Pourquoi cet engouement pour les drogues psychotropes ?

Une minutieuse étude réalisée à l’Université McGill à Montréal vient de montrer encore une fois, si cela était nécessaire, la lente mais certaine décadence de l’Europe. Il existe des « marqueurs » pour déterminer si une économie progresse ou au contraire est en récession. Il suffit par exemple d’examiner les données relatives au transport routier, par mer et par chemin de fer. D’autres paramètres sont utilisés par les économistes comme les carnets de commande des fabricants de carton, le Baltic Dry Index ou encore la consommation de combustibles fossiles. Il est alors possible de se faire une idée de l’évolution de l’économie. Mais qu’en est-il des sociétés humaines, des nations, des villes ? Quels marqueurs révélant les grandes tendances sociétales peuvent être utilisés pour discerner l’évolution des peuples ? Inutile de rappeler le nombre de téléphones cellulaires par personne, le nombre de téléviseurs ou encore le nombre de véhicules automobiles par ménage : ce sont des marqueurs de consommation car tous ces biens sont devenus des marqueurs de la consommation courante.

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Ces chercheurs de l’Université McGill se sont intéresser à la teneur en drogues et en leurs dérivés métaboliques dans les eaux usées en sortie d’usines de traitement et d’épuration de diverses grandes villes, en particulier en Europe. Ce type d’étude avait déjà été réalisée pour quantifier l’utilisation de produits anticonceptionnels dans les grandes villes, étude qui indiquait, en son temps, la fulgurante ascension de l’utilisation de ces produits au fur et à mesure de leur autorisation de vente. On était aux alentours des années 1980 et depuis lors force est de constater que les taux de natalité dans les pays européens ont fortement chuté, ceci expliquant cela. La puissance et la rapidité des techniques analytiques modernes ont été appliquées aux drogues illicites, MDMA, cocaïne, amphétamine et méthamphétamine, et leur présence dans les eaux usées que les traitements d’épuration ne permettent pas d’éliminer comme les anticonceptionnels d’ailleurs. Pour l’Europe l’étude a concerné plus de 60 millions de personnes réparties dans 25 villes et agglomérations urbaines de tailles diverses. La nature des drogues utilisées varie selon les pays. Par exemple la cocaïne semble la drogue la plus populaire dans des villes comme Londres, Bristol, Amsterdam, Zürich, Genève, StGall ou encore Anvers alors qu’à Oslo, Prague ou Bratislava ce sont les méthamphétamines qui sont le plus consommées. À Dortmund, Berlin, Francfort, Amsterdam ou Bristol l’amphétamine s’offre une belle part du « gâteau ». Par pays la Suisse, le pays de l’ordre et de la propreté, l’usage global de ces 4 drogues est le plus élevé par habitant suivi des Pays-Bas, de la Belgique, de la Grande-Bretagne et de la côte méditerranéenne espagnole, si tant est que cette étude, focalisée sur les grandes villes, est globalement significative.

La consommation de MDMA est aussi en forte augmentation à Amsterdam, Anvers, Zürich, Genève, Barcelone mais également en Finlande, Oslo et Reykjavik, par contre la méthamphétamine est curieusement très populaire et parfois en forte augmentation dans le sud-est de l’Allemagne (Dresde), en République tchèque et en Slovaquie sans atteindre les niveaux très élevés de consommation enregistrés par la même approche expérimentale aux USA, en Australie, Nouvelle-Zélande ou Corée du Sud. Comment interpréter les résultats de cette étude ? Il est inutile de disserter sur des pages et des pages pour rapprocher cet engouement pour les drogues psychotropes citées ici avec l’incertitude existentielle qui a envahi tous les pays européens liée à un bien-être et un confort matériel qui amoindrissent les capacités de jugement des individus.

