Petite chronique personnelle. Le coronavirus et autres infirmités.

Ce mercredi matin 11 février passé je me suis retrouvé après deux heures d’attente dans le bureau du médecin qui s’occupe de mon cas, une tumeur dans la prostate, un truc banal et de plus en plus banal au fur et à mesure qu’on avance, nous les hommes, en âge. Je ne suis pas du tout préoccupé par cette présence d’un petit adénome de la taille d’une olive qui provoque parfois une difficulté pour uriner. Bref, pas de quoi fouetter un chat. Le médecin spécialiste me prévenait que j’allais être convoqué pour une radiothérapie, comprenez une irradiation avec des rayons X, un traitement loin d’être sélectif. Je n’ai pas protesté mais j’ai entrepris de raconter mon histoire personnelle de SARS-CoV-2 en apprenant qu’on allait me faire un test RT-PCR chaque lundi lorsque débuterait cette radiothérapie. Quand j’ai appris à ce médecin que je m’étais auto-traité qui plus est avec de la chloroquine lorsque j’ai compris que je risquais d’avoir « chopé » le virus fin mars dernier sans consulter un médecin, hypothèse confirmée ensuite par des symptômes bien décrits dans la littérature scientifique, il a manifesté non seulement sa réprobation mais également son incrédulité : comment un individu lambda supposé ne rien connaître de la médecine et de ses arcanes peut-il décider de se traiter lui-même sans aucun avis médical ? Ça en dit long de l’attitude du corps médical, ici en Espagne et ailleurs, qui considère que nous sommes tous des béotiens et que nous n’avons pas le droit de jouer avec notre vie …

Quand j’ai précisé que cette boite de chloroquine était « périmée » depuis plus de dix ans, ce fut carrément une réaction hystérique. J’ai dit qu’il me restaient quelques notions de chimie (je suis tout de même titulaire d’un doctorat de chimie) et que cette molécule est tout à fait stable à moins de la chauffer pendant une heure dans de l’huile bouillante, encore que … À la question : « pourquoi n’êtes-vous pas allé consulter au centre de santé dont vous dépendez ? », j’ai répondu par une autre question : « pour me voir prescrire du paracétamol ? Il n’a pas aimé … Naturellement on ne peut pas demander à un oncologue spécialisé dans la prostate de se documenter au sujet du coronavirus. Le problème du corps médical d’aujourd’hui est qu’il est, au niveau des spécialistes, tellement focalisé sur sa spécialité qu’il ignore tout de la pédiatrie, de la traumatologie ou de la virologie, un domaine débattu lors de notre conversation. J’ai eu la très nette impression que j’en connaissais beaucoup plus que lui et qu’il en avait conscience. J’ignore si mes lecteurs, confrontés au corps médical, ont eu un jour ou l’autre cette impression mais en ce qui me concerne je conduis les médecins dans une situation où ils se trouvent automatiquement mal à l’aise. Et je ne cache pas que j’éprouve un certain plaisir à les confronter aux réalités scientifiques récentes.

Je vais peut-être me plier à ce traitement puisque le protocole a été justifié par l’expérience passée. Il y a quelques délais car l’hôpital doit rattraper le retard pris pour tous les traitements contre le cancer accumulé avec la crise coronavirale et je passe après les plus jeunes et après les Espagnols puisque je suis un « estranjero » et également car après tout je fais partie de ceux qui auraient dû passer à la trappe avec ce virus …

11 réflexions au sujet de « Petite chronique personnelle. Le coronavirus et autres infirmités. »

  1. En Espagne comme en France, l’école a été détruite dès les années 80.
    Aussi, tous les « intellectuels » issus de ces générations sans instruction véritable peuvent être considérés comme des arriérés mentaux légers.
    Ils prennent leur calculette pour faire un multiplication par 10.
    Votre médecin n’échappe sans doute pas à ce triste sort.
    Bon courage et bonne chance.

  2. J’ai eu aussi cette sensation d’avoir en face de moi des médecins avec des connaissances « périmées » lorsqu’il s’agit de parler de cholestérol et d’œufs. Pour beaucoup d’entre eux, manger régulièrement des œufs c’est l’assurance d’avoir un taux de cholestérol élevé et des problèmes cardiovasculaires.

  3. La meilleure chose a faire est de consulter plusieurs spécialistes il me semble, surtout si des le départ, vous avez des opinions si divergentes. Je vous souhaite également du courage et de l’énergie, mais vous ne semblez pas en manquer!

  4. Il faut faire attention car cette radiothérapie doit être parfaitement ciblée sous peine de complication sur les tissus adjacents qui seraient malencontreusement irradiés. L’appareil lui-même est à prendre en compte et l’expérience du centre pour ce traitement. Donc il faut se renseigner si le centre qui va vous traiter est bien équipé.

  5. Aux rayons X ? Bizarre! En France, on opère au laser ou à l’endoscope armé (brrrr!). Aussi avec un robot pour les cas difficiles (mais je soupçonne qu’on ne se limite pas à ces cas, c’est un matériel onéreux, il faut l’amortir).

  6. Attention Jacques Henry, le Servicio Canario de Salud est complètement gangrené de l’intérieur par la corruption clientéliste CGT-UGT.
    Les deux tiers du personnel y occupent des emplois fictifs sans aucune compétence si ce n’est la carte du bon syndicat.
    Ceci explique les liste d’attente de deux ans pour une simple radio.
    Vous faire irradier ici est suicidaire : l’opérateur sera un cégétiste analphabète qui va vous haïr au premier mot qui sortira de votre bouche et fera son possible pour vous achever.
    Ces gens-là reniflent les esprits rebelles non communistes à un kilomètre et sont des dangers publics lorsqu’on leur confie la santé du citoyen lambda.
    À tout prendre, vous seriez mieux soigné dans une clinique privée au Maroc.

    • J’ai décidé de ne pas me soumettre aux rayons X pour deux raisons. La première est que je redoute des effets secondaires ne me permettant pas de mener une vie normale étant seul ici, sans amis ni soutien. La deuxième raison s’explique par le fait que je connais bien la triptoreline (alias Gonapeptyl) puisque c’est un de mes anciens collègues au Salk Institute qui l’a mise au point, Jean Rivier, ancien élève du Professeur Roger Guillemin, prix Nobel de médecine pour avoir découvert le GHRH, gonadotropin hormone releasing hormone. La triptoreline bloque chez la femme la synthèse d’estradiol et chez l’homme celle de la testostérone. J’ai eu une injection de ce produit il y a 6 mois et je dois en avoir une deuxième ces prochains jours. Associé à ce peptide je dois aussi prendre du bicatulamide, un antagoniste des récepteurs de la testostérone. Avec ce traitement je peux vivre encore pendant plusieurs années sans problème. J’ai obtenu ces informations complémentaires d’une amie française qui travaille depuis 40 ans au VA Hospital de Los Angeles après avoir travaillé pendant 3 ans avec Jean Rivier au Salk. Quand j’ai raconté tout ça à mon médecin traitant en oncologie il n’a pas aimé …

      • Personne n’aime admettre son ignorance, surtout professionnelle !
        Mais l’inculture est devenue la règle et non plus l’exception.
        Soignez vous bien, et conservez, autant que faire se peut, les moyens de continuer à donner du plaisir au beau sexe…

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