La désinformation c’est à partir de 8 ans !

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Je satisfaisais tranquillement à des fonctions biologiques basiques dans les toilettes du rez-de-chaussée de la maison de ma fille quand mon attention a été attirée par un magazine au nom évocateur de « Petit Quotidien » de PlayBac presse ( www.playbacpresse.fr ) destiné à la tranche d’âge 8-12 ans. Le bandeau « spécial planète Terre » a éveillé ma curiosité et j’ai parcouru ce magazine bien que n’appartenant plus à cette tranche d’âge pour me rendre compte de ce qui pouvait y être raconté à propos de la planète. Pour 5 euros on endoctrine les enfants et comme ils n’ont aucun sens critique, c’est encore plus facile de les formater et d’en faire des citoyens qui penseront correctement, c’est-à-dire conformément à la propagande scandaleusement distillée par ce magazine au sujet du réchauffement climatique. Tout y est, la fonte des neiges du Kilimanjaro, la disparition des atolls de Polynésie, la montée du niveau des océans, l’effet de serre, les gaz à effet de serre, le dérèglement climatique, la disparition des ours blancs … n’en jetez plus, ces bambins sont dès la sortie de l’enfance formés pour être plus tard des citoyens, de bons citoyens qui croiront ce que les politiciens leur raconteront sans même pouvoir formuler une quelconque critique car ce qu’on leur aura inculqué à force de magazines de ce genre comme fausses certitudes reprises par des professeurs des écoles tout aussi coulés dans le même moule idéologique conforme aux critères édictés par les instances dirigeantes de l’éducation nationale qui comme chacun sait sont pourries de l’intérieur par les Greenpeace, WWF et autres groupes terroristes de l’Eglise de Scientologie Climatique, ne pourront qu’admettre que c’est la vérité, celle à laquelle on doit croire sans se poser la moindre question.

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Un véritable scandale que de laisser accessible ce genre de torchon ! L’effet de serre : un dessin contredisant le deuxième principe de la thermodynamique qui dit qu’un corps froid, en l’occurrence l’atmosphère, ne peut pas transférer de chaleur à un corps plus chaud, la surface de la Terre, à moins d’une intervention externe comme par exemple le compresseur d’une machine frigorifique. Jamais le deuxième principe de la thermodynamique formulé en 1824 par Sadi Carnot n’a pu être infirmé et ce ne sont certainement pas les pseudo-scientifiques de l’IPCC qui pourront arriver à cette fin. Voilà le genre d’ineptie qu’on enfonce dans le crane des enfants avec de tels magazines dont l’orientation idéologique ne fait aucun doute, jugez par vous-même :

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C’est franchement révoltant car ces mêmes bambins finiront par convaincre leurs parents pour peu que ces derniers soient dénués aussi de sens critique. Renseignements pris, ce torchon avait été offert à mes petits-enfants par une amie de leurs parents qui est notoirement écologiste bornée et ayant perdu depuis longtemps toute espèce d’esprit de fronde en gobant tout cru tout ce qu’on lui sert à la télévision ou dans les journaux et ces magazines pour enfants, CQFD.

Lecture et écriture : globalement nouveau !

 

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Il n’y a pas si longtemps que le cerveau humain s’est adapté à l’écriture et par conséquent à la lecture. Les premiers alphabets remontent à peine à 1500 années avant notre ère si on considère que les hiéroglyphes égyptiens n’étaient pas en soi un alphabet mais un ensemble de pictogrammes, un peu comme les caractères chinois qui signifient en eux-mêmes une idée ou un concept, l’alphabet et l’écriture sont donc des phénomènes récents en termes d’évolution. Le premier véritable alphabet comprenant des voyelles apparut en Grèce et dérive du linéaire B de l’époque mycénienne. Il fallut attendre l’invention de l’imprimerie pour que le cerveau humain s’adapte réellement à la lecture car nous ne possédons pas de dispositions naturelles pour cet exercice cérébral, aussi curieux que cela puisse paraître.