Cette incertitude n’est pas récente. En réalité elle date des bombardements atomiques d’Hiroshima et Nagasaki, le véritable point de départ de l’intrusion de la science dans la vie quotidienne, pour ces bombardements dans la pire des horreurs jamais imaginée par l’homme, et aujourd’hui on est arrivé au sommet de cette soumission de l’homme de la rue à la science ne serait-ce qu’avec son téléphone portable, le seul objet en apparence très simple qui est vendu sans notice d’utilisation. Cet objet devenu en une dizaine d’années d’une banalité extrême a fait appel pour sa conception aux résultats innovants des travaux de 15 prix Nobel de physique. On ne peut pas faire mieux comme intrusion de la science dans la vie quotidienne ! Pourquoi ai-je mentionné la première utilisation de bombes nucléaires pour anéantir des populations innocentes ? Parce que l’humanité dispose aujourd’hui pour la première fois de son histoire d’armes d’auto-destruction globale. Qu’y a-t-il de plus révélateur de l’ampleur notre incertitude existentielle alors que paradoxalement les pays occidentaux baignent dans l’opulence matérielle ?

Les récents progrès de la chimie et de la biologie ont bouleversé la signification de notre propre existence et ont banalisé le fonctionnement de notre corps. N’y a-t-il pas aussi là matière à éprouver une certaine incertitude existentielle ? Enfin, à travers ce que l’on appelle les « réseaux sociaux » est apparue la multitude d’informations réelles, souvent déformées ou carrément fausses en flux continu qui contribue par son ampleur à gonfler géométriquement cette incertitude. Il est donc facile d’expliquer ces engouement pour toutes sortes de « fleurs du mal » que sont ces molécules chimiques naturelles ou artificielles utilisées presque universellement dans le monde. Ce phénomène de société peut enfin s’expliquer aussi par le fait que depuis l’apparition des théories malthusiennes du Club de Rome puis du principe de précaution c’est la première fois depuis le début de la révolution industrielle que nous sommes concrètement confrontés aux effets pervers de notre inadaptation aux progrès scientifiques. En bref, depuis l’invention de la machine à vapeur les générations successives ont oeuvré afin que leurs enfants aient une vie meilleure que la leur. Depuis les bombardements nucléaires de deux villes du Japon et les préceptes détestables du Club de Rome notre avenir est devenu très sombre en seulement deux générations. Beaucoup d’hommes politiques mais aussi quelques scientifiques osent déclarer que dans le passé c’était mieux qu’aujourd’hui ! L’utilisation de toutes ces drogues psychotropes trouve au terme de ces quelques considérations sa justification, mais je me suis peut-être égaré …

 

Les Anglais osent tout … et ils ont raison !

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Oser défier le despotisme de la Commission de Bruxelles honore les Anglais et je suis un fervent supporter du Brexit. Mais oser créer un musée totalement consacré au sexe féminin (vagina en anglais pouvant se traduire aussi par vulve) semble décoiffant mais c’est pourtant une initiative que l’on peut considérer comme artistique beaucoup plus que politique. Ce musée se trouve au Camden Market, un quartier piétonnier très fréquenté du nord de Londres jouxant le Regent’s Canal. La France n’est pas en reste puisque le tableau le plus regardé (et le plus photographié) du Musée d’Orsay et peut-être de tous les tableaux de tous les musées de Paris est « l’Origine du Monde » de Gustave Courbet … Florilège de quelques illustrations parues dans la presse londonienne :

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Les chiens des villes, les politiciens et les simples citoyens

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Dimanche dernier était le jour de la pleine lune et au matin des chiens, promenés par leurs maîtres allaient et venaient pour lever la patte ou déposer leurs étrons tout en s’échangeant des aboiements pas très cordiaux. Peut-être que ce jour de pleine lune rendait ces bêtes polluantes et malodorantes plus bruyantes. Depuis la fenêtre de mon modeste logement j’observais avec admiration avec quel dévouement à la limite de la servilité la plus totale les maîtres de ces quadrupèdes se pliaient pour ramasser les déjections nauséabondes de leurs animaux de compagnie chéris. Et si on remplaçait les politiciens par des chiens ? À observer à quel point des êtres humains se plient aux volontés de leur chien de compagnie ils pourraient tout aussi bien obéir à des chiens premiers-ministres ou présidents, ça ne changerait rien.

