avec les proxys comme les cernes des arbres ou les concrétions calcaires des coquillages ou dans diverses grottes.

Bref, après le cycle solaire #24 la Terre entière entrera dans une période de refroidissement durable qui sévira au moins jusqu’en 2100 …

Certains de mes lecteurs pourraient croire que je me répète à longueur de billets. Pourtant les données récentes relatives à l’extension des glaces dans l’Océan Arctique confirment ce phénomène de refroidissement déjà en cours comme l’indique la figure ci-dessous qui décrit l’état de la banquise entre le premier et le 24 septembre de chaque année depuis 1987 :

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Depuis maintenant deux années la banquise s’étend en raison justement de l’augmentation de l’effet miroir de ces cristaux de glace en altitude, un accroissement de l’albédo de la Terre contrairement à ce que les médias inféodées aux directives de l’IPPC clament à longueur de journée chaque fois qu’il s’agit du réchauffement climatique global. Le 13 octobre 2016 voici quel était l’état d’avancement de la banquise :

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Il n’y a pas de quoi se réjouir d’autant plus qu’un refroidissement généralisé d’à peine un degré inversera le phénomène si décrié d’accumulation du CO2 dans l’atmosphère supposé contribuer à ce réchauffement global en raison de la loi de dissolution des gaz dans l’eau : plus l’eau des océans est froide, plus les gaz s’y dissolvent facilement et parler d’une acidification des océans par le CO2 lorsque le « climat se réchauffe » est une hérésie anti-scientifique. On ne pourra donc même plus compter sur l’effet de serre (également hypothétique) de ce gaz « nocif » qu’est le CO2 pour le climat ! Il est urgent de reconsidérer la politique adoptée mondialement pour la préservation du climat car ce n’est certainement pas l’activité humaine qui doit être incriminée mais uniquement les caprices cycliques du Soleil dont l’évolution est prévue mais assurément pas à notre avantage …

Quand les spécialistes de la NASA dont les propos ont été repris par les médias main-stream ont clamé à la faveur du phénomène El Nino que l’année 2015 avait été la plus chaude depuis on ne sait plus trop quand et que derechef l’année 2016 avait battu tous les records de chaleur jamais observés, ce n’était que le dernier râle moribond de ces pseudo-scientifiques de pacotille qui sont fondamentalement en désaccord, quand ils se regardent dans un miroir, avec leurs propres déclarations tonitruantes. Il s’est avéré que le Nino de 2015 était le plus violent depuis 50 ans, une belle occasion de continuer à répandre la propagande réchauffiste et la peur. Combien faudra-t-il d’années et de centaines de milliards de dollars dépensés pour du vent avant que l’humanité toute entière se rende compte qu’elle a été roulée dans le goudron et les plumes ?

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Pas si longtemps que ça : il va être tout à fait intéressant d’observer l’attitude de peuples entiers quand ils comprendront qu’ils ont été bernés par leurs dirigeants quand les hivers deviendront de plus en plus rigoureux et les étés de plus en plus « pourris ». J’espère, comme le disait Valentina Zharkova, vivre encore suffisamment longtemps pour assister au discrédit de ces organisations onusiennes inutiles et coûteuses. Tout un pan de cette « novscience » climatique tombera brusquement dans l’oubli et tous les acteurs de cette mascarade mondiale se retrouveront cloués au pilori de la vindicte populaire, ce qu’ils méritent déjà !

Sources diverses dont Wattsupwiththat ? et vencoreweather.com

Note en addendum : les prévisions météorologiques prévoient un épisode neigeux durant la semaine dans la majeure partie de l’Europe, depuis Madrid jusqu’à Varsovie. C’est déjà le début de l’hiver. Ici à Tenerife le sommet du Teide est recouvert de neige depuis une semaine … Et ça se réchauffe puisqu’on vous le dit !

Crise climatique : l’état de santé du Soleil

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Alors que le printemps est arrivé et que les cerisiers ont déjà fini de fleurir des équipes de physiciens scrutent le Soleil comme chaque jour pour en arriver à une conclusion très claire : cet astre est déjà entré dans une longue période de grande torpeur. Pour expliquer ce phénomène il ne suffit pas de s’avouer convaincu par les travaux de modélisation du Docteur Zharkova car de nombreuses autres investigations en arrivent à la même conclusion et en particulier celles relatives aux observations directes de notre étoile dont nous tirons toute vie, car sans le Soleil, un astre vénéré par les Egyptiens comme source de la vie avec le Nil qui étaient des dieux importants et vénérés, nous n’existerions certainement pas, la Terre serait un astre mort, sombre et dénué de toute matière vivante.

