Origine de l’affolement mondial devant la pneumonie 2019-nCoV

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C’est en lisant avec attention un article paru sur le site Harvard to the Big House (lien) que j’ai compris pourquoi le monde entier s’affolait au sujet de l’épidémie qui a arrêté l’économie chinoise aussi soudainement que l’aurait fait un bombardement nucléaire. Ce sont les Chinois qui sont les premiers terrorisés et ils ont raison d’être terrorisés. En effet, des études génétiques détaillées de ce coronavirus qui n’est pas nouveau puisqu’il occupe de nombreux laboratoires dans le monde depuis l’épidémie de pneumonie qui apparut au Moyen-Orient et appelée MERS, acronyme de Middle East Respiratory Syndrome, épidémie qui existe toujours mais très sporadiquement. Cette épidémie fut suivie par celle du SRAS en Chine, également provoquée par un coronavirus provenant de chauve-souris. Le séquençage de l’ARN de ce virus nouveau – 2019-nCoV – a fait apparaître des modifications curieuses en comparaison de tous les autres virus de ce type dont l’hôte originel est donc la chauve-souris. Il existe en effet plusieurs dizaines de souches coronavirus dont les séquences sont connues. Ces travaux ont montré que le 2019-nCoV avait divergé du SRAS mais présentait des mutations atypiques en comparant son ARN à celui de tous les coronavirus connus. Ces mutations concernent le gène de la protéine se trouvant sur les protubérances de surface du virus (en rouge dans l’illustration ci-dessus) qui sont les points d’attache sur le récepteur ACE2 présent à la surface des cellules pulmonaires.

Or de telles mutations ne peuvent pas avoir eu lieu naturellement si le virus était passé de la chauve-souris à un hôte intermédiaire. On a incriminé à ce sujet des serpents et le pangolin mais sans qu’une quelconque conclusion ait pu confirmer ces hypothèses et ceci d’autant plus que que ces mutations ressemblent étrangement à celles utilisées pour fabriquer en laboratoire des virus super-infectieux afin de mettre au point des vaccins. Or il se trouve que l’une des biologistes ayant travaillé dans un laboratoire américain de haute sécurité sur les coronavirus de chauve-souris est également l’une des biologistes travaillant dans le seul laboratoire de virologie chinois classé BSL-4 situé ailleurs qu’à Pékin et qui se trouve à … Wuhan. Toutes ces mutations se trouvent situées dans une portion de séquence d’environ 1300 bases du gène codant pour la protéine virale d’attache. De plus cette séquence particulière est disponible commercialement pour les virologistes impliqués dans la mise au point de vaccins. Ces coïncidences sont pour le moins troublantes.

Fait encore plus troublant : il y a déjà eu des « fuites » de virus depuis le laboratoire de virologie classé BSL-4 de Pékin. Ce type de négligence humaine réside dans le fait que la direction de ce laboratoire de haute sécurité est confiée à des fonctionnaires nommés par le parti communiste ignorant les règles de sécurité draconiennes qui doivent être respectées à tout instant. S’il s’avérait qu’une erreur humaine est à l’origine de l’épidémie, ce qui ne sera peut-être jamais prouvé contrairement aux deux accident nucléaires de Three Mile Island et Tchernobyl, alors ceci peut expliquer l’affolement généralisé qu’a créé l’émergence de ce virus peut-être artificiellement recombinant. En effet, tous les laboratoires de virologie de haute sécurité sont étroitement surveillés par les autorités militaires et les services de renseignements puisqu’il est tout à fait possible d’y concevoir des armes biologiques sophistiquées. C’est peut-être la raison pour laquelle le gouvernement central de Pékin a dépêché l’armée à Wuhan pour surveiller de très près le laboratoire BSL-4. Et c’est peut-être aussi l’explication de cette psychose mondiale. Affaire à suivre.

https://harvardtothebighouse.com/2020/01/31/logistical-and-technical-analysis-of-the-origins-of-the-wuhan-coronavirus-2019-ncov/

https://www.thelancet.com/action/showPdf?pii=S0140-6736%2820%2930251-8

6 réflexions au sujet de « Origine de l’affolement mondial devant la pneumonie 2019-nCoV »

  1. S’ils ont fait joujou avec le génome de ce virus, le résultat est à la hauteur de leurs espérances.
    Reste à déterminer dans quel cadre. À l’insu de Pékin ou pas?

    • C’est une hypothèse à prendre au sérieux ! Et il y a une chose surprenante : le virus semble être plus agressif dans la région de son apparition. Si on fait le rapport mort / (morts + « guéris ») dans la région d’origine, il est bien plus élevé que l’ensemble des foyers reconnus ailleurs à l’extérieur de cette région à la fois en chine et dans le monde. C’est peut-être un effet des grands nombres, mais tout de même… À suivre en effet !

      • 2 modes de propagation : air ou les matières fécales. la première est directe, la plus dangereuse. Il est donc normal que la plus grande densité de malades entraîne des statistiques de mortalité plus importantes.

        Sinon, un autre « risque » spécifique à la Chine : 50% des fumeurs dans le monde sont des hommes, vivants en Chine.

  2. Je suis quelque peu indécis !
    Si on lis Zerohedge, l’apocalypse est pour demain : « in the bank run, we trust ».
    Si on lit le Saker (francophone), l’optimisme est de rigueur : « camarade, ne vois tu pas l’inflexion de la courbe (des infections) ? ».
    Je ne sais jamais par lequel terminer mes lectures… 😉

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