Notre cerveau est équipé génétiquement pour gérer l’odorat, l’ouïe et la vue mais décrypter un texte fait appel à une adaptation récente, quelques milliers d’années, ce n’est rien en terme d’évolution. Le support papier existe toujours mais va progressivement être détrôné par toutes sortes d’équipements modernes comme les tablettes, les téléphones portables et les ordinateurs. Et c’est une nouvelle période d’adaptation de notre cerveau qui se dessine. Les spécialistes des sciences cognitives l’affirment, notre cerveau subit aujourd’hui une pression adaptative violente devant l’incroyable densité d’informations que nous offre en continu internet. Les yeux ne fonctionnent plus comme sur une page de papier quand ils sont fixés sur un écran d’ordinateur ou une tablette. Le regard effleure les mots mais ne transmet pas nécessairement toutes les informations au cerveau et on développe en quelque sorte un cerveau digital qui devient progressivement capable de faire un tri visuel rapide alors que depuis l’apparition de l’écriture notre cerveau n’a pas du tout été habitué à ce type d’exercice. Par conséquent les personnes (comme votre serviteur) qui passent plusieurs heures par jours devant l’écran de leur ordinateur et « naviguent » avec quelques doigts d’une information à une autre, souvent entourées de publicité (il faut bien que Google, les journaux en ligne et Facebook vivent), doivent faire un réel effort pour se reconvertir le temps d’une promenade dans un parc à la lecture de Marcel Proust ou d’Henry James dans une belle édition papier. Ces spécialistes des sciences cognitives se sont aperçu que l’addiction à l’ordinateur et à son écran, maintenant tactile pour les derniers modèles, a complètement perturbé les circuits neuronaux qui venaient à peine de s’adapter à l’écriture. La lecture en profondeur de Proust avec ses paragraphes d’une demi-page constitue presque un test permettant de reconnaître cette dégradation de la perception des caractères imprimés mais aussi de la transmission de ces informations au cerveau qui a perdu la capacité de la lecture en profondeur. Ce qui apparaît dans une étude réalisée à l’American University est la perte de la perception de la syntaxe et de la construction logique des phrases. L’arrivée de Tweeter a aggravé la situation avec la disparition de toute notion de syntaxe mais également de l’orthographe car ces messages courts nécessitent par essence une rédaction elliptique dénuée de toute notion d’orthographe et encore moins de syntaxe.

Les problèmes qui apparaissent avec ces supports de lecture et d’écriture ne concernent pour l’instant que les adultes qui se sont reconverti par obligation ou par choix personnel mais ce sont les enfants en âge d’apprendre à lire et écrire qui sont également les premiers concernés. Le cerveau des adultes reste « bilatéral » en ce sens qu’il est adapté à la lecture « papier » et que l’écran d’un ordinateur ne constitue pas un problème insurmontable. Mais l’enfant qui vient de déchiffrer l’alphabet et en est qu’au tout début de l’appréhension de la notion de phonèmes, un exercice parfois ardu, si ce dernier est déjà coutumier de l’usage des équipements électroniques variés, il lui sera beaucoup plus difficile de maîtriser cette adaptation qui est pourtant inévitable. C’est pourquoi le passage d’un mode de lecture « papier » à un mode « écran » n’est pas aussi simple qu’on peut le croire.

Je discutais il y a quelques jours avec une enseignante et je lui recommandais d’enseigner à ses élèves la saisie des textes avec les dix doigts sans regarder le clavier de l’ordinateur. Cette suggestion est en droite ligne avec l’usage de l’informatique et d’internet. Le regard devient fusionnel avec l’écran et les doigts ne sont plus qu’un élément de transmission de la pensée qui fonctionnent automatiquement. Mes lecteurs doivent penser que si j’étais incapable d’écrire sans regarder le clavier de mon Mac Book, je ne pourrais pas être aussi productif. Mais il y a bien longtemps que je me suis reconverti aux nouvelles technologies ! J’ai tout simplement appris à écrire à la machine sans regarder le clavier au début des années soixante et j’avoue que ce petit plus est très appréciable …

A vos claviers et vos écrans tactiles !

Inspiré d’un article paru dans le Washington Post

Monsieur Peillon (EducNat) vous faites fausse route !!!