Les aboiements me dérangeaient mais ils ressemblaient étrangement aux débats entre députés qui crient sans entendre les cris des autres députés, de même que les chiens se moquent des autres chiens, ils aboient pour bien signifier qu’ils ont pris le pouvoir dans la rue et ont asservi leur maître. Dans le sud de l’île nous sommes allé rendre visite à des amis qui ont un chien, un petit chien. Il resta étrangement silencieux à notre arrivée. Normalement plus un chien est petit – et méprisable – plus il donne de la voix. Celui-ci resta silencieux et montra tranquillement quelque intérêt à l’égard des visiteurs qu’il ne connaissait pourtant pas. Je félicitais la maîtresse de ce quadrupède abondamment poilu en vantant la correction et l’éducation de son animal de compagnie. Elle me raconta que le collier électronique anti-aboiement que portait son chien était particulièrement efficace. Pour ceux de mes lecteurs qui ignorent la fonction de cet accessoire il s’agit d’une application directe des expériences classiques de Pavlov relatives aux réflexes conditionnés. Si le chien aboie il reçoit immédiatement une décharge électrique qui très vite le conditionne à ne plus aboyer. Émerveillé par l’efficacité de cet objet mes pensées allèrent vers des applications variées de ce type d’équipement. On pourrait imaginer que tous les politiciens soient contraints de porter un collier anti-aboiement intelligent connecté à un centre de collecte et de traitement des données reçus par tous ces colliers électroniques. Le robot, équipé d’un algorithme adéquat détecterait les mensonges des politiciens et chaque fois que ces derniers parleraient pour ne rien dire et/ou mentir ils recevraient une décharge électrique. Tout irait beaucoup mieux dans beaucoup de pays.

Il y a un autre aspect alarmant de la servitude des maîtres de ces chiens qui s’abaissent (au sens propre et au sens figuré) pour ramasser leurs étrons fûmants et odorants : l’élévation au niveau quasi humain des animaux. On leur reconnaît maintenant une âme et on leur doit le respect. Les mouvements animalistes soutenus par les « végans » militent pour reconnaître un statut social des animaux égal à celui des hommes. Nous sommes tous entrés dans l’univers de George Orwell qui publia en 1945 son fameux livre « La Ferme des Animaux » (https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Ferme_des_animaux). Nous y sommes : un jour les êtres humains auront perdu toute dignité et les lois sociales les réduiront à l’état d’animaux tandis que les animaux auront pris le pouvoir …

Le féminisme a ruiné l’équilibre sociétal des femmes et déstabilisé les hommes.

Deuxième billet de Paul Craig Roberts au sujet du féminisme et de ses effets pervers sur la société.

Outre le féminisme, l’équilibre familial est attaqué par bien d’autres causes idéologiques. Les pressions économiques ont forcé les épouses et mères à entrer sur le marché du travail. Auparavant les règle qui prévalaient était que les entreprises avaient les mêmes responsabilités vis-à-vis de la maind’oeuvre, des clients, de la communauté et des actionnaires. Ces règles ont fait place à la seule responsabilité des entreprises envers leurs actionnaires, une attitude qui trouve sa source dans les menaces des milieux financiers de financer les prises de contrôle de toute entreprise qui n’a pas fait tout ce dont elle était capable pour maximiser ses profits pour le seul bénéfice des actionnaires. L’une des conséquences est la suppression, autant que faire se peut, des salaires en délocalisant les emplois et en accordant des « visas de travail » précaires tout en rognant sur les avantages sociaux. Dès lors le poste de travail peut disparaître du jour au lendemain sans préavis. Cette insécurité économique grandissante oblige les épouses et mères à délaisser leur rôle « femme à la maison » et à entrer dans le marché de l’emploi.

Les services de protection de l’enfance, une organisation type gestapo créée par les « méchants défenseurs des enfants » ont ruiné l’autorité parentale. Tellement de faits relèvent maintenant de la maltraitance d’enfants que ces derniers peuvent exercer des représailles contre l’autorité parentale en appelant ces services étatiques. Il existe un numéro d’urgence accessible aux enfants qui peuvent faire appel aux services de police s’ils considèrent qu’ils sont maltraités par leurs parents. Conséquence : ce sont les enfants qui ont pris de pouvoir !

