En vertu du principe de précaution on laisse mourir des malades en France !

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Eric Verhaeghe, essayiste, fondateur du site d’information sociale Tripalio, revient pour RT France sur la question du refus du gouvernement d’admettre l’efficacité de l’hydroxychloroquine.
Hydroxychloroquine : la bureaucratie sanitaire nuit gravement à la santé et au portefeuille… 26 avr. 2020
L’institut de Didier Raoult vient de publier une pré-étude capitale que nous republions, montrant l’efficacité de l’hydroxychloroquine. Cette étude porte sur plus de 1.000 patients. Pendant ce temps, la bureaucratie sanitaire continue son long combat pour disqualifier une solution prometteuse, peu coûteuse, mais qui ne plait pas à la cour. Il ne s’agit pas ici de céder à une Raoultmania, ni de plaider de façon aveugle en faveur de l’hydroxychloroquine associée à l’azythromycine comme remède miracle qui annoncerait d’un coup de baguette magique la fin de la pandémie et le retour du bonheur sur terre.

L’hydroxychloroquine et ses défauts

Pour aller plus loin, commençons même par dire tout le mal que l’on pense de la solution à l’hydroxychloroquine. La pré-étude qui vient d’être publiée est loin de régler tous les problèmes, puisqu’elle indique que, grâce à ce traitement, la mortalité sur 1 000 patients pris au début de la maladie tombe à moins de 1%, et apporte des taux de guérison record. Sur le fond, ces chiffres sont bons mais ne garantissent pas une guérison à coup sûr. Ils permettent juste d’affirmer que l’hydroxychloroquine associée à l’azythromycine permet de diviser par quatre ou cinq le taux de mortalité de la maladie.

Un traitement qui ne nuit pas à la santé

Ce faisant, l’hydroxychloroquine montre aussi son absence de dangerosité criante. Dans la campagne qui a suivi les annonces tonitruantes de Didier Raoult, on a lu beaucoup d’articles affirmant que ce produit, connu depuis des dizaines d’années et couramment utilisé pour lutter contre le paludisme par tous les voyageurs occidentaux en partance pour l’Afrique ou l’Asie, pouvait tuer. Les auteurs de ces papiers aux origines opaques préféraient visiblement laisser les malades mourir du coronavirus plutôt que les exposer au risque très faible d’un effet secondaire de l’hydroxychloroquine. Hydroxychloroquine et principe de précaution

Il faut mentionner aussi Russie, Corée du Sud, Etats-Unis, Inde… : ces pays qui misent sur la chloroquine. Cette condamnation de l’hydroxychloroquine est prononcée par la Haute Autorité de Santé française au nom du principe de précaution, et défendue comme telle par les serviteurs zélés du pouvoir : l’État ne peut pas recommander un traitement potentiellement dangereux (sous-entendu : il vaut mieux laisser les gens mourir plutôt que se tromper en leur administrant un traitement risqué). Plutôt que d’éviter le mur en prenant des responsabilités, fonçant dedans sans risquer une improbable sortie de route… Les mêmes qui actionnent le principe de précaution pour barrer la route à l’hydroxychloroquine n’ont pris aucune précaution pour commander des masques et des tests en temps et en heure pour la population. Entendre la bureaucratie sanitaire expliquer dans le même temps que le port du masque n’est pas obligatoire et que l’hydroxychloroquine est dangereuse révèle toute la bouffonnerie de l’État en France aujourd’hui, et des élites qui le contrôlent.

