Brève (COP21) : Fabius a des bouffées de chaleur

Fabius s’énerve parce que John Kerry a déclaré qu’un quelconque accord aboutissant à l’issue de la COP21 sur la taxation du carbone ne serait « pas juridiquement contraignant ». Il faut rappeler ici aux idiots qui croient qu’il sauveront la planète en payant leur électricité deux fois plus cher que leurs ancêtres se sont fait rançonner par l’Eglise pendant des siècles pour le salut de leur âme. Le protocole de Kyoto n’a jamais été ratifié par le Congrès américain et il hautement improbable qu’un quelconque nouvel accord puisse être ratifié par ce même Congrès.

Si le capitaine de pédalo photovoltaïque qui s’est rendu ces dernier jours à Pékin croit avoir rapporté dans sa serviette un accord du Président chinois, qu’il continue à se bercer tous les soirs dans ses illusions.

Cette réunion pour rien aura coûté 200 millions d’euros aux contribuables pour strictement aucun résultat. Je suis prêt à parier bien que n’étant nullement intéressé par le profit que ce sera un retentissant fiasco …

Source : ats, dépêche du 12.11.2015 10h14

Brève 

La teneur en CO2 atmosphérique qui était de 400 ppm il y a deux ans (observatoire d’Hawaii) est retombée à 397,7 ppm fin 2014 (Organisation Météorologique Mondiale). Le jour de l’ouverture de la COP21 elle sera de combien ?

La sécheresse en Californie (et ailleurs) un phénomène tout à fait normal …

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Lorsqu’au cours de pluies abondantes des sédiments s’accumulent dans une vallée ils forment des couches successives qui compressent les sédiments plus profonds. Il se forme alors des strates compactes qui protègent les couches préexistantes appelées caliches, un mot originaire du créole haïtien, qui se forment naturellement quand le climat est aride. Ces couches contiennent des graviers, de l’argile, des restes de plantes et naturellement des grains de pollen fossilisés. Les grains de pollen, dans un environnement salin sec, le plus souvent riche en nitrates, sont relativement bien préservés et il est aisé de les identifier (voir un article de ce blog en lien) car chaque fleur disperse un pollen différent, une sorte d’empreinte digitale non ambigüe. Les couches de caliche se forment durant les périodes de sécheresse persistante et deviennent suffisamment résistantes pour résister à l’arrivée de sédiments provenant d’une montée soudaine des rivières. On peut alors remonter dans le temps et en combinant si possible la datation avec du carbone-14 reconstituer les conditions climatiques et hydrologiques du moment.

Une équipe de géologues et de paléontologues privés, travaillant pour le compte d’entreprises de construction mais entretenant des liens avec des universitaires a eu l’idée d’analyser les caliches du sous-sol de la vallée centrale de Californie lors de fouilles préparatoires aux fondations d’un bâtiment et une partie des travaux a été conduite en collaboration avec la State University de Chico en Californie. Il a été ainsi possible de déterminer quels étaient les conditions climatiques prévalant en Californie durant les période interglaciaires comme celle que nous vivons actuellement depuis 11000 ans. La figure ci-dessous représente la teneur en CO2 dans la glace antarctique, donc dans l’atmosphère, permettant de décrire les périodes glaciaires en bleu et interglaciaires en jaune. L’augmentation de la teneur en CO2 atmosphérique ne provoque pas la fin d’une période glaciaire mais provient du dégazage des eaux océaniques qui se réchauffent.

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Il existe en effet une latence entre la fin d’une période glaciaire et l’augmentation de ce CO2 atmosphérique de l’ordre de plusieurs centaines d’années. Notons d’ailleurs l’échelle des temps dans ce graphique dont l’unité est 100000 ans …

Bref, ce n’est pas tout à fait l’objet de ce billet que de parler encore et encore de CO2 mais du climat qui régnait dans la vallée centrale californienne durant les périodes interglaciaires car on incrimine la sécheresse qui sévit depuis plusieurs années dans cet Etat américain au réchauffement climatique actuel qui a débuté, faut-il le rappeler, il y a 11000 ans avec quelques épisodes de « froidure » que l’on a bien identifié.

