Le système des retraites japonais : un exemple à suivre en France ? Pas vraiment.

De retour dans « mon île » mes pensées vont toujours vers le Japon. Ainsi, plus au fait de l’actualité européenne et en particulier française, il me revient en mémoire le système de retraites japonais alors que la France s’enfonce dans un marasme social inquiétant provoqué par la réforme du système de retraite français. Ce dossier brûlant a été confié à un grand commis de l’Etat qui s’est révélé être beaucoup plus un profiteur du système qu’un « commis » au sens gaullien du terme comme par exemple Marcel Boiteux, Président d’EDF, que j’eus le privilège de rencontrer brièvement rue Murat à Paris. Ce genre de personnage n’existe plus en France et c’est bien regrettable. Donc le scandale Delevoye, en regard duquel l’ « affaire Fillon » apparait comme une minuscule incartade d’enfant de l’école primaire, a envenimé la rancoeur du peuple qui se sent floué par la mafia qui dirige la France aujourd’hui. Fillon aurait pu être reconnu comme un « grand commis de l’Etat », aujourd’hui tout l’appareil dirigeant du pays est corrompu. Cette corruption a été institutionnalisée par des lois que les politiciens ont mis en place à leur propre avantage afin, en toute impunité donner libre cours à leurs magouilles en tous genres.

Le but ultime du gouvernement est de mettre la main sur les retraites par capitalisation constituées par certaines corporations qui ne croient plus depuis longtemps à la pérennité du système par répartition imaginé par le Comité National de la Résistance au sortir de la deuxième guerre mondiale, système qui ne peut fonctionner que si le taux de natalité est suffisamment élevé afin que les générations accédant au marché du travail soient assez étoffées pour financer la retraite de ceux qui quittent ce marché du travail. Or depuis près de 50 ans le taux de natalité s’est effondré en France et le système du CNR ne fonctionne plus pour cette simple raison démographique. L’expert Delevoye a imaginé des mécanismes de restauration du système des retraites très complexes qui n’ont pas d’autre but que de spolier l’ensemble des Français.

La seule solution qui était encore viable il y a à peine 5 ans aurait été d’instaurer en France un système généralisé de retraite par capitalisation, les charges sociales acquittées par les salariés, les entreprises et les indépendants, artisans, commerçants et agriculteurs, permettant de constituer cette capitalisation. Le système français par répartition ne profite pas à l’économie puisqu’il est déficitaire : voilà l’un des maux de l’économie de la France qui ne dispose pas des capitaux nécessaires pour investir et créer des emplois, ce qu’un système par capitalisation aurait précisément pu faire.

Le cas du Japon est exemplaire dans la mesure où les retraites sont exclusivement constituées par capitalisation. Les capitaux réunis sont gigantesques et sont investis dans l’industrie japonaise. Ce sont des institutions financières privées qui gèrent en partie les investissements et elles sont tenues de réaliser des profits afin d’abonder ces fonds. Il s’agit entre autres de BlackRock, le plus important gestionnaire de fonds de pension du monde. Cette société financière non bancaire a d’ailleurs été contactée par le gouvernement français en vue d’obtenir des conseils relatifs à la réforme des retraites en cours de gestation, et c’est significatif des intentions de l’Etat français. Brièvement la loi japonaise précise que chaque année le gouvernement et les grandes entreprises industrielles et commerciales font les comptes des sous qui restent dans les caisses. Si le montant des capitaux disponibles pour payer les retraites a augmenté, les retraites augmentent et s’il a diminué les retraites diminuent. Libre à ceux qui décident de se constituer un capital supplémentaire d’en prendre soin en en prenant acte, un peu comme les systèmes d’assurance-vie si chers aux Français.

Il y a cependant un gros risque pour les souscripteurs français de contrats d’assurance-vie : ou bien ce seront les compagnies d’assurance qui, acculées par des taux d’intérêt trop bas sur les marchés, se serviront dans le bas de laine de leurs clients ou bien ce sera le gouvernement qui s’en chargera de par la loi comme cela fut le cas avec le Front populaire en 1936.

Par conséquent, et j’en revient au Japon, il arrive que des « petits » retraités japonais se trouvent dans l’obligation de trouver des « petits boulots » pour arrondir leurs fins de mois mais ce n’est pas un problème au Japon puisqu’il y a une pénurie criante de main-d’oeuvre, ce qui n’est pas le cas de la France avec plus de 7 millions de chômeurs. Ainsi il est courant de voir au Japon des septuagénaires assurer la sécurité des passages pour piétons aux alentours des écoles. Il sont rémunérés quelques milliers de yens pour ce travail. Et s’ils restent encore « bon pied, bon oeil » ils osent tirer des fibres optiques sur les réseaux de câbles dans les rues.