La France est l’un des derniers pays où l’État condamne l’hydroxychloroquine

Le refus obsessionnel de l’hydroxychloroquine en France tranche avec les mesures d’ouverture prises largement à l’étranger. Pour la seule Europe Occidentale, la Belgique, les Pays-Bas, le Portugal, l’Italie, la Grèce, recommandent officiellement le traitement du coronavirus avec l’hydroxychloroquine. La Russie, les États-Unis, la Chine, le Brésil, font de même. Pourquoi les élites françaises luttent-elles avec autant d’obstination contre un produit français, qui pourrait être produit en France ? Pourquoi font-elles le lit du Remdesivir de Gilead, produit à des coûts très élevés aux États-Unis, et qui n’est ni commercialisé, ni, à ce stade, efficace ? La bureaucratie sanitaire nuit gravement à la santé. Il faudrait une commission parlementaire pour clarifier les raisons réelles des barrages bureaucratiques contre l’hydroxychloroquine. D’ici là, on peut s’interroger sur le nombre de Français qui vont mourir du fait de ces blocages ineptes. Sur quelle base légale, humaine, philosophique, un fonctionnaire peut-il décider dans le confort de son bureau si oui ou non tel patient a droit à l’hydroxychloroquine ? Sur quel fondement le patient est-il privé de la possibilité de s’exposer ou non à un risque qu’il souhaite prendre en toute transparence pour sa santé ? La bureaucratie sanitaire va décidément très loin dans la dépossession de nos libertés. Cette dépossession est d’autant plus absurde qu’une quantité phénoménale de médecins utilisent pour eux-mêmes l’hydroxychloroquine ou souhaitent l’utiliser (80% selon le Quotidien du Médecin).

La bureaucratie sanitaire nuit gravement au portefeuille des Français

Au-delà de ces risques sanitaires graves, on peut s’interroger sur la stratégie industrielle de cette bureaucratie qui contrôle le pays et nos vies. Pourquoi avantager l’industrie américaine quand l’industrie française est reconnue et choisie dans de nombreux pays du monde ? La haine portée à l’iconoclaste Raoult et l’insoumission de celui-ci aux élites parisiennes justifient-elles à ce point un abus de pouvoir technocratique que les intérêts nationaux soient compromis ? Au fond, pour la haute fonction publique, le protocole aristocratique passe bien avant l’intérêt général. En soi, cette préférence justifie une épuration profonde de nos élites publiques. Eric Verhaeghe

20 réflexions au sujet de « En vertu du principe de précaution on laisse mourir des malades en France ! »

  1. Bonjour, moi j’ai juste une simple petite question : SI la Belgique soigne au moyen de la Chloroquine, pourquoi alors en proportion de la population, hors micro-États, c’est en Belgique que la mortalité est la plus élevée (612 morts par million d’habitants), devant l’Espagne (496), l’Italie (441), la France (350) et le Royaume-Uni (305). Les États-Unis (164) arrivent loin derrière?

    • Ce n’est que très récemment que la Belgique a adopté le traitement préconisé par les Chinois et utilisé à Marseille, la seule ville à avoir un taux de létalité très inférieur au reste de la France (nombre de de morts par rapport au nombre de personnes infectées). Ce traitement doit être appliqué en début d’infection lorsque les tout premiers symptômes apparaissent, après c’est trop tard. Il faut donc être testé et il faut donc des infrastructures pour réaliser ces tests. À Marseille, jusqu’au 27 avril 25800 tests ont été effectués dont 16000 personnes symptomatiques ont été traitées. Seuls 630 patients ont été hospitalisés.
      Je vous suggère de voir la dernière communication du Pr Raoult :

  2. « SI la Belgique soigne au moyen de la Chloroquine, pourquoi alors en proportion de la population, hors micro-États, c’est en Belgique que la mortalité est la plus élevée »

    Cela dépend de la manière de rapporter les décès.
    Comparée à une autre mesure – l’excès de mortalité (toute cause confondue) – la Belgique est au même niveau que les Pays-bas, et bien inférieure à la région française du Grand-Est.

  3. D’abord GRAND MERCI pour votre travail que je suis depuis plusieurs années! Et 2 choses: espérons que vous dites vrai pour la Belgique car, sur place, on croit que les communistes ont pris le pouvoir grâce au covid-19. A vérifier. La France a inclus le « principe de précaution » dans sa Constitution. Le mot « principe » ne peut pourtant pas être associé à « précaution »: quoi que l’on fasse, on doit prendre des précautions! Et, quoi qu’il arrive, ce « principe » – qui ne peut en être un – ne sera évoqué que par des puissants pour bloquer une initiative qui ne leur plaît pas. Droit de veto aux riches. Il est appliqué à la chloroquine par Big Pharma…. le pays de Descartes a perdu la raison.