L’étude dirigée par Lanny Fisk a montré que durant les périodes interglaciaires les conditions climatiques dans la plaine californienne étaient très arides, voire complètement désertiques car il a été impossible de retrouver des pollens de végétaux tels que ceux poussant actuellement dans cet Etat dans les couches de caliches. À chaque période de réchauffement, les glaciers de la Sierra Nevada fondaient, entrainant des alluvions dans la vallée qui emprisonnaient les couches de caliche successives. Entre 500000 ans et l’ère présente il y eut 4 épisodes interglaciaires et le climat californien devenait systématiquement désertique, au moins dans la vallée centrale et le marqueur incontestable de ces épisodes de sécheresses prolongées est justement les pollens emprisonnés dans les couches de caliche. La riche vallée centrale californienne ressemblait plutôt à la vallée de la Mort !

Ces résultats sont à rapprocher de la disparition des grands mammifères tels que le mammouth. On a accusé l’homme comme ayant exterminé ces animaux d’une autre époque appelée mégafaune. Ce n’est pas le cas. Ces animaux en fin d’évolution ne survécurent pas aux petites périodes de réchauffement qui ponctuèrent la dernière grande glaciation, entre cent et dix mille ans avant l’ère présente, dite du Würm, et ils ne survécurent pas au réchauffement qui intervint brutalement il y a 11000 ans.

Finalement le climat a toujours varié entrainant la disparition d’espèces animales et des modifications profondes des conditions de vie végétale. La grande sécheresse qui sévit actuellement en Californie est un phénomène « normal » qui ne peut pas être incriminé à l’activité humaine supposée perturber le climat …

Source : Geological Society of America Newsroom, illustration : caliche dans l’île de San Miguel au large de la Californie ( https://en.wikipedia.org/wiki/Caliche )

https://jacqueshenry.wordpress.com/2014/02/27/la-melissopalynologie-au-secours-des-abeilles-avec-laide-des-douanes/

L’  « Inquisition Climatique » se met progressivement en place : le cas de Philippe Verdier

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Soutenons Philippe Verdier !

Les tribunaux de l’Inquisition furent organisés par l’Eglise pour combattre l’hérésie et donc les hérétiques qui contestaient par exemple le pouvoir temporel du Pape. Giordano Bruno en fut l’une des victimes emblématique. Son crime fut d’abonder dans le sens des thèses de Copernic sur l’héliocentrisme et il alla, ce qui ne plut pas du tout au Pape, jusqu’à affirmer que les étoiles étaient des soleils éloignés et qu’il pouvait très bien y avoir des planètes habitées en orbite autour de ces soleils. Giordano Bruno est considéré comme l’un des premiers libres-penseurs. Il mourrut proprement grillé sur un bûcher dressé sur la Place Fiori à Rome après 7 années d’emprisonnement car son procès devait être minutieusement préparé par les dignitaires de l’Inquisition afin de frapper un grand coup médiatique.

Bruno n’a jamais été réhabilité par le Vatican ! Le pape Jean-Paul II se contenta de s’excuser au nom de l’Eglise (sources Wikipedia) en termes sybillins défendant au contraire « l’usage de la violence que certains ont mis au service de la foi ». Plus faux-cul que ce pape, difficile à imaginer encore que le pape actuel est aussi un champion en la matière … Bref, la Nouvelle Religion Climatique ne s’occupe plus d’héliocentrisme et de mouvement des planètes mais des individus qui osent s’attaquer aux dogmes de cette nouvelle croyance, l’effet de serre, le CO2, le réchauffement, les sources d’énergie carbonée et accessoirement l’uranium, des démons, des succubes d’un genre nouveau dont il faut débarasser l’humanité. Si on ose s’attaquer aux évangiles de l’IPCC, on en fait rapidement les frais !

C’est ce qui vient d’arriver à Philippe Verdier, le présentateur météo de la chaine étatique de propagande France 2, pour avoir osé contester dans un petit opuscule la véracité des thèses de l’IPCC. En d’autres temps il aurait brûlé vif place de la Bastille à Paris. Il a été mis à pied par la direction de France 2 : on pourrait dire pour blasphème caractérisé, propagande hérétique et négation des écritures en reprenant les termes de l’Inquisition.

