Les Isochrysidales contredisent la théorie du réchauffement du climat !

J’ai choisi ce titre un peu ésotérique pour attirer l’attention sur une superbe étude réalisée au sein de la Brown University à Providence, Rhode Island, qui sème un sérieux doute sur l’affirmation faisant maintenant « consensus » mondial que le climat se réchauffe et continuera à se réchauffer quoiqu’il arrive. J’ai mentionné dans un précédent billet la lente diminution de l’amplitude de la circulation des courants marins dans l’Atlantique nord en précisant que cette étude était un instantané de la situation et qu’elle ne reflétait pas nécessairement une tendance générale liée à un changement du climat global, changement qui affecte les zones de la planète situées en dehors de l’espace intertropical. L’étude de l’évolution du climat est d’une complexité telle que les climatologues de pacotille de l’IPCC se sont contentés de publier des modèles simplistes qui ne rendent pas compte de la réalité. En effet, l’évolution du climat n’est pas un processus de court terme et affirmer que les prédiction de l’IPCC à 50 ou 100 ans sont exactes et qu’il faut donc en tenir compte est une erreur grossière. Les géophysiciens de la Brown University ont utilisé le marqueur le plus fiable qui puisse exister pour reconstituer les températures passées et cette étude concerne justement l’Atlantique nord.

Il s’agit d’étudier et de quantifier la présence d’une forme particulière de lipides à très longue chaine produits par une espèce d’algues microscopiques qui affectionne les eaux froides, les isochrysidales de la famille des Haptophytes (illustration, Wikipedia). Ces algues arrivent à proliférer dans les eaux arctiques à une température de quelques degrés au dessus de zéro en mettant à profit l’ensoleillement de 24 heures durant l’été. Ces lipides appelés alkénones, il faudrait plutôt dire des hydrocarbures comprenant jusqu’à 42 atomes de carbone, présentent un taux d’insaturation (des doubles liaisons carbone-carbone) étroitement dépendant de la température de l’eau dans laquelle ces algues unicellulaires prolifèrent durant l’été circumpolaire : plus la température est élevée plus l’indice de saturation de ces alkénones est élevé. Il existait cependant une incertitude majeure pour reconstituer les températures de surface passées sur la base de l’analyse de ces alkénones dans les squelettes des isochrysidales retrouvées dans les sédiments marins car le taux d’insaturation dépend également de la salinité de l’eau.

C’est en identifiant des isochrysidales particulières présentes seulement dans la région du Svalbard, sur la glace, dans la colonne d’eau sous-jacente et dans les sédiments, et en analysant finement leur structure chimique, c’est-à-dire les taux d’insaturation de ces alkénones, après séparation de tous les constituants de haut poids moléculaires qu’une reconstitution fiable de la température de l’eau océanique dans cette région particulière de l’Océan arctique a pu être réalisée. La souche d’isochrysidales Emiliana huxleyi a été particulièrement étudiée après identification à l’aide de l’ARN ribosomique 18S et cultures en laboratoire à des températures et des salinités variées. Retrouvée dans les sédiments des archipels du grand nord canadien et du Svalbard cette souche présente l’avantage rare de posséder des alkénones ayant un taux d’insaturation élevé, jusqu’à 4 doubles liaisons, qui a permis une reconstitution non ambigüe de la température de surface des eaux arctiques au cours des 15000 dernières années.

Comme cela a été montré par d’autres travaux et par des approches expérimentales totalement différentes la température moyenne de surface était supérieure d’environ 2,5 degrés à celle d’aujourd’hui entre 10000 et 4000 ans avant aujourd’hui. Il s’agit du maximum climatique de l’Holocène qui a été largement étudié avec, par exemple, le retrait des glaciers alpins. Depuis 4000 ans la température moyenne de surface de l’Océan arctique ne cesse de décroître et elle suit le cycle d’environ 20000 ans décrivant l’insolation exprimée en W/m2 à 65° de latitude nord. Cette diminution a parfaitement été identifiée à l’aide de la concentration en alkénones dans les sédiments recueillis autour de l’archipel du Svalbard jusqu’à ce jour. La conclusion de ce billet un peu technique est une confirmation supplémentaire de la tendance vers un refroidissement de l’évolution du climat.

Source : https://doi.org/10.1038/s41467-020-20187-z en accès libre. Les curieux retrouveront la figure 5 de cet article qui illustre le propos de ce billet.

3 réflexions au sujet de « Les Isochrysidales contredisent la théorie du réchauffement du climat ! »

  1. Ping : Les Isochrysidales contredisent la théorie du réchauffement du climat ! | Qui m'aime me suive...

  2. On a retrouvé des forêts datant de 6-8000 ans dans les moraines des glaciers alpins. Comment un tronc pourrait-il atteindre le diamètre mesuré, pas loin du mètre à la base, avec les températures actuelle?

  3. Mais comment voulez-vous que 1/ les médias, 2/ les politiques et 3/ le « grand public » arrive à mémoriser un nom pareil ?
    ( et je ne suis qu’à moitié ironique…)

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