  4. ce qui se passe actuellement dépasse l’entendement, … et suscite de justes interrogations,
    par exemple, pourquoi le changement de statut de la chloro juste au départ de la pandémie?
    Par exemple, ils ont remarqué que les fumeurs semblaient moins contaminés, mais par contre, on ne sait toujours pas si les patients traités à la chloro pour d’autres affections sont eux aussi protégés ou pas, alors que cette vérification pourrait et aurait du être faite depuis longtemps?
    Par exemple, qui au comité scientifique a validé l’inutilité du port du masque certifiée par la pauvre Sibeth, car aucun ne s’est exprimé pour dénoncer cette imbécilité?
    Les théories du complot fleurissent, mais même la bêtise la plus crasse ne peut expliquer cette suite ininterrompue de décisions aussi incompréhensibles
    et dans sa dernière vidéo le druide marseillais est lui aussi stupéfait, sans réponses

  5. L’étude de Raoult ne pose-t-elle pas des problèmes ethiques de recherche? Pas de placebo, élimination de l’étude des personnes trop malade, et de toute façon le prof Raoult est persuadé que la chloroquine est efficace….Je ne suis pas chercheur et j’ai rien contre ce monsieur mais cela ne me donne pas confiance en lui…

    • Raoult respecte le serment d’Hippocrate! Ceux qui laissent mourir les gens sous prétexte d' »études en double aveugle » sont des criminels.

    • Les protocoles d’étude dits en « double-aveugle » ont été imaginés et utilisés par des laboratoires pharmaceutiques pour étudier d’une part l’efficacité d’une molécule et d’autre part pour en connaître les effets secondaires. Il y a différentes phases dans ces essais abusivement appelés « cliniques ». La première phase est réalisée en laboratoire par exemple avec des animaux ou des cultures de cellules. Puis on effectue des essais sur un grand nombre de volontaires rétribués à cet effet. Les volontaires sont choisis selon les pathologies dont ils souffrent par exemple des obèses dans le cas de l’étude des statines. Les laboratoires pharmaceutiques doivent effectuer ces essais cliniques selon un protocole très strict afin d’obtenir l’autorisation de mise sur le marché du produit. Il s’agit de formalités scientifiques mais également administratives réalisées sans caractère d’urgence, pour des maladies de longue durée ou chroniques. Mais quand il y a urgence comme dans le cas du coronavirus qui tue peu de gens, à plus de 80 % des « vieux » souffrant d’autres pathologies, le corps médical essaye des produits qui ont montré leur efficacité sur des cultures de cellules mais qui n’ont jamais donné lieu à des essais cliniques puisqu’il faut disposer de malades testés positifs pour ce virus qui est nouveau. La chloroquine inhibe la multiplication du virus avec des cultures de cellules. Raoult a testé dans son hôpital ce produit archi-connu et peu coûteux et il a constaté deux choses essentielles. Traité précocement la charge virale du malade diminue très rapidement, en moins d’une semaine, et le malade ne souffrira d’aucune complication pulmonaire. La chloroquine seule diminue la charge virale. Par contre si le malade est traité tardivement cette molécule n’a alors aucun effet puisque le système immunitaire a réagi très violemment et c’est cette réaction immunitaire qui détruit les poumons, le péricarde et même des neurones. Ce que Raoult a découvert et qui est très inquiétant est le fait que des patients positifs pour le virus et asymptomatiques présentaient déjà des lésions pulmonaires. Même si Raoult n’a pas respecté les protocoles des tests en double aveugle il a fait progresser la connaissance de ce virus.
      Je voudrais mentionner encore que de nombreux produits anti-cancéreux expérimentaux sont « essayés » sur des malades sans leur consentement avec l’espoir qu’ils pourraient éventuellement sinon guérir du moins avoir leur vie un peu prolongée. Cela ne transgresse pas les règles fondamentales du respect de la vie auxquelles les médecins doivent se plier. Je ne vois nulle part que les travaux du Professeur Raoult puissent être contestés.

      • dites les essais dont vous parlez sur les malades de cancers qui ne seraient pas prévenus se font je l’espère sur des personnes qui sont de toutes les façons condamnées à coup sur ! Exemple qui n’a donc rien a voir avec le protocole de Mr Raoult qui lui insiste pour l’appliquer sur des personnes en tout début de contamination et qui donc pour une très grande majorité (plus de 99% chez les jeunes) guériraient sans pb ! Ce que reproche beaucoup d’autres spécialistes à Mr Raoult, c’est de ne pas se soucier de la balance bénéfice/risque avec sa combinaison médicamenteuse ! C’est tout ! De plus les largesses vis à vis de sa communication avec arguments d’autorité qui ne sont jamais bon ni recevable sur ce genre de sujet, plus les arrangement qu’il a pris dans l’annonce de ses résultats (plus que choisi) ne peuvent pas être sources de confiances!
        Quelque soit le résultat sur l’intérêt du traitement « Raoult » c’est sa démarche qui aura été le plus gros problème! pas ceux qui ont tout de suite relevé ses gros écart de comportement pour quelqu’un de ce niveau reconnu de compétences.

      • Hippocrate ne devait pas trop se préoccuper de « protocole », de « démarche », il soignait et tentait d’agir pour le mieux. Si tous les médecins pouvaient agir comme lui…. Et, oui, les protocoles existent, ils sont utiles quand on a le temps, dès qu’on a le temps!

  6. Ce n’est pas de la bêtise, c’est de la perversité. Il faut cesser de leur donner l’excuse de la bêtise.
    A noter en passant que l’Italie a vu sa note dégradée, et que aux dernières nouvelles, seule la France et l’Italie auraient recours aux Eurobonds. En clair, France et Italie vont finir pas voguer dans la meme galère, c’est a dire beaucoup moins vite que le reste du bateau Europe.

  7. Dans un complot il y a des choses que l’on cache ou que l’on tait. Celui qui s’interroge réclame la lumière des faits pour comprendre le sens d’une action.
    Alors, qui de celui qui ment ou celui qui cherche la vérité est complotiste ? Question niveau MAT SUP : maternelle supérieure.
    En plus de laisser la propagation d’un virus, dont la cible connue est à 80% les vieux, pénétrée dans un lieu, territoire national puis EHPAD, comment le rendre efficace pour augmenter son taux de mortalité (qui peut servir à faire peur aux gens . Machiavel : Celui qui contrôle la peur, maîtrise l’âme des hommes).

    J’interroge ….

    • Cette affaire de Rivotril est un véritable scandale et le gouvernement français dans son ensemble doit être poursuivi au pénal. Ça me fait penser aux chambres à gaz dans les camps d’extermination nazis : exterminer le plus de vieux pour alléger les comptes de la sécurité sociale, il faut le dire clairement !!!

      • Le Programme d’euthanasie des enfants handicapés physiques et mentaux remonte au 18 août 1939, date à laquelle avait débuté une opération centralisée à l’origine de l’Aktion T4 – appellation dérivée de l’adresse du bureau situé au n° 4 de la Tiergartenstraße, qui servit souvent à désigner l’ensemble de l’opération. S’y ajouteront plus tard les inaptes au travail, les personnes âgées.
        Quand Hitler décida soudain l’arrêt de ces meurtres (24 août 1941), les six centres de mise à mort équipés de chambres à gaz et de fours crématoires étaient :

        [Extrait de :
        Götz Aly. — Les Anormaux. Mes meutres par euthanasie en Allemagne (1939-1945), Flammarion, 2014, 45-47.
        Le responsable de l’opération, Werner Blankenburg s’était vu proposer par son supérieur Viktor Brack, pour la croix du Mérite de guerre.
        L’objectif initial, fixé à 70 000 individus, avait été dépassé de 273 et sa tâche avait été accomplie en temps voulu…

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