Avec les technologies modernes qui font que le monde entier est devenu un village où chaque personne est connectée et a accès à toutes sortes d’information, il suffira d’une toute petite décision pour que toute vie devienne sombre et que le monde bascule dans le totalitarisme climatique. Tout est mis en place pour asservir l’ensemble de l’humanité. Philippe Verdier doit être défendu et soutenu par tous, c’est la liberté de chacun qui est en jeu !

Honte à la France, pays supposé être celui des libertés, honte aux politiciens, honte aux dirigeants de France 2 !

Illustration : The Guardian

Changement climatique, épisode 11 : Quand les banquiers centraux s’intéressent au climat …

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Le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mark Carney, a éberlué plus d’une personne de son auditoire quand, lors d’un discours devant un parterre de financiers et d’assureurs réunis par la Lloyd’s il y a trois jours (le 29 septembre 2015), il a mis en garde ce bel échantillon de la City des dangers du changement climatique pour la stabilité du système financier mondial (voir le lien et la vidéo). Qui se serait douté que les banquiers centraux trembleraient dans leurs fracs (leurs frocs) à cause du changement climatique ? Et pourtant si on écoute le discours (ou qu’on en lit la transcription) de cet important personnage qui a ses petites entrée à Buckingham on s’aperçoit qu’effectivement il y a danger mais pas dans le sens où on pourrait l’imaginer. Pour Mark Carney si les gouvernements ne prennent pas des mesures concrètes pour combattre le changement climatique et contenir la hausse des températures en dessous de 2°C d’ici la fin du siècle des milliards sinon des milliards de milliards de dollars partiront en fumée. Pour cet éminent expert du climat – on n’en a jamais douté un instant – l’exemple le plus significatif et même caricatural sera la montée des eaux des océans qui inondera des millions de maisons mettant en danger les assureurs et les banques ayant accordé des prêts immobiliers aux propriétaires de ces maisons !

D’un autre côté, je continue à citer Mark Carney, si les mesures prises pour diminuer les émissions de CO2, un gaz à effet de serre bien connu, sont efficaces alors la valeur des combustibles fossiles s’effondrera mettant par voie de conséquence en danger les compagnies impliquées dans le secteur de l’énergie et aussi et surtout les investisseurs actionnaires de ces compagnies … Ben voyons : un peu de décisions pour sauver le climat mais pas trop tout de même. Mark Carney conseille donc aux gouvernements d’y aller doucement mais il relève cependant que plus on attendra pour prendre des décisions drastiques pour diminuer les émissions de carbone, plus le danger pour le système financier global s’accentuera jusqu’au jour où il sera devenu impossible de gérer le problème. Alors les gouvernements seront obligés de prendre des mesures strictes qui finalement seront tout aussi dangereuses pour le système financier. Comme ces choses-là sont dites dans un langage de banquier du plus bel effet.

Mark Carney entrevoit qu’un trop long délai dans les efforts consentis pour réduire ces émissions de carbone pourrait prendre les marchés financiers par surprise. Et qu’arrivera-t-il ? Il faudra réduire la consommation de combustibles fossiles d’un cinquième – ou mieux d’un tiers – et tout de suite si on ne maîtrise pas les technologies de capture du CO2. Le problème est que encore une fois les prix du charbon, du gaz naturel et du pétrole s’effondreront quel que soit le scénario. Or comme près de 20 % des compagnies du FTSE 100 (l’équivalent du CAC 40 français à la bourse de Londres) sont impliquées dans l’extraction des ressources naturelles et qu’un autre 11 % sont des compagnies d’électricité, de chimie, de construction et d’autres produits industriels, une action contre le changement climatique global trop brutale conduira à un désastre financier.

