Le rêve américain … une illusion

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La démocratie américaine veut imposer au monde entier sa conception de l’organisation politique … Il y a beaucoup à redire, c’est presque grotesque.

Parmi les nations dites occidentales, les Etats-Unis se distinguent en effet par leurs nombreux records  :

La plus grande inégalité de revenu …

Le plus important taux de pauvreté …

Le plus grand nombre d’enfant pauvres …

Le pire style de vie pour les enfants …

La plus faible mobilité sociale …

Le plus de gens sans protection sociale …

Le plus haut taux de mortalité infantile …

Le plus grand nombre d’obèses …

Le plus important usage d’anti-dépresseurs …

La plus faible espérance de vie à la naissance …

Les plus fortes émissions de carbone …

La pire inégalité des genres …

Les plus importantes dépenses militaires …

Le plus de ventes d’armes …

La plus grande population carcérale …

Le plus grand nombre de meurtres …

Let’s make America Great Again ? Ce pays est foutu !

Quand Emmanuel Todd a écrit son essai intitulé « Après l’empire, essai sur la décomposition du système américain » en 2002 il ne pouvait pas si bien le décrire. Depuis la fin de la seconde guerre mondiale les USA ont construit leur hégémonie de façade sur la suprématie du pétro-dollar, un concept confondant le prix du pétrole et la valeur du dollar, monnaie considérée comme référence sur les marchés financiers mondiaux à la suite des accords de Bretton Woods imposés au monde occidental dans son ensemble par le vainqueur auto-proclamé de la seconde guerre mondiale. Cet état de fait accepté avec une certaine réticence par de nombreux pays européens alors confrontés à la situation de la « guerre froide » fut finalement entériné que ce soit en Europe mais aussi au Japon, en Corée, en Thaïlande ou encore en Indonésie et en Afrique du Sud sous la menace à peine dissimulée de la Maison-Blanche et ne parlons même pas des pays européens qui furent mis sous tutelle dès la fin du conflit mondial par les USA à l’ouest et par l’URSS à l’est. Il s’agissait des tractations ignominieuses entre Roosevelt et Staline, ceux qui ont la mémoire un peu moins courte que la moyenne s’en souviennent. Bref, les objectifs impérialistes du « Deep State » américain furent confortés par des coups tordus à répétition, depuis Cuba jusqu’au Golfe du Tonkin, les armes de destruction massive irakiennes, les gaz de Assad, les crimes de Kadhafi et maintenant le « virus chinois ». L’impérialisme américain, alimenté par le messianisme des Evangélistes, n’est qu’une caisse de résonance creuse qui a appauvri tout un peuple et en fin analyste de la démographie Emmanuel Todd l’a clairement montré dans son essai prémonitoire en se basant sur l’augmentation de la mortalité infantile et la baisse de l’espérance de vie aux Etats-Unis. On y est ! La plus importante conséquence de cette crise sanitaire « coronavirale » sera la chute de l’hégémonie américaine … et je le souhaite, faisant fi de toutes les accusations d’anti-américanisme primaire que certains des lecteurs de mon blog résolument contrarien m’affligent. J’ai au moins le courage de mes opinions (que je ne partage qu’avec moi-même comme avait coutume de le répéter Pierre Desproges). Je ne plaisante pas.

12 réflexions au sujet de « Le rêve américain … une illusion »

  1. Hors sujet, concerne votre retraite.
    Je vous confirme que mes versements de retraite, Sécu et complémentaires sont inchangées depuis plusieurs mois (sauf modulations dues à prélèvement impôt sur le revenu, et revalorisation), et identiques en mai et en avril 2020.
    Avez-vous pu avoir une explication de la baisse de la vôtre ?

  2. Il faut être bien optimiste pour voir sombrer l’hégémonie étasunienne… Comme le diable les USA ont la capacité incroyable de se renouveler encore et encore. A voir nos politiques le petit doigt sur la couture du pantalon on va lècher les santiags et payer tribut encore bien longtemps ! Il suffit de regarder les cours de la Bourse pour voir que tout s’aligne toujours sur Wall Street… Comme l’affirme si bien Houellebeque le monde nouveau sera comme avant mais en pire.

  3. Bien évidemment la situation est beaucoup plus favorable en Chine, en Corée du nord, en Russie, en Inde, en Afrique, bref pour plus de 80 % de la population mondiale.

  4. Le déclin de l’empire américain ? Oui. La chute ? Non. L’Amérique a encore de beaux jours devant elle.
    Trois raisons :
    1. la conception et la maîtrise des technologies d’avenir ;
    2. les changement dans la composition de sa population (dans 30 ans, ce sont les latinos et non plus les wasp qui seront majoritaires) ;
    3. la séduction culturelle (partout dans le monde les gens veulent s’habiller comme des Américains, veulent manger comme des Américains, veulent se distraire comme des Américains et essaient de parler – maladroitement – comme des Américains).