Je suis avec intérêt les manigances éhontées du Ministre de l’Education Nationale, l’archétype du marxiste convaincu (plus marxiste que lui au gouvernement de l’ancien professeur d’allemand qui tient lieu de premier ministre il est difficile de trouver) qui considère que les banlieues défavorisées et les collèges d’une manière générale (c’est pour faire passer sa mesure démagogique) ont besoin de 60000 nouveaux profs, même s’ils ne savent pas lire et écrire, pour encadrer les jeunes des banlieues à faire du macramé ou des origamis ou apprendre à pianoter sur une tablette généreusement fournie par le conseil général de Corrèze.

Tout simplement parce qu’ils sont défavorisés et que l’Education Nationale a pour mission de les extirper de l’univers de la drogue, de la prostitution, du jihadisme et des incendies de voitures, alors il faut des maîtres, des instituteurs, en un mot des enseignants de valeur pour les encadrer et leur inculquer les règles basiques de la République, une, indivisible et incontournable. La République c’est la CMU, l’allocation chômage, l’allocation logement, l’allocation minimum vieillesse, l’allocation braguette (pardon, pas en Seine-Saint-Denis mais dans les DOM, encore que …), bref, puisque tous ces jeunes défavorisés des quartiers de banlieue des grandes villes de France, défavorisés, doivent être chouchoutés à des fins évidemment électoralistes qui se profilent à l’horizon, il faut des enseignants en sur-nombre. Or la folie du nivellement par la médiocrité obsessionnelle du sieur Peillon, ministre de l’Education Nationale tout aussi incompétent et idéologiquement orienté que son collègue Martin, ministre de l’environnement et de l’énergie (ancien faucheur d’OGM) se heurte, Ô horreur au refus de l’autre ministre qui a encore presque les pieds sur terre, je veux parler du Ministre des Finances Moscouvichy (ce surnom n’est pas de mon fait mais d’un internaute anonyme) qui a dû se rendre à l’évidence que la mise à quai prolongée du porte-avions Charles de Gaulle (il doit se retourner dans sa tombe plusieurs fois par jour, je parle de Charles) va coûter près de deux milliards d’euros d’investissements totalement imprévus, sans compter les opérations militaires africaines (au Mail on frôle déjà les deux milliards, sans oublier le « manque à gagner de la collecte des impôts) c’est dire …

Bref, Peillon, pas un sou, démerdes-toi !

Et que fait ce minable entre les minables du gouvernement, araser les salaires des plus méritants (et méritoires) des enseignants de l’éducation nationales française. Cette institution qui a vu hier sa note dégradée par le rapport de l’OCDE (voir le précédent billet de mon blog) permet tout de même à quelques élèves valeureux de tenter d’accéder au savoir et faire éventuellement partie de cette élite qui pour beaucoup d’adolescents reste inaccessible à moins d’efforts continus, consentis, pour intégrer une école d’ingénieurs ou de commerce, quelle qu’elle soit, pourvu qu’on puisse trouver un emploi satisfaisant, en France ou ailleurs, plutôt ailleurs mais peu importe.

Pour satisfaire aux directives constructivistes et marxisantes du gouvernement il faut donc rogner les salaires des enseignants les mieux payés pour redistribuer quelques miettes à de vagues assistants des heures creuses qui prendront en charges des élèves de CM1 ou de CM2 qui n’en auront strictement rien à foutre quitte à fragiliser le système des classes préparatoires, le seul aspect positif de l’Education Nationale.

Vous me direz que je ne sais pas de quoi je parle, bien au contraire. Quand j’ai enfin réussi mon baccalauréat (à 20 ans, problèmes de santé aidant) je suis allé « à la fac » parce que j’avais peur des concours. Il m’a fallu deux années de travail acharné pour entrer en maîtrise, mais le bout du tunnel n’était pas du tout visible. La « fac » est un univers déshumanisé et politisé à l’extrême qui ne débouche sur rien du tout à moins d’être décidé au départ à faire des sacrifices presque insupportables. Dans le cas contraire on est condamné au chômage. C’était vrai il y a 40 ans, c’est toujours le cas. Quand j’étais étudiant, il y avait des filles qui se prostituaient pour payer leur chambre à la cité universitaire et c’est probablement toujours le cas aujourd’hui. Bref, « la fac » c’est une impasse, point barre, une institution pour rendre les statistiques du chômage des jeunes moins révoltantes.