Il revient donc aux banques centrales et au secteur financier en général la lourde tâche d’agir graduellement et méthodiquement afin de prévenir un tel désastre. On ne peut donc pas mieux illustrer la main-mise du monde de la finance sur cette histoire rocambolesque de changement climatique : business is business as usual ! Ce sont les milliards de « sans-dents » (bon mot de François Hollande) qui paieront la note pour le plus grand profit de la finance internationale, car ils resteront silencieux, eux qui ont mis au pouvoir des politiciens corrompus de l’intérieur par les activistes pilotés par Greenpeace, le WWF, le Sierra Club et bien d’autres organisations occultes. Ils n’auront rien à dire mais seulement à subir l’établissement de cette organisation totalitaire qui se fait jour avec l’entremise de la finance internationale et qui ose se montrer au grand jour officiellement et pour la première fois …

Pour rappel, la Lloyd’s emploie 300000 personnes et réalise un chiffre d’affaire de 25 milliards de livres par an.

http://www.bankofengland.co.uk/publications/Pages/speeches/2015/844.aspx et https://youtu.be/V5c-eqNxeSQ

Changement climatique, épisode 9 : Les fraudes répétées de la NASA et de la NOAA

Il y a quelques jours une information inonda tous les médias main-stream pour faire une piqûre de rappel tant à l’opinion publique qu’aux dirigeants politiques à l’approche du grand raout organisé par Mademoiselle Ségolène dans deux mois : 2015 l’année la plus chaude depuis … on ne sait plus trop. Bref, l’information provenait de la NASA et de l’agence météorologique américaine (NOAA) qui travaillent de concert pour dénombrer les petits nuages, les grosses dépressions tropicales, la fonte des glaces (voir un prochain billet sur ce blog) et les incendies en Californie. Parce que toutes les nouvelles sont alarmantes et doivent l’être quand il s’agit de climat, c’est urgent et nécessaire.

Pas de chance pour la NASA, on peut retrouver ses fraudes répétées. Voici 4 illustrations tirées du blog de Steven Goddard. Elles se passent de commentaires. Les cercles rouges montrent la progression de la fraude.

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Changement climatique, épisode 8 : Qu’est devenue l’intégrité des scientifiques climatologues ?

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L’IPCC n’a pas cessé de modifier ses prévisions de réchauffement au cours des années passées. Par exemple en 2007 cet organisme inféodé aux idéaux malthusiens des écologistes politiques clamait qu’il faudrait stabiliser les émissions de carbone en 2015 pour rester dans la limite de 2 °C de réchauffement à la fin du siècle. Le cinquième rapport de ce même organisme faisait mention de 2030 pour ce même objectif étant en cela appuyé par l’UNEP (UN Environment Program). Pour atteindre cet objectif il était clairement conseillé aux décideurs de développer les carburants « verts » et il faut le lire pour le croire : «  il faudra convertir 500 millions d’hectares de terre arable pour produire des biocarburants », c’est une fois et demi la surface de l’Inde ! Ces « experts » de l’IPCC conseillaient également aux décideurs politiques (déjà en 2007) d’accélérer la recherche dans les technique de capture et de stockage du CO2. Or rien n’a encore pu être réalisé dans ce domaine qui puisse être développé au stade industriel et la faisabilité même de ces technologies reste encore à démontrer en 2015. Quand il a été demandé à ces « experts » de bien vouloir préciser leurs calculs et leurs modélisations reliant les émissions de CO2 à l’augmentation de la température, encore une fois leur attitude a semé le doute dans les esprits car aucune réponse crédible n’a pu être apportée. L’IPCC est donc un organe hautement politisé qui tente d’influencer les scientifiques et les ingénieurs travaillant dans ce domaine. Et ces acteurs essentiellement mandatés par les Nations-Unies pour infléchir les décisions politiques des gouvernements ne s’appuient sur aucune évidence scientifique. Les politiciens doivent être informés des évidences scientifiques et non de faits biaisés pour la « cause » de la perturbation climatique globale d’origine anthropique.

Cette brève entrée en matière résume un commentaire paru dans Nature sous la plume d’Oliver Geden, directeur de la division recherche de l’Union Européenne à Berlin au sein de l’Institut Allemand des Affaires de Sécurité Internationale (voir le lien).

