Le « Deep State » Américain veut-il la peau de Donald Trump ?

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Article de Cynthia CHUNG paru le 19 janvier 2020 sur le site Strategic Culture Foundation

There is a kind of character in thy life, That to the observer doth thy history, fully unfold.” (Il y a dans la vie un coté pas totalement explicable qui, pour le spectateur, commande pourtant l’histoire)

William Shakespeare

Une fois de plus, nous nous trouvons dans une situation de crise, où le monde entier retient son souffle d’un coup et ne peut qu’attendre pour voir si ce nuage noir volatil flottant au dessus de nous va éclater dans un orage de guerre nucléaire ou passer sans danger. La majorité du monde semble avoir l’impression que ce destin destructeur oscille d’avant en arrière au gré de l’humeur d’un seul homme [le Président Trump]. Il est donc normal que pendant ces périodes de crise, nous tentions d’analyser et de prédire les pensées et les motivations de cette seule personne. L’assassinat du major-général Qasem Soleimani, véritable héros de ses compatriotes et incontestablement une figure clé de la lutte contre le terrorisme au Moyen-Orient, a été un crime terrible, une provocation horriblement répugnante. Il était censé provoquer une ferveur apoplectique, il était destiné à nous faire désirer la paix, indignés. Et c’est pourtant exactement ce que nous ne devons pas faire [en caractères gras dans le texte] .

Afin d’évaluer de telles situations, nous ne pouvons pas perdre de vue la situation dans son ensemble, et une indignation juste provoque malheureusement le contraire. Notre concentration devient de plus en plus étroite au point où nous ne pouvons que voir ou réagir dans l’instant présent avec ce qui est juste devant nous. Nous sommes réduits à une obsession des flux Twitter, des coupures de presse et du double langage des «déclarations officielles du gouvernement».

Ainsi, avant que nous puissions trouver un terrain ferme sur lequel nous tenir sur la situation d’aujourd’hui, nous devons d’abord comprendre ce qui a poussé les États-Unis à entamer une campagne de guerres sans fin pour imposer des changements de régimes politiques dans le monde entier après la Seconde Guerre mondiale, comme le précisait l’ancien chef des opérations spéciales le colonel Prouty devant l’Etat-Major inter-armées américain, après trois décennies de guerre en Indochine.

Le déplacement des pièces de l’échiquier dans l’ombre

Il est intéressant de noter que le 2 septembre 1945, le jour même de la fin de la Seconde Guerre mondiale, Ho Chi Minh allait annoncer l’indépendance de l’Indochine. Que le jour même où s’est terminée l’une des guerres les plus destructrices de l’histoire, une autre longue guerre a été déclarée. Churchill allait annoncer son «rideau de fer» contre le communisme le 5 mars 1946, et il n’y avait pas de retour en arrière possible à ce moment-là. Le monde n’avait que 6 mois pour récupérer avant d’être impliqué dans une autre guerre terrible, à l’exception des Français, qui iraient en guerre contre le Viet Minh son adversaire en Indochine française également quelques jours seulement après la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Dès son élection Truman organisa une réorganisation majeure du gouvernement américain et de son bureau des renseignements étrangers. Rappelons qu’il y eut une tentative de coup d’État militaire, qui a été dénoncée par le général Butler dans un discours public en 1933, contre la présidence de FDR (Roosevelt) qui avait accédé à la Maison-Blanche cette année-là. On pourrait dire qu’il y avait une désapprobation très marquée de la part des « coins sombres » [entendez le Deep State] pour la façon dont Roosevelt réorganiserait le gouvernement.

Un élément clé de cette réorganisation sous Truman a été le démantèlement du bureau de renseignement étranger précédemment créé par FDR, le Bureau des services stratégiques (OSS) le 20 septembre 1945, seulement deux semaines après la déclaration officielle de la fin de la Seconde Guerre mondiale. L’OSS serait officiellement remplacé par la CIA le 18 septembre 1947, après deux ans de purge du renseignement américain et le déplacement interne des pièces d’échec dans l’ombre. En outre, le président Truman fondera également le Conseil de sécurité nationale (NSC, National Security Council) des États-Unis le 18 septembre 1947, le même jour où il fondera la CIA. Le NSC était un conseil dont la fonction était de servir de principal organe du président pour coordonner la sécurité nationale, les politiques étrangères et les politiques entre les divers organismes gouvernementaux.