Et les classes préparatoires ? A moins de pouvoir intégrer sur dossier des écoles genre INSA où les deux premières années d’étude correspondent aux classes préparatoires telles qu’elles existent dans les lycées, et encore faut-il présenter un dossier scolaire solide, la seule alternative est pour un futur bachelier de tenter sa chance dans le meilleur lycée. Et comme pour l’INSA, les dossiers de candidature font l’objet d’un classement et comme partout ailleurs (sauf à l’Université, la porte ouverte à n’importe quel illettré) il y a en quelque sorte un numerus clausus. On choisit donc les 50 meilleurs dossiers pour constituer une classe préparatoire. C’est tout à fait compréhensible.

Il y a un programme à réaliser, en quelque sorte un objectif sur deux années (on ne redouble pas la première année) afin que, et c’est la mission des enseignants spécialisés dans cet exercice périlleux, d’amener les élèves à être capables de réussir leur concours d’entrée dans les grandes écoles d’ingénieurs. Je ne connais pas les concours d’entrée dans les écoles de commerce ou de littérature ou de philosophie, mais en ce qui concerne les disciplines scientifiques quelles qu’elles soient, les mathématiques et la physique constituent le socle auquel s’adjoignent la chimie ou encore la biologie pour des orientations spécifiques. Le rôle des enseignants est de mener les élèves vers la réussite en les tenant durant deux années à bout de bras afin qu’ils soient capables, le jour du concours, de réussir. Cette mission, unique dans l’Education Nationale française, et probablement unique au monde, requiert de la part des enseignants un réel travail quotidien consistant d’une part à préparer les cours même si ceux-ci doivent se conformer à un programme prédéfini, à préparer des exercices et des problèmes dont les solutions ne se trouvent pas disponibles après un simple clic sur internet (mais c’est vrai!) à soumettre régulièrement les élèves à des devoirs surveillés qui doivent être corrigés par les dits enseignants ainsi qu’à des devoirs « à la maison » également corrigés de la même minutieuse façon. Et la particularité des classes préparatoires aux écoles d’ingénieurs comporte en quelque sorte un genre de contrôle continu qui n’existe en aucun cas à l’Université, le système des « colles » ou interrogations orales au tableau noir avec une craie comme tout argument pour tester les connaissances des élèves qui savent que le concours d’admission comprend aussi ce volet redoutable de l’épreuve orale.

Ces enseignants très spécialisés des classes dites préparatoires ont donc, en dehors de leurs heures statutaires de présence au lycée, une définition globale de leur activité professionnelle totalement absurde sur laquelle s’est arrêté le Ministre, le douloureux et quotidien fardeau des préparations des devoirs à la maison ou surveillés, des colles, de la correction des copies, de la préparation des cours, en un mot une douzaine d’heures par jour, et non pas par semaine comme le prétend le Ministre ! Et j’ajouterai y compris le dimanche et les jours fériés … Oui, les professeurs de classes préparatoires travaillent plus que les salariés de Leroy-Merlin, Carrefour ou Castorama (ou Sephora) qui voudraient travailler le dimanche ce que les syndicats mafieux leur refusent, car ils ont des objectifs à atteindre ! Ce sont les seuls fonctionnaires du mammouth (l’EducNat selon Claude Allègre) confrontés à un objectif : faire intégrer le maximum de leurs élèves, en quelque sorte leurs protégés, dans des écoles d’ingénieurs, que ce soient l’X, Normale Sup, Centrale, Supélec, Supaéro ou l’Agro, bref, atteindre une certaine gratification morale et professionnelle couronnant leurs efforts sans limite pour promouvoir ces prétendants à l’ascenseur social que le pouvoir socialo-écolo-marxiste dénonce à longueur de diatribe idéologique. Peillon veut que non seulement que les enseignants soient à la même enseigne mais que tous les élèves de l’Education Nationale soient incapables de résoudre une règle de trois. C’est ainsi que le pays sera capable d’affronter les défis qui l’attend à l’avenir.