  5. Par 2 fois, mon projet de m’installer aux USA pour y vivre ont été anéanti par des événements familiaux
    Encore aujourd’hui, j’en ressens toujours les plus grands regrets

    • J’ai vécu deux ans et demi en Californie du sud à la fin des années 1970, je vivais dans des quartiers aisés et je ne fréquentais que l’élite universitaire. Je n’ai donc pas d’opinion objective – je veux dire appuyée sur une expérience personnelle – au sujet de la déliquescence généralisée des Etats-Unis. Après être revenu en France j’ai songé à m’exiler le soir du 10 mai 1981 pour l’Australie mais avec 3 enfants, une maison et des dettes à la banque et une bonne situation je n’ai pas fait ce choix. Si j’habite ici à Tenerife il n’y a que trois raisons : je suis à la retraite, le climat est printanier toute l’année et la vie est moins coûteuse que partout ailleurs en Europe. Mon dernier fils a choisi l’exil au Japon et il a bien raison !

      • Les USA ont beaucoup changé, ces quarante dernières années. Leur destin, c’est celui de devenir une sorte de Brésil du nord (c’est-à-dire un melting pot ou le caractère latino dominera) avec l’espagnol pour langue d’usage.

  6. Pour le plus grand nombre en Europe et en France ce n’est pas tant son existence qui, désormais, angoisse mais sa prochaine disparition: même beaucoup de ceux qui détestent l’empire US le craignent.

    • Ce n’est pas Emmanuel Todd qui en est l’auteur. En tant que démographe il a examiné les taux de mortalité infantile et l’évolution de l’espérance de vie aux USA. Il en a prédit que la santé des Américains se dégradait et qu’il s’agissait d’un des premiers signes de désagrégation des structures sociales du pays. Se basant sur ce même type d’étude Todd avait prédit la chute du bloc soviétique et il ne s’est pas trompé. Sa prédiction remarquable fut émise en 1976 (« La chute finale ») à une époque où les Américains étaient convaincus que le blog soviétique perdurerait longtemps. Todd a également prédit la chute de l’Union européenne et de l’euro. J’espère qu’il ne s’est pas trompé !

  7. Critiquer un empire c’est simple. Le remplacer très risqué. D’ailleurs le Européens qui sont des vassaux se mettent à geindre dès que les USA se retirent d’une zone de conflit. Comme on aura plus de De Gaulle ou de Churchill avant quelques années…

    Aux USA il y a une forte dichotomie entre les « Rednecks » en gros et les pseudo-gagnants du système plutôt citadins. Un peu comme en France à l’époque de l’exil rural les gens ont un sentiment de honte de dire qu’ils sont originaires de de telle ou telle « région » et donc renient leurs origines. De plus ils s’inventent en passant des origines extraordinaires en Europe. Pourtant quasiment toute cette émigration était celle de gens très pauvres et non éduqués quittant l’Europe pour trouver du travail aux USA. Il semble donc que dans ‘esprit d’une certaine intelligentsia il faille renier ces origines et même les cacher ou les faire disparaître.. D’où le mépris envers ce peuple qui a voté pour Trump. La soumission du milieu universitaire américain à la doxa « ultra-libérale » est vraiment lamentable et me semble ressortir de ce complexe concernant les origines sociales. Quand on voit les conditions de vie, de travail, d’éducation, de nutrition et d’accès à la santé de ces Américains pauvres on peut presque parler de Génocide.

    Il est un peu court de parler des Evangélistes comme de demeurés: cela me semble être justement la vision colportée par les pseudo-élites américaines. Je pense au contraire que ce sont des gens de bons sens qui souhaitent revenir aux valeurs fondatrices de la démocratie américaine et portent des valeurs à contresens de la société de mort qui leur est proposée. Il y a parmi eux de personnes qui sont en prison pour avoir eu le courage de critiquer l’industrie de l’avortement ( la vente des cellules et organes de foetus à la découpe est absolument abominable et il est interdit d’en parler) . Ceux qui ont eu le malheur également de critiquer l’industrie pharmaceutique risquent même leur vie. Ces petits blancs sont contre l’état profond de Washington. C’est pour cela qu’ils sont dénigrés.

    Je ne critique pas votre anti-américanisme (j’ai d’ailleurs toujours en vue dans ma bibliothèque le livre Les Américanoïaques de Rezvani!). Ce qui me semble discutable c’est d’oublier que dans le domaine de la bêtise les pseudo-élites Françaises sont vraiment dans les sommets et qu’elles vont nous mener à la même situation par conformisme et soumission. Dans quelques années beaucoup de Français vivront le même drame que les petits blancs américains, et la situation ne sera sûrement pas meilleure pour les populations d’origine immigrée.

  8. La France va se péter la gueule bien plus rapidement. Et vous verrez à ce moment qu’ils sont bien les meilleurs. En conneries.

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