Climat : Pour comprendre le présent il faut connaître le passé

Le titre de ce billet n’a rien à voir avec le petit rappel de la naissance de la Commune de Paris pour imaginer des évènements à venir le 18 mars prochain (150e anniversaire) puisque cette date se situe dans l’avenir et n’existe pas encore. Encore une fois – et je ne me lasserai pas – ce billet rappelle des faits du passé relatifs à l’évolution du climat. Tous les spécialistes internationaux du climat se trouvant à Genève au siège de l’IPCC (des politiciens autoproclamés climatologues) ont été frappés collectivement d’amnésie involontaire (ou volontaire ?) en ignorant l’évolution du climat terrestre au cours du passé récent. Remontons donc dans le temps, vers 10000 ans avant l’ère commune, pas très loin en réalité, à une époque où la population humaine mondiale ne devait certainement pas dépasser le million d’individus, et je suis probablement très optimiste, répartis sur les 5 continents. Ils ne dégageaient que des traces de ce vilain gaz à effet de serre qu’est le CO2, et pourtant …

Les dernières traces de grands glaciers disparurent de Scandinavie et d’Ecosse il y a 8000-7000 ans avant l’ère commune alors que 10000 ans plus tôt ces glaciers recouvraient un grande partie de l’Europe et la chaine des Alpes n’était qu’un immense glacier. Vers 4000-3000 ans avant l’ère commune il y eut un brusque réchauffement du climat appelé l’Optimum post-glacial coïncidant avec l’âge du cuivre puis celui du bronze. Ce qui restait des glaciers alpins recula encore et la limite de la végétation arborée remonta en altitude à plus de 2000 mètres. Après l’apparition de l’agriculture et de l’élevage la population explosa en nombre et occupa tout l’espace disponible du continent eurasien, un immense mouvement de progrès techniques et l’apparition de peuples structurés qui agrandirent les surface arables disponibles en procédant à des déforestations à grande échelle, le bois étant utilisé pour construire des villes entières cuire les aliments et se chauffer. Durant cet optimum climatique la température moyenne globale de la Terre était de 2 à 3°C supérieure à celle d’aujourd’hui. Ce grand frémissement de l’humanité n’était pas unique à l’Europe car l’Empire chinois n’avait pas oublié de se développer de son côté et surpassait l’Europe dans de nombreux domaines technologiques et également par l’importance de sa population.

Cette longue période de prospérité généralisée liée à la clémence du climat finit par devenir un lointain souvenir avec une lente chute des températures. Des civilisations entières disparurent aux alentours de 500 avant l’ère commune. Il fallut que les hommes attendent 1000 ans pour que le climat redevienne clément entre 500 et 1200 ans de l’ère commune, un petit optimum de température aussi appelé Optimum climatique médiéval. À nouveau les températures furent de 2 degrés supérieures à celles d’aujourd’hui, et pourtant il n’y avait toujours pas de charbon en dehors de quelques exploitations minières anecdotiques essentiellement en Grande-Bretagne datant de l’occupation romaine mais le pétrole et le gaz naturel restaient encore inconnus, le combustible le plus utilisé restait le bois et les forêts européennes furent à nouveau exploitées intensivement. En dehors d’éruptions volcaniques lointaines qui perturbaient le climat seulement quelques années celui-ci fut d’une remarquable stabilité et cette période idyllique dura quelques 200 ans et durant les années 1200 à 1400 de l’ère commune le climat fut brusquement instable en Europe occidentale avec des alternances d’inondations, de sécheresses, des hivers parfois très cléments et d’autres années avec des hivers particulièrement froids et des épidémies meurtrières dont l’une décima plus de la moitié de la population européenne. Des guerres incessantes ravagèrent l’Europe : quand le climat est défavorable les êtres humains ont tendance à s’entretuer.

La mémoire humaine n’avait pas consigné dans les grimoires ces années de rêve précédant cette période agitée car le climat général commença de nouveau à s’orienter vers un répit malheureusement passager entre 1400 et 1550 de l’ère commune suivi par trois siècles plutôt froids jusqu’en 1850, le « petit âge glaciaire » qui favorisa une forte avancée des glaciers alpins jamais atteinte depuis 7000 ans avant l’ère commune. La banquise dans l’Atlantique nord atteignit certaines années les îles Faroe couvrant le nord de l’océan presque totalement depuis le Groenland. De 1890 à 1945 le climat européen fut à nouveau remarquablement clément. La mémoire humaine conduisit à analyser ces variations climatiques puisque depuis le début du XIXe siècle des relevés de température étaient disponibles et les chroniques tenues par les moines avaient consigné tous ces changements depuis le XIIIe siècle comme par exemple la date du début des vendanges dans diverses régions d’Europe ou encore le prix du pain qui constituait un indicateur indirect de l’abondance des récoltes de blé, elles-mêmes directement liée aux conditions climatiques.