L’un des bénéfices scientifiques (inattendus) de la peur climatique a été sans aucun doute l’intensification des recherches et des analyses relatives à l’activité solaire qui est scrutée en long, en large et en épaisseur par ceux qui sont convaincus que les variations climatiques terrestres qu’ont subi nos lointains et plus proches ancêtres ne sont le fait que des soubresauts de l’activité magnétique du Soleil. Il s’agit, partant d’observations quotidiennes incontestables, d’analyser les variations de toute une série de paramètres accessibles expérimentalement et permettant, au terme de calculs parfois complexes, de comprendre intimement ce qui se passe dans les profondeurs de cette étoile.

L’une des approches qui est peu connue est l’analyse du flux de neutrons en provenance du Soleil. Qui dit neutrons aura tendance à croire qu’il s’agit de particules sans effet notoire sur la « santé » de l’atmosphère terrestre. Il n’en est rien car les neutrons ont un effet, certes négligeable à l’échelle microscopique, mais impossible à ne pas être pris en compte quand il s’agit de l’ensemble de l’atmosphère terrestre. Les neutrons d’origine solaire parviennent vers la Terre en 8 minutes environ (s’ils se déplacent à la vitesse de la lumière) et ils produisent alors par désintégration un électron et un proton, certes peu énergétiques mais suffisants pour être considérés comme des particules ionisantes. Or comme par définition les neutrons ne sont pas chargés électriquement ils ne sont donc pas déviés par le champ magnétique terrestre et ils peuvent à discrétion ioniser modérément les molécules d’eau et d’azote de la haute atmosphère. Ce mécanisme conduit, comme pour les rayons cosmiques, à la formation de cristaux de glace à des altitudes supérieures à 10000 mètres. On se trouve alors dans une situation contraire à la théorie de l’effet de serre car la capacité de réflexion de l’atmosphère, l’albédo, se trouve amplifiée. Il en résulte donc une moins bonne captation par la Terre de l’énergie solaire incidente.

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Ce qui se passe avec le dernier cycle solaire ( # 24 en fin de course ) est tout à fait alarmant car il rappelle ce qui s’est passé entre 1965 et 1975, une faible intermission de cette activité neutronique entre les cycles solaires 20 et 21 conduisant à un refroidissement temporaire de la Terre. Il faut noter au passage, et c’est important, que les températures moyennes de référence utilisées pour clamer la validité du « réchauffement climatique » actuel ont été judicieusement choisies durant cette période. Le flux de neutrons a peu diminué au cours du maximum d’activité du cycle solaire #20 alors que ce flux est resté soutenu durant un plus long laps de temps, de 1972 à 1975. Durant le cycle d’activité magnétique #24 qui va atteindre dans environ trois ans son minimum, à nouveau le flux de neutrons n’a pas diminué comme cela pouvait être attendu. Il faut ici rappeler que le flux de neutrons solaires est inversement proportionnel à l’activité magnétique du Soleil et que l’optimum climatique moderne comprend deux périodes distinctes, 1940-1960 et 1975-2000, cette dernière période étant la plus intense.

Pourquoi la situation est-elle donc alarmante ? Tout simplement parce que non seulement l’activité magnétique solaire va chuter brutalement au cours des années à venir (voir l’analyse de Valentina Zharkova relatée dans un billet de ce blog) avec comme conséquence une plus faible déviation du rayonnement cosmique galactique mais le flux de neutrons solaires va rester également soutenu. Ces deux paramètres vont se conjuguer pour accélérer l’augmentation de l’albédo terrestre et ainsi précipiter le refroidissement du climat. Je ne suis pas un spécialiste du Soleil ni du climat mais je me donne la peine, par curiosité, de lire de nombreux articles sur ces deux sujets. Comme ce fut le cas par le passé, les périodes de refroidissement sont apparues souvent brutalement, en quelques années seulement. On se trouve donc aujourd’hui dans une situation telle que l’évolution de l’activité solaire comme attendue par les géophysiciens et les spécialistes du Soleil va brutalement augmenter l’albédo de la Terre de deux manières et le climat va s’orienter durablement vers un refroidissement prononcé.