Selon l’analyse d’un archiprêtre russe la structure familiale et le mariage ont été détruits par le féminisme qui a transformé le couple en une lutte pour le pouvoir. La femme – et mère – a accaparé le pouvoir en élevant l’enfant au statut d’idole dont elle devient la prêtresse et reléguant l’homme – le père – à un statut purement économique. Il en résulte que la cellule familiale est alors complêtement détruite et l’homme n’a plus d’autre choix que de quitter sa famille pour trouver des jours meilleurs en dehors de cet enfer. C’est l’une des raisons pour lesquelles il y a de plus en plus de femmes mères célibataires ou divorcées dans les classes moyennes et pas seulement en Russie.

Dans une vidéo Stefan Molyneux décrit la nature du féminisme ( http://www.unz.com/video/stefanmolyneux_sugar-baby-feminism/ ). Il insiste cependant trop sur le fait que la propagande féministe considère que l’homme n’est intéressé chez les femmes que par le sexe. C’est peut-être en partie le cas avec les « hommes à femmes » mais dans la réalité la majorité des hommes recherchent l’amour et une relation mutuellement harmonieuse. Il est important de noter que l’homme est réellement heureux quand c’est la femme, sa compagne ou épouse, qui prend l’initiative dans le registre sexuel. Il n’apparaît plus alors comme celui qui est toujours dans une attitude suppliante si son épouse ou compagne éprouve de la passion lors de la relation physique. Le féminisme a donc eu pour résultat pervers de rendre de plus en plus difficile une telle relation pourtant idéale et souhaitée par les hommes. Endoctrinée par le féminisme, la femme considère donc son sexe comme la source de son pouvoir. Dès lors elle espère être rémunérée pour que l’homme puisse avoir accès à son sexe, qu’elle soit une femme anonyme ou l’une ce des millions d’étudiantes servant de concubines à des hommes économiquement prospères (Cf. les propos de Molyneux) en échange du prix de leurs études et de leur vie de tous les jours. Les étudiantes vendent leurs services sexuels mais les femmes au foyer sont également rémunérées. Par exemple le salaire de l’époux constitue l’acceptation par ce dernier que sa femme ait le pouvoir de décision en matière familiale. C’est alors la femme (au foyer) qui décide de l’endroit où partir en vacances, dans quelle maison vivre, dans quelles écoles iront les enfants, quelle sera la couleur de la cuisine rénovée, quels amis ils fréquenteront. Le prix de cette « résistance » est la rigidité de la femme-épouse au foyer.

Quelle est la compréhension du mariage aujourd’hui ? Autrefois (du moins à l’époque où j’ai épousé la mère de mes enfants) le mariage était compris comme un « contrat sexuel » à vie assurant la fidélité dans le couple et la légitimité des enfants. Aujourd’hui il n’y a plus vraiment de « contrat sexuel » car si la femme refuse d’avoir une relation sexuelle avec son époux elle peut le poursuivre pour viol. Autrefois le « viol de sa propre femme » n’était même pas considéré car il ne s’agissait pas d’un délit. C’est un nouveau crime inventé par le féminisme ! Il procure à la femme mariée une certaine autonomie sexuelle. Impensable il y a encore 30 ou 40 ans. Le féminisme a tellement endommagé la relation entre hommes et femmes que l’institution du mariage est devenue défaillante alors que c’est le pilier fondamental de la cohésion sociale.

