Crise climatique : la « fake-news » du corail qui meurt

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En décembre 2015, le Docteur Peter Ridd, professeur de physique à l’Université James Cook, à Cairns en Australie contacta un journaliste pour l’alerter sur le fait que le public n’était pas assez informé sur l’état catastrophique de la Grande Barrière de corail qui s’étend sur plusieurs milliers de kilomètres le long de la côte est de l’Australie. Ridd montra des photos prises il y a environ 100 ans et illustrant l’état des coraux près de Bowen, une petite ville du Queensland au nord de Mackay où la barrière de corail se trouve à quelques miles de la côte. Ces photos avaient déjà été publiées lors d’une « work-shop » qui avait eu lieu en 1995 à Townsville et dédiée à l’état de santé de la Grande Barrière de corail. Ridd s’aperçut très rapidement que les photos en question s’étaient répandues sur internet et servirent de supports dans des rapports officiels et des informations grand-public malgré le fait que le résumé de cette work-shop avait clairement indiqué qu’il était imprudent d’établir des comparaisons hâtives entre ces photos (lien, en accès libre) et l’état actuel des coraux. Ridd demanda donc à ce journaliste de bien vouloir trouver des photos récentes de ces mêmes coraux, dans les mêmes lieux que ceux qui avaient été pris en photo il y a 100 ans. Il fut rassuré car le journaliste lui présenta des photos prises quelques jourd auparavant montrant un corail en parfait état.

Mais Ridd s’y prit trop tard pour rattraper son erreur puisque quelques semaines plus tard un article parut dans la revue Nature (lien, en accès libre) en janvier 2016 indiquant que le corail était en très mauvais état en comparaison de photos anciennes prises il y a 100 ans de ce même corail se trouvant tout près de la petite ville de Bowen et qu’ils n’y avait pas eu d’amélioration depuis 2012. Ridd convoqua à nouveau le journaliste pour lui préciser que cet article de Nature racontait n’importe quoi. En réalité le journaliste, un dénommé Peter Michael, contacta par courrier le Docteur Terry Hugues, le grand rival de Ridd à la James Cook University. Ce dernier fit tout ce qui était en son pouvoir pour que l’Université congédie Ridd pour faute grave (troisième lien).

Le Docteur Jennifer Marohasy, spécialiste de l’environnement côtier, dénonça à plusieurs reprises la fausse propagande du WWF relative à la Grande Barrière de corail. Lorsqu’elle prit connaissance des déboires du Docteur Ridd elle voulut en avoir le coeur net et fit appel à un photographe professionnel spécialisé dans la photo et le film sous-marin et à un spécialiste des coraux à la retraite, le Docteur Walter Starck, pour confimer que le corail autour de l’île Stone au large de la ville de Bowen était florissant. Visionner le film réalisé par Jen Marohasy est suffisant pour affirmer que cette histoire de corail mourant en raison du réchauffement climatique ou de prétendue acidification de l’océan est juste une « fake-news » : https://youtu.be/HqFFqBuFVqU

Via le blog de Donna Laframboise. Liens :

https://nofrakkingconsensus.com/wp-content/uploads/2019/11/Wachenfeld_DR_Long-term_trends_in_status_coral_reef_historical_photographs1995.pdf

https://www.nature.com/articles/srep19285

https://nofrakkingconsensus.com/wp-content/uploads/2019/04/ridd-v-james-cook-university-2019-fcca-997-.pdf

10 réflexions au sujet de « Crise climatique : la « fake-news » du corail qui meurt »

  1. Le corail qui se meurt est l’équivalent de la disparition des ours blancs. Et, dans les deux cas, des universitaires en ont payé le prix. Cette époque est à …chier !

