Paludisme et réchauffement du climat : un rapprochement idéologique

Les affirmations selon lesquelles le réchauffement de la température de la Terre au niveau du entraînera plus de cas de paludisme et de décès sont contredites par les preuves du monde réel. À mesure que la Terre se réchauffe, les cas de paludisme et les décès sont en baisse dans toutes les régions du monde. Si le réchauffement climatique devait causer plus de cas de paludisme, nous aurions certainement dû être témoins de plus de cas de paludisme et de décès à l’heure actuelle. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) publie des estimations mondiales du nombre de personnes qui meurent du paludisme. Depuis 2000, selon cet organisme, le nombre de morts dans le monde a été réduit de moitié, passant de 839 000 décès en 2000 à 438 000 en 2015.

L’Afrique est la région du monde la plus touchée par le paludisme, avec 9 victimes du paludisme sur 10 étant des Africains. Comme le montre la figure ci-dessus l’Afrique est également la région du monde qui a réalisé le plus de progrès alors que la Terre se réchauffe modestement. De 2000 à 2015, les décès africains dus au paludisme ont été réduits de 764 000 à 395 000. La vaste littérature scientifique réfute les affirmations alarmistes des climatologues selon lesquelles le changement climatique est susceptible d’exacerber la propagation des maladies transmises par les moustiques.

De façon frappante, l’Amérique du Nord et l’Europe ont noté zéro décès dû au paludisme depuis 1990 malgré 30 ans de réchauffement climatique selon ce qu’affirment l’IPCC et les médias.

Il n’y a tout simplement aucun lien entre le paludisme ou les autres maladies transmises par les moustiques et un monde qui se réchauffe légèrement.

Des études menées en Afrique, en Angleterre et au Pays de Galles, en Amérique du Nord et du Sud, en Thaïlande et au-delà réfutent tout lien entre le changement climatique et la propagation du paludisme, de la dengue, du virus du Nil occidental et d’autres maladies à transmission vectorielle. Par exemple, une étude de 2010 dans la revue à comité de lecture Nature rapporte que « [les auteurs de l’étude] ont comparé des cartes historiques et contemporaines de la gamme et de l’incidence du paludisme et ont constaté que le paludisme endémique couvrait probablement 58% des terres du monde vers 1900 mais seulement 30% en 2007 ». De toute évidence, le paludisme est devenu moins répandu et moins mortel à mesure que le climat s’est réchauffé.

Les auteurs de cette étude réfutent les affirmations potentielles selon lesquelles il y aurait des réductions encore plus importantes du paludisme sans le réchauffement climatique. Les auteurs écrivent que « les affirmations largement répandues selon lesquelles la hausse des températures moyennes a déjà conduit à des augmentations de la morbidité et de la mortalité dues au paludisme dans le monde sont largement en contradiction avec les tendances mondiales à la baisse observées tant dans son endémicité que dans son étendue géographique ».

L’expert en maladies à transmission vectorielle Paul Reiter, membre du Comité consultatif de l’Organisation mondiale de la santé sur la biologie et la lutte anti-vecteurs, a beaucoup écrit sur la transmission des maladies à transmission vectorielle. Reiter conclut que tout lien entre ces maladies et le changement climatique n’est étayé par aucunes preuves. Le réchauffement hypothétique du climat a servi d’alibi pour expliquer l’augmentation du nombre de personnes souffrant de la maladie de Lyme dont le vecteur est une tique. Il n’en est rien : s’il y a plus de tiques dans les forêt c’est tout simplement parce que celles-ci ne sont plus entretenues. On peut rapprocher cette observations relevant de la santé publique des feux de forêts et de buissons tant en Australie qu’en Californie dont les experts en climatologie ont désigné la cause : le réchauffement climatique. Il n’en est rien à nouveau car ces incendies, parfois catastrophiques, ne trouvent leur cause que dans le manque d’entretien de ces zones arborées.

Sources diverses dont OMS

2 réflexions au sujet de « Paludisme et réchauffement du climat : un rapprochement idéologique »

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  2. Pendant le PAG le paludisme était bien présent
     » A Versailles, le paludisme a été longtemps endémique. Le château a en effet été construit sur un terrain largement marécageux. Les magnifiques pièces d’eau qui ornent le parc devaient, notamment, en permettre le drainage et, avec le délicieux cynisme dont elle était coutumière, Madame de Sévigné écrit pendant leur construction : « les fontaines coûtent cher… sans parler des malades et des morts ».

    La garde suisse paye elle aussi un tribut très lourd au paludisme. Louis XIV lui-même n’est pas épargné. L’histoire rapporte qu’il achète très cher — quarantehuit mille livres — une préparation à base de quinquina à un apothicaire anglais, Talbot, ce que La Fontaine célèbre ensuite dans un poème au titre pour le moins inattendu « ode en faveur du quinquina « .

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