Cette cohésion sociale est en train d’être détruite par le féminisme, par l’immigration à grande échelle depuis les pays du sud et les politiques identitaires mises en place pour préserver la paix sociale dans le monde occidental. La civilisation est vraiment en train de s’effondrer. Beaucoup de gens en sont conscients, ils ont les chiffres sous les yeux mais ils n’ont pas de responsables politiques pour organiser une résistance massive contre le féminisme et aux politiques identitaires (le féminisme est également une politique identitaire) qui ont pris le contrôle du système éducatif et inculturent les jeunes en les précipitant dans des attitudes socialement destructrices. Pour la totalité du monde occidental la fin semble proche à bien des égards…

La langue de Voltaire dans l’audiovisuel ? Un doux rêve

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À l’occasion de la sortie du livre « Mémoires Vives » d’Edward Snowden aux éditions du Seuil André Bercoff de SudRadio a réuni dans son studio Hugues Jalon, directeur des publications du Seuil, Juan Branco, avocat qui a travaillé pour Julian Assange et Jean-Eric Bramat, universitaire. Le débat a été animé et j’ai analysé l’élocution des divers acteurs de ce débat qui m’intéressait au plus haut point car j’admire le courage de Snowden ainsi que celui de Assange qui ont tous les deux osé dénonçer les pratiques outrancières des USA pour tenter de dominer le monde. Bref, je n’en dirai pas plus mais je me suis focalisé sur la réthorique orale des intervenants que vous pouvez retrouver à loisir sur youtube et vérifier ainsi mes statistiques ( https://www.youtube.com/watch?v=bvb8Jx03pCM ).

Parmi les mots abusivement utilisés par les acteurs des médias audiovisuels il y a les adverbes « effectivement », « évidemment » et un sorte d’interjection qui apparaît sans qu’on s’y attende : « voilà ». Je me demande si tous ces beaux parleurs connaissent tant les sens de ces adverbes que de cette interjection. Je réserve pour la fin de ce billet les statistiques que j’ai dressé et elles valent leur pesant de rire. Quand on dit effectivement dans une phrase il faut se plier à l’évidence que puisqu’un fait est « effectif » il n’est donc pas contestable, fin de la conversation en quelque sorte. Pour le mot évidemment, si on n’a pas compris le sens du propos cela signifie qu’il faut retourner à l’école (dans les classes de l’école républicaine française on n’apprend plus rien et certainement pas l’élocution claire et convaincante qui ne nécessite aucunement l’emploi d’adverbes superfétatoires si l’énoncé est bien annoncé). Et puis il y a l’interjection « voilà ». Ce petit mot de 5 lettres signifie que si vous n’êtes pas d’accord allez voir un autre programme de youtube (je n’ai pas de télévision chez moi) parce que si vous n’êtes par d’accord vous n’avez rien compris. Voilà : c’est ainsi, c’est évident, c’est « effectif », point barre.

En réalité tous ces mots totalement inutiles et utilisés abusivement par les protagonistes de cette émission  » Bercoff dans tous ses états » que j’apprécie par ailleurs ne sont qu’un vernis qui souligne la vacuité des propos tenus par les intervenants, y compris Bercoff malheureusement ! Voilà maintenant pour les statistiques. Pour le mot « effectivement » Bercoff et Hugues Jalon sont à égalité, dix fois chacun, suivis de Jean-Eric Bramat 4 fois dont deux justifiés dans le contexte de ses propos et Juan Branco zéro fois. En ce qui concerne le mot « évidemment » Bercoff est champion et l’a utilisé 5 fois, Jalon trois fois et Branco 3 fois mais justifiés dans le contexte de la phrase dans laquelle ce mot apparaissait. Pour « voilà », Bercoff l’a utilisé une seule fois et Hugues Jalon, pourtant supposé être un littéraire, a agrémenté ses propos 13 fois avec des « voilà » incongrus et sans signification dans le contexte. Branco : zéro fois ainsi que Bramat.

Que peut-on conclure d’une telle observation ? Tout simplement que beaucoup d’acteurs de l’audiovisuel parlent pour ne rien dire, en d’autres termes ils agrémentent leur discours avec des mots totalement inutiles dans le contexte de leur discours. Mais pire encore j’ai visionné des conférences de scientifiques qui se livrent aux mêmes exercices de style lénifiants et lassants. Où va la langue de Voltaire, de Camus et de Giono ? C’est très inquiétant. Quand on n’a rien à dire d’intéressant on se tait, surtout avec un microphone devant sa bouche qui ne fait que proférer une diarrhée verbale inaudible. Pour conclure ce billet caustique je ferai remarquer que Juan Branco ne parle pas pour ne rien dire : il n’a pas besoin d’adverbes superfétatoires. Il sait ce qu’il dit et de manière intelligible, c’est son métier. Pour en revenir à Bercoff, que j’apprécie pourtant, le lui préfère maintenant Frédéric Taddeï qui sévissait sur Antenne 2 mais a été prié de trouver un autre employeur en raison de son incompatibilité d’humeur avec la direction de la rédaction. Mes lecteurs peuvent le retrouver sur RT France dans son émission « Interdit d’Interdire » d’excellente tenue.