Dans son livre le colonel Prouty déclare: «En 1955, j’ai été désigné pour établir un bureau des opérations spéciales conformément à la directive n ° 5412 du Conseil de sécurité nationale (NSC) du 15 mars 1954. Cette directive NSC pour la première fois de l’histoire des États-Unis a défini des opérations secrètes et confié ce rôle à la Central Intelligence Agency pour effectuer de telles missions, à condition que le NSC leur en ait donné l’ordre, et ont en outre ordonné au personnel des forces armées en service actif de rester à l’écart de ces opérations. Dans le même temps, les Forces armées ont reçu pour instruction de «fournir le soutien militaire aux opérations clandestines de la CIA en tant que fonction officielle. » [en caractères gras dans le texte]

Cela signifiait qu’il devait y avoir une symbiose entre le bureau du renseignement étranger et l’armée, et que le bureau du renseignement étranger jouerait le rôle de premier de cordée dans cette relation, ne prenant que les ordres du NSC. Bien que le NSC inclue le président, comme nous le verrons, le président est très loin d’être en mesure de déterminer les politiques du NSC.

Un héritage de guerres secrètes

« Il n’y a aucun exemple dans l’histoire qu’une nation bénéficie d’une guerre prolongée. »

Sun Tzu

Le 20 janvier 1961, John F. Kennedy a été élu en tant que président des États-Unis. En plus d’hériter de la responsabilité du bien-être du pays et de son peuple, il devait également hériter d’une guerre secrète contre le Cuba communiste dirigée par la CIA. JFK a été détesté dès le début par la CIA et certaines officines du Pentagone, ils savaient où il en était sur les affaires étrangères et qu’il serait en conflit direct pour ce vers quoi ils travaillaient depuis près de 15 ans. Kennedy serait naturellement informé de l’opération secrète de la CIA contre Cuba, ce que confirme Prouty dans son livre, qui avait été discrètement approuvée par l’administration Eisenhower en mars 1960 comme ne devant être qu’un modeste programme de soutien à l’exil cubain qui devait comprendre quelques petits parachutages au-dessus de la plage où s’effectuaient les opérations d’exil d’une brigade d’invasion de 3 000 hommes juste avant l’entrée en fonction de Kennedy.

Il s’agissait d’un changement massif dans les plans qui n’a été déterminé ni par le président Eisenhower, qui a averti à la fin de son mandat du complexe militaro-industriel comme un lourd fardeau à gérer, ni par le président Kennedy, mais plutôt par le bureau du renseignement étranger constitué de personnalités non élues. Cela montre le niveau d’hostilité que Kennedy a rencontré dès qu’il est entré en fonction et les limites du pouvoir présidentiel sans le soutien ni du renseignement ni de l’armée.

Dans les trois mois qui suivirent l’accession de JFK, l’opération « Bay of Pigs » (du 17 au 20 avril 1961) fut programmée. Comme le veut l’histoire révisionniste populaire JFK a refusé de fournir une couverture aérienne à la brigade cubaine en exil et l’invasion terrestre a été un échec catastrophique et une victoire décisive pour Castro et son pays. C’était très embarrassant pour le président Kennedy qui devait assumer la responsabilité publique de l’échec mais ce n’était cependant pas en raison de sa compétence douteuse mise en doute en tant que leader. C’était embarrassant car, s’il n’en avait pas pris la responsabilité publique, il aurait dû expliquer la véritable raison de l’échec, c’est-à-dire que la CIA et l’armée étaient contre lui et qu’il n’avait aucun contrôle sur eux. Si Kennedy devait admettre une telle chose, il aurait perdu toute crédibilité en tant que président dans son propre pays et sur le plan international, et aurait mis le peuple des États-Unis en danger immédiat en pleine guerre froide.

