Depuis 1997 la Terre ne s’est pas réchauffée !

La problématique du réchauffement ou du changement climatique a au moins un avantage qui réside dans le fait que l’étude climat n’a jamais atteint une telle diversité d’approches. Les radio-ballons-sonde font partie de ces investigations et ils comptent parmi les meilleures sources de données au sujet de l’humidité de l’air, de la température et des vitesses et directions des vents à diverses altitudes. Depuis des dizaines d’années les données collectées par les milliers de ballons-sonde ont été soigneusement préservées et sont à la disposition des scientifiques. Telle a été la mission d’une équipe italienne de Bergame et de l’Institut de méthodologie pour l’analyse du milieu ambiant à Potenza en Italie, de dépouiller et homogénéiser les centaines de milliers de données disponibles. Les résultats obtenus après plusieurs années d’un travail de bénédictin ont remis en cause la doxa relative au changement du climat.

Depuis le milieu de siècle dernier les mesures par radio-sondes sont les seules sources de données susceptibles d’être exploitées pour l’étude de la variabilité du climat. Les radio-sondes atteignent des altitudes de l’ordre de 20 kilomètres et durant leur ascension toutes les données sont envoyées par radio à un centre de collecte situé au sol. Chaque jour plus d’un millier de radio-sondes sont larguées dans le monde et les données sont centralisées dans plusieurs centres de traitement en Amérique du Nord, en Europe, Russie, Japon, Chine, Philippines, Australie et Amérique du Sud. Lorsque le ballon atteint une certaine altitude son enveloppe éclate et le matériel est récupéré à l’aide d’un parachute localisé par radar. Depuis le milieu du siècle dernier plus de 12 millions de radio-sondes ont été utilisées.

L’immense volume de données a été standardisé afin d’être exploitable et les données relatives aux températures relevées entre les latitudes 25° et 70° nord ainsi que la teneur en vapeur d’eau à partir des données de 697 stations de collecte des signaux des radio-sondes depuis 1978 ont permis d’obtenir le résultat suivant plus parlant que n’importe quel discours :

Depuis 1997 jusqu’à ce jour les données intégrées des archives globales des radio-sondes dans l’hémisphère nord (IGRA en noir) ainsi que celles harmonisées entre les différents centres de collecte de ces données (RHARM, pour Radiosounding HARMonization, en rouge, et la réanalyse selon les critères du centre européen de prédiction météorologique (ERA5) indiquent qu’il n’y a pas eu de « réchauffement » notable entre les latitudes 25-70° nord. L’anomalie relative à la moyenne de toutes ces données n’indique elle aussi aucune tendance, K étant les degrés Kelvin. Mais alors que nous raconte donc l’IPCC, un organisme censé tenir compte d’une telle étude ? Rien, silence total car la mission de cet organisme onusien est d’effrayer les populations afin d’en maîtriser le style de vie pour sauver le climat. Il n’y a aucune corrélation entre ces profils temporels et l’augmentation constante de la teneur en CO2 de l’atmosphère. Ces résultats constituent encore une preuve que ce gaz n’a aucun effet sur le climat. Certes 23 années est une très courte période dans l’évolution naturelle du climat en regard des cycles glaciaire-interglaciaire mais tout de même combien de temps faudra-t-il attendre pour comprendre que toute cette histoire de réchauffement du climat est un coup monté ? Car en effet les émissions de CO2 d’origine humaine dans l’atmosphère sont passées de 6700 à 10000 millions de tonnes sur cette même période 1997-2020 et pourtant les températures n’ont pas évolué au cours de cette même période.

Source en accès libre : https://doi.org/10.1029/2021JD035220

10 réflexions au sujet de « Depuis 1997 la Terre ne s’est pas réchauffée ! »

  1. Ping : Depuis 1997 la Terre ne s’est pas réchauffée ! | Qui m'aime me suive…

  2. Bonjour lorsque je parcourais en velo les immenses etendues presque vides d’humains de l’hémisphère sud, Afrique, Amerique du Sud et Australie, je me suis demander quelle connaissance du climat nous pouvions collecter pour ces régions, du fait de l’insuffisance enorme de capteurs.
    Je suppose que la situation est la même pour la partie nord de l’hémisphère Nord, Russie et Canada. Pour ce dernier pays la population vit principalement le long de la frontière avec les USA.

