Le Directeur du Max Planck Institute for Meteorology s’inquiète surtout de la panique que génère le « changement climatique »

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Dans une interview avec le quotidien allemand phare Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ),le Dr Jochen Marotzke, directeur de l’Institut Max-Planck de météorologie (MPIM), a déclaré que prédire à combien de degrés de réchauffement nous devons nous préparer était comme prédire l’avenir avec du marc de café et qu’il n’est pas du tout inquiet au sujet des « points de basculement climatique ».

Il a également évoqué le large désaccord entre les modèles climatiques, que les pires scénarios présentés par certains modèles étaient utiles à des fins d’évaluation des risques, c’est-à-dire des scénarios improbables mais ne pouvant pas être exclus (voir les notes en fin de billet). « Dans la dernière génération de modèles, certains d’entre eux sont beaucoup plus sensibles aux gaz à effet de serre que les modèles précédents en termes d’augmentation de la température », a-t-il déclaré.

Cinq degrés « très très improbable »

Interrogé sur les résultats du modèle français sorti plus tôt cette année, qui suppose cinq degrés de réchauffement pour un doublement du CO2 atmosphérique, Marotzke a exprimé son étonnement, en disant au FAZ ce qu’il pensait des scientifiques français : « Mon Dieu, qu’est-ce que vous faites ? Parce qu’il est très, très improbable que le vrai climat soit aussi sensible que le montrent ces nouveaux modèles ».

« La question de la sensibilité du climat est extrêmement complexe. Par conséquent, les résultats d’un modèle doivent d’abord être traités avec extrême prudence », a déclaré Marotzke.

Lorsqu’on lui a demandé pourquoi le modèle français produisait un réchauffement aussi élevé pour un doublement du CO2 Marotzke a répondu qu’il ne savait pas pourquoi : « Personne ne comprend pourquoi ils l’ont publié sans réfléchir au préalable. Les Britanniques l’ont fait différemment, ils ont dit que cette nouvelle valeur est un mystère. Ils veulent d’abord rechercher quelle en est la raison et si le taux de réchauffement est réaliste ».

Ne vous inquiétez pas des points de basculement climatiques

Plus tard dans l’interview, la FAZ a évoqué les soi-disant « points de basculement dans le système climatique », qui sont des « valeurs seuils qui mettent en mouvement des processus irréversibles qui, une fois lancés, ne peuvent plus être arrêtés ». Les points de basculement possibles nommés par certains scientifiques incluent l’inlandsis du Groenland, le Gulf Stream, l’Antarctique occidental, les récifs coralliens, l’Amazonie mourante, etc.

Quant à savoir s’ils pourraient se produire, Marotzke les considère comme « concevables » et que cela « ne peut pas être exclu » et avec « presque tous (ces points de basculement), nous ne savons pas où nous en sommes ».

Lorsqu’on lui a demandé lequel était le plus inquiétant, il a répondu: « Aucun ».

« Je ne vois aucun risque avec le Groenland »

Et même la fonte de la calotte glaciaire du Groenland n’inquiète pas le directeur du MPIM. Il a déclaré à la FAZ : « Cela va prendre tellement de temps – quelques milliers d’années – que je ne vois aucun risque avec le Groenland ».

L’Arctique n’est pas un élément de basculement

Au sujet de l’Arctique, Marotzke dit qu’il est « tout à fait sûr que ce n’est pas un point de basculement » et que la rétroaction de l’albédo des glaces « n’est pas l’effet dominant ». «La glace revient chaque année – en hiver, a déclaré Marotzke, qui est directeur du MPIM à Hambourg depuis 2003. « Lorsque la température redescendra, la glace de mer reviendra ».

Ne vous inquiétez pas du dégel du pergélisol

Il ne s’inquiète pas non plus du dégel du pergélisol, affirmant que la contribution au réchauffement « est relativement faible ».

« En outre, même si le pergélisol dégèle, on ne sait pas quelle quantité de méthane atteint réellement l’atmosphère », a déclaré Marotzke. « Le méthane peut être converti par les bactéries en CO₂. Je ne suis pas inquiet avec le méthane ».

« La panique climatique se retournera contre elle-même »

Interrogé sur ce qui l’inquiète, il répond: «La panique se retournera contre elle-même ». Marotzke met en garde contre la propagation de cette panique : « Cela peut devenir dévastateur. La question est : à quel moment les risques des mesures de protection du climat dépassent-ils les risques du changement climatique ? La panique n’aide pas ici, seulement une analyse et une mise en balance relativement modérée ainsi qu’une discussion démocratique aideront.