Ce qui s’est réellement passé, c’est qu’il y a eu annulation de la frappe aérienne prévue avant l’aube, par les bombardiers de la Brigade cubaine exilée au Nicaragua, pour détruire les trois derniers avions de combat de Castro. Cette frappe aérienne a été officiellement ordonnée par Kennedy lui-même. Or JFK était toujours opposé à une invasion américaine de Cuba, et frapper les derniers jets de Castro par la Brigade cubaine en exil aurait limité la menace de Castro, sans que les États-Unis soutiennent directement une opération de changement de régime à Cuba. Cela allait totalement à l’encontre du plan de la CIA pour Cuba.

L’ordre de Kennedy pour la frappe aérienne sur les avions à réaction de Castro serait annulé par l’adjoint spécial aux affaires de sécurité nationale McGeorge Bundy, quatre heures avant le décollage des B-26 de la Brigade d’exil du Nicaragua et Kennedy n’a pas été amené à prendre directement cette décision. De plus, le directeur du renseignement central Allen Dulles, l’homme en charge de l’opération Bay of Pigs, était malencontreusement hors du pays le jour du débarquement.

Le colonel Prouty, qui était chef des opérations spéciales à cette époque, explique cette situation: «Tout le monde lié à la planification de l’invasion de la baie des Cochons savait que la politique dictée par le NSC 5412 interdisait positivement l’utilisation de personnel militaire en service actif dans des opérations secrètes. A aucun moment une position de «couverture aérienne» n’a été écrite dans le plan d’invasion officiel… L’histoire de «couverture aérienne» qui a été créée de toute pièce est incorrecte. »

En conséquence, JFK, qui comprenait bien la source de ce fiasco, a mis en place un groupe d’étude cubain le lendemain et l’a chargé de déterminer la cause de l’échec de l’opération. Le groupe d’étude, composé d’Allen Dulles, du général Maxwell Taylor, de l’amiral Arleigh Burke et du procureur général Robert Kennedy (le seul membre auquel JFK pouvait faire confiance), a conclu que l’échec était dû à l’appel téléphonique de Bundy au général Cabell (qui était également Directeur adjoint de la CIA) qui a annulé l’ordre de frappe aérienne du président.

Kennedy les avait piégés.

De manière humiliante, le directeur de la CIA, Allen Dulles, a participé à la formulation de la conclusion que l’opération Bay of Pigs était un échec en raison de l’intervention de la CIA dans les ordres du président. Cela a permis à Kennedy de publier le mémorandum d’action sur la sécurité nationale # 55 le 28 juin 1961, qui a initié le processus de changement de la responsabilité de la CIA pour la confier aux chefs d’état-major interarmées. Comme le déclare Prouty, «Une fois pleinement mis en œuvre, comme Kennedy l’avait prévu, après sa réélection en 1964, cela aurait retiré la CIA des opérations secrètes. Mais il s’est avéré que ce fut l’un des premiers clous dans le cercueil de John F. Kennedy. »

Comme si une telle gifle à la CIA ne suffisait pas, Kennedy a forcé le directeur de la CIA Allen Dulles à démissionner, ainsi que le directeur adjoint des plans de la CIA Richard M. Bissell Jr. et le directeur adjoint de la CIA Charles Cabell.

En octobre 1962, Kennedy a été informé que Cuba installait des missiles soviétiques offensifs à 90 miles des côtes américaines. Les navires soviétiques avec encore plus de missiles étaient en route vers Cuba mais ils ont fini par rebrousser chemin à la dernière minute. Des rumeurs ont commencé à circuler selon lesquelles JFK avait conclu un accord secret avec le Premier ministre russe Khrouchtchev, selon lequel les États-Unis n’envahiraient pas Cuba si les Soviétiques retiraient leurs missiles. C’est alors que les critiques de l’attitude conciliante de JFK au sujet du communisme ont commencé à prendre de l’ampleur.