Une autre conséquence ironique sera une chute de la teneur atmosphérique en CO2 en raison du refroidissement concomitant de la surface des océans où, selon la loi de dissolution des gaz dans l’eau (loi de Henry), ce gaz carbonique d’origine naturelle ou humaine aura tendance à être piégé dans l’eau plus rapidement. Finie alors la théorie de l’effet de serre !

Autour des années 2020 l’humanité toute entière pourra commencer à constater qu’elle a été bernée par les gouvernements et les organisations écologistes politisées. Il s’agira alors d’une toute autre urgence que celle dont la propagande « réchauffiste » nous alerte depuis maintenant 30 ans, trouver des solutions rapides et radicales au refroidissement du climat … Personne à l’heure actuelle ne s’y prépare : il s’agit pourtant d’une urgence absolue car le renversement de tendance risque bien d’être brutal et immensément dévastateur.

Source et illustration : David Archibald in wattsupwiththat.com

et aussi :

https://bobtisdale.files.wordpress.com/2015/11/tisdale-on-global-warming-and-the-illusion-of-control-part-1.pdf

Crise climatique : les ouragans passés dans les Caraïbes

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Il m’est apparu utile sinon important de relater dans ce blog une étude réalisée par le laboratoire de dendrologie de l’Université de l’Arizona à Tucson en collaboration avec les Universités de Santiago de Compostelle et de Huelva en Espagne. Il s’agit d’une sorte de compilation d’évènements passés qui à première vue n’ont aucune relation entre eux mais révèlent avec une clarté inattendue l’effet des variations passées du climat sur des évènements qui en raison de la grande peur climatique actuelle sont à prendre très sérieusement en considération. Comme les variations passées de l’activité solaire ont été largement ignorées par les spécialistes du climat constituant l’organisme onusien appelé IPCC, qu’il s’agisse de l’optimum médiéval ou du minimum dit de Maunder, il était tout à fait opportun de relater ces travaux relatifs à la fréquence des ouragans qui ont sévi durant la période froide dite de Maunder (1645-1715) dans la Caraïbe, un fait qui a pu être relié à la croissance des arbres en Floride durant la même période. La peur climatique entretenue par l’IPCC fait état d’une aggravation des phénomènes météorologiques naturels et en particulier les ouragans (hurricanes dans la Caraïbe, typhons dans le Pacifique nord-ouest et cyclones dans le Pacifique sud et l’Océan Indien). Il n’en est pourtant rien depuis près de 20 années, curieux is not it ?

Les archives espagnoles couvrant la période 1495-1825 recouvrant largement le minimum de Maunder font état de la disparition en mer de 657 bateaux liés à des ouragans tropicaux mais la base de données relative aux ouragans tropicaux qui ont sévi dans l’Atlantique Nord sur la période équivalente ne correspond pas avec les archives espagnoles. Il a donc fallu trouver une autre approche chronologique pour relier ces évènements entre eux. La dendrochronologie relative aux arbres de Floride a permis d’établir une relation crédible entre ces phénomènes météorologiques violents et les archives espagnoles sur la période 1707-2009. La croissance des pins de Floride (Pinus elliottii), en particulier ceux de Big Pine Key, est perturbée par l’apport d’eau chargée en sel occasionnée par les ouragans et la dendrologie permet d’établir une chronologie très précise des évènement cycloniques ayant atteint les côtes et par voie de conséquence cette approche constitue ce que l’on appelle un autre « proxy » décrivant la dynamique climatique de l’Atlantique Nord sur de relativement longues périodes.

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Le minimum de Maunder est l’évènement climatique le plus sévère répertorié précisément durant ces derniers siècles. Il est la résultante de quatre facteurs liés les uns aux autres ayant résulté en une chute spectaculaire du nombre de chavirages des bateaux marchands espagnols qui n’enduraient plus de conditions météorologiques extrêmes. La fréquence des ouragans dépend de la température absolue des eaux de surface dans la zone tropicale de l’Atlantique Nord. Elle dépend également de la différence de température des eaux de surface entre les zones tropicales et les zones sub-tropicales. Cette fréquence dépend encore des oscillations australes du phénomène El Nino (ENSO) et enfin des oscillations de l’Atlantique Nord (NAO). Ces conditions ont été profondément modifiées à la suite de la chute de l’activité magnétique solaire durant cette période qui a été largement vérifiée par de nombreux proxys dont le plus évident était la quasi absence de taches solaires pendant plusieurs dizaines d’années. Il y eut une conjonction de ces évènements climatiques qui renforça le phénomène conduisant à une raréfaction des ouragans. Le nombre de navires marchands espagnols perdus en mer durant cette période a donc chuté par voie de conséquence.