Le système des classes préparatoires aux écoles d’ingénieurs et les dites écoles d’ingénieurs sont les derniers espoirs sur lesquels la France peut compter pour ne pas être reléguée au rang du Botswana ou du Zimbabwe en terme de qualité de l’éducation scientifique, que le ministre de l’éducation en prenne conscience et ne cherche pas à décourager ces enseignants pour lesquels j’ai un réel respect car ce serait une erreur impardonnable.

Juste pour mémoire mais ceci n’a aucunement orienté mon discours, ma fille est docteur en math, agrégée de math, enseigne en math spé dans un lycée parisien, son époux est agrégé de math et enseigne également en spé dans un autre lycée parisien. Quand je séjourne chez eux, il m’est difficile de trouver un moment pour converser car ils sont toujours en train de travailler !!!

 

Au classement PISA, la France n’est pas le meilleur élève !!!

L’OCDE a publié son classement PISA (Program for International Student Assessment) et en ce qui concerne la France il n’y a pas de quoi pavoiser. L’Education Nationale française ne remplit plus ses objectifs, le niveau des élèves se détériore en particulier en mathématiques et en science, la lecture restant (pour le moment) satisfaisante.

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Ce classement indique très clairement que les pays d’Asie sont dans le haut du classement et que l’épicentre de la science et des mathématiques se déplace vers l’Asie. Il faut rester tout de même critique en ce qui concerne par exemple Shanghai car les critères de classement difficiles à trouver sur le site de l’OCDE ne sont peut-être que le reflet des établissements d’excellence de cette ville, comme d’ailleurs Hong-Kong, Macao ou Singapour qui ne sont pas vraiment représentatifs d’un pays mais seulement d’une ville. En ignorant ces villes-Etats, le Japon arrive en cinquième position pour les mathématiques ou quatrième si on néglige le Liechtenstein, deuxième pour la lecture et deuxième pour la science, beau score pour le Japon ! Quant aux USA …

Tout se joue dès l’age de 7 ans …

En ces temps de crise qui ne semblent pas préoccuper les politiciens, ces derniers s’intéressent soudainement à l’école et au système d’enseignement français supposé le meilleur du monde. Pourtant par idéologie plus que par logique, les décideurs du Ministère de l’Educnat privilégient le nivellement par le bas plutôt que l’inverse et tant pis si des générations d’élèves seront pénalisés leur vie durant pour n’avoir pas reçu un enseignement digne de ce nom. Qu’on rogne sur l’histoire, je veux bien, il n’y a qu’à aller sur internet pour trouver ce que l’on cherche, par exemple que les Arabes ont été boutés hors du sol français en 732, ou encore qu’on institue une éducation civique, le nouveau dada du ministre Peillon, je veux bien aussi, de mon temps il y avait des cours d’éducation civique et aussi d’éducation religieuse quand j’étais en pension chez les curés et on m’a au moins appris les règles basiques pour vivre en société … Le respect s’apprend aussi au sein de la famille comme la discipline et ce n’est pas aux professeurs des écoles à prendre totalement en main l’éducation des enfants, loin de là, l’école est faite pour enseigner et accessoirement pour éduquer mais certainement pas pour endoctriner les enfants et en faire de futurs cas sociaux. Bref, c’est un long et futile débat qui ne trouvera d’issue que quand on abolira le monopole de l’emprise sur les cerveaux des enfants que s’est arrogé l’éducation nationale pour des raisons idéologiques plutôt qu’éthiques.