Comme je le précisais dans un précédent billet la société japonaise fonctionne très bien car tout le monde se sent solidaire de l’avenir de son pays et du bon fonctionnement de son économie. Il y a cependant un aspect de l’économie qui pourrait mettre en danger le système par capitalisation comme l’ont souligné certains analystes économiques. Il s’agit de la politique des taux zéro, voire négatifs, mise en place par les banques centrales. Les gestionnaires des gigantesques fonds de pension japonais sont donc confrontés à un choix. Ou bien les rentiers, entendez les retraités, sont spoliés (on dit euthanasiés dans le langage des économistes) ou bien les gestionnaires de ces fonds de pension trouvent des investissements profitables auprès des industriels afin d’assurer la pérennité du système. Paradoxalement les investissements réalisés par les gestionnaires des fonds de pension se trouvent dans une meilleure position, pour ce faire, que les banques qui n’ont plus d’autre choix que de proposer aux entreprises des prêts à des taux relativement élevés puisque les marchés financiers sont atones.

Si le monde politique français avait le moindre soupçon de curiosité il s’inspirerait du système japonais. Mais c’est impossible. Depuis l’ère Mitterand la France est devenue un pays socialo-marxiste (maintenant c’est un pays socialo-écolo-marxiste) et elle est engluée dans ses institutions et ses lois qui constituent un terrain favorable à la corruption ainsi qu’à la pression des « partenaires sociaux » – encore un concept inventé par le CNR – totalement corrompus et déconnectés des réalités modernes. Rien ne pourra être changé et le pays continuera à s’enfoncer inexorablement. Tous les rentiers seront spoliés et leur pouvoir d’achat disparaîtra, alors l’économie du pays s’effondrera de plus belle et ce sera le chaos. Voilà ce que la gauche française a créé avec son cortège de corruptions et son manque total de vision à long terme. Comme le dit si bien H16 ce pays est définitivement foutu et il ne reste aux électeurs, retraités ou non, que leurs yeux pour pleurer puisqu’ils ont voté pour des politiciens corrompus et incompétents.

Notes. Le Japon est le deuxième pays du monde pour le nombre de brevets déposés chaque année. C’est la conséquence directe de l’excellence des universités et des instituts techniques de ce pays. L’innovation est donc au centre des préoccupations économiques du pays, un terreau très favorable aux investissements qui sont le fait des initiatives privées et non pas du gouvernement comme c’est le cas en France, pays où le monde politique veut tout diriger. Pour l’innovation « à la japonaise » ce n’est pas le cas en France, pays où les universités et les écoles d’ingénieurs ne forment que très peu de véritables créateurs et si par hasard il en apparaît ces derniers fuient la France pour d’autres cieux plus favorables à leur épanouissement, notamment au Japon ! Juste un exemple à ce sujet : j’ai eu l’occasion de rencontrer à Tokyo il y a quelques jours une équipe d’animateurs 3D et d’informaticiens de grande classe tous français émigrés au Japon parce que l’environnement leur est propice pour développer leurs projets de haut vol compte tenu de la proximité de grandes entreprises telles que Sony ou Mitsubishi, entreprises sérieusement intéressées par la créativité des Français dans ce domaine.

Pour conclure ce billet le remplacement des générations, pour être optimal et permettre la pérennité du système de répartition des retraites en France, requiert des offres d’emploi pour les jeunes diplômés. Or ce n’est pas le cas : près de 60 % des jeunes diplômés français ne trouvent pas de travail. Au Japon, pratiquement 98 % des jeunes diplômés trouvent un emploi à la sortie des universités ou des instituts techniques, les 2 % restants choisissant de poursuivre les études ou leurs recherches. De l’autre côté des tranches d’âge, contrairement à la France où les entreprises sont asphyxiées par les charges sociales et les taxes, l’âge de départ à la retraite relève du choix des employés. Les agents de l’Etat japonais peuvent continuer à travailler jusqu’à 80 ans et le départ à la retraite reste dans le domaine du choix des employés. Fixer un âge pivot pour le départ à la retraite est une autre absurdité qui n’est instituée que pour brider les libertés des citoyens. En définitive le gouvernement français a globalement tout faux au sujet du projet de modification du système de retraites tel qu’il existe aujourd’hui. Il ne peut pas être viable, c’est un fait, mais ce n’est certainement pas cette pseudo-réforme qui le rendra pérenne.