Source : Blog de Pierre Gosselin notrickszone.com

Lien : https://www.faz.net/aktuell/wissen/erde-klima/zu-kipppunkten-und-anderen-klima-sorgen-16701417.html?printPagedArticle=true#pageIndex_2

Notes. Le Docteur Marotzke, éminent climatologue de réputation mondiale, raisonne comme un actuaire et il a parfaitement raison. Définition de Wikipedia : « Un actuaire est un professionnel spécialiste de l’application du calcul des probabilités et de la statistique aux questions d’assurances, de prévention, de finance et de prévoyance sociale. À ce titre, il analyse l’impact financier du risque et estime les flux futurs qui y sont associés. L’actuaire utilise des techniques issues principalement de la théorie des probabilités et de la statistique, pour décrire et modéliser de façon prédictive certains événements futurs tels que, par exemple, la durée de la vie humaine, la fréquence des sinistres ou l’ampleur des pertes pécuniaires associées ».

Envisager des risques climatiques extrêmes est l’affaire des compagnies d’assurance. Comme le précise le Docteur Marotzke il est urgent sinon indispensable pour le monde politique d’évaluer les risques engendrés par les mesures de protection du climat, dont en particulier les objectifs totalement irréalistes de réduction des émissions de CO2, sur l’activité économique et industrielle, en regard des risques climatiques extrêmes. Je suggère à mes lecteurs la lecture de cet article de Roger Pielke Jr paru sur son blog ( http://rogerpielkejr.blogspot.com/2010/11/82-billion-prediction.html ) d’où il ressort un « hiatus » dans les frais engagés par les compagnies d’assurance pour couvrir les « désastres climatiques » qui n’ont pas augmenté depuis 1995 comme d’ailleurs les températures moyennes depuis cette même date.

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Il est difficile de trouver des représentations de ce hiatus couvrant la période 1995-2019 pour la simple raison que c’est « dérangeant ». Si un de mes honorables lecteurs connait une source fiable sur ce point particulier je lui serai reconnaissant de la communiquer en commentaire … La représentation la plus récente, ci-dessous, est celle publiée par Sir Christopher Monckton of Brenchley en 2015 dans un article repris par le Heartland Institute ( https://www.heartland.org/_import/01-17-15_monckton_on_2014_temps.pdf ) :

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4 réflexions au sujet de « Le Directeur du Max Planck Institute for Meteorology s’inquiète surtout de la panique que génère le « changement climatique » »

  1. Quand les derniers résultats des modèles français ont été dévoilés dans la presse il était dit :
    « Ce scénario dont « le degré de confiance à y apporter restent à évaluer »  »

    Mais le plus drôle est la phrase :
    « … a demandé « 500 millions d’heures de calcul assurées par les supercalculateurs de Genci et de Météo-France » soit 57 077 ans de travail ! Je suppose que dans ce labo on compte en heure de calcul des ordinateurs des années 80 pour arriver à ces 57 000 ans de calculs !

  2. Je ne suis pas sûr qu’on nous dise toute la vérité sur ce sujet. Quand on compare les courbes de température mondiale et qu’on prenne plusieurs relevés locaux, en Europe par exemple, il y a d’énormes écarts ,en fait un facteur de 2 à 3, comme il est montré dans cette étude assez complète d’une école d’ingenieurs. Et c’est exactement ce que je trouve dans ce que je trace depuis quelques années. Je crains qu’on découvre la vérité au fur et à mesure des années futures.

    https://www.emse.fr/~bouchardon/divertissement/temp%20St-E%202018.htm

    • Ciel, on va finir flambés…
      Zut, je suis arrivé sous des trombes d’eau, impossible de rouler à + de 20 km/h.
      Il faudra attendre pour l’omelette norvégienne 🙂

    • Et prenons les tornades : ce n’est pas nouveau. Le Brassus a été ravagé 2x par des tornades, dont une a dplacé la cloche de 20 m, et fait quelques morts. Saint-Claude de même, 11 morts. Ceci, il y a environ 100 ans.
      Tout cela pour 3 seaux de charbon. Tremblez pauvres païens, vous allez flamber.
      Je vous conseille le Grand-Marnier 😉

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