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Comme les projections actuelles des astrophysiciens font état d’une reproduction dans un futur proche du même type d’effondrement de l’activité magnétique solaire qui eut pour conséquence un refroidissement dramatique et durable du climat lors du minimum de Maunder il était donc intéressant d’établir une relation entre cette période historique et les évènement réels qui eurent lieu et qui sont sans ambiguité répertoriés dans les archives espagnoles. Il est apparu que la fréquence des ouragans s’est effondrée durant cette période comme cela a été montré par dendrochronologie et dans le même temps le nombre de bateaux marchands perdus en raison de conditions cycloniques a été considérablement réduite comme le montre l’illustration ci-dessous.

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Cette étude apporte donc un argument supplémentaire indéniable au sujet de l’effet de l’activité solaire sur les conditions météorologiques, et partant climatiques, qui ont prévalu durant cette période de refroidissement sévère. Il est intéressant enfin de rapprocher cette étude avec le « hiatus » climatique de ces dernières 20 années qui n’a pas pu établir une quelconque augmentation des températures moyennes observées objectivement, corroborant les données relatives à la baisse substantielle de l’activité solaire qui ne peut plus être niée ainsi que la diminution du nombre d’ouragans de catégorie 3 et plus qui ont atteint la terre ferme nord-américaine durant cette même période. Il est également intéressant de mentionner le renversement de tendance de la NAO (voir le lien) depuis la fin des années 1990.

En quelque sorte l’histoire passée, avec des rapprochements inattendus, apporte de nouveaux arguments en faveur d’une prédominance des variations de l’activité magnétique du Soleil sur le climat terrestre. Finalement il paraît donc vain sinon malhonnête de continuer à nier que le Soleil n’a pas d’effet sur le climat terrestre. Ce n’est plus l’affaire des scientifiques honnêtes que d’affirmer le contraire mais cela relève désormais uniquement des politiciens, des organisations non gouvernementales et des corporations multinationales que de soutenir que le climat est perturbé par l’activité humaine …

Sources et illustrations : http://www.pnas.org/cgi/doi/10.1073/pnas.1519566113

http://dx.doi.org/10.1016/j.earscirev.2016.02.005

 

Crise climatique : le Soleil refroidit ?

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La centrale solaire d’Ivanpah est l’image même de la démesure catastrophique des énergies vertes ou renouvelables. Elle a coûté au contribuable américain la coquette somme de 2,2 milliards de dollars. elle comprend trois tours de 140 mètres au sommet desquelles se trouvent les chaudières qui produisent de la vapeur à 550 degrés qui est envoyée vers les turbines. En sortie de turbine la vapeur est refroidie à l’aide d’échangeurs eau-air. L’installation comprend 170000 miroirs de 7 m2 répartis sur 15 hectares chacun pilotés par un ordinateur pour focaliser le rayonnement solaire vers les fours. Cette installation a été réalisée dans le désert de Mojave, à 50 kilomètres au sud de Las Vegas par la société d’ingénierie Bechtel. Les équipement spécifiquement utilisés pour la production d’électricité ont été construits et installés par Siemens.

Voilà pour la fiche technique de cette installation monstrueuse de 392 mégawatts de puissance nominale qui appartient à la société BrightSource Energy. L’électricité est revendue à la société Pacific Gas & Electric (PGE) dans le cadre d’un contrat sur le long terme. Le fonctionnement requiert de brûler du gaz naturel chaque matin pour minimiser le délai de montée en puissance de l’installation, ce n’est donc pas tout à fait écologique comme on peut le constater. D’autre part, les sociétés locales de conservation de la faune ont déploré la mort de 28000 oiseaux sédentaires ou migrateurs depuis que l’installation est opérationnelle, c’est-à-dire en seulement deux ans. Les oiseaux sont attirés par les insectes eux-mêmes attirés par la lumière émise par les fours et passant près du sommet des tours se font littéralement griller par le rayonnement lumineux concentré par les miroirs. Ça fait combien d’oiseaux par mégawatt produit morts sur l’autel de l’Eglise de Scientologie Climatique ?

