Encourager les enfants à devenir des propagandistes du climat.

Le chroniqueur australien Tony Thomas a écrit un article troublant sur Quandrant.org (lien en fin de billet), concernant une organisation australienne prétendument dirigée par des enfants activistes. Cette organisation exhorte désormais les enfants à engager des conversations avec des adultes afin de diffuser une propagande climatique effrayante. Voici le début de l’article de Tony Thomas qui va vous mettre dans l’ambiance : « Dans les années 1980, au plus fort de la guerre Iran-Irak, l’Ayatollah Khomeini envoya des enfants de 12 ans se promener dans le no-man’s-land séparant les deux fronts pour sauter sur les mines (afin de ménager un passage pour l’armée iranienne). Ces valeureux enfants portaient autour de la tête des bandeaux rouges louant le Prophète et chacun d’eux avait dans sa poche une clé en métal pour ouvrir la porte du Paradis. L’analogie avec les enfants australiens fanatisés pour répandre le message de la nécessité du « zéro-émissions-de-carbone » n’est pas parfaite ».

Cependant les choses peuvent ne pas évoluer comme prévu. Parce que tout adulte qui avait déjà fait l’expérience de la peur du refroidissement mondial dans les années 1960, à qui on a dit que les pluies acides anéantiraient les forêts du monde et que le trou dans la couche d’ozone provoquerait des cancers de la peau généralisés a, en fait, déjà entendu toutes sortes de prophéties du même type.

Il est intéressant de noter que le site Web schoolstrike4climate.com n’en reste pas là au sujet du climat et du carbone. Sa première page nous dit que l’Australie a été volée aux communautés des Nations Premières (les Aborigènes) et « qu’il ne peut y avoir de justice climatique sans justice pour les Nations Premières ». Si vous cliquez sur le gros bouton de ce site intitulé : Black Lives Matter Resources, vous êtes redirigé vers un document Google de 7 pages (lien ci-dessous) qui déclare de la même manière : « Il n’y a pas de justice climatique sans justice raciale … » Ces déclarations rappellent l’affirmation de Greta Thunberg, 17 ans, selon laquelle « Nous ne pouvons pas avoir de justice climatique sans équité entre les sexes ».

Justice climatique. Justice des Nations Premières. Justice raciale. Égalité des sexes. Que nous dit cet ensemble de causes ? Que ces jeunes ne sont pas du tout des rebelles. Ce ne sont pas non plus des penseurs indépendants. Plutôt que d’être sincères et passionnés par un seul problème qu’ils ont eux-mêmes soigneusement étudié, ces jeunes sautent simplement dans le train en marche connu sous le nom de politique de gauche à la mode.

Si vous croyiez vraiment que votre avenir était en péril, vous auriez déjà approfondi le sujet. Votre anxiété attiserait votre attention et vous poursuivriez un seul objectif réaliste et réalisable. Au lieu de cela, ces lycéens sont encouragés à croire qu’en sautant l’école un jour par semaine, ils vont convaincre le reste d’entre nous à faire un effort, non seulement pour le climat, mais aussi pour d’autres problèmes sociaux, de longue date très compliqués et restés sans solution. Tout doit être transformé pour leur satisfaction. Tout, en même temps, et rien de moins. Seul un jeune naïf peut imaginer que de tels problèmes puissent être résolus dans un délai raisonnable.

Largement inspiré d’un article de la journaliste canadienne Donna Laframboise. Liens : https://quadrant.org.au/opinion/doomed-planet/2020/10/the-climate-cults-brat-brigade/

https://docs.google.com/document/d/1Bz1d5iU3K31x9HdBKek1vlm6rw1kixfNWqyYlVw6fw8/edit

9 réflexions au sujet de « Encourager les enfants à devenir des propagandistes du climat. »

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  2. Hors sujet pour info :

    Procès Assange : dernier jour d’audience

    L’élément central de ce dernier jour est la fixation du jugement au 4 janvier 2021 par la juge Vanessa Baraitser. Un délai suffisamment long pour espérer (sans en être certain) que la campagne électorale présidentielle américaine soit déjà un peu loin dans le temps et que le nouveau président soit clairement désigné.