Depuis 1945 les glaciers ont accéléré leur retrait et un nouvel optimum climatique contemporain s’est installé, jusqu’à quand, là est la question à laquelle les spécialistes onusiens du climat n’ont pas l’air de vouloir répondre, trop obnubilés par l’augmentation des teneurs en CO2 de l’atmosphère qu’ils considèrent comme la principale cause du « réchauffement climatique moderne », ignorant superbement toutes les fluctuations passées depuis 10000 ans alors que le début de l’ère industrielle ne date que de 200 ans justement à une époque où il faisait plutôt froid, lorsque l’exploitation du charbon puis du pétrole prirent de l’ampleur. Considérer l’ère préindustrielle comme référence pour se soucier du CO2 atmosphérique est tout simplement une vaste escroquerie. Le climat va continuer à fluctuer et on commence à comprendre quels sont les paramètres très complexes qui se superposent pour éventuellement prédire, cependant avec une large incertitude, à quelles températures les humains seront soumis durant les prochaines décennies : un refroidissement jusqu’aux alentours de 2060 puis un réchauffement sans en déterminer les amplitudes.

« Les changements du climat ont déjà eu lieu et continueront à apparaître souvent. Contrairement au message répandu durant les dernières trente dernières années, la vitesse du changement du climat est indiscernable de la variabilité naturelle. Ainsi, un phénomène parfaitement naturel est devenu la plus grande préoccupation à venir dans l’histoire ». Tim Ball

Source : Inspiré du préambule de « The Rational Climate e-Book » de Patrice Poyet paru le 22 décembre 2020 en libre accès sur internet. Tim Ball, l’un des plus grands opposants au consensus sur le réchauffement du climat est d’origine canadienne, titulaire d’un doctorat (PhD) de géographie soutenu à la Queen Mary University de Londres traitant de l’historique des changements du climat dans diverses régions du monde et leurs conséquences sociales et économiques (source Wikipedia).

8 réflexions au sujet de « Climat : Pour comprendre le présent il faut connaître le passé »

  1. «  » » » » »Considérer l’ère préindustrielle comme référence pour se soucier du CO2 atmosphérique est tout simplement une vaste escroquerie. » » » » »
    Comprends pas bien le sens de cette phrase

    • 1. Avant l’industrialisation, à la fin du XVIIIe siècle, le climat était plus froid qu’aujourd’hui, la consommation de combustibles fossiles était encore anecdotique et le piège océanique du CO2 fonctionnait à plein régime (loi de Henry) puisque la température des océans était plus basse.
      2. Le climat commença à se radoucir notoirement seulement au début du XXe siècle au moment où furent exploités industriellement les premiers gisements de pétrole. Par conséquent le taux de CO2 atmosphérique augmenta pour cette raison mais également parce que les océans n’étaient plus aussi efficaces pour piéger ce gaz.
      3. il existe une incertitude que les spécialistes de l’IPCC n’ont pas tenté d’aborder : quelle est la contribution du dégazage des océans dans l’augmentation de la teneur en CO2 atmosphérique contemporaine ?
      Conclusion. Se référer à la teneur préindustrielle en CO2 de l’atmosphère n’a aucun sens puisqu’on se réfère à une époque climatique différente.

      • Vous n’avez rien compris au problème, le CO² n’est pas un facteur de réchauffement, en tout temps.

      • En regardant très vaguement, 50% du CO2 vient des océans.
        Ciel, on va griller dans la poêle à frire… Cétroporrible 😉

    • Quand l’Homme contemporain sera sorti de l’idéologie ambiante, peut-être pourra-t-il retrouver suffisamment d’humilité, de doutes qui l’autoriseront à reconsidérer ses certitudes actuelles. La science peut-être l’affirmation d’une théorie mais elle ne peut-être science que quand sa confrontation avec l’observation du réel permet de le confirmer.
      Faut-il utiliser la période datant de 500 millions d’années comme référence ? https://www.sciencesetavenir.fr/archeo-paleo/paleontologie/on-a-decouvert-une-foret-tropicale-au-pole-nord_104232

      • Dix mille ans me paraît suffisant mais je peux me tromper. Quand des institutions aussi respectables soient-elles font des prévisions elles se trompent le plus souvent. Prenez le cas caricatural des prévisions de Neil Ferguson au sujet du SARS-CoV-2 : une escroquerie. Les prévisions de l’IPCC, reprises jusqu’à la nausée par les gouvernements pour justifier leurs actions, n’ont pas plus de valeur que celles de Ferguson. Faire de la science avec des modèles et des simulations ce n’est pas de la science !

    • Faux: Les océans sont un puits de CO2 quand les eaux sont froides, près des poles et une source (dégazage) quand elles sont chaudes, en zone tropico-équatoriale. Les quantités de CO2 dissoutes dans l’eau sont infiniment plus importantes que dans l’air.
      Le réchauffement du climat de 1°C en un siècle a eu également pour effet un réchauffement général mais beaucoup plus modeste des océans (à cause de l’inertie thermique de l’eau), ce qui a néanmoins fait pencher la balance puits/source du côté source et explique donc en très grande partie l’augmentation de la teneur en CO2 de l’air, 415 ppm actuellement.
      Cette montée de la concentration du CO2 dans l’air SUIT donc l’augmentation des températures globales, elle ne la précède pas, contrairement aux affirmations du GIEC. Le CO2 n’est que très faiblement responsable du réchauffement actuel qui a une origine purement naturelle.
      Vouloir lutter contre le réchauffement en réduisant nos émissions de CO2 c’est comme Don Quichotte, se battre contre des moulins à vent, poursuivre une chimère.

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