Parmi les acteurs influents oeuvrant pour la « cause » climatique il y a aussi la NASA et une nébuleuse d’agences gouvernementales américaines dont par exemple la NOAA. Mais la NASA dans le genre désinformation a fait très fort en se contredisant et de ce fait en ternissant son image d’intégrité scientifique. L’intégrité des sciences de base comme la physique, la chimie et la biologie repose sur des règles de reproductibilité de tous les travaux publiés de façon suffisamment claire et détaillée pour qu’ils puissent être justement reproduits par n’importe qui, n’importe où et à n’importe quel moment. La reproductibilité universelle conjuguée à l’aspect général de précision et de sensibilité des mesures expérimentales constitue le fondement même de l’acceptation par la société de l’intégrité de ces sciences de base, tant que les observations et expérimentations scientifiques concernent des corps physiques, des substances chimiques ou des organismes vivants. Dans les sciences dites appliquées et en particulier dans le domaine du climat et de la météorologie ces principes fondamentaux ont été parfois l’objet de contestations et de conflits. Il en est résulté une érosion de ces principes de reproductibilité, de précision et de sincérité en regard des intérêts sociologiques car l’économie et la prévention des risques ont surpassé en importance ces principes. Il est donc opportun de se positionner de manière critique quand on analyse l’intégrité de ces sciences appliquées.

La problématique du CO2 pose une question : comment le mélange chimique de molécules de gaz atmosphériques qui sont les uns insensibles aux rayonnement infra-rouges et les autres sensibles à ces derniers impacte-t-il les flux d’énergie de la surface de la Terre vers les hautes couches de l’atmosphère puis vers l’Espace. Si cette question ne doit pas trouver de réponse satisfaisante avec la physique et la chimie fondamentales mais avec la météo et le climat on peut alors émettre des doutes quant à l’intégrité scientifique de ces dernières sciences appliquées. La critique peut être motivée pour des raisons éthiques ou politiques mais in fine elle doit s’appuyer sur les sciences de base elles-mêmes.

Cette problématique du CO2 concerne la composition chimique de l’atmosphère et le flux d’énergie depuis le sol jusqu’aux hautes couches de l’atmosphère. Ces deux points concernent d’une part la chimie en ce qui concerne la composition de l’atmosphère et la physique en ce qui concerne l’énergie. Ces deux disciplines constituent la chimie physique fondamentale. Cette science doit donc être susceptible de clarifier la problématique du CO2. Si l’on se place du point de vue d’un physico-chimiste, la science climatique s’est déjà rendue vulnérable en avançant l’approximation mathématique de la Terre stipulant que celle-ci peut être décrite comme un « corps noir » à la température de – 18 °C. Or l’expression mathématique décrivant un corps noir est une fonction continue sur tout le spectre électromagnétique et cette approximation doit être valable aussi bien pour les longueurs d’onde du visible que pour celles des infra-rouges. N’importe qui peut se rendre compte que le ciel est bleu, la Terre est verte quand elle n’est pas désertique et les océans, qui couvrent plus des deux tiers de la surface de la Terre sont loin d’être à – 18 °C et seraient plutôt noirs s’il ne reflétaient pas durant la journée la couleur du ciel ! Enfin les physico-chimistes savent très bien que la molécule d’eau qui émet des radiations dans la bande des infra-rouges n’est pas un émetteur continu sur toute la plage des longueurs d’onde comme le décrivent les équations du corps noir de Max Planck. Cette température de – 18 °C se trouve dans tous les livres mais elle est basée uniquement sur ces deux hypothèses de la science climatique : en regard du Soleil et de l’Espace, et thermiquement, la Terre est un corps noir à – 18 °C . Sans aller plus loin dans les détails (je sens que certains de mes lecteurs sont déjà découragés) il suffit d’examiner comment la question du CO2 a été abordée par une organisation scientifique a priori extrêmement méritoire, en appliquant les connaissances accumulées par la science spatiale. La NASA, puisque c’est d’elle dont il s’agit, a rassemblé tous les flux d’énergie en provenance du Soleil à travers l’atmosphère et les flux d’énergie en provenance de la Terre vers l’Espace. Jusqu’en 2009 ce que la NASA appela le budget énergétique de la Terre ressemblait à ça :