À quel âge se marie-t-on dans le monde ?

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C’est une intéressante étude de Statista riche en renseignements qui montre sans ambiguïté que le développement économique a pour premier effet démographique un recul de l’âge du mariage et par voie de conséquence une chute du taux de natalité. Dans les pays développés la différence d’âge entre femmes et hommes lors du mariage diminue avec le niveau de développement et de richesse. Si l’âge des hommes est systématiquement plus avancé que celui des femmes (lors du mariage) le cas de l’Irlande est emblématique. La différence d’âge hommes/femmes tend à disparaître et dans les 4 pays européens analysés à partir de données disponibles auprès des Nations-Unies (UNFPA, fund for populations activity) et de l’OCDE l’âge du mariage a fortement reculé, l’Italie étant le pays où les hommes se marient le plus tard dans le monde.

Si dans certains pays développés la différence d’âge femmes/hommes reste élevée, il s’agit d’un reste culturel de mariages « arrangés » et ce sont des exceptions. Les jeunes filles du Malawi se marient en moyenne à l’âge de 20 ans comme en Guyana (illustration), un pays qui est une exception dans la zone caraïbe. Ce fait pourrait expliquer le fort taux de mortalité des jeunes femmes lors du premier accouchement. Et pourtant dans ce même pays 40 % des femmes utilisent un moyen de contraception. Il reste que dans cette zone de la Caraïbe les jeunes filles représentent un capital pour les familles : elles sont promises et « négociées » contre de la monnaie sonnante et trébuchante, selon l’expression bien connue, dès qu’elles sont nubiles.

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Deux remarques pour compléter ce tableau. Dans les pays de confession majoritairement musulmane la différence d’âge entre hommes et femmes est toujours prononcée car ces dernières représentent aussi un capital et les mariages sont majoritairement arrangés par les familles (Sénégal, Jordanie, Nigeria et Ethiopie. Le cas de l’âge des Japonaises (29,4 ans) relève d’une coutume curieuse : au delà de 30 ans les femmes ne sont plus « mariables ». J’ignore l’origine de cette curiosité …

Source et illustrations : Statista (satista.com) et jeunes collégiennes de Guyana : Guyana Times via Statista.

Le mouvement #MeToo : un tue-l’amour !

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Après la seconde guerre mondiale les rencontres se concluant par des mariages étaient pour un tiers organisées par les parents, un autre tiers provoquées par évènements conviviaux et enfin pour un dernier tiers issues de rapprochements favorisés par l’activité professionnelle. J’ai par exemple rencontré la mère de mes enfants à l’université. L’avènement d’internet a été synonyme de sites dits de rencontres puis les réseaux qualifiés de « sociaux », un terme que je n’apprécie pas trop (d’ailleurs je ne vais jamais sur ces réseaux) ont encore rendu les opportunités de rencontres plus diversifiées. Mais internet a eu aussi une influence néfaste sur la spontanéité des rencontres entre personnes de sexe opposé, sans entrer dans les détails des rencontres de personnes du même sexe pour lesquelles il existe également des sites de rencontres. C’est ainsi que les mouvements féministes ont pris une importance considérable et s’appuient maintenant sur la plate-forme « MeToo » pour dénoncer les abus dont sont victimes les femmes dans les lieux publics mais aussi et surtout dans les lieux de travail.