21 réflexions au sujet de « Le système des retraites japonais : un exemple à suivre en France ? Pas vraiment. »

  1. En France l’erreur de base vient de Mitterrand qui a abaissé l’âge légal de la retraite à 60 ans … et personne après lui n’a eu le courage de corriger cette erreur pourtant prévisible ( car, si une chose est prévisible c’est bien cela). Les 35 H ont apporté une deuxième coup au système. L’impossibilité des dirigeants à remettre en cause certaines modalités ( départ à 52 ou 55 ans) a fait le reste. Les dirigeants politiques font tout pour qu’aucune réforme sérieuse ne passe afin de culpabiliser les citoyens (  » la France est inréformable!! ») : pour cela il se serve des syndicats qui bloquent tout bien que ces derniers soient payés avec les impôts.Pourtant, il y a des techniques éprouvées dans les grandes entreprises et des  » change managers  » capables de faire évoluer les choses en douceur. En UK Cameron avait supprimé 1 million d’emplois publics sans générer de révolution.Même en Suède le statut des emplois à vie a été remis en cause etc…..Ce sont les dirigeants Francais ( droite comme gauche) qui sont responsables de la non modernisation de nos institutions mais la question est de savoir pourquoi ( incompétence?;lâcheté, calculs politiques ? etc…)

  2. Ce qui fait la richesse d’un pays ce sont les usines, fabriques, mine et agriculture, le reste, tout le reste ne sont que la résultante des richesses créées grâce à la plus-value ainsi générée.
    Au même titre que sans les plantes et les bactéries tout le reste disparaît.
    C’est l’usage de l’énergie qui permet à ce que ces quatre dimensions d’une nation puisse la faire vivre au même titre que c’est le surplus que tirent les plantes de la photosynthèse du à ce bénéfice d’une utilisation toujours plus efficace de l’énergie solaire qui permet au monde animal d’exister, d’évoluer et croitre.
    La question des retraites est aussi à observer avec mesure.
    Si un pays, quel qu’il soit, voit lesdites quatre dimensions.se tarir, alors il ne peut que s’appauvrir et les retraites des vieux, ne peut que prendre que deux formes, par répartition ou par capitalisation, qui, à y regarder la machinerie économique au plus juste, prennent leurs sources aux mêmes eaux: celles des plus-values dégagées telles rapidement montré plus haut.
    La différence essentielle entre les deux c’est que la première est directement liée aux usines, fabriques, mines et agricultures puisque ce sont ceux qui travaillent qui paieront directement pour ceux à la retraite par toujours cette plus-value dégagée, quant la seconde, elle, dépend étroitement de la ponction faite sur cette même plus-value par un ensemble de processus spéculatif, sans effet retardant puisque c’est l’argent versé par celui qui souscrit à sa retraite futur qui, par les bénéfices dégagés, va permettre de remettre sa retraite à son aîné.
    Mais si ce fond de pension fait faillite, les vieux se retrouveront sans retraite.
    Quand la retraite par répartition doit, pour correctement fonctionner, à ce que l’économie du pays soit efficace, étant entendu que quand ledit pays perd, sur son sol, de sa plus-value, cela affaiblit d’autant ces mêmes fonds, il leur faut donc, là encore, une économie pérenne pour que cela fonctionne.
    La différence exclusive entre les deux c’est que le premier n’a pas à faire du bénéfice quand le second si, ce qui retire d’autant d’argent aux retraités.
    Pour tenter de faire tout de même fonctionner le système en ces heures de désindustrialisation mondiale, nombre de gouvernements, dont ceux de l’UE, les USA, la Chine, le Japon et bien d’autres, créent de la monnaie en masse qui ne se rapportent pas à leur richesse définie ci-au-dessus, ceci tout en conservant leur béance frontalière qui permet aux usines, fabriques, mines et agriculture de fonctionner hors de chez-eux, ce qui tarit leur source de revenu, la plus-value, mais aussi ne permet plus aux exportateur d’écouler ce qu’ils ont fabriqué mais qu’ils ne peuvent pas vendre chez-eux puisque leur population n’est suffisamment riche pour l’acheter.
    Ces pays furent choisi en raison de leur salaire de misère.
    Ce n’est pas le nombre de retraité qui compte mais l’usage que l’on fait de l’énergie et de la plus-value dégagée grâce à elle, le reste n’est que la résultante d’une idéologie, qui d’ailleurs est soutenue par nombre de ceux qui font tout pour nous faire croire à un présupposé réchauffement climatique anthropogénique.
    La seule différence qui fait qu’une population est plutôt jeune ou vieille c’est que dans le premier cas les jeunes en grand nombre pourront remplir nombre de fonctions que le manque d’énergie ne peut que dégager (l’informatique étant un monstre d’énergie) quand un trop grand surplus de personnes âgées mènera à ce que ces fonctions ne puissent plus ou très mal être remplies.
    Tout se tient, mais il faut tirer le bon bout de la ficelle pour que l’ensemble se déroule avec logique.
    Cet ensemble expliquant, aussi, les raisons qui me font dire pourquoi nous courons vers une catastrophe économique de grande ampleur, je pense avoir repérer une série de cycle de quatre ans où, à chaque fois le système put être rafistolé pour les quatre années suivantes et, ce, depuis 2008, ensuite nous avons eu 2012, 2016 et maintenant 2020, si j’ai raison soit sa craque l’année prochaine, soit nous en auront pour les quatre ans d’après.