    Pour la défense, le professeur Michael Tigar juriste de la Duke Law School a tenté de montrer que l’inculpation d’Assange constitue un abus de pouvoir identique à l’affaire des Pentagon Papers en 1973 qui avait vu l’incarcération puis la libération de son principal divulgateur Daniel Ellsberg (ce dernier a d’ailleurs témoigné pour la défense).

    Pour rappel les « plombiers de l’administration Nixon se sont introduits dans les bureaux du psychiatre d’Ellsberg pour voler ses dossiers médicaux et Ellsberg a été mis sur écoutes de manière illégale. Un processus qui ressemble étrangement à l’intrusion de la CIA via la société espagnole UC Global pour espionner Assange, ses avocats, ses médecins et les journalistes qui venaient le visiter à l’ambassade équatorienne à Londres. Sans parler des possible projets d’enlèvement ou d’empoisonnement. L’affaire s’est conclue par une procédure d’impeachment contre Nixon et sa démission.

    Si la juge décidait de retenir ce témoignage et celui d’Ellsberg, ces éléments pourraient être suffisants pour libérer Assange, au-delà du problème épineux du conflit hautement politique entre liberté de la presse et protection des agents de l’État.

    « C’est essentiellement la même situation qui a mis fin à mon affaire et qui a conduit à la demande d’impeachment de Nixon et à sa démission », a déclaré Ellsberg dans un courriel. « En d’autres termes, Julian peut, par miracle, être libéré sur cette base (éventuellement), tout comme je l’ai été ! »

    Si Baraitser décidait de ne pas extrader Assange, ce serait très probablement en raison de cet abus de pouvoir à son encontre, ou en raison de sa santé physique et mentale face à un système carcéral américain particulièrement violent. De toute façon, cela pourrait éviter la question hautement politique du conflit entre espionnage et liberté de la presse.

    Le témoignage lu au tribunal par l’avocat d’Assange, Gareth Pierce, celui-ci a expliqué comment les avocats d’Assange ressentent encore maintenant de « l’angoisse » et de la « peur » à l’idée d’être surveillés. Son témoignage a également soulevé la question des effets personnels d’Assange à l’ambassade, y compris les clés USB et les documents juridiques, qui ont été mis dans une valise diplomatique et envoyés en Équateur et de là, aux États-Unis. WikiLeaks n’a été en mesure d’en récupérer aucun.
    Baraister exclut Barr

    La juge Baraitser a déclaré dès le début que, dans l’intérêt d’une audience rapide, elle écouterait tout et déciderait de la recevabilité des preuves après la fin de l’audience. Le gouvernement a déclaré que les preuves d’espionnage à l’ambassade étaient « inutiles », une affirmation très discutable, mais Baraitser pourrait être d’accord avec une telle affirmation.

    Mais jeudi, elle a pris la décision de rejeter une nouvelle preuve que la défense a tenté de produire : une déclaration du procureur général américain William Barr, faite le 15 septembre, dans laquelle il a déclaré que l’exécutif dispose d’une « latitude pratiquement incontrôlée » sur la question de savoir qui poursuivre. « L’exécutif dispose d’un pouvoir discrétionnaire pour déterminer quand poursuivre », a‑t-il déclaré.

    La défense a voulu produire cette preuve pour renforcer son argumentation selon laquelle les poursuites contre Assange sont politiques, ce qui lui interdit d’être envoyé aux États-Unis en vertu du traité d’extradition entre les États-Unis et le Royaume-Uni. Les affirmations de Barr font sauter la soi-disant « muraille de Chine » qui sépare la Maison Blanche du ministère de la Justice pour empêcher la politisation de la loi.

    Baraitser a retenu l’objection de l’accusation et a exclu la preuve représentée par la déclaration de Barr.
    Plaidoiries finales

    La plaidoirie de la défense sera présentée le 16 novembre, et celle de l’accusation deux semaines plus tard. L’équipe de la défense a déclaré que sa plaidoirie finale couvrira trois domaines :

    Une motivation politique. Cela peut inclure des poursuites sélectives, car Assange est poursuivi pour exactement les mêmes publications que celles du New York Times, du Guardian, d’autres partenaires médiatiques ainsi que Cryptome, qui a publié les noms des informateurs avant Assange, et pourtant seul Assange a été inculpé. Le témoignage de Cassandra Fairbanks selon lequel le président Donald Trump a lui même ordonné l’arrestation d’Assange, et les idées générales de Barr selon lesquelles le président décide des poursuites, plaident également en faveur de la qualification de poursuites politiques.
    Un abus de pouvoir. Cela ressort clairement des dépositions anonymes des deux anciens témoins de l’UC Global.
    Un traitement cruel et inhumain en cas d’extradition. Les antécédents médicaux d’Assange ajoutés à l’état des prisons américaines, équivaudraient selon la défense, à de la cruauté s’il était extradé.