Le NSAM # 263, étroitement étudié par Kennedy, a été publié le 11 octobre 1963 et a décrit une décision politique «de retirer 1 000 militaires [du Vietnam] d’ici la fin de 1963» et a en outre mentionné que «Il devrait être possible de retirer du Vietnam la majeure partie du personnel américain [y compris la CIA et les militaires] en 1965». Le journal des Forces armées Stars and Stripes titra en grosses lettres LES TROUPES AMÉRICAINES HORS DU VIETNAM EN 1965. Kennedy gagnait le match et s’attirait la sympathie peuple américain. Ce devait être le dernier clou du cercueil de Kennedy.

Kennedy a été brutalement abattu un mois plus tard, le 22 novembre 1963. Sa mort ne devrait pas seulement être considérée comme une perte tragique mais, plus important encore, elle devrait être reconnue comme un coup d’État militaire réussi qu’elle a été et est encore. La CIA a montré jusqu’où elle était prête à aller si un président faisait obstacle. (Pour plus d’informations sur ce coup d’État, reportez-vous au procureur de la Nouvelle-Orléans de l’époque, le livre de Jim Garrison. Et au film d’Oliver Stone, très bien documenté, «JFK»). Liens en fin d’article

De l’autre côté du miroir

Le 26 novembre 1963, quatre jours après le meurtre de Kennedy, le président de facto Johnson a signé le NSAM # 273 pour commencer le changement de politique de Kennedy sous le numéro 263. Et le 4 mars 1964, Johnson a signé le NSAM # 288 qui a marqué l’escalade totale de la guerre du Vietnam et a impliqué 2 709 918 Américains servant directement au Vietnam, avec les 9 087 000 de toutes les autres Forces armées américaines pendant cette période.

La guerre du Vietnam, ou plus précisément la guerre d’Indochine, se poursuivra pendant 12 ans après la mort de Kennedy, soit un total de 20 ans pour les Américains.

Bien d’autres opérations secrètes se sont poursuivies, mais la prochaine guerre sans fin à grande échelle qui impliquerait le monde commencerait de plein fouet le 11 septembre 2001 sous le titre risible de « War on Terror », qui est fondamentalement un autre rideau de fer, une continuation de 74 ans de guerre froide. Une guerre qui n’est pas censée prendre fin tant que les changements ultimes de régime ne sont pas accomplis et que le monde n’assiste pas au renversement de la Russie et la Chine. L’Irak était destiné à l’invasion bien avant la guerre du Golfe de 1990 et même avant que Saddam Hussein ne soit soutenu par les Américains dans la guerre Irak-Iran dans les années 1980. L’Iran avait déjà subi un changement de régime soutenu par la CIA en 1979.

La CIA et l’armée américaine avaient compris bien à l’avance que le renversement de la souveraineté en Irak, en Libye, en Syrie et en Iran devait se produire avant que la Russie et la Chine puissent y mettre leur main. De telles tactiques de guerre étaient formulées après 3 décennies de contre-insurrection de la CIA pour combattre «l’insurrection communiste» de l’Indochine. C’est ainsi que fonctionne l’insurrection d’inspiration terroriste d’aujourd’hui, en tant que formule parfaite de la CIA pour un bain de sang sans fin.

L’ancien directeur adjoint de la CIA (2010-2013) Michael Morell, qui soutenait Hillary Clinton pendant la campagne électorale présidentielle avec véhémence contre l’élection de Trump, qui, selon lui, était manipulé par Poutine, a déclaré dans une interview en 2016 avec Charlie Rose que les Russes et les Iraniens en Syrie devraient être tués secrètement pour «payer le prix».

Par conséquent, lorsqu’une frappe de drone survient pour assassiner un major général iranien, même si le président américain en prend l’initiative, il ne faut pas se précipiter pour croire que c’est nécessairement le cas ou que c’est l’histoire complète. De même on ne peut pas prendre à la lettre les déclarations du président Rouhani acceptant la responsabilité de l’armée iranienne abattant «par accident» l’avion Boeing 737-800 qui contenait 176 civils, pour la plupart iraniens, comme quelque chose qui peut être relégué à la négligence criminelle, mais plutôt qu’il se passe très probablement autre chose en coulisse.