    • Je suis béat d’admiration devant votre raisonnement : «Tout se tient, mais il faut tirer le bon bout de la ficelle pour que l’ensemble se déroule avec logique.»
      On ne saurait mieux dire !

      • J’ai constitué, en tant que contractuel de la fonction publique, une retraite complémentaire par capitalisation auprès de la Caisse des Dépôts et Consignations à titre onéreux. Sans cette retraite complémentaire je serais dans la misère et je serais par exemple contraint de solliciter les lecteurs de mon blog pour une aide financière ! Aujourd’hui j’habite dans un paradis fiscal méconnu du public, je ne paie pas d’impôts sur ma retraite et je ne suis pas assujetti à la CSG. Je ne paie pas d’impôt sur le revenu parce que ma retraite a été constituée à titre onéreux ce qui n’est pas le cas en France : un scandale contraire à la constitution en ce sens qu’on ne peut pas taxer deux fois un revenu. J’expliquais il y a quelques jours à un ami de mon fils qui est dans une petite entreprise d’informatique à Tokyo que l’impôt sur les bénéfices des entreprises n’était ici que de 4 % à condition d’embaucher des employés locaux. Maintenant en ce qui concerne les retraites l’Espagne a depuis une dizaine d’années complètement réformé le système : si on n’a pas capitalisé on est dans la misère, c’est aussi simple que cela. Et c’est la raison pour laquelle les « vieux » accueillent les enfants et les petits-enfants dans leur maison pour que ces derniers s’occupent d’eux, solidarité familiale oblige, ce qui n’est plus le cas en France, une société qui se délite et foule aux pieds les traditions fondamentales de la famille solidaire. Comme H16 le répète la France est un pays foutu.
        Fin : j’ai fini de cracher mon venin.

    • Un vrai fond de pension ne fait pas faillite. Sinon, c’est une arnaque, un Ponzi amélioré. Voyez comment font les suisses. Ils ont un fond de garantie, une sorte d’assurance. Et tous les fonds sont examinés chaque année. Tout le monde sait qui est en difficulté. Celui qui fait du Ponzi sera condamné sur ses biens propres.

      • Et encore un truc : le coût de gestion en Suisse est faible, < 0.5%.
        Ce n'est pas comme en France, ou le lapin-crétin au pouvoir déguste Homard-Géant arrosé des meilleurs Champagnes.