    Source : Consortium News

  3. Bonsoir JH
    Pour moi, la majorité des adultes (surtout les plus âgés), sont assez insensibles et même indifférents aux thèses du réchauffement climatique. Pour la bonne raison qu’on leur parle de 2050 ou plus, époque où ils ne seront plus là. Pour les enfants, cette génération a grandi avec des prévisions très pessimistes (presque trop) des scientifiques, informations, professeurs, parents, et beaucoup d’entre eux sont donc inquiets pour l’avenir. Ça a entraîné des phénomènes excessifs un peu people que l’on connaît. Mais de là à les comparer aux pauvres minots envoyés au casse pipe par des extrémistes ou autres dictateurs, c’est quand même excessif et surtout inverseur de rôle. C’est sûr, on lit et entend des mélanges de tout et n’importe quoi, mais ces ados collégiens et lycéens vont devenir les scientifiques, ingénieurs et même entrepreneurs de demain. Si on leur explique clairement et honnêtement les excès ou au moins les risques que les générations précédentes ont fait (involontairement), ils seront à même de développer les moyens et solutions pour corriger les choses. Mais dans un esprit de progrès, de nouveaux modèles, sans remettre en cause les niveaux et qualités de vie, bien au contraire. De toutes façons, ils ne vont pas nous demander notre avis sur leur avenir. Mais il y a aussi parmi eux, différents points de vue, des débats. Bref, la vie.

  4. Les scientifiques de ce blog ont probablement lu quelques études sérieuses sur la propagation des virus à travers les matériaux ? Ils ont certainement aussi étudié la diffusion des virus dans l’air ? Ce qui est certain c’est que je préfèrerais lire ces études sérieuses que des élucubrations peu ou pas étayées qui dévalorisent totalement ce site…

  5. Un élément de réponse ?
    d’après Bruno Latour, grand penseur, philosophe, sociologue (et accessoirement co-héritier d’un des plus grands domaines de Bourgogne), le mot « Climat » est LE mot qui définit tous les combats de nos jours, et qui englobe de fait, le genre le spécisme, l’anti racisme, etc etc.
    Un bon point : il ne se prétend pas « climatologue », c’est déjà ça (ceci est de l’ironie).

  6. Pauvres « d’jeuns » !
    Il y a quelques années c’était le sida (à juste titre par ailleurs), pas de boogy woogy avant la prière du soir.
    Puis vint la grande peur de, au choix, le réchauffement/dérèglement/chaos climatique, la perte de la biodiversité, la sixième extinction (sans rébellion ?) de masse, ou tout ça en même temps.
    Et maintenant le/la Covid19, on ne sort plus, on ne reçoit plus, on ne danse, boit, rit, b*** plus, sous peine de 135€ d’amendes, voire plus si affinités.
    Faut reconnaitre que ça vaut bien « nos » peurs (je vous parle des plus de 40 voire 60 ans…)

    • L’homme a toujours vécu depuis la nuit des temps la peur au ventre. Il avait peur des volcans – en France ceux d’Auvergne – des éclipses de Soleil ou de Lune, des comètes, des tremblements de terre et dans certaines régions du globe qui y sont favorables des typhons et autres raz-de-marée. Nos ancêtres chasseurs-cueilleurs avaient peur des bêtes fauves et ont pu occuper des grottes avec une certaine sécurité quand ils ont su maîtriser le feu alors que ces mêmes grottes servaient de gite aux bêtes fauves avant qu’ils ne se les approprient. L’invention de l’agriculture a fait apparaître d’autres peurs : les sécheresses, les criquets, les chenilles qui pouvaient décimer une population entière en quelques mois. Puis les grandes épidémies favorisées par l’accroissement de la population ont été l’objet de peurs et de délires variés. Par exemple on brûlait des jeunes femmes parce qu’elles étaient accusées de répandre la peste. La peur a toujours été le moteur de comportements irrationnels et c’est encore le cas aujourd’hui …

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