Science et politique ne pourront jamais faire « bon ménage ». 1. Science et mensonge.

À la suite du commentaire d’un honorable lecteur de mon blog je voudrais coucher sur le papier virtuel quelques commentaires relatifs aux dérives de la science en général et de la biologie en particulier en prenant quelques exemples vécus au cours de ma carrière passée de chercheur en sciences biologiques ou que je peux comprendre grâce à mon bagage universitaire passé. Ces dérives sont toujours catalysées par la main-mise du monde politique et des organisations non gouvernementales ultra-politisées sur la science. Cet état de fait conduit à une négation des principes fondamentaux de la déontologie scientifique et conduit le scientifique à se renier, subissant la pression économique lui permettant de poursuivre ses travaux. Ce dernier point sera examiné dans une ou plusieurs autres parties de mon analyse.

Le premier exemple qu’il me paraît important de citer est le cas du glyphosate plus connu sous le nom de Round-up. Cet herbicide a une structure chimique incroyablement simple puisqu’il s’agit d’un dérivé phosphonylé de l’acide aminé le plus simple de la nature vivante, la glycine. Ce produit est un puissant inhibiteur d’une activité enzymatique qui n’existe que chez les végétaux, l’EPSP synthase. La molécule est chargée négativement et elle n’a aucune chance d’interagir avec l’ADN qui est une macro-molécule elle-même chargée négativement. Prétendre que le glyphosate est toxique pour les animaux relève de la fausse science comme de prétendre que ce produit puisse être cancérigène. Il s’agit de fausse science également, donc de mensonges délibérés, quand on a prétendu que les plantes génétiquement modifiées pour résister au glyphosate étaient également dangereuses. Ces plantes ont été modifiées pour sur-exprimer la cible primaire de ce glyphosate, un point c’est tout. La cible primaire en question est une protéine banale au même titre que par exemple l’albumine du blanc d’oeuf. La campagne mondiale de dénigrement du glyphosate est entièrement basée sur de la fausse science. Les conséquences d’une interdiction du glyphosate n’ont pas effleuré les cerveaux déliquescents de ces politiciens et de ces activistes qui sont des menteurs compulsifs. Il est vrai qu’ils ont coutume de ne jamais évaluer les conséquences économiques de leurs décisions.

Venons-en au climat. Je ne suis pas climatologue mais j’ai suivi lors de mes études universitaires des cours de thermodynamique et quand je me suis rendu compte que le forcing radiatif dont l’existence était trouvée dans la théorie de l’effet de serre se trouvait être en directe contradiction avec le deuxième principe de la thermodynamique j’ai tout de suite creusé le problème en lisant des centaines d’articles scientifiques de qualité et non pas des coupures de presse à sensation. Pour faire simple la théorie de l’effet de serre stipule que les couches élevées de l’atmosphère nécessairement plus froides que celles se trouvant par exemple au niveau de la mer étaient capables par rayonnement infra-rouge de réchauffer ces basses couches de l’atmosphère. Cette affirmation m’a paru étrange pour un ancien étudiant en thermodynamique qui cirait les bancs des amphis de la fac il y a plus de 50 ans. Les lois de la thermodynamique n’ont pas changé depuis cette époque, ça se saurait. Pourquoi cette science a-t-elle été mensongèrement modifiée ? Simplement à des fins politiques. Quand des organismes politiques se mêlent de science il faut se méfier mais seuls des scientifiques ou d’anciens scientifiques peuvent s’en rendre compte, certainement pas les journalistes et encore moins les organisations non gouvernementales, aveuglées par leurs idéologies.

Venons-en maintenant à un sujet de fraîche actualité le SARS-Covid-19. Il s’agit d’un nouveau virus de type corona apparu lors de mutations très probablement spontanées comme c’est le cas pour la plupart des rétrovirus à ARN à simple brin comme matériel génétique. Tous les virologistes et tous les infectiologues le savent. En connaissance de cause ces spécialistes n’excluent pas une installation saisonnière de ce virus avec des mutations de son matériel génétique au cours du temps qui peuvent conduire à une plus grande virulence ou au contraire à une atténuation progressive de celle-ci. Il en est de même pour les virus de type Influenza qui chaque décennie environ sont légèrement différents et provoquent alors de sérieux problèmes tant sur le plan sanitaire que pour la mise au point de vaccins. Tout le corps médical le sait et l’industrie pharmaceutique ne l’ignore pas non plus. La grippe coronavirale qui sévit toujours sur le continent américain pourra donc réapparaître l’hiver prochain en Europe sous une forme encore plus virulente ou au contraire ne provoquer que des petits rhumes comme la plupart des coronavirus. Et alors ? La grippe asiatique de la fin des années 1950 reste l’épisode le plus meurtrier après la grippe dite espagnole depuis que l’humanité a redécouvert les pandémies : deux millions et demi de morts dans le monde dont 200000 aux Etats-Unis. Si la médecine ne se considère pas comme une science exacte puisque son matériel d’étude est l’homme avec toute sa variabilité, cette discipline fait cependant appel aux disciplines scientifiques et techniques comptant parmi les plus sophistiquées et c’est précisément cet aspect de la médecine qui a favorisé son développement et la précision des diagnostics. Je cite un exemple qui est personnel. Il y a 3 jours le médecin a fait un prélèvement sur une infection que je traine depuis plusieurs semaines. En 48 heures le laboratoire d’analyses médicales a rendu son verdict de résistance ou de susceptibilité à 18 antibiotiques différents. Il y a seulement 20 ans cela aurait relevé de la science-fiction. Et si je veux enfoncer le clou en écrivant que la médecine n’est pas encore une science exacte, le germe dont je souffre des effets sur ma santé est résistant à 2 des 3 antibiotiques qui m’avaient été prescrits ces dernières semaines, j’ai développé une allergie au troisième ! Ce sont des faits et non pas des mensonges ou des fantasmes.