Et pour contredire la politique du nivellement par le bas pratiquée à grande échelle par l’Educnat française, il faut aller voir ce qu’une étude réalisée en Grande-Bretagne révèle de manière non ambigüe à propos de l’effet bénéfique à long terme d’un enseignement de qualité dispensé dès l’age de sept ans, quand l’enfant commence à lire, écrire et compter. Des chercheurs en psychologie de l’Université d’Edimbourg ont décidé de montrer s’il y avait une corrélation entre cette qualité de l’enseignement en lecture et en calcul et les retombées sociales futures en examinant le devenir de 17000 enfants sur une période de 50 ans depuis 1958 jusqu’à nos jours. Et la conclusion de cette étude montre clairement que la qualité de l’enseignement de la lecture et du calcul est vraiment importante pour l’épanouissement social futur ! Les enfants qui à l’age de 7 ans maitrisaient la lecture, l’écriture et le calcul avaient beaucoup mieux réussi dans la vie cinquante ans après avec un revenu annuel supérieur de plus de 5000 livres (à l’age de 42 ans en moyenne) en comparaison des « mauvais » élèves et cette observation était encore valable même après avoir pris en compte d’autres critères sociaux ou économiques.

« Ces résultats impliquent que les compétences de base d’un enfant (de 7 ans), indépendamment de son intelligence, du temps qu’il restera à l’école ou de la classe sociale dont il est issu, seront importantes tout au long de sa vie »

en concluent Stuart Ritchie et Thimothy Bates, les coauteurs de cette étude parue dans Psychological Science, le périodique leader dans cette matière (presque) scientifique.

Donc, si la qualité de l’enseignement est médiocre dès la première année de l’école primaire, l’enfant trainera cette médiocrité toute sa vie. Une bien lourde responsabilité pour les professeurs des écoles, mais aussi des parents qui préfèrent voir leurs enfants tranquilles devant la télévision plutôt que de consacrer quelques minutes chaque jour pour leur faire réciter leur table de multiplication ou leur demander de faire une brève lecture, eux aussi seront coupables dans le futur de l’échec scolaire de leurs enfants.

Le télé-enseignement pour « dégraisser le mammouth » ?

Les restrictions budgétaires dans certains états américains sont telles qu’il manque des classes dans l’enseignement secondaire, les « colleges », équivalents des lycées. De plus le manque d’enseignants, pour les mêmes raisons de restrictions budgétaires, fait que le niveau des « graduate students », l’équivalent des bacheliers français, a diminué à tel point que pour pouvoir entrer à l’Université les élèves doivent suivre des cours de rattrapage payants et souvent à la charge des étudiants qui doivent emprunter pour suivre ces cours. Rien qu’en Californie plus de 50 % des candidats à l’université ne sont pas au niveau requis et il manque dans les collèges des centaines de milliers de places et des milliers de professeurs. C’est la crise en Californie comme dans beaucoup d’autres états américains mais on en parle peu de ce côté-ci de l’Atlantique. Par exemple les professeurs de l’université de Californie (université publique et presque gratuite pour les résidents de Californie) ont vu leur salaire diminuer de 40 % depuis 2009 et rien ne laisse présager une amélioration dans les années à venir. C’est pourquoi il se développe un enseignement à distance peu coûteux qui ne nécessite qu’un ordinateur et l’assiduité de l’élève, dans toutes les matières et d’une extrème qualité puisque les cours sont préparés par des professeurs d’universités réputées comme Harvard (MIT), Stanford ou UC Berkeley avec pour certains un financement de la fondation Bill & Melinda Gates. L’expérience de télé-enseignement a débuté en 2011-2012 et semble d’ors et déjà un succès puisque plus de 90 % des télé-élèves ont pu intégrer l’université sans devoir passer par des cours de rattrapage. A n’en pas douter, pour « dégraisser le mammouth » du système éducatif français pléthorique et extrêmement coûteux dont la qualité s’amenuise année après année, il serait temps d’envisager une telle approche avec les économies considérables qui en résulteraient pour l’Etat. Reste à savoir si les enseignants seraient prêts à se prêter à ce genre d’expérience nouvelle mais parfaitement dans le sens de l’évolution des technologies modernes de communication et d’information, trop jaloux de pouvoir formater les élèves en leur inculquant une pseudo-culture générale orientée idéologiquement et totalement inutile pour la vie active. Quoi de plus intelligent et positif que d’utiliser un ordinateur pour s’éduquer dans une matière quelconque comme les mathématiques ou la chimie moyennant une centaine d’euros par an et par matière avec des cours attrayants et interactifs, des applications sous forme d’exercices et de devoirs et une plus grande ouverture vers la connaissance !

 

Source : San Jose State University et udacity.com