Le gros souci avec cette installation mirifique devant résoudre tous les problèmes environnementaux chers aux écologistes est qu’elle n’est jamais arrivée à remplir le contrat passé avec PGE. Si le rendement thermique des turbines est satisfaisant, le gros problème est que le Soleil ne brille pas la nuit comme chacun sait. Bien qu’étant située en plein milieu du désert, le taux de charge net n’a jamais dépassé 28 % de la puissance nominale. Selon le Wall Street Journal PGE a mis en demeure BrightSource Energy afin de satisfaire les termes du contrat en procédant aux améliorations nécessaires. Dans le cas où d’ici une année le contrat n’était toujours pas respecté, la centrale d’Ivanpah serait alors définitivement fermée ! Mais la question soulevée par certains analystes critiques dont les journalistes du Wall Street Journal, quotidien qui n’est pas particulièrement tendre avec les énergies dites « vertes », serait que le Soleil se refroidit et que la poussière déposée sur les miroirs réduirait également l’énergie atteignant les fours.

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On peut trouver un début de commencement d’explication en examinant le cycle solaire 24 qui se termine. Il n’était déjà pas très « brillant », sans jeu de mot, par rapport au précédent et comme la différence entre le maximum d’un cycle solaire et son minimum est d’environ 3 watts par m2 en terme d’irradiance au sol, il y a donc une « perte » de 3,6 mégawatts, en gros 1 % de la puissance nominale de l’installation d’Ivanpah, qui n’a pas été prise en compte ni par Bechtel ni par Siemens avant 2014, date de mise en fonctionnement de cette installation.

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Mais c’est bien sûr ! L’activité solaire ne varie jamais puisque le Soleil n’a aucune influence sur le climat selon l’IPCC. Voilà une belle démonstration du fiasco retentissant des énergies renouvelables … Entre les moulins à vent et les miroirs solaires il ne restera bientôt plus beaucoup d’oiseaux sur Terre, mais heureusement le climat sera sauvé.

Source : Wall Street Journal, Market Watch et G. Kopp, spot.colorado.edu/-koppg/TSI/TSI_Composite.jpg

COP21 : Le cas du CO2 revisité

Puisque la réunion COP21 va fixer le prix du carbone, donc le montant des taxes que tout un chacun devra payer pour sauver la planète, les papillons, les arbres et accessoirement les bipèdes taillables et corvéables à merci que nous sommes, pour le plus grand profit de puissances financières multinationales occultes, il est opportun de revenir quelques instants sur ce terrible poison – pour le climat – qu’est le gaz carbonique.

Reconsidérons l’évolution de la teneur en gaz carbonique (CO2) dans l’atmosphère durant les dernières 150 années, depuis les débuts de l’ère industrielle, puisque c’est ce gaz qui est incriminé en raison de son effet de serre putatif et constitue le socle des prédictions sur l’évolution du climat dans le futur organisées par une assemblée de personnalités toutes dévouées aux intérêts de la finance mondiale et apatride.

L’augmentation de la teneur de ce gaz dans l’atmosphère n’est pas seulement due à l’activité industrielle, la prolifération des automobiles et la production d’énergie à partir de combustibles fossiles carbonés, et de très loin. Plus de quatre-vingt-dix pour cent de tout le CO2 produit à chaque instant sur Terre n’est pas le fait de l’activité humaine mais des êtres vivants en général, dont les hommes de par leur respiration, et des cycles d’alternance jour-nuit et des saisons. Les plantes ainsi que le plancton dégagent du CO2 la nuit ! Entre les années 1930 et 2000 le Soleil a connu une activité magnétique particulièrement intense qu’on appelle l’optimum moderne. Cet optimum a, certes, provoqué la fonte des glaciers alpins par exemple, la régression des banquises et aussi une amélioration générale du rendement des récoltes conduisant à une abondance en nourriture favorisée également par les progrès techniques : le CO2 est le principal « aliment » des plantes, des coraux et du plancton photosynthétique.