Pour le coronavirus le monde politique s’est emparé de l’affaire et alors ce fut un festival de fausses nouvelles, de mesures et de contre-mesures de protection, de décisions ridicules comme le confinement généralisé, de débats sans fin relatifs à l’origine du virus. Il y a aussi, faut-il le rappeler puisque les êtres humains ont la mémoire courte, l’énorme mensonge de la dangerosité de ce virus qui au final n’aura pas fait plus de victimes que la grippe asiatique qui provoqua la mort de 2,5 millions de personnes dans le monde. Quand les politiciens vont-ils organiser des processions religieuses pour conjurer le mal ? Encore une fois quand la politique se mêle de science cela conduit à un désastre. Dans un prochain billet je ferai part de mes impressions contrariennes sur d’autres sujets relatifs à la science et de ses interférences avec le monde politique au fil de mon inspiration du moment.

4 réflexions au sujet de « Science et politique ne pourront jamais faire « bon ménage ». 1. Science et mensonge. »

  1. Que ce soit la politique qui agisse tel que vous le décrivez, Cher Jacqueshenry, c’est vrai et faux en même temps.
    De fait ici la politique est elle-même phagocytée par le pouvoir, non pas économique stricto sensu, mais par celui monétariste, dit néolibéral, infiniment plus dangereux et stupide.
    Il est fortement probable qu’en effet un plan ait été concocté de leur part pour pouvoir conserver, sinon leur fortune, du-moins le pouvoir que cela leur confère.
    Il y a quatre mais ne pouvant que montrer l’immense imbécillité de cette bande d’abruti:
    – comme vous l’avez souligné, la Chine et la Russie, ainsi que tous les pays qui gravitent autour n’y répondent pas;
    – ce plan rend compte d’une remise à zéro des économies par l’annulation des dettes, or, la question n’est plus celle-ci mais celle de la valeur réelle des monnaies qui n’en ont plus d’avoir été trop produite;
    – la richesse réelle, nationale et mondiale, ne dépend pas du flux monétaire mais de la solidité industrielle, agricole et minière de chaque pays, la monnaie n’étant là que pour rendre la chose possible, ne pouvant être l’économie par elle-même;
    – la politique reprend ses droits, c’est à dire que les seuls rapports de force monétaristes deviennent invalides sous une forme ou une autre suivant les pays, ce qui na peut que provoquer de graves soubresauts dont nous pouvons percevoir les début aux USA notamment.
    Un autre phénomène visible c’est ce blocage intellectuel qui touche surtout l’Occident et qui, à mon sens, est patent en déterminant le nombre de morts par million d’habitant lors de cette pandémie au regard du tissu sanitaire de ceux-ci.
    Vous remarquerez, je n’ai pas relevé les chiffres il est vrai, que la France, l’Italie, l’Espagne et la Belgique ont, en ce sens, les plus mauvais résultats en Europe de l’union quand, cela est à remarquer, les anciens pays de l’est font mieux, du-moins de ce que j’ai pu en saisir, l’Allemagne se trouvant en entre-deux de par, c’est mon explication, le fait que la moitié de ce pays était également de l’est.
    Un seul exemple de ce blocage, l’hypothèse voulant que le genre Homo serait paru d’un singe descendant de l’arbre, ce qui entre en contradiction d’avec la loi évolutive de Dollo voulant qu’une évolution ne peut revenir en arrière, il n’est qu’à voir la forme des pattes arrière des singes arboricoles et ceux de leurs descendant (c’est le cas de la dire) qui se sont retrouvé à devoir se déplacer au sol.

    • « De fait ici la politique est elle-même phagocytée par le pouvoir, non pas économique stricto sensu, mais par celui monétariste, dit néolibéral, infiniment plus dangereux et stupide. »
      Je serais curieux de vous lire sur ce que vous entendez par néolibéral.
      Le libéralisme s’appuie sur la liberté et la responsabilité des individus en opposition totale au collectivisme qui attribue des pouvoirs dangereux et stupides aux hommes politiques.
      Néo ou ultra ou turbo n’apportent rien à la définition du libéralisme sinon une connotation négative.
      Devrait-on parler du néosocialisme pour le Venezuela pour ce pays ruiné par idéologie.

  2. Soignez vous bien!
    Sinon pour les clowns de l’effet soit-disant de serre, ils oublient la dégradation de l’énergie, ce qui fait qu’elle repart dare-dare vers l’espace, n’étant plus bloquée par la fenêtre.

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