Aujourd’hui les idylles amoureuses sur ces lieux de travail se concluant par des unions stables et durables représentent moins de 10 % de toutes les rencontres et leur disparition totale est à craindre tant la peur habite les hommes qui osent à peine adresser la parole à leurs collaborateurs de sexe opposé. Toute spontanéité a disparu et l’effet contraire est également à craindre : une sorte de séparation entre les sexes qui ne favorise pas le bon déroulement des taches quotidiennes, une sorte d’effet pervers du mouvement MeToo. Le lieu de travail doit rester humanisé et le féminisme ne doit pas entraver les relations humaines qui ne peuvent pas atteindre une réelle qualité dans un climat de suspicion permanent, à tel point que l’on assiste à l’émergence de mouvements anti-féministes créés par … des femmes.

Source et illustration : spiked-online.com

Silence ! On vous écoute.

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Des millions de personnes ayant un téléphone cellulaire ou une smartwatch ou encore abonnés à Amazon-Prime sont espionnés 24 heures sur 24. Si j’ai mentionné Amazon ne sont espionnés que les clients qui ont un abonnement télévision via cette entreprise et disposent donc de l’assistant vocal Alexa et si j’ai mentioné Apple ne sont espionnés que les clients ayant installé l’assistant vocal Siri sur leur smatphone ou leur smartwatch. Quand vous êtes bien tranquille dans votre chambre et que vous honorez votre partenaire votre smartphone vous espionne et analyse la signification des mots que vous prononcez. Apple connait l’endroit où vous vous trouvez par géolocalisation et quel vocabulaire intime vous utilisez. Chez votre médecin, avec votre smartphone dans votre poche, Apple – pour votre bien – suit la conversation que vous partagez avec lui si vous n’avez pas éteint votre téléphone, geste que peu de personnes effectuent au cours de la journée ou même la nuit.

Cet accès direct à la vie privée est ensuite traité par Apple ou Amazon pour déterminer un profil de votre personnalité incluant un éventail d’aspects de votre vie privée, très privée, comme votre santé, votre activité sexuelle, les drogues illicites (ou non) que vous utilisez et où et comment vous vous les procurez. Cet obscur aspect de l’activité d’Apple a été révélé par un employé de la firme au sujet de l’assistant Siri et ce n’est pas une invention de la part des journalistes du Guardian qui ont reçu ces informations très confidentielles. L’assistant Siri peut être activé par erreur car la reconnaissance vocale ne peut pas être toujours parfaite. Techniquement l’analyse vocale ne dure jamais plus de 30 secondes mais cette durée est largement suffisante pour qu’une analyse postérieure permette de se faire une idée précise de l’objet d’une conversation. L’utilisateur est pourtant persuadé que l’assistant Siri n’est activé que sur sa demande. Or cette marge d’incertitude de la reconnaissance vocale, reconnue par Apple et conforme au contrat de confidentialité de l’utilisation approuvé par l’utilisateur avec ses identifiants, est utilisée à des fins pouvant être à juste titre considérées comme des intrusions dans la vie privée.

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Google avec son application Google Assistant et Amazon avec son assistant Alexa ont reconnu pouvoir « écouter » leurs clients et, dans les faits, effectivement écouter et analyser au moins 1 % des conversations. Apple prétend que ce qui se passe avec ses iPhone ou ses smartwatch (35 % du marché mondial des montres connectées) reste dans les iPhones et les smartwatch, à l’évidence ce n’est pas le cas selon les déclarations de cet employé de la firme.

Source : The Guardian du 26 juillet 2019. Pas de billet jeudi 8 août.

La décadence morale et intellectuelle s’accélère aux Etats-Unis

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Le Docteur David Mackereth, médecin en exercice depuis 1989 auprès de Département du Travail et des Pensions, un peu l’équivalent de la médecine du travail dans beaucoup de pays européens a été démis de ses fonctions par ses supérieurs hiérarchiques car il a affirmé haut et fort que le sexe d’une personne est déterminé biologiquement et génétiquement à la naissance. Père de 4 enfants et médecin ne cachant pas ses convictions religieuses de baptiste réformiste , Mackereth a été mis à pied en raison de ses convictions médicales qui « datent de plusieurs siècles » et ne sont plus d’actualité. Pourtant il y a des millénaires que l’Homo sapiens sait reconnaître le sexe d’un enfant …