On ne peut pas non plus rejeter d’un bloc la publication en temps opportun, ou plutot la « fuite », du projet de lettre du commandement américain au gouvernement irakien à Bagdad qui suggère un retrait des forces américaines du pays. Cette coïncidence place certainement le président américain dans une situation embarrassante, bien que la décision de maintenir ou non les forces américaines en Irak ne soit pas une simple question que le président peut seul déterminer. En fait, il n’y a aucune raison pour que, après avoir examiné le cas de JFK, nous devrions imaginer une telle chose.

On pourrait supposer que le président américain a été manipulé et donc piégé, avec la désignation officielle des brigades Al-Kuds comme «terroristes» en avril 2019 par le département d’État américain, une décision qui a été fortement soutenue par Bolton et Pompeo, qui étaient tous deux membres du NSC à l’époque. Cela a rendu légal la frappe d’un drone militaire américain contre Soleimani dans le cadre de l’AUMF 2001, décision dans laquelle il est précisé que l’armée américaine peut attaquer tout groupe armé considéré comme une menace terroriste. Bolton et Pompeo n’ont pas caché qu’ils étaient ravis de l’assassinat de Soleimani et Bolton est même allé jusqu’à tweeter «J’espère que c’est la première étape d’un changement de régime à Téhéran». Bolton n’a pas caché non plus qu’il est impatient de témoigner contre Trump dans son éventuel procès pour destitution.

L’ancien directeur de la CIA, Mike Pompeo, a été enregistré lors d’une conférence, enregistrement encore inconnu récemment, mais à en juger par les rires du public composé d’agents en herbe de la CIA, où il admet que bien que la devise des cadets de West Points soit «Vous ne mentirez pas, ne tricherez pas ou ne volerez pas, et ne tolérerez pas ceux qui le font », sa formation dans le cadre de la CIA était tout le contraire, déclarant : « J’étais le directeur de la CIA. Nous avons menti, nous avons triché, nous avons volé. C’était comme si nous avions des cours de formation complets, (longue pause) Cela vous rappelle la gloire américaine. »

Ainsi, il ne devrait pas être surprenant pour quiconque dans le monde, à ce stade de l’histoire, que la CIA ne fasse allégeance à aucun pays. Et l’on ne peut guère s’attendre à ce qu’un président, qui est activement attaqué de toutes parts dans son propre pays, soit en mesure de tenir la CIA responsable de ses crimes passés et futurs.

Article de Cynthia CHUNG paru le 19 janvier 2020 sur le site Strategic Culture Foundation

Cynthia Chung est conférencière, écrivaine et co-fondatrice et éditrice de la Rising Tide Foundation (Montréal, Canada).

Liens. https://www.strategic-culture.org/news/2019/11/24/on-churchills-sinews-of-peace/

https://winstonchurchill.org/publications/finest-hour-extras/churchill-and-eugenics-1/

https://www.youtube.com/watch?v=16uhS-Iqi7E

JFK: The CIA, Vietnam, and the Plot to Assassinate John F. Kennedy Paperback Apr 1 2011 by L. Fletcher Prouty (Author), Jesse Ventura (Foreword), Oliver Stone (Introduction)

https://www.youtube.com/watch?v=qGPuSxuT6pM

https://www.youtube.com/watch?v=DPt-zXn05ac

 

6 réflexions au sujet de « Le « Deep State » Américain veut-il la peau de Donald Trump ? »

  1. À Washington, la lutte impitoyable entre le Deep State et la Maison Blanche font penser à cette période très trouble de l’histoire romaine, période se situant entre la guerre sociale et la guerre civile. À l’époque, dès que les triumvirs (Pompée, César et Crassus) avaient le dos tourné, l’aristocratie siégeant au Sénat adoptait toutes sortes de mesures pour les contrecarrer. On sait comment cela a fini : guerre civile puis dictature du principat. C’en était fait de la République romaine.
    Ce qui se passe aux États-Unis risque aussi de déboucher sur une guerre civile suivie d’une dictature.

