Education : ce sont les parents qui doivent s’occuper de leurs enfants …

Billet à l’occasion de la rentrée scolaire en France.

J’ai souvent observé mes enfants dans leur milieu familial, qu’il s’agisse de mes aînés « Parisiens » ou de mon dernier « Japonais ». Ils ont toujours été très attentifs à ce que leurs enfants devaient réaliser à la maison malgré le fait que les études commencent à l’entrée de l’école et se terminent quand l’élève quitte cette école. En France les devoirs à la maison et encore moins les devoirs dits de vacances n’existent plus. L’objectif du gros mammouth qu’est l’éducation nationale française est de former des citoyens français qui ne connaissent rien de l’histoire ou de la géographie, qui ne doivent surtout pas lire Stendhal ou Zola et encore moins Voltaire ou Raspail. Ils doivent se contenter de quelques écrits tirés des œuvres de Sartre quand tout va bien. La lecture des auteurs classiques est pourtant la meilleure école pour former un enfant. C’est indéniable. Les parents, s’ils manifestent quelque ambition pour leur progéniture, doivent être attentifs et parfois exigeants. C’est ce que je me suis efforcé modestement de conduire avec mes enfants et ils m’en ont remercié sans l’exprimer clairement. D’ailleurs je ne leur ai jamais demandé un quelconque remerciement, un père doit faire son devoir, c’est tout.

Il faut également que les parents aient l’intelligence de comprendre que l’un de leurs rejetons peut ne pas être vraiment un intellectuel. Mais le système éducatif français a été modifié au cours des 30 ou 40 dernières années de telle manière que tous les élèves d’une classe d’âge sont traités jusqu’à 16 ans comme identiques. Il n’y a pas de tête qui dépasse. C’est le fameux tronc commun, une décision stupide qui a uniformisé dans la médiocrité l’enseignement. Dans ma jeunesse quand le maître d’école comprenait qu’un de ses élèves était visiblement destiné à un métier manuel il encourageait les parents à lui trouver un apprentissage et quand ce même maître d’école détectait un élève apte à poursuivre des études secondaires puis supérieures il en prenait la responsabilité car souvent les parents de l’enfant savaient à peine lire et écrire. Le cas d’Albert Camus en est un exemple. On peut citer aussi Michel Onfray dont les parents étaient de très modestes employés et est devenu le philosophe polémiste que l’on sait.

Pourquoi alors confier ses enfants au système éducatif étatique français compte tenu de ses piètres résultats. Les parents, du moins ceux qui le peuvent ou ont encore une once de responsabilité, doivent s’occuper de leurs enfants, c’est leur devoir, puisque l’Etat n’est plus capable de le faire correctement. Je ne mentionnerai même pas l’université devenue au fil des années l’antichambre du chômage. Je terminerai ces réflexions en répétant, je l’ai déjà mentionné sur ce blog, qu’au Japon un tiers des enfants est rapidement orienté vers des métiers manuels, un autre gros tiers atteindra le baccalauréat mais sera incapable de se plier à de longues études universitaires. Enfin le dernier tiers pourra atteindre le stade d’ingénieur de haut niveau. La société aura toujours besoin de plombiers, de charpentiers ou d’ouvriers qualifiés, de secrétaires et de vendeuses dans les supermarchés. En France ces métiers sont dénigrés et c’est incompréhensible car ils sont dignes de respect et nécessaires au bon fonctionnement de la société …

2 réflexions au sujet de « Education : ce sont les parents qui doivent s’occuper de leurs enfants … »

  1. Le titre de votre chronique, aujourd’hui, c’est un truisme !
    Le constat, en Europe comme en Amérique, c’est que les parents ne veulent plus s’occuper de l’éducation de leurs enfants. Ils s’en débarrassent (au propre comme au figuré) de la garderie à l’université. Aux autres de prendre en charge l’éducation de «leurs» enfants.
    Triste époque.

  2. C’est totalement vrai, il est indéniable que les parents doivent faire l’éducation de leurs enfants, aujourd’hui, comme hier nos parents tentèrent de le faire, avec moi par exemple qui suis un grand-père de 63 ans de 4 petits enfants, bientôt 5. Seulement il y a un hic, si je faisais leur éducation aujourd’hui en géographie, d’ailleurs liée à l’Histoire, et surtout si je le faisais en matière d’Histoire, j’irais totalement, mais alors complètement à l’encontre de ce qui est enseigné aujourd’hui, du peu qui est enseigné. La lecture permanente, sans tabous je le souligne bien, de mes nombreux livres ayant trait à l’Histoire, en particulier récente, les 2 guerres mondiales et en reculant jusqu’à la révolution française, ont finit par faire de moi, quelqu’un « d’atypique », on dirait, dans le langage d’aujourd’hui « révisionniste ». Je ne m’étendrai pas sur ce sujet car il est scabreux, polémique et sans fin. Mes lectures racontent en gros ce que mes parents et grands-parents ont vécu de ces périodes et m’ont raconté, générations aujourd’hui disparues et de ce fait impossible pour elles de contester la version actuelle très modifiée, presque inversée. Alors que faire, je vous le demande? Surtout, il faut en être conscient, que cet enseignement « new-âge » est fortement appuyé par tous les médias confondus, y compris et surtout cinéma, séries et émissions, et nouveaux livres. De quoi en devenir schizophrène.

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