Il faut lutter contre le changement climatique pour protéger notre santé

Article de Michael Cook, rédacteur en chef de BioEdge

Plus de 230 revues médicales ont placé le changement climatique en tête de l’agenda mondial de la santé à l’approche de la conférence sur le climat COP26 de novembre à Glasgow. Ils ont publié le plus grand éditorial conjoint de l’histoire pour avertir tout le monde que la plus grande menace pour la santé publique est de ne pas maintenir la hausse de la température mondiale en dessous de 1,5°C. Les signataires incluent le BMJ, le NEJM, The Lancet et de nombreuses autres revues de premier plan (à l’exception notable du JAMA).

Les termes de l’éditorial sont apocalyptiques : « La science est sans équivoque ; une augmentation mondiale de 1,5 °C au-dessus de la moyenne préindustrielle et la perte continue de la biodiversité risquent des dommages catastrophiques pour la santé qui seront impossibles à inverser ».

« En effet », écrivent-ils, « aucune élévation de température n’est « sûre » ».

Le rôle des gouvernements est fondamental, disent-ils. « Les gouvernements doivent apporter des changements fondamentaux à la façon dont nos sociétés et nos économies sont organisées et à notre mode de vie ». Tout doit changer : « les systèmes de transport, les villes, la production et la distribution de nourriture, les marchés pour les investissements financiers, les systèmes de santé, et bien plus encore ».

Et ça va coûter très cher. « De nombreux gouvernements ont fait face à la menace de la pandémie de covid-19 avec un financement sans précédent. La crise environnementale exige une réponse d’urgence similaire. Des investissements énormes seront nécessaires, au-delà de ce qui est envisagé ou décidé partout dans le monde. »

Il manque à l’éditorial les détails de l’impact des températures mondiales sur la santé – ou simplement quelques estimations du nombre de personnes qui mourront si la température augmente de 1,5°C.

La « mouche du coche » climatique Bjorn Lomborg est sceptique quant aux affirmations contenues dans l’éditorial. Il souligne que le nombre de décès liés au changement climatique a chuté depuis 1920 :

Au cours des cent dernières années, les décès annuels liés au climat ont diminué de plus de 96 %. Dans les années 1920, le nombre de décès dus aux catastrophes liées au climat était de 485 000 en moyenne chaque année. Au cours de la dernière décennie complète, 2010-2019, la moyenne était de 18 362 morts par an, soit 96,2 % de moins. Il conclut que « nous sommes maintenant beaucoup moins vulnérables aux impacts climatiques qu’à aucun autre moment au cours des 100 dernières années. Il est possible que le changement climatique ait aggravé les impacts au cours du siècle dernier… mais la résilience due à un niveau de vie plus élevé a entièrement effacé tout impact climatique potentiel ».

Il y a de fortes chances que cette lettre n’ait aucun effet sur la politique en matière de changement climatique. Mais cela pourrait rendre les gens plus malades. Des experts ont récemment mis en garde contre « une épidémie imminente de troubles liés à la santé mentale tels que l’éco-anxiété, le trouble de stress post-traumatique (SSPT) lié aux catastrophes climatiques et le désespoir que provoque l’idée d’un avenir sombre ». Rien ne rend les gens souffrant d’éco-anxiété plus anxieux que des éco-médecins prédisant une apocalypse.

Liens. https://www.bmj.com/content/374/bmj.n1734

https://www.lomborg.com/

https://theconversation.com/australians-are-3-times-more-worried-about-climate-change-than-covid-a-mental-health-crisis-is-looming-165470

Note. Se référer aux températures moyennes de l’ère pré-industrielle pour fixer un agenda de réduction des émissions de gaz à effet de serre afin de réduire le réchauffement du climat est en soi une imposture. Pour les climatologues professionnels l’ère préindustrielle se caractérisait par un climat froid communément appelé « petit âge glaciaire » qui s’étendit des années 1400 à la fin du XIXe siècle. Enfin, que représente 1,5 degrés ? Un habitant de la Flandre française doit déménager pour des raisons professionnelles dans le Roussillon. La différence des températures moyennes entre ces deux régions est d’environ 7,5 degrés, soit 5 fois plus que l’agenda de l’IPCC. Cet habitant par exemple de Roubaix va-t-il mourir en raison du changement du climat qu’il devra subir s’il s’installe à Perpignan ? Permettez-moi d’en douter. Enfin durant les onzième et douzième siècles les grandes villes bourgeonnaient et les cathédrales sortaient de terre comme des champignons en Europe tout simplement parce qu’il faisait bon vivre alors que les températures moyennes étaient de 2 degrés supérieures à celles d’aujourd’hui, mais l’IPCC ne veut pas entendre parler de l’optimum climatique médiéval …

4 réflexions au sujet de « Il faut lutter contre le changement climatique pour protéger notre santé »

  1. Ping : Il faut lutter contre le changement climatique pour protéger notre santé – Qui m'aime me suive…

  2. C’est vraiment inquiétant de voir le monde médical se mettre au diapason des « fous furieux » du climat. Il faut vraiment supprimer toutes ces instances internationales qui sont devenues des médias de propagande. Malheureusement je rêve…

  3. Le journal Le Lancet veut-il se refaire une santé et un peu de probité après avoir publié fin mai 2020 un article frauduleux et mensonger à propos de la dangerosité de l’hydroxychloroquine (affaire du Lancet gate ) ?

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