    • Ou de l’éclatement des USA, le nombre des scenarii possibles est assez grand.
      Mais j’avais aussi repéré cette étrange ressemblance entre l’empire US et celui romain.
      Si cela se révèle tel, alors il est possible de présumer la manière avec laquelle cela se fera, étant entendu qu’au-delà du décalage philosophique, scientifique et technologique entre ces deux époques, il y a, au regard de ces deux puissances, une accélération temporelle évolutive qui fait diminuer de quatre à six fois le temps d’existence de ces deux entités.

      • Cher Michel,
        J’ai en effet longtemps pensé que ce serait l’empire US qui disparaîtrait en premier par la faillite du dollar.
        J’ai, de plus, remarqué que, depuis 2008, nous subissons des crises plus ou moins discrète tous les 4 ans, nous en sommes en 2020 et je ne sais pas si la cessation de fonctionnement de l’économie-monde se fera cette année, en 2024, entre ces deux dates ou après.
        Toujours est-il qu’il serait bien que la France soit sorti de l’Union-européenne de un à deux ans avant que cette échéance n’advienne, parce que dès ce moment là nous nous devrons de nous confronter à des difficultés énormes.
        Pour l’instant l’union n’est que peu représentée dans l’esprit d’une majorité de gens qui n’ont d’yeux que pour, ou plutôt contre Macron et sa clique qui ne sont, après tout, que les factotums de l’oligarchie nationale, européenne et mondiale, de l’UE, de l’Allemagne merkellienne et des USA, ce qui, vous le remarquerez, fait du monde, sachant que chacun ne peut qu’avoir des intérêts divergents, même au sein de ces différentes entités.
        Mais, avant toute chose, il faut absolument qu’une large majorité des français soit consciente de la puissance unioniste, ce ne sera qu’ensuite que l’intendance suivra.
        Si l’empire disparaissait avant notre France-quitte, je crains que nous devions gérer une crise psychologique importante chez beaucoup de nos concitoyens, qui serait bien moins importante sinon.
        De plus, si l’effondrement financier arrivait avant que nous ayons quitté l’union et vu que celui-ci mènerait à un arrêt du commerce international, que, de plus, la France n’est plus en capacité de nourrir correctement sa population, nous vivrions des temps passablement ardus.
        Ces deux ans nous permettant de commencer à recouvrer un tissu agricole et industriel qui nous permettrait de résister à ce choc violent.
        Ce qu’il faut réussir à démonter ce sont les raisons pour lesquels réformer un système politique, composé de pays dissemblables, triplement verrouillé, institutionnellement, politiquement et idéologiquement, est impossible, soit il perdure tel quel en chassant les réformateurs, ce qui fut le cas de Mr. Jospin, soit il s’autodétruit, ce qui arriva pour l’URSS.
        Au sujet du brexit, vous remarquerez que le prince Harry ne l’est plus, prince, il peut certes s’agir d’une simple concomitance, mais il me semble que cela ressemble quelque peu à ce qu’il s’était passé dans les débuts de la seconde guerre mondiale dans la même famille, Édouard VIII qui avait abdiqué pour ses penchants pro-nazi.
        Pour en revenir au sujet des États-Unis-d’Amérique, j’ai appris récemment que c’est la FED qui soutient les banques européennes en difficulté, ce qui veut dire qu’en partie, au moins, l’Union-Européenne tirent les USA vers le fond, ou du moins en accélère le processus.
        Je ne serais dès lors pas du tout surpris d’apprendre que l’empire veuille se débarrasser de cette colonie devenue si ruineuse, si nous y rajoutons Israël et la famille Rothschild en raison du traité d’Aix-La-Chapelle, les britanniques ayant besoin des français pour toutes les raisons du monde, de la Russie pour des raisons géostratégiques et des anciens barbouzes de la guerre froide, non pas tous, qui voudraient sauver chacun leur pays des pièges dedans lesquels ils se sont mit, ma foi, tout cela fait du monde.
        Et puis, si l’oligarchie européenne en venait à se retrouver gravement affaibli, qui dit que cela n’aurait pas de répercutions sur les vrais faucons US, ce qui ne m’étonnerait guère…

      • Ce serait pour contrer l’éclatement des États-Unis qu’il risquerait d’y avoir une dictature.

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