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Il s’agit d’une approximation puisque les grandeurs figurant dans cette illustration ( W/m2 – en rouge – ou pourcentages) sont moyennées. Il y aurait beaucoup à redire sur la méthode utilisée pour obtenir ces valeurs moyennes car la Terre est ronde et elle tourne sur elle-même mais il serait long et compliqué d’entrer dans des considérations mathématiques laborieuses pour démontrer point par point que l’approximation utilisée par la NASA est fausse. Par rapport au Soleil et à l’Espace la Terre se comporte effectivement comme un corps noir à la température de – 18 °C à condition toutefois d’inclure dans cette approximation une autre approximation qui est le facteur d’erreur de réflexivité de 30 % ! Ce n’est pourtant pas le cas si on considère la surface de la Terre et l’environnement thermique dans l’infra-rouge et pour une raison très simple : il n’existe pas de stations d’observation fixes dans l’atmosphère permettant de mesurer les flux thermiques. Les satellites (de la NASA) mesurent la totalité du flux solaire entrant vers la Terre diminué de 30 %. Les satellites ne peuvent pas déterminer d’où ces radiations infra-rouges proviennent en direction de l’atmosphère, c’est-à-dire qu’il existe une incertitude impossible à élucider avec des satellites : on ne sait pas mesurer quelle est la part de rayonnements infra-rouges provenant de la surface de la Terre ou d’un quelconque niveau de l’atmosphère. C’est l’incertitude dont j’ai parlé lors d’un précédent billet de ce blog. Pour faire bref, les photons infra-rouges émis par une molécule d’eau de la vapeur composant l’atmosphère ne savent pas s’ils doivent retourner vers la surface de la Terre ou rayonner vers l’Espace. La quantification de la radiation thermique infra-rouge – 6 % provenant de la surface terrestre et 64 % provenant de l’atmosphère – peut dès lors paraître plausible.

Il reste cependant un problème non résolu par les observations satellitaires : pour inclure le rôle du CO2 dans le processus de dissipation vers l’espace de l’énergie solaire parvenue vers la Terre il faut donc admettre que seule l’atmosphère joue ce rôle de transfert de l’énergie thermique. Le rôle dans ce processus de la surface de la Terre est alors négligé et la Terre se comporte effectivement comme un corps noir à la température de – 18 °C à la seule condition, encore une fois, que seule l’atmosphère joue un rôle dans ce processus. Cette hypothèse est naturellement fausse compte tenu des observations au sol.

C’est alors qu’apparut une modification du schéma résumant les observations de la NASA en 2009 faisant intervenir le fameux effet de serre car la supercherie devait bien être expliquée d’une manière ou d’une autre et de surcroit très officiellement par un organisme connu par ailleurs pour ses prouesses spatiales passées.

Pour une bonne compréhension de ces deux schémas et afin de pouvoir les comparer, valeurs des flux d’énergie (dans le premier schéma) et pourcentages (dans le deuxième schéma) ont été surajoutés en rouge aux schémas de la NASA. Le premier schéma est globalement cohérent mais dans ce schéma il est crucial que les molécules d’eau et de CO2, les seuls constituants de l’atmosphère actifs dans le processus d’élimination vers l’Espace de l’énergie thermique sous forme de rayonnement infra-rouge, jouent le rôle de « corps noirs » qui refroidissent la planète. Cette première illustration de la NASA est donc proche de la réalité.

Quand la NASA a publié sa deuxième interprétation des flux thermiques décrivant le « budget thermique » de la Terre en 2009 avec cette fois l’ « effet de serre » :

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on n’a pu que se poser quelques questions presque existentielles sur l’intégrité scientifique de cet organisme. On est à première vue attiré par les deux énormes flux d’énergie qui ne figuraient pas dans la première version. On est aussi étonné que la NASA ait tenté délibérément de brouiller les esprits en intervertissant pourcentages et valeurs des flux en W/m2, une sorte de tour de passe-passe injustifié mais grossier. Les chiffres en surimpression en rouge permettent de s’y retrouver : des watts/m2 dans le premier schéma et des pourcentages dans le deuxième. On a l’impression qu’il y a là comme une tentative d’arnaque scientifique. Tout semble à peu près similaire à une exception près et de taille. Les 15 % d’énergie absorbés par l’atmosphère dans la figure 1 (flèche orange horizontale) ont été remplacés par les énormes vecteurs rouges justifiant l’ « effet de serre ». La différence est loin d’être négligeable car il est très important pour justifier cet « effet de serre » putatif de considérer que seule l’atmosphère intervient dans la dissipation de l’énergie reçue du Soleil vers l’Espace et que la surface de la Terre ne joue qu’un rôle mineur comme l’indiquent ces deux gros flux d’énergie figurés par les flèches rouges.

