Energies renouvelables : encore une autre élucubration ?

Au Danemark, l’un des pays d’Europe dont la dépendance aux énergies renouvelables est la plus critique, la recherche de moyens de stockage de l’énergie éolienne est devenue tout aussi critique. Les chercheurs et techniciens de l’Université d’Aarhus s’en donnent donc à coeur-joie depuis le véritable fiasco du stockage de l’électricité à l’aide de batteries construites et fournies par la société d’Elon Musk en Nouvelle-Galle-du-Sud. De plus la disponibilité en cobalt et en lithium limite sérieusement les projets de stockage à grande échelle. Le procédé imaginé par l’Université et confié à la société Stiesdal. Elle développe ce procédé appelé GridScale qui consiste en deux grands réservoirs calorifugés remplis de cendres volcaniques de type basaltique. Les moulins à vent alimentent une pompe à chaleur qui va refroidir l’un des réservoirs pour chauffer les petites particules de basalte se trouvant dans l’autre réservoir jusqu’à une température de 600 degrés.

Lorsqu’il n’y a pas de vent le système est inversé et alimente un alternateur qui produira alors de l’électricité. Le fluide caloporteur semble être un gaz, probablement du CO2 dont les propriétés caloporteuses ont été exploitées dans les centrales nucléaires ancien modèle dites graphique-gaz. La machinerie consiste donc en une pompe à chaleur et un compresseur dans le sens froid vers chaud et une turbine dans le sens chaud vers froid et également d’un autre compresseur pour recharger le réservoir « froid ».

Tout semble pouvoir fonctionner sans problèmes. Curieusement il n’y a pas dans ce système d’échangeur de chaleur pour refroidir le fluide après détente dans la turbine actionnant l’alternateur. Il y a peut-être une astuce cachée dans ce système … La société Stiesdal indique que la maintenance pourra être assurée par un technicien sans formation particulière. Un prototype d’une puissance de 2 MW doit être opérationnel dans le courant de l’année 2022. Le prix du kW devrait être 50 fois inférieur à celui stocké dans des batteries cobalt-lithium, l’investissement faisant appel à des technologies disponibles sur le marché. Le projet de prototype d’un coût de 4,7 millions d’euros (35 millions de couronne danoise) devrait être capable d’alimenter quelques maisons durant une période sans vent n’excédant pas deux jours.

Bref, si cette technologie est validée non seulement le paysage sera irrémédiablement défiguré par des moulins à vent gigantesques mais également par des réservoirs tout aussi monstrueux. C’est l’avenir nous dit-on …

https://www.stiesdal.com/storage/the-gridscale-technology-explained/

8 réflexions au sujet de « Energies renouvelables : encore une autre élucubration ? »

  1. Ping : Energies renouvelables : encore une autre élucubration ? – Qui m'aime me suive…

  2. Elon Musk, qui n’a qu’un BTS de gestion comptable obtenu parait-il au Canada, est tout bonnement un escroc qui se fait passer pour un scientifique de génie, et je suis surpris que personne ou presque ne s’en soit rendu compte. Dès que ce type touche à un truc, on peut être sûr que des investisseurs, des clients et des travailleurs vont se faire rouler dans la farine. Faut dire que le bonhomme a un bagou monstrueux. Feu Madoff à côté était un petit joueur.
    SI j’ai bien compris, les Danois fabriquent un immense radiateur électrique à inertie thermique en pierre de lave, branché sur des éoliennes. Pourquoi pas ? A priori, ils en sont encore à l’échelle du pilote et pas du démonstrateur. Tout peut arriver à ce stade d’un projet industriel.

  3. graphique-gaz –> graphite-gaz SVP.
    J’aimerai voir le rendement catastrophique de ce bousin. Ils prévoient quoi? 5% à tout casser?

  4. Voici un petit documentaire de 10 mn sans prétention mais sympa, qui vient de sortir sur YT, et qui résume bien la situation; tant que nos technologies resteront primitives (pas de supraconductivité, pas de stockage d’énergie électrique efficace, etc…), il est complètement illusoire de croire et d’investir dans les énergies renouvelables :

  5. Qu’on aime ou non ces moulins à vent ils existent et ont coûté cher. Mieux vaut les utiliser de façon pragmatique. Leur couplage au réseau n’est pas optimal, il faut trouver d’autres solutions… Pourquoi pas des zones de surgélation esuffisat des installations de stockages de données associées à des pompes à chaleur. L’écart de température permettrait un meilleur rendement.

  6. Bien sûr surgélation et… Ce qui est certain c’est que les pompes à chaleur ont un rendement très lié à la différence de température entre source chaude et source froide selon le principe de Carnot.

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