Il faudrait renommer Paris : PyonYang-sur-Seine …

Depuis plusieurs mois le Parlement n’est plus consulté pour des décisions d’une extrême importance prises par le chef de l’Etat français et ses ministres. La démocratie française a vécu. Le Président Macron et ses sbires se croient en Corée du Nord. Les parlementaires n’exercent plus aucun contrôle sur les décisions du gouvernement qui ne légifère plus mais gouverne par décrets et ordonnances.

La dernière en date, dont aucun média français n’a jamais parlé, est une ordonnance décidée par sa majesté le Prince Emmanuel et son « fermier-général » Bruno datée du 2 décembre dernier. En avez-vous entendu parler ? Non, alors voici le texte de la dépêche de Reuters parue en version française sur le site investig.com :

PARIS (Reuters) 18h35 14/12/2020 – Le gouvernement français a demandé à une dizaine d’organismes publics ou privés de déposer leurs avoirs au Trésor, montrent des documents officiels que Reuters a pu consulter, l’Etat cherchant ainsi à s’assurer la meilleure situation de trésorerie possible dans le contexte de la crise sanitaire et des incertitudes liées au Brexit.

Une ordonnance gouvernementale datée du 2 décembre montre que cette instruction s’applique entre autres à Pôle Emploi et au Fonds de garantie des dépôts et de résolution.

« Dans un contexte marqué par la forte hausse de l’endettement résultant de la sollicitation sans précédent de la puissance publique pour faire face aux conséquences de la crise sanitaire, la présente ordonnance vise à étendre l’obligation de dépôt de fonds au Trésor à certains organismes qui y dérogeaient jusqu’alors », explique un document du ministère des Finances en annexe de cette ordonnance.

Cette disposition permet à l’Etat d’accéder s’il le souhaite à plusieurs milliards d’euros sans avoir à faire appel aux marchés pour financer ses engagements.

Le ministère des Finances s’est refusé à tout commentaire dans l’immédiat sur les raisons de cette décision.

La France n’a eu aucun mal à emprunter sur les marchés cette année en dépit de besoins de financement sans précédent puisqu’elle a bénéficié, comme les autres pays de la zone euro, des achats de titres sans précédent de la Banque centrale européenne (BCE). Les rendements des emprunts d’Etat français sont ainsi proches de leurs plus bas historiques.

Mais la décision prise par le gouvernement Castex permet à l’Etat d’assurer la disponibilité de réserves supplémentaires et de réduire ses besoins d’emprunt en cas de turbulences sur les marchés comparables à celles qu’a subies en mars le marché de la dette italienne.

UNE SÉCURITÉ EN CAS DE TURBULENCES

« La centralisation des trésoreries permet à l’État de réduire son endettement en substituant des ressources de trésorerie à des émissions de dette », explique l’ordonnance.

« Ce moindre endettement permet à l’État de réduire son besoin de financement, et partant de minorer son coût pour les Français, contribuant ainsi à limiter le niveau et la charge de la dette. »

Le Fonds de garantie des dépôts et de résolution (FGDR), un organisme de droit privé destiné à protéger les déposants en cas de défaillance d’un établissement financier, est financé par les contributions des banques et dispose de cinq milliards d’euros de réserves.

Une porte-parole du FGDR a déclaré que la décision de déposer au Trésor la totalité ou une partie seulement de ces réserves n’était pas encore prise.

Chez Pôle Emploi, une porte-parole a déclaré que l’organisme d’indemnisation chômage bénéficiait d’une exemption de l’ordonnance, qui peut toutefois être annulée si l’Etat souhaite accéder à ses liquidités.

L’Etat oblige depuis des années déjà des entités publiques comme les communes ou les hôpitaux à déposer leurs fonds au Trésor plutôt que dans des banques.

Selon l’ordonnance et une étude d’impact, le montant total des comptes ouverts au Trésor atteignait plus de 150 milliards d’euros fin octobre, contre 128 milliards en 2019.

Près de la moitié de cette augmentation est à mettre au crédit de la Cades, la Caisse d’amortissement de la dette sociale, qui gère l’endettement de la Sécurité sociale: ses dépôts au Trésor sont passés de trois à dix milliards d’euros, selon une source au ministère des Finances, qui explique que ces liquidités constituent « une source de financement pour l’Etat ». (Version française Marc Angrand).

Ce qui transparaît de cette ordonnance est la difficulté de la France à emprunter sur les marchés, pourtant les dernières adjudications semblent montrer que la dette française est toujours recherchée par les opérateurs des marchés ( https://www.aft.gouv.fr/fr/dernieres-adjudications ) mais ce n’est qu’une apparence, un rideau de fumée, puisque les OAT sont rachetées par la BCE sur le second marché via la Banque de France. Il y a beaucoup plus préoccupant pour le locataire de Bercy, une remontée substantielle sinon brutale des taux d’intérêt, passant de moins 0,15 % à par exemple 2 % au pire, ce qui serait tout à fait insupportable pour l’équilibre des finances de la maison France. Ça ne suffira pas : l’Etat français se prépare donc à aller faire son marché sur les comptes de dépôt des épargnants français, à capter les capitaux de la collecte des assurances-vie, et ce ne sera qu’un premier pas. La suite ce sera la suppression du cash pour mieux contrôler les comptes bancaires de tout un chacun, puis la diminution du montant des retraites, puis la diminution des salaires des fonctionnaires et des contractuels de l’Etat, et enfin … ce sera la misère garantie pour tous, confinés ou pas. C’est écrit entre les lignes de cette ordonnance. Il s’y dégage une odeur franchement malsaine de très grave crise économique … La France risque de ressembler à la Corée du Nord !

7 réflexions au sujet de « Il faudrait renommer Paris : PyonYang-sur-Seine … »

  1. Ces dépots sont du vrai argent, essentiellement des ponctions sur les salariés par différents mécanismes sournois, soit 150 Mds volés. Ils sont destinés à être transformés en métaux précieux lorsque ce sera la chienlit, et les dirigeants partiront en avions vers des endroits sécurisés avec ces trésors. Le reste des populations pourra alors crever.

  2. S’ils ponctionnent les dépôts, arrêt de l’économie privée, le temps que les gens se munissent de PQ comme moyen d’échange comme au Vénézuéla. PQ, dentifrice, tous les produits d’hygiène qui se conservent un tant soit peu. Un artisan a encore une camionnette, tant qu’elles ne sont pas interdites. Il peu donc charger…
    Qui fera appel à un artisan s’il ne peut le payer?
    Si l’artisan demande une avance de 50%, il risque bien d’attendre longtemps.

  3. Ping : Il faudrait renommer Paris : PyonYang-sur-Seine … | Qui m'aime me suive...

  4. Macron n’appellera pas ça la misère mais un effort de GUERRE !
    « Un pour tous tous, tous pour moi » = seconde étape du « tous pourris » 😦

  5. Bonsoir. Ce n’est pas du Pyon Yang, mais plus prosaïquement du Pétain dans le texte, et les faits.
    On pourrait récupérer 9 à 10 milliards par an en sortant de l’UE, et beaucoup plus sans doute! Mais encore faut-il vouloir. Bonne soirée.

  6. Kim est un enfant de chœur comparé à la dictature sournoise et sanguinaire de l’administration de la ripoublique.
    Ça fait cinq ans que je dis à qui veut l’entendre que l’épargne ds français sera volée et je me suis débancarisé pour prévenir ce délit.
    Il y a plus : les français, massivement serviles, collabos et délateurs, se laisseront spolier et voler sans rien dire, ou si peu.
    Ils méritent leur triste sort.

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