    • Si je me souviens bien la caisse des dépôts et consignations fut ou est encore une banque d’état me semble-t-il.
      Ma première paie je l’avais été chercher à celle qui se trouvait dans la ville où je travaillais, Athis-Mons, j’étais jardinier à l’époque et bien sot: je voulais être comme tout le monde, être normal, ma jeunesse, quand j’y pense, ne fut qu’une errance intérieur.
      Je ne donne pas dix ans à la France pour se reconstruire, encore faudrait-il que les classes-moyennes hautes à supérieures deviennent un petit peu plus mature qu’elles ne le sont aujourd’hui, leur longue adolescence commence à faire tâche à 70 ans et plus.
      Faire Mai 68 pour voter Macron surtout, mais aussi PS, LR, RN, FI ou EELV aujourd’hui, ainsi que de croire en une Union-européenne qui détruit tout ce qu’elle touche c’est faire montre d’une faiblesse intellectuelle majeur allant grandissante.
      Je comprends votre ire d’aujourd’hui, mais cette confiance en notre pays que vous avez perdu et que je conserve n’est que le résultat de notre manipulation multidécennale d’un empire US qui de toutes forces, voulait que l’Europe soit sous sa botte, qui voulait et veut toujours détruire les pays européens.
      Ce sont ces classes-moyennes hautes à supérieurs que je m’essaie de faire réfléchir à l’heure leurs plus jeunes commencent à devoir quitter leur pays pour trouver du travail en raison même de cette désindustrialisation provenant de cette union qu’ils adorent.
      Personnes aux longs cursus, parfois scientifique et/ou technique, mais qui n’arrivent pas à faire le lien ici entre la cause, une union totalement corseté par l’idéologie néolibérale, l’Allemagne, les États-unis-d’Amérique et une oligarchie franchouillarde et imbécile, et la multitude de ses effets tous autant ravageur.
      Ce sont eux que je veux convaincre: n’est-il pas fantastique de constater que celui qui cherche à réparer une machinerie complexe en en percevant la cause en en y trouvant les solutions adaptées soit incapable de faire le lien entre la dégradation du pays, une musique de bas de gamme qu’il adore, le rap ou le métal…, une union mortifère et autodestructrice et notre domination par un empire qui nous la déverse par tombereaux entier.
      Par exemple, que l’un d’entre-eux me donne dix nom d’un groupe anglo-américain et un seul de chaque pays de l’union qui nous rions un peu.
      Je le répète, tout est lié.

  3. Même ma sœur, qui a une maison, se demande quoi faire. Elle a une chaudière double bois et fioul. Pour la remplacer, la question est de savoir si les lapins-crétins au pouvoir vont interdire le fioul. Comprenez, à 70 ans, manipuler des bûches, ce n’est pas gagné. Il faut les entreposer, puis chaque jour, faire quelques fournées. S’exposer à des décisions de trou-du-cul, cela fait hésiter. Faire le mauvais choix, non approuvé par les lapins-crétins au pouvoir, c’est en quelque sorte se suicider.

    • Renseignez-vous pendant qu’il est encore temps, il existe des aides à l’amélioration « verte » du chauffage domestique. Que votre soeur se fasse installer une pompe à chaleur aux frais de l’Etat, ce doit être encore possible !

      • Merci du tuyau. II faudra que je discute avec elle. Ou un bidule à pellet. Elle saura ou commander, au pire des cas en Pologne, là ou ils ont un zeste de cerveau en place, pas comme en France…

  4. En préambule, je dirai que cette phobie de la retraite chez les jeunes me sidère.
    Je ne pense pas être un alien, mais pendant tout mon cursus étudiant, jamais au grand jamais, je n’ai connu un « avenir de la nation » évoquer le sujet.Pour tous, nous étions avant tout préoccupés de savoir dans quelle boite on allait tenter de « percer »(avec bien de déconvenues je l’avoue pour pas mal avec qui je suis resté en contact)
    En fait, une fois encore, ce qui manque ,c’est le « pognon » qui ne pousse pas magiquement même dans les jardins durables de gauche?
    Mais ily a selon moi, un problème bien plus préoccupant, qui va bouleverser toutes nos sociétés

    https://rclutz.wordpress.com/2019/08/17/too-many-people-or-too-few/

    toute notre économie ne peut dégager des moyens, que si elle assure une certaine croissance
    (les projections actuelles sur les retraites se basent sur au minimum un maintien du PIB, )
    or la croissance est en quelque sorte résultat de le croissance démographique.Que celle-ci vienne à chuter, et on entre en récession(comment voulez-vous servir des revenus sur des emprunts qui se dévalorisent?)
    Le Japon, l’Allemagne commencent à être confrontés à ce problème, bientôt la Chine, et toutes les nations développées.Pour le moment, le palliatif est l’immigration à partir de pays n’ayant pas encore opéré un développement ( cas des USA, de l’Allemagne) ou de profiter comme la Chine, le Japon, de l’élévation du niveau de vie de ces pays.
    Mais , une fois un certain développement obtenu dans ces pays, ils feront comme, nous, et il n’y aura plus aucun « réservoir » de croissance, ou dérisoire face aux besoins.
    Cela impliquera un changement total, et impossible à imaginer de modèle économique.
    Bon, d’ici là, Greta sera secrétaire générale du nouveau gouvernement mondial , pas de soucis