  3. Pas surpris du tout, il y a tout un système mis en place où le sentimentalisme, l’ émotion ont pris le pas sur l’ intelligence

  4. «  » » »Car en effet les émissions de CO2 d’origine humaine dans l’atmosphère sont passées de 6700 à 10000 millions de tonnes sur cette même période 1997-2020 et pourtant les températures n’ont pas évolué au cours de cette même période. » » » » »
    Certes cette augmentation des émissions de CO2 humain parait désastreux , mais la biosphère en profite pour fossiliser tout ce charbon gaz et pétrole que extrait Total Esso , shell et compagnies ; du coup , le taux de CO2 n’a même pas doublé depuis la révolution industrielle ; et puis ifaut dire qu’il y a 1000 ans il faisait plus chaud à Paris , et les Vickings plantaient des vignes au Greenland et il y a 2000 ans les Romains en faisaient de même en Ecosse
    Mais Borne va nous ramener à 200 ppm de CO2 qui dans l’histoire de la Terre a marqué la plus grande extinction de biodiversité sur Terre lors du Permien

  5. oui oui, peut-être bien, mais meme Borne ,qui est en mission galactique,elle se préoccupe du dérèglement climatique, car voyez-vous, avant le climat était réglé,(à quel degré d’imbécilité faut-il être pour se donner comme mission de régler le climat?)
    Macron, au destin planétaire, vient de décider d’une commission citoyenne pour décider sur quel réglage nous devons concentrer nos efforts,moi, j’opterais bien pour l’optimum médiéval, mais va falloir émettre encore un paquet de CO2,pour cela si l’on croit en la doxa consacrée

    • Mme Borne a pour mission de changer le climat, autrement dit de changer quelque chose, qui, par définition, change tout le temps !
      Ne serait-il pas plus facile d’attendre que le climat change naturellement ? Si celui d’aujourd’hui ne vous convient pas, attendez encore un peu ! On aurait l’air fin si par des mesures délirantes { comprendre plus de rejet de CO2 }, on changeait ce fameux climat, alors que ce dernier serait redevenu tôt ou tard, ce que l’on a cru qu’il a toujours été !
      ….. Manquerait plus que Mme Borne dépasse ….. les bornes !
      Climatiquement vôtre. JEAN

  6. Je suis bien persuadé que le CO2 n’a pas l’influence que lui prêtent les moutons de Panurge du réchauffement… Par contre l’interprétation des courbes me laisse dubitatif. En regardant de loin, je vois une courbe qui démarre en bas à gauche et qui se termine en haut à droite…

    • En regardant de près, vous verriez que la courbe démarre à 1979, alors que notre hôte parle d’une période démarrant à 1997…
      (Et ne me parlez pas de dyslexie. :-))

    • @Louis Monceaux : vous avez raison, quand j’ai vu les deux courbes, je n’ai pas compris moi non plus ce dont il s’agissait.
      J’ai lu en diagonale l’article scientifique dont le niveau en mathématiques me dépasse largement (mes souvenirs sur l’analyse numérique, les statistiques pointues et la métrologie sont trop anciens pour être utiles dans ce cadre).
      En altitude, on a le gradient adiabatique qui joue, et les données sont classées à pression atmosphérique constante (PV=nRT, la température dépend de la pression qui va diminuer avec l’augmentation de l’altitude à cause de la gravité).
      Néanmoins, j’ai cru comprendre que la première courbe est une collation de données non retraitées, et la seconde la distribution de la différence d’écarts à la moyenne des températures dans la stratosphère (jusqu’à 20 km d’altitude) après retraitement des données dans un champ de latitudes données qui couvrent une large partie du globe terrestre par un modèle métrologique d’harmonisation de données disparates peu comparables issues des radio-sondes appelé RHARM. On est censé en déduire que cette différence étant en moyenne proche ou égale à zéro, il n’y a pas de réchauffement dans cette couche atmosphérique. Je ne suis franchement pas sûr de mon interprétation de ces deux courbes. De plus, on peut jouer le rôle de l’avocat du diable : s’il n’y a pas de réchauffement en altitude, est-ce à dire nécessairement qu’il n’y en a pas dans la troposphère ?
      Je laisse le soin à JH de nous éclairer sur ce sujet éminemment complexe 🙂

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s