    • Vous m’avez coupé l’herbe sous les pieds (expression on ne peut plus mal adaptée dans le cas présent !), car j’allais poster :
      « Qui est le plus sexy et le plus photogénique, le corail ou l’ours blanc ? »

      • Quand je vivais à Port-Vila je passais des heures à observer les coraux et aussi les poissons, des murènes aux petits petits poissons clown jusqu’aux petits requins de récifs. C’était tout simplement splendide. Les ours blancs ce sont des bêtes féroces qui n’hésitent pas à attaquer et dévorer un être humain. Tous les scientifiques qui travaillent dans le grand nord ont un fusil pour se protéger de ces sales bêtes de même que les Inuits du grand nord canadien !

    • Ça ne m’énerve pas, ce serait plutôt l’inverse. J’ai visionné une conférence de Jancovici il y a quelques mois et je lui ai envoyé un long mail pour démonter certaines de ses allégations. Comme il se vante de toujours répondre à ses courriers, j’attend toujours … Je ne supporte pas l’arrogance de ce polytechnicien.

    • Avec sa dilatation hilarante des océans, il me fait bien ricaner.
      Comment peut-on oublier la gravitation ❓ À moins qu’il ne pense que l’eau se déplace ❓ Qu’il en apporte la preuve. À proximité des cotes, cette dilatation restera imperceptible.

  2. Mail envoyé à JM Jancovici le 3 septembre 2019 :
    Cher Monsieur,
    j’ai écouté avec intérêt votre conférence inaugurale à SciencePo du 28 août relative au choix tout à fait crucial : CO2 ou PIB.
    Je suis moi-même un universitaire (à la retraite) ayant sévi en chimie, biologie animale dans de nombreux domaines puis végétale dont les plantes génétiquement modifiées et les pesticides et même dans l’énergie nucléaire comme consultant auprès d’EDF, un peu par hasard je dois l’avouer. J’ai séjourné à UCLA Health Science Center dans le temple de la chimie des protéines de l’époque puis au Salk Institute à La Jolla et maintenant je coule des années de retraite dans le « calme climatique » des îles Canaries.
    Je voudrais faire quelques remarques relatives à votre exposé si vous me le permettez.
    Tout d’abord, comme je l’ai exposé à maintes reprises dans mon blog, je ne crois pas à la théorie de l’effet de serre car celle-ci est en violation du second principe de la thermodynamique à la suite de simples observations. La ville de Santa Cruz s’étale entre l’altitude zéro et 600 mètres : il fait toujours plus froid à 600 mètres d’altitude en raison du gradient adiabatique de l’atmosphère qui est une résultante de la gravité. Comment les couches élevées de l’atmosphère, plus froides, peuvent-elles réchauffer le sol ? CO2 ou pas, puisque compte tenu du gradient adiabatique les photons infra-rouges émis par les molécules d’oxygène et d’azote des basses couches de l’atmosphère sont plus énergétiques que ceux émis par les mêmes molécules à 600 mètres d’altitude ou plus. Jamais aucun climatologue n’a abordé cette question en dehors de quelques « vieux » empêcheurs de tourner en rond comme moi et également le Professeur François Gervais qui est (comme moi-même) un « climato-sceptique notoire.
    Puisque j’ai mentionné François Gervais je me permets de vous signaler que le temps de résidence (demi-vie) du CO2 d’origine fossile est d’environ 4 ans et non pas des siècles comme vous l’avez affirmé. Ceci a été parfaitement bien documenté en utilisant la signature isotopique des combustibles fossiles (rapport C-12/C-13). Votre affirmation d’un temps de résidence de plusieurs siècles provient d’une fraude de l’IPCC reprise les yeux fermés par de nombreux médias qui ne se sont jamais posé la question de savoir si c’était vrai ou pas.
    Je suis d’ailleurs tout à fait étonné que vous abondiez dans ce sens alors que vous dénoncez le peu de véracité de la presse en général.
    Enfin, vous semblez aussi ignorer que le nerf moteur du climat est à 99,9 % le Soleil. L’optimum climatique moderne qui a débuté à la fin des années 1930 est la cause primaire de l’augmentation de la teneur en CO2 de l’atmosphère provoquant un réchauffement des océans et donc un dégazage de ces derniers. Jamais dans le passé une augmentation de la teneur en CO2 de l’atmosphère a précédé un réchauffement, le contraire a toujours été observé.
    Ce qui attend en réalité l’humanité est un refroidissement brutal du climat provoqué par une chute spectaculaire de l’activité solaire comme le prédisent de nombreux astrophysiciens et ce sera infiniment plus sérieux et dévastateur qu’un réchauffement …
    Pour ce qui est de la production d’électricité je suis entièrement de votre avis. J’ai presque pleuré quand l’administration Jospin a décidé de la fermeture de Creys-Malville que j’ai fait visiter à plusieurs reprises à des Américains qui étaient tout simplement émerveillés par la qualité de la technologie française (et internationale). Aujourd’hui la Russie exporte ses surrégénérateurs et le prochain EPR dans le monde sera construit par les Chinois, ça laisse tout de même rêveur. Les énergies renouvelables comme l’éolien ont fait leur preuve de leur totale inefficacité comme par exemple dans l’île canarienne d’El Hierro (province de Tenerife) : la consommation de gasoil n’a pas diminué et c’est ce que voulaient prouver les Japonais qui ont financé le projet. En effet, de nombreuses petites îles japonaises ne disposent pas d’un réseau connecté aux grandes îles comme Honshu et disposent de groupes électrogènes fonctionnant avec du fuel léger. Enfin, dernière remarque, vous avez mentionné que les habitants vivaient dans un air pollué. C’est faux ! Je connais très bien Tokyo pour y séjourner deux fois par an chez mon dernier fils qui y habite depuis près de 15 ans, c’est la mégalopole la moins polluée du monde.
    Dans l’attente de vos remarques,
    Veuillez accepter mon plus profond respect.