    • Le risque pour la France, c’est d’arriver à un système totalitaire, ou l’on pourra seulement se taire. À mon avis, les obligations ce n’est plus top. Miser dessus, c’est miser sur un canard boiteux. Les actions pourraient rester globalement stables, et comme d’habitude dans certains cas, s’envoler. Qui sera le nouveau Google?
      La question est de savoir quelle sera la vitesse de ces changements.
      La solution sera de faire comme au Japon : on travaille jusqu’à épuisement si l’on a pas assez de revenus de retraite. Ce dont rêvent ces trous du culs d’écologistes se réalisera : pas de revenu, pas de consommation. Quand ce point sera atteint, digne de l’homme de Cromagnon, sais-t-on jamais, on pourra repartir de zéro.

      Et bientôt, avec un gouvernement de lapins-crétins, ce que je ne n’espère pas du tout, on saluera comme cela : « Heil Great Hitlerg ».

  5. MichelC écrit qu’un «fonds de pension ne peut pas faire faillite, sinon c’est une arnaque».
    Un fonds de pension doit être approvisionné sur une base régulière afin de pouvoir honorer ses engagements (c’est-à-dire payer des prestations de retraite). Si, pour une raison ou une autre, ce fonds n’est plus approvisionné il sera procédé à sa fermeture. Les actuaires procèderont alors à son évaluation afin d’établir sa solvabilité. C’est ainsi que les bénéficiaires pourraient voir baisser de 20, 30 ou 40 % leurs prestations de retraite.
    En Amérique du Nord, ce genre de situation se produit régulièrement lorsqu’une entreprise se place sous la protection de la loi sur les faillites. Les retraités du géant failli Sears Roebuck Co doivent vivre avec des prestations de retraite de… 165 $ par mois !

    • Si, pour une raison ou une autre, ce fonds n’est plus approvisionné il sera procédé à sa fermeture

      Regardez comment font les Suisses. Ils n’attendent pas, c’est surveillé en permanence comme le lait sur le feu. Il existe des systèmes sérieux dans des pays ou la justice fonctionne. Récemment des dirigeants d’un fond ont été condamnés à pas loin de 10 millions de CHF convaincus d’avoir fraudé.

      Pour répondre à cela, rien de tel que la liberté. Vous gérez vous même.

      • Se faire tondre par l’état c’est mieux?

        Il n’empêche que la capitalisation fonctionne, en Suisse, à Singapour. Et rien de tel que la liberté comme garde-fou, ne vous en déplaise. Accompagnée de transparence, c’est un plaisir, au contraire du système français complètement pourri.
        Vous n’en avez pas marre de ces lapins-crétins au pouvoir? Et de leur prétendants à la con?

  6. Il semblerait – au bas mot –  qu’on nous cache des choses sur l’argent disponible aux retraites et les raisons de ne pas nous parler de cette manne !

    et pour comprendre l’antériorité de la réforme des retraites qui est une « recommandation » obligatoire de la Commission Européenne à travers les Grandes Orientations de Politique Economique, voir entre 3mn30 et 6mn30 :https://www.upr.fr/actualite/greves-du-5-decembre-2019-reaction-de-francois-asselineau/

  7. Bien moi je soutiens le système de retraite actuel français (que l’on peut encore améliorer) et tout notre système de sécurité social au sens large.
    Et je soutiens aussi la grève actuelle même si celle-ci m’empêche d’aller voir ma famille cette année.
    Personnellement avec le système actuel je devrai travailler jusqu’à 67 ans pour ne pas avoir de décote sur ma retraite (on ne peut donc pas dire que le Français ne travaille pas longtemps car il ne faut pas confondre l’âge auquel on peut prendre sa retraite et l’âge auquel on prend sa retraite complète (il faut travailler 42 ans actuellement, il est loin le temps des 37.5 ans).

  8. Puisqu’il y a tant de spécialistes qui nous vantent la position monopolistique de l’état, j’aimerai avoir des éclaircissements sur ces points d’un bulletin de paye :

    Quelqu’un peut m’expliquer le contenu d’une feuille de paye de 2007?
    URSSAF Maladie vieil (part salariale : 0.85 %, part patronale 14.4%)
    URSSAF Viellesse FNAL. Plaf. (part salariale : 6.65 %, part patronale 8.4%)

    URSSAF FNAL supplémentaire (part salariale : 0.0 %, part patronale 0.4%)

    Quelles sont les lignes qui concourent à la retraite et celles qui sont de la « solidarité ?
    Merci d’avances pour vos lumières 😉

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