Les modifications qui n’apparaissent que si on analyse ces schémas scrupuleusement sont les suivantes : les radiations thermiques (infra-rouges) de l’atmosphère et des nuages passent de 64 % dans le premier schéma à 58,8 % dans le second en se référant dans le bilan thermique à 50 % pour l’atmosphère et 8,8 % pour les nuages. Et en quelque sorte pour retrouver un semblant d’équilibre – le trucage est éminemment subtil car il n’apparait pas à première vue – les radiations infra-rouges en provenance de la surface de la Terre passent de 6 à 11,8 % : bel exemple de probité scientifique mais passons … Si on scrute plus en détail ces deux schémas, la ligne de base pour la question du CO2 reste inchangée : la couche fine de l’atmosphère terrestre reste capable sans aucun doute de transporter par rayonnement infra-rouge toute l’énergie reçue du Soleil. J’ajouterai à quelques points de pourcentage près car la Terre emmagasine tout de même de l’énergie solaire par capture de cette dernière au cours des mécanismes photosynthétiques des végétaux et du phytoplancton. Tant dans le schéma 1 que dans le schéma 2 CO2 et eau restent les « corps noirs » prépondérants contribuant à dissiper l’énergie solaire incidente vers l’Espace beaucoup plus efficacement que les autres gaz constituants de l’atmosphère. Il est nécessaire d’insister sur l’invraisemblable importance de ces flux d’effet de serre (back radiation) et de réémission depuis la surface de la Terre, 340 et 298 W/m2, des données naturellement non vérifiées et non vérifiables, à la vitesse de la lumière : 117,1 % dans un sens et 100 % dans l’autre sens : c’est un peu n’importe quoi !

Il est évident que ces affirmations mensongères de la NASA doivent être revisitées dans une approche pragmatique réalisée par des physico-chimistes sans aucun a priori politique ou idéologique et il est nécessaire de disposer de mesures précises sur toute la hauteur de la colonne atmosphérique stabilisée par le gradient adiabatique gravitationnel. Le fait que la Terre se comporte comme un corps noir à la température de – 18 °C n’est valide que pour les composants de l’atmosphère qui sont activés par le rayonnement infra-rouge et non pas par le rayonnement provenant de la surface de la Terre.

Oliver Geden, dans son commentaire adressé au Journal Nature a rendu publique la question de l’intégrité de la science climatique actuelle en citant les interférences nuisibles des « conseillers en climat » et le mélange des genres regrettable avec leurs orientations politiques et financières. Ce commentaire est donc opportun pour dénoncer la tournure qu’a pris la science climatique dans les moyens abordés pour justifier la validité de la question de l’effet de serre du CO2.

Le monde politique, finalement, est maintenant confronté à de réels problèmes comme la disponibilité des terres arables (j’en dirais un mot dans un prochain billet) pour nourrir la population, la disponibilité et l’utilisation des moyens financiers considérables détournés pour satisfaire la fausse science climatique au détriment du développement et de la santé de milliards de personnes mais pour le plus grand profit d’une poignée d’investisseurs internationaux anonymes ayant élu domicile dans des paradis fiscaux. Ces mêmes politiciens et les climatologues de l’IPCC qui sont payés pour les conseiller et les orienter dans leurs décisions doivent aussi prendre conscience du « hiatus » du non-réchauffement de ces quelques 19 dernières années malgré l’augmentation continue de la teneur en CO2 de l’atmosphère, observation qui à elle seule ruine toutes ces hypothèses fantaisistes d’effet de serre du CO2.

Illustrations : NASA et Nature. Sources : Dr Gerhard Stehlik, Hanau, Dr Vollrath Hoop, Dreieich, Allemagne, NASA et http://www.nature.com/news/policy-climate-advisers-must-maintain-integrity-1.17468