La planète entière ne s’est jamais aussi bien portée depuis l’optimum climatique médiéval, la population a augmenté grâce à l’amélioration des conditions sanitaires mais aussi grâce à l’augmentation considérable de la productivité agricole. Il n’y a qu’à se remémorer la chute de la natalité française entre 1940 et 1945 car trouver de la nourriture était alors problématique. En effet, comme c’est le cas pour de nombreux animaux, la fécondité est directement corrélée à la disponibilité en nourriture et ce phénomène naturel a été particulièrement bien mis en évidence avec les populations d’oiseaux …

Cette situation actuelle d’abondance (toute relative car il y a encore près de 20 % des êtres humains qui ne mangent pas à leur faim) n’a pu être rendue possible que parce que le Soleil était particulièrement actif. Le champ magnétique solaire déviait puissamment les rayons cosmiques réduisant de ce fait la formation de micro-cristaux de glace dans les hautes couches de l’atmosphère (invisibles depuis le sol) et donc par conséquent le pouvoir de réflexion s’opposant à l’énergie solaire atteignant la surface de la Terre.

Ce n’est pas la différence de quelques watts par mètre carré atteignant la surface de la Terre entre 1900 et 1980 mesurée à l’aide d’instruments installés au sol qui a joué un rôle prépondérant dans ce réchauffement contemporain, mais bien la réduction du rayonnement cosmique dévié par le champ magnétique solaire. L’augmentation générale de la température moyenne, à peine un degré en 100 ans, a pourtant suffi à réduire la capacité des océans à dissoudre le CO2. Sa teneur a donc augmenté tout simplement en vertu d’un loi physique fondamentale dite Loi de Henry qui décrit le processus de dissolution des gaz dans l’eau en fonction de la température et de la pression. Si au cours des cent dernières années l’activité magnétique du Soleil avait été « normale » comme entre 1800 et 1900, les océans auraient pleinement joué leur rôle de puits de carbone et malgré la considérable augmentation de l’activité humaine récente, le taux de CO2 atmosphérique aurait été probablement stable, autour de 300 et quelques parties par millions. L’optimum climatique moderne (1920-1980) a donc contribué à l’augmentation de la teneur en ce gaz dans l’atmosphère dans des proportions beaucoup plus importantes que celles que l’on veut bien nous faire croire en incriminant l’activité humaine .

Durant cette période à peine 5 % de l’augmentation totale de CO2 dans l’atmosphère provient de l’activité humaine, soit environ 20 ppm sur les 400 actuelles ! Cette affirmation qui n’est pas de mon fait mais est déduite de la répartition isotopique des carbones 12 et 13 qui est différente entre le CO2 issu de la combustion du pétrole et du charbon et le CO2 issu de l’activité naturelle des êtres vivants. C’est un peu sophistiqué mais c’est pourtant la réalité, une réalité dont on se garde bien de mentionner l’évidence. Il en est de même pour l’augmentation de la teneur en méthane de l’atmosphère car ce gaz est également soluble dans l’eau et selon la même loi de Henry, l’augmentation de la température moyenne des océans de 1 degré environ a contribué largement à cet accroissement de la teneur en méthane.

L’une des conséquences de la loi de Henry également passée sous silence est la régulation de l’acidité de l’eau des océans. On veut nous faire croire que l’augmentation de la teneur en CO2 atmosphérique va avoir pour conséquence d’augmenter l’acidité des océans et les effets de cette acidité seront catastrophiques. Les coraux seront tout simplement dissous, les mollusques ne pourront plus construire leurs coquilles.

Ces déclarations alarmistes sont totalement fausses puisque les océans se sont appauvris en bicarbonate lors de la période de réchauffement climatique moderne et, toutes proportions gardées, l’ « acidité » des océans a diminué. En effet l’eau de mer est pondéralement environ trois fois plus riche en carbone sous forme de bicarbonate que ne l’est l’atmosphère sous forme de CO2 et ce ne sont que quelques parties par milliards qui font que la variation du pH de l’eau de mer n’est même pas décelable de manière fiable !

Le CO2 n’est pas un polluant mais un gaz essentiel à la vie sur la Terre et n’a rien à voir avec l’évolution du climat supposée en dépendre.

Source : « Tiny warming of residual anthropogenic CO2 » par François Gervais, DOI : 10.1142/S0217979214500957

En réponse à mon billet humoristique de trois lignes