Brève. Politique-fiction : l’affaire Navalny

Résumons les évènements passés. Navalny est empoisonné en Russie par on ne sait qui et avec on ne sait quel poison. C’est déjà suspect. Il est transféré en Allemagne pour on ne sait quelle raison avec on ne sait quel soutien. Il y a de nombreuses incertitudes dans la succession de ces péripéties médiatisées par la presse occidentale jusqu’à la nausée. Quelques semaines plus tard circulent sur le web des photos décrivant les palaces somptueux que, selon ce documentaire concocté semble-t-il par Navalny, le Président Vladimir Poutine fait construire ici et là. Apparaît alors la supercherie au sujet de l’un des bâtiments en construction, soit-disant un palace qui appartiendrait personnellement à Monsieur Poutine, n’est qu’un hôtel de luxe situé en Bavière effectivement en construction. Ça sent de plus en plus la propagande de mauvaise qualité organisée par on ne sait quelle officine.

Pourquoi le dénommé Navalny a-t-il été hospitalisé en Allemagne ? N’y avait-t-il aucune structure hospitalière susceptible de l’accueillir en Russie ? Il rentre à Moscou en avion et naturellement la police l’attend et son arrestation est largement mise en scène et médiatisée dans le monde entier. C’est très surprenant car la police aurait pu le « serrer » discrètement à l’abri des journalistes quelques minutes ou dizaines de minutes plus tard. Ou alors la police a agi sur ordre pour bien marquer le coup afin que cet événement soit diffusé mondialement, un ordre ne provenant certainement pas du Kremlin, mais alors d’où provenait-il ?

À peine quelques heures plus tard le Président Macron supplie la Chancelière Angela Merkel de mettre immédiatement un terme à la construction du gazoduc NordStream-2 en représailles contre l’arrestation de Navalny. À l’évidence il semble ignorer qu’Engie est actionnaire de ce gazoduc et que plusieurs banques françaises financent ce projet. Pour poignarder dans le dos plusieurs entités financières et industrielles françaises il est difficile de trouver mieux. Merkel se moque de Navalny et, plus grave, elle se moque de Macron et de ses rodomontades puériles. Le souci avec NordStream-2 est qu’il déplait (déplaisait) à la Maison-Blanche mais que la donne a légèrement changé avec le nouveau Président américain qui ne veut plus entendre parler de gaz de schiste. Donc cette affaire, organisée par la précédente administration américaine, a suivi son cours, une affaire sous le contrôle de la CIA, organisme spécialisé dans les coups montés on ne peut plus glauques qui n’a aujourd’hui plus lieu d’être. Avec l’anticyclone polaire qui s’installe sur l’Europe et précisément centré sur l’Allemagne, la CIA n’a pas pris en compte les aléas météorologiques, il est vrai que c’est assez délicat de le faire, et par conséquent afin d’éviter un black-out dévastateur la presque totalité de l’industrie allemande est à l’arrêt, du moins les secteurs gros consommateurs d’électricité.

Confrontée à cette situation l’Allemagne va vite comprendre qu’elle a un besoin vital du gaz russe à haut débit pour maintenir dans l’état son activité industrielle. Il y a eu quelques expulsions de diplomates russes, mais c’est un rideau de fumée pour rassurer l’opinion. Navalny ou non, le projet de gazoduc sera achevé et l’Allemagne s’en portera que mieux. La CIA se sera encore illustrée par un retentissant fiasco et Macron aurait mieux fait de se taire … mais je me suis peut-être complètement trompé dans mon analyse … presque fictive.

4 réflexions au sujet de « Brève. Politique-fiction : l’affaire Navalny »

  1. On peut ajouter aussi que Navalny est un cocaïnomane invétéré très porté sur la boisson (les médecins russes ont diagnostiqué une pancréatite aigüe non infectieuse, symptomatique de l’alcoolisme chronique). Son séjour en Allemagne (organisé par la CIA et le MI6 et approuvé par le FSB) avait probablement pour but -entre autres raisons- de lui faire subir une cure de désintoxication forcée. Son séjour de 2.5 ans dans une prison russe devrait le sevrer complètement et lui fera le plus grand bien. Pas sûr cependant que les ravages de la cocaïne et de l’alcool sur ses neurones soient réversibles.

    • Evidemment, le prétendu empoisonnement au « Novitchok » de Navalny est une histoire à dormir debout, comme l’a été celui de Sergeï Skripal qui a disparu dans la nature en Angleterre. Le président français qui critique les autorités russes pour l’emprisonnement de Navalny (qui est un escroc notoire, doublé d’un extrémiste à tendances pro-nazies) ferait mieux de s’occuper de faire sortir Julian Assange de sa prison au Royaume-Uni. Une réalité moins reluisante est que les dirigeants européens se comportent comme les valets du pouvoir américain, ils obéissent aux ordres et ils aboient quand on leur demande d’aboyer. Voir ce spectacle indigne et affligeant aux informations du soir à la télé est révoltant pour celles et ceux qui croient encore à la démocratie.

  2. Je ne crois pas que Macron ait explicitement demandé que Merkel etc… Mais bon, le fait qu’un conseiller ait pu le dire sans être immédiatement contredit et donc faire croire à une parole officielle est significatif…

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