Pour en quelque sorte institutionnaliser la décadence morale, sexuelle et on pourrait dire aussi intellectuelle des USA, sans même mentionner le fait que des millions d’Américains utilisent quotidiennement toutes sortes de drogues psychotropes, l’administration américaine a fait passer la loi « Equality Act » en 2010. Déclarer que le sexe est déterminé biologiquement est une entorse à l’Equality Act et pour cette raison les services juridiques du département de la santé américain a congédié le Docteur Mackereth. Il lui a aussi été reproché son manque de réserve professionnelle, en d’autres termes un médecin ne doit pas systématiquement dire ce qu’il pense.

L’Equality Act stipule clairement qu’il est illégal d’établir une discrimination directe ou indirecte à l’égard d’une personne sur la base d’une « caractéristique protégée » comme la réassignation du sexe, comprenez la trans-sexualité. Belle illustration de l’ineptie de la théorie du genre !

Source : The Telegraph

À propos de l’élitisme

Les exemples vécus sont toujours les plus concrets et les plus simples à analyser. Dans cette réflexion sur l’élitisme, c’est-à-dire la stratégie adoptée par les parents pour orienter leurs enfants, à l’exclusion de toute autre forme d’élitisme en particulier dans le monde politique, je me suis appuyé sur une expérience familiale qui m’a conduit à rédiger ce billet. Le fait que ma petite-fille de onze ans – celle qui est franco-japonaise – ait opté pour suivre des cours particuliers le soir après l’école pour présenter un concours d’admission à une école privée dans deux ans et dont l’enseignement comporte comme première langue étrangère le français mais s’adresse également à des enfants issus de milieux socio-professionnels aisés a interpellé ma fille et son époux. Ces derniers sont tous deux professeurs de mathématiques en deuxième année des classes préparatoires aux grandes école d’ingénieurs respectivement dans deux lycées prestigieux de la Montagne Sainte-Geneviève à Paris. Ils ont été surpris de la décision de leur nièce, décision qui à ma connaissance n’a pas été influencée par ses parents.

Pourquoi financer des cours du soir à une jeune fille de onze ans qui a décidé de son propre chef de tenter une intégration sur concours dans une école, une « junior high school » privée réputée pour la qualité de son enseignement, si ce n’est de l’élitisme de la part des parents dès lors qu’ils acceptent de prendre en compte les désirs de leur fille ? Une gamine de 11 ans n’a en effet aucune idée de ce qu’est l’élitisme.

Pour ma fille et son époux, de purs produits du système éducatif public français, l’élitisme est réservé aux riches, par définition aux élites. Qu’une jeune fille de 11 ans exige à demi-mots que ses parents lui offrent des cours particuliers pour préparer un concours de sélection leur semble relever du plus pur élitisme alors qu’il s’agit du système éducatif japonais dans lequel une sévère sélection s’opère dès le collège. Pour schématiser, un tiers des élèves des collèges sont orientés vers des écoles techniques et vers l’apprentissage, un autre tiers ira jusqu’au baccalauréat et tentera ensuite d’acquérir des connaissances supplémentaires pour pouvoir se positionner dans le monde du travail et enfin le dernier tiers progressera jusqu’à l’université qui englobe les écoles d’ingénieurs.

Où se situe au Japon la notion d’élitisme ? Difficile de répondre à cette question puisque dès le collège la sélection est sévère. En France, contrairement à de nombreux pays européens, la position de l’éducation nationale est de bannir la notion d’élitisme « pour tous » dans la plus pure réthorique socialo-communiste consistant à effectuer un nivellement vers le bas, c’est-à-dire vers la médiocrité, en partant du principe que les enfants naissent égaux et disposent donc de chances égales pour affronter la vie. Cette philosophie semble directement inspirée du système égalitariste qui prévalait en Union soviétique – pour faire court – et qui existe toujours à Cuba. En France, bienvenue dans un monde meilleur où tous les citoyens sont égaux … une chimère idéologique qui ne peut raisonnablement pas exister.