  3. Merci d’avoir mis ce mail en ligne ; cela clarifie les choses
    Oui, je savais que vous étiez un sceptique , mais pas à ce point
    – Refuser carrément l’effet de serre, oublions ce terme pour le remplacer par refuser les qualités radiatives de gaz comme la vapeur d’eau, le CO2 ou le méthane me paraît inconcevable si l’on veut étudier le gradient vertical de notre atmosphère ; il n’y a pas de violation de la thermodynamique puisque ce que gagne en température les basses couches de la troposphère est perdu par la stratosphère : un calcul simple en transformant les températures en quantité de chaleur montre que l’atmosphère dans sa totalité n’a rien gagné ni perdu depuis l’enregistrement des satellites
    – Refuser la responsabilité de l’homme via la combustion des fossiles me paraît tout aussi invraisemblable de votre part surtout que vous parlez des rapports isotopiques du carbone ; mettre le dégazage des océans en cause va contre l’évolution de ce rapport du CO2 : celui-ci diminue, alors que le CO2 dissout dans l’océan devrait le faire augmenter
    – Sinon , il est vrai que Jancovici comme tous les catastrophistes exagèrent les pouvoirs du CO2 : durée de vie , élévation future des températures etc….Mais c’est son gagne pain. Concernant les problèmes énergétiques je lui fais davantage confiance comme à la plupart des membres et des sympathisant de l’ASPO
    Cordialement
    Frederic Sommer

    • S’il y avait des gaz à effet de serre dans l’atmosphère terrestre ce serait avant tout autre gaz la vapeur d’eau qui jouerait un rôle prépondérant. Et compte tenu de l’abondance de la vapeur d’eau en comparaison de celle du CO2, cet effet devrait être majeur. Or ce n’est pas le cas. J’ai écrit un billet le 23 décembre 2017 sur ce blog qui explique en termes compréhensibles que la vapeur d’eau contribue à dissiper l’énergie thermique vers les hautes couches de l’atmosