Fiction ou réalité prochaine …

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Donc, je m’interroge toujours sur la racine de la psychose collective et démesurée ayant envahi le monde entier au sujet du nouveau virus qui fait trembler toutes les couches de la société depuis la fin du mois de janvier. Certains pays avisés ont appréhendé le problème avec intelligence en mettant en œuvre des mesures disponibles grâce à l’invasion du « numérique » dans la vie quotidienne. Ce qu’ont fait avec un succès incontestable la Corée, Taiwan, Singapour, Hong-Kong et dans une moindre mesure le Japon. Dans ce dernier pays le port du masque protecteur – pas seulement pour soi-même mais aussi pour l’entourage – a largement contribué à une réduction considérable du nombre de cas contaminés par le virus. La Chine s’est sortie de l’ornière en adoptant des mesures de confinement moyenâgeuses mais elle n’avait pas trop le choix au plus fort de la crise. Après coup les pays occidentaux ont accusé la Chine d’avoir répandu à dessein le virus devenu « le virus chinois » : il est tout simplement déplorable de constater cette attitude détestable des dirigeants politiques occidentaux.

Malgré le fait que cette grippe à coronavirus n’a rien d’exceptionnel en regard de la mortalité résultant d’une grippe saisonnière banale sinon sa soudaineté qui a engorgé les hôpitaux de nombreux pays occidentaux comme l’Italie, l’Espagne, la France et maintenant les USA. Dès le mois de février dernier une intense campagne d’information (et souvent de désinformation) a envahi tous les médias sans exception. Et elle a atteint une ampleur inimaginable à tel point que je ne doit pas être la seule personne à me poser des questions pour tenter d’expliquer cette alimentation sans répit de la peur. Donald Trump a mentionné l’éventualité d’une centaine de milliers de morts, il aurait pu tout aussi bien relativiser ce chiffre en citant les 75000 morts par overdose de drogues variées chaque année dans son pays et, malgré les incertitudes statistiques, les quelques 120000 morts annuels provoqués par la grippe saisonnière banale seulement aux USA. Alors pourquoi cette propagande délirante ?

Depuis la fin de 2018 l’économie mondiale, globale pour certains, se préparait à une crise multi-factorielle, trouver une bonne excuse pour préparer le monde entier à souffrir d’un effondrement du système financier mondiale reposant sur le dollar US, la monnaie de référence, sans que les Etats-Unis puissent être accusés par tous les autres pays du monde d’avoir inondé le monde entier de leur dette et de leur devise dévalorisée : depuis la dénonciation par R. Nixon des accords de Bretton Woods le dollar a perdu en effet 90 % de sa valeur. Le système du dollar comme monnaie de référence mondiale mis en place après la seconde guerre mondiale est au bord de l’effondrement et il fallait trouver une excuse pour opérer un « reset ».

Ce système ne peut, en effet, pas perdurer. Il craque de toutes parts : du jamais vu dans l’histoire de l’humanité depuis que la notion de monnaie a été créée les taux d’intérêt sont égaux à zéro ou pire négatifs, ce qui signifie que l’avenir est plus prometteur que le présent. C’est totalement aberrant, une situation qui défie le bon sens. Du jamais vu non plus pratiquement tous les pays du monde sont endettés, y compris la Suisse ! Comme ce système artificiel ne peut pas survivre à lui-même le coronavirus est arrivé à point nommé pour opérer un chamboulement total du système financier instable, cette sorte de construction à la Ponzy reposant sur la création constante de monnaie artificielle contribuant à gonfler les dettes des pays déjà considérablement sur-endettés. Le FMI, la Banque mondiale et toutes les banques centrales ont perdu le contrôle de ce processus. Pour juguler la crise économique gigantesque que créé la crise du coronavirus gérée comme si on était encore au XIVe siècle, c’est délibérément voulu, il aura encore fallu imprimer des trains de 100 wagons remplis de billets de banque. Les Chinois détenteurs de quantités astronomiques de T-bonds américains n’auront que leurs yeux pour pleurer, ce ne sera que du papier sans valeur.

Les hommes de Davos, à la faveur de la crise du coronavirus, ont – j’en suis convaincu – préparé un reset généralisé, un jubilé, et je vais m’expliquer car il y avait urgence sans en quelque sorte une organisation de l’effondrement de l’ensemble de l’économie mondiale afin de limiter les dégâts pour les populations. En quoi consiste un « jubilé » ?

La notion de jubilé semble remonter aux textes bibliques. En réalité elle est issue de pratiques déjà respectées en Mésopotamie puis reprises par l’Egypte antique. Il s’agissait tous les 50 ans d’affranchir une partie des esclaves méritants, de libérer certains prisonniers et aussi et surtout d’effacer les dettes de tous les emprunteurs. Cet événement a été repris par les écritures bibliques et a perduré jusqu’à nos jours sous une autre forme anecdotique comme par exemple la célébration d’un grand sportif ou la médaille du travail en France après 35 ans de bons et loyaux services rendus à une entreprise.

Ce qu’il faut retenir de la notion de jubilé est l’effacement des dettes qui étaient dûment répertoriées sur des tablettes d’argile cuites retrouvées lors de nombreuses fouilles archéologiques. À ma connaissance, bien que n’ayant pas fait de recherche exhaustive sur ce dernier point, la notion de jubilé de la dette n’a jamais été appliquée concrètement ces 1000 dernières années. La crise du coronavirus, amplifiée artificiellement dans le monde entier, me semble être une excellente opportunité pour déclarer officiellement un jubilé de la dette généralisé et un retour à l’étalon-or ou un étalon bi-métallique or-argent pour que l’économie redémarre sur des bases saines avec des taux d’intérêts qui correspondent à la réalité. Une multitude de règlements internationaux contraignants devront être mis en place. Je pense à une interdiction totale de tous les paradis fiscaux officiels et officieux comme la City de Londres, l’interdiction totale du trading haute-fréquence et l’abolition de la suprématie du dollar. Mais je dois rêver … Il reste néanmoins une inconnue de taille : trouver des politiciens intelligents parce que cette denrée se fait de plus en plus rare pour mettre de l’ordre dans un monde financier devenu totalement déconnecté de la réalité, des « fondamentaux » comme le disent les analystes économiques. Vaste programme !

12 réflexions au sujet de « Fiction ou réalité prochaine … »

  1. Le gardien des ronds points (virtuels en ce moment) a du mal à suivre… On mégote pour les retraites de demain car c’est sûr le système actuel est déséquilibré mais il entend siffler les chiffres en centaines, voire de milliers de milliards qui passent au dessus de sa tête… Où vont- ils atterrir ? Il sait qu’il n’en verra pas la couleur !!!

  2. parler du « virus chinois » est effectivement stupide.
    Cependant l’origine des maladies virales ou « coronavirales » saisonnières n’est-elle pas très souvent la Chine ?
    Et comme vous dites le problème n’est pas tant la dangerosité de ce virus (quoiqu’il semble quand même très virulent et contagieux), mais l’insuffisance de moyens hospitaliers d’urgence adaptés à ce type de maladie, et là un peu près dans tous les pays, sauf en Allemagne apparemment.(les autres pays « qui s’en sorten » ont pu mettr en place des stratégies de dépistages, masques etc)

  3. En effet , l’effacement de toutes les dettes est la seule solution ; j’apprends que je ne suis pas le seul à le penser et j’en suis ravi .

  4. L’effacement des dettes ne sera possibles qu’avec une organisation mondiale des finances.
    Les dirigeants « outre-america » sont les allemands car les Présidents de la BEI, le MEX et la commission européenne sont allemands. Ils sont préparé pour la gestion de la crise européenne comme pour les masques (ils ont avancé masqués lol).
    Le peuple avec cette défiance de chacun contre chacun se mettra dans un état de soumission volontaire (masque, tracking etc.) selon les règles connues et par exemple exposées par Jean-Marie Beauvois – « Traité de la servitude libérale ». Souvenez-vous aussi du film « I comme Icare » avec l’expérience de Milgram (voir nos blouses blanches dans nos multiples conseils scientifiques, comité d’experts…).
    Quant au gilets jaunes ou tout autre contestations de « couleurs » eh bien là on se marre : plus de rassemblement de groupe !!! Le poussin (jaune qui rie de la même couleur) sera étouffé dans l’oeuf.
    Allons mes poussins, vivons heureux dans les fruits de notre indifférence passée, notre ignorance présente et notre isolement futur. Saint Mustapha* Macron veille sur vous et Dieu Mammon vous donnera l’aumône (cf. https://dailygeekshow.com/revenu-base-espagne/) – à élargir avec la tragédie des pauvres américains en cours qui sont déjà aux tickets d’alimentation !

    * Clin d’oeil aux « soumis » islamiques

  5. L’endettement des états et des ménages paraît effectivement gigantesque, mais tant qu’il n’y aura pas de défaut de paiement, la pyramide ne devrait pas s’effondrer. Personne ne sortirait gagnant d’un tel effondrement.

    Il est évident que les ministres des finances des pays occidentaux ainsi que les banques ont eu des rencontres en janvier, février et en mars pour planifier la crise économique. Avec l’expérience de la grande dépression de 1929, ils savent que pour éviter l’effondrement du système financier et économique, il fallait assurer un minimum vital à la population qui doit continuer à manger et consommer et il fallait s’assurer de la disponibilité du crédit à la population, aux entreprises et surtout aux gouvernements. La pauvreté et la limitation du crédit ont été les deux principales causes de la grande dépression.

    Sur le site de la banque du Canada, la stratégie est claire :

    «La banque centrale doit intervenir afin d’empêcher une contraction soudaine du crédit en cette période où les gens en ont plus que jamais besoin. Si les Canadiens ne peuvent pas emprunter pour affronter cette tempête économique, son incidence sur l’économie sera pire, la reprise prendra plus de temps et la capacité de production du pays subira des dommages à long terme. »

    https://www.banqueducanada.ca/marches/operations-marches-octroi-liquidites/covid-19-mesures-soutenir-economie-systeme-financier/#incidence

    «Pour diminuer les tensions sur le marché des obligations d’État et améliorer l’efficacité de toutes les autres mesures que nous avons prises jusqu’à maintenant pour soutenir ces marchés, nous avons lancé un programme d’achat de titres du gouvernement du Canada sur le marché secondaire. »

    On peut facilement déduire que l’endettement des gouvernements afin de supporter la consommation des ménages faisait partie de la stratégie pour éviter que la situation dégénère. Tous ces milliards d’argent que les gouvernements versent en subvention de toutes sortes et en versements de chômage à la population ne sont pas des cadeaux, car ils s’accumulent comme dette que nous devrons rembourser. Je parie qu’ils vont profiter de la situation pour favoriser davantage les entreprises. Tout le système économique et financier capitaliste est fondé sur un principe qui continue à se développer: privatiser les profits et socialiser les pertes. La population dominée et exploitée dans ce système économique et démocratique sera toujours le dindon de la farce.

    De plus, ils avaient sans doute prévu que la crise économique serait de courte durée, environ quelques mois. Déjà, les gouvernements occidentaux commencent à parler de la reprise des activités économiques dans les services non essentiels.

    Mais s’il est facile de bloquer l’économie, il est plus difficile de la relancer alors que l’épidémie persiste. Les gouvernements avec la complicité des médias ont alimenté la peur au sein de la population. Ils ont géré très mal l’épidémie, ce qui fait que le gouvernement Legault au Québec est pris avec des scandales de négligences dans les centres de personnes âgées qui sont contaminés par la Covid-19.

    Le gouvernement Legault souhaite relancer graduellement les activités économiques, mais il constate qu’il est pris dans un piège qu’il n’avait pas prévu. Il avait dit dans les jours précédents que la distanciation sociale de 2 mètres durerait encore pendant des mois!

    Mais pour relancer les activités économiques, il doit rouvrir les écoles et les garderies pour libérer les parents qui doivent travailler et qui ne peuvent plus s’occuper des enfants à la maison. Le directeur de la santé publique a dit que les enfants étant peu touchés par la Covid-19 participeront à l’immunité collective! Mais il n’avait pas pensé qu’autour des enfants, il y avait des professeurs et des parents! Comment respecter la distanciation sociale avec des enfants dans les écoles et les garderies? Les québécois dominés par la peur refusent maintenant l’ouverture des écoles et des garderies dans les prochains mois, ce qui complique sérieusement la relance des activités économiques.

    • Monsieur,
      Vous signalez donc des impondérables qui peuvent exister dans toute stratégie et prévisions. Les systèmes économiques s’effondrent selon des lois qui peuvent être étudiées maintenant à la lueur de la thermodynamique appliquée à l’économie (voir François Rodier).
      Il s’avère que la nature, y compris les organisations humaines, puisque dépendantes de leur inconscient à laquelle les hommes ne font que Réagir, régule les débordements quantitatifs, ou trop plein, par des exterminations ou éradications qui changent le déroulement « linéaire » en cours (voir els grandes phases de l’évolution biologique).
      Quand l’homme intervient sciemment (sinon consciemment) dans ces équilibres dits instables il trouble un certain attracteur mis en évidence dans la théorie du chaos et modifient les informations que la dite nature est en droit de récupérer dans les cycles appelés par l’homme en terme générique Ecologie.
      Le caillou jeté dans la marre fait parfois remonter la vase turbulente qui était au calme. Cette perturbation volontaire est immaîtrisable.
      La faillite du Liban, petit caillou me direz-vous, fût le pavé dans la marre avec ses mouvements de foule attaquants les banquiers où l’on voit aussi une banque nationale entourée de barbelés. Pensez-vous que cela influe sur les négociations du cours du pétrole dans lequel l’OPEP+ se déchire ?

      Les systèmes turbulents ne proviennent pas des hôtes à flux laminaires d’un labo.

      Petite phrase sibylline inventée par votre lecteur dans son confinement sous forme de proverbe chinois en guise d’humour d’un quidam qui n’a pas le coeur à rire.
      Bien à vous.

      • Merci de rappeler ce qui se passe au Liban. Seul Pierre Jovanovic a osé informer sur l’effondrement bancaire du Liban après le problème des REPO aux USA. Ce sont beaucoup de signes avant-coureurs d’une gigantesque crise financière qui va avant tout frapper l’Europe et l’Amérique du Nord.

      • Il est possible que cette crise économique mondiale entraîne des conséquences plus graves dans certains pays du monde. La crise du Covid-19 a actuellement des conséquences financières très graves pour une petite province du Canada, Terre-Neuve, qui a presque fait faillite à cause de la crise actuelle qui a provoqué une baisse importante du prix du pétrole.

        https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1690173/covid-19-petrole-terre-neuve-et-labrador-presque-faillite

  6. Un autre élément de réflexion peut-^etre:

    IL EST TEMPS POUR UNE VRAIE MONNAIE MONDIALE
    L’actif de réserve mondial du Fonds Monétaire International (FMI), le Droit de Tirage Spécial, (DTS) est l’un des instruments de coopération multilatérale les plus sous-utilisés. En faire une véritable monnaie apporterait plusieurs avantages à l’économie mondiale et au système monétaire international.

    Cette année, le monde commémore les anniversaires de deux événements clés du développement du système monétaire mondial. Le premier est la création du Fonds monétaire international lors de la conférence de Bretton Woods, il y a 75 ans. Le second est l’avènement, il y a 50 ans, du droit de tirage spécial (DTS), l’actif de réserve global du FMI.

    Lors de l’introduction des DTS, le FMI espérait en faire « le principal actif de réserve du système monétaire international ». Une ambition non réalisée ; en effet, le DTS est l’un des instruments de coopération internationale les plus sous-utilisés. Néanmoins, mieux vaut tard que jamais : transformer le DTS en une véritable monnaie apporterait plusieurs avantages pour l’économie et le système monétaire mondial.

    L’idée d’une monnaie mondiale n’est pas nouvelle.

    Avant les négociations de Bretton Woods, John Maynard Keynes avait suggéré le « BANCOR » comme unité de compte de son projet d’Union internationale de compensation. Dans les années 1960, sous la direction de l’économiste américano-belge Robert Triffin, d’autres propositions ont été formulées pour résoudre les problèmes croissants créés par le système dualiste dollar-or qui avait été établi à Bretton Woods. Le système s’est finalement effondré en 1971. À la suite de ces discussions, le FMI a approuvé le DTS en 1967 et l’a inclus dans ses statuts deux ans plus tard.

    Bien que l’émission de DTS par le FMI ressemble à la création de monnaie nationale par les banques centrales, les DTS ne remplissent que certaines des fonctions de la monnaie. Certes, les DTS constituent un actif de réserve et donc une réserve de valeur. Ils sont également l’unité de compte du FMI. Mais seules les banques centrales – principalement dans les pays en développement, mais aussi dans les économies développées – et quelques institutions internationales utilisent les DTS comme moyen d’échange pour se payer mutuellement.

    Le DTS présente de nombreux avantages fondamentaux, notamment que le FMI peut l’utiliser comme instrument de politique monétaire internationale dans une crise économique mondiale. En 2009, par exemple, le FMI a émis 250 milliards $ de DTS pour aider à lutter contre le ralentissement économique, à la suite d’une proposition du G20.

    Plus important encore, les DTS pourraient également devenir l’instrument de base pour financer les programmes du FMI. Jusqu’à présent, le Fonds reposait principalement sur des augmentations de quota (capital) et sur des emprunts auprès des pays membres. Mais les quotas ont eu tendance à être en retard sur la croissance économique mondiale ; la dernière augmentation a été approuvée en 2010, mais le Congrès américain ne l’a acceptée qu’en 2015. Et les prêts des pays membres, principale source de nouveaux fonds du FMI (en particulier lors de crises), ne sont pas de véritables instruments multilatéraux.
    La meilleure alternative serait de transformer le FMI en une institution entièrement financée et gérée dans sa propre monnaie mondiale – une proposition faite il y a plusieurs décennies par Jacques Polak, alors économiste en chef du Fonds. Une option simple serait de considérer les DTS détenus par les pays mais non utilisés en tant que « dépôts » au FMI, que le Fonds peut utiliser pour financer ses prêts aux pays. Cela nécessiterait une modification des statuts, car les DTS ne sont actuellement pas détenus dans des comptes ordinaires du FMI.

    Le Fonds pourrait alors émettre des DTS régulièrement ou, mieux encore, en période de crises, comme en 2009. À long terme, le montant émis doit être lié à la demande de réserves de change. Divers économistes et le FMI eux-mêmes ont estimé que le Fonds pourrait émettre 200-300 milliards $ de DTS par an. De plus, cela permettrait de répartir les avantages financiers (seigneuriage) de l’émission de la monnaie mondiale entre tous les pays. À l’heure actuelle, ces avantages ne profitent qu’aux émetteurs de monnaies nationales ou régionales utilisées à l’échelle internationale, en particulier le dollar américain et l’euro.
    Une utilisation plus active des DTS rendrait également le système monétaire international plus indépendant de la politique monétaire américaine. L’un des problèmes majeurs du système monétaire mondial est que les objectifs politiques des États-Unis, en tant qu’émetteur de la principale monnaie de réserve du monde, ne sont pas toujours compatibles avec la stabilité globale du système.
    En tout état de cause, différentes monnaies nationales et régionales pourraient continuer à circuler parallèlement aux réserves croissantes de DTS. Un nouveau « compte de substitution » du FMI permettrait aux banques centrales d’échanger leurs réserves contre des DTS, comme le proposaient les États-Unis dans les années 1970.
    Les DTS pourraient aussi potentiellement être utilisés dans des transactions privées et pour libeller des obligations nationales. Mais, comme le FMI l’a souligné dans son rapport au Conseil d’administration en 2018, ces « DTS de marché », qui feraient de l’unité une monnaie à part entière, ne sont pas essentielles aux réformes proposées ici. Les DTS ne doivent pas non plus être utilisés comme unité de compte en dehors du Fonds.
    Les anniversaires du FMI et des DTS en 2019 sont des motifs de célébration. Mais ils représentent également une opportunité idéale pour transformer le DTS en une véritable monnaie mondiale qui renforcerait le système monétaire international. Les décideurs devraient la saisir.
    JOSÉ ANTONIO OCAMPO
    José Antonio Ocampo est membre du conseil d’administration de la Banco de la República, banque centrale de Colombie, professeur à l’Université Columbia, président du Comité de la politique de développement du Conseil économique et social des Nations Unies et président de la Commission indépendante pour la réforme de la fiscalité internationale des entreprises. Il a été ministre des Finances de la Colombie et secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires économiques et sociales.

    • encore faudrait-il que les USA avalisent ce type de projet qui signifierait l’abandon du dollar comme monnaie internationale, de l’extraterritorialité de la loi américaine dès l’instant où une entreprise lambda utilise le dollar US. Il y aura encore de longs combats pour faire plier les USA mais il ne faut pas désespérer … ça arrivera un jour !

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