CO2 et SARS-CoV-2 : l’Organisation météorologique mondiale y perd son latin

L’organisation météorologique mondiale (WMO, OMM pour les francophones), un organisme onusien dont le siège se trouve à Genève, s’est fendue d’un communiqué de presse mis en ligne ce 23 novembre pour signaler à ceux qui y croient encore que le confinement de la moitié de la population (pour ceux qui croient aussi à ce chiffre) a réduit le taux de CO2 de l’atmosphère de 0,08 ppm au moins à 0,23 ppm au plus. C’est plutôt décevant et l’OMM reconnaît honnêtement que cette variation n’est pas discernable de la variabilité naturelle de cette teneur en CO2. C’est écrit dans ce rapport (lien en fin de billet).

Obligée du fait de la proximité géographique de l’IPCC de faire une petite propagande l’OMM a rappelé que tout de même cette teneur en CO2, l’horrible gaz à effet de serre qui va tuer le climat et par voie de conséquence l’humanité toute entière, n’avait pas été observée depuis au moins 3 millions d’années, et d’ajouter qu’à cette époque le niveau des océans était de 20 mètres plus élevé et la température de 2 à 3 degrés plus élevée qu’aujourd’hui. La belle affaire ! Les auteurs de ce communiqué auraient pu ajouter qu’il y a 12000 ans le niveau des océans était de 18 mètres inférieur à celui d’aujourd’hui, au moins les lecteurs auraient été vraiment affolés. Pour faire bien croire que la situation est des plus critiques figure aussi dans ce communiqué une revue de détail de tous les gaz à effet de serre et de leur augmentation inexorable depuis qu’ils sont mesurés, oubliant au passage de mentionner que certains d’entre eux ne sont présents qu’à des taux de l’ordre de fractions de parties par milliard en volume … sans commentaire.

Dans ce communiqué figure également un graphique décrivant la variation de la vitesse d’accroissement du taux de CO2 atmosphérique :

La pente moyenne de ce graphique est de 0,13 ppm par an, certes, mais ce qui peut être troublant est le fait que certaines années il y a des variations supérieures à 1,5 ppm. Toutes ces variations sont le fait et uniquement le fait des oscillations des courants de l’Océan Pacifique (ENSO) qui se traduisent pas le phénomène El Nino-La Nina. J’ai superposé cette figure avec les phénomènes El Nino (lien) pour bien montrer que c’est une réalité que plus personne ne conteste. Cette observation indique également de manière incontestable que la teneur atmosphérique en CO2 est étroitement liée à la température de la zone intertropicale de l’Océan Pacifique dont la surface représente 32 % de la surface de la Terre et 46 % de la surface totale océanique.

Par conséquent cette teneur en CO2 dépend donc du dégazage de l’océan à quelques ppm près sans latence. Alors où est passée cette diminution du CO2 due au ralentissement de l’économie mondiale provoquée par le SARS-CoV-2, tant attendue sinon souhaitée par les esprits mal tournés ? Je conclurai, parce j’ai aussi l’esprit mal tourné, que l’augmentation de la teneur en CO2 est également un phénomène naturel, pourquoi pas une conséquence, 1000 ans plus tard, de l’optimum climatique médiéval puisqu’il faut 1000 ans pour que de l’eau provenant de l’Atlantique nord atteigne la zone inter-tropicale du Pacifique et vice-versa ? C’est une question que je me pose et que je pose également aux climatologues professionnels dont je ne fais pas partie, mais je m’égare peut-être …

https://public.wmo.int/en/media/press-release/carbon-dioxide-levels-continue-record-levels-despite-covid-19-lockdown

https://en.wikipedia.org/wiki/El_Niño#cite_note-ENSO_ONIs-13

5 réflexions au sujet de « CO2 et SARS-CoV-2 : l’Organisation météorologique mondiale y perd son latin »

  1. Mais rassurez-vous « on » va nous « démontrer » (donc à l’aide de modèles prédictifs) que les phénomènes El Nino et La Nina (désolé pour l’absence de tilde) sont, sinon générés, au moins amplifiés par l’action de l’Homme aka émissions de CO2;

    • Oh, il y a plus subtil : le RCA « aggrave » les 2 phénomènes, même le froid et la pluie parce qu’il fait « forcément » très chaud et très sec ailleurs. C’est comme pour les îlots de chaleur urbain (ICU) : Ils deviennent dangereux, « parce que » le RCA.
      Parce qu’une « fausse » normalité est advenue avec nos climato alarmistes comme la période hors « événements météo exceptionnels ». Et tout ce qui n’est pas normal est donc devenu grave parce que RCA.
      Les inondations ou les incendies ? Le RCA. il faut dire que les responsables de l’occupation des sols et les gestionnaires faillis des forêts ou des maquis sont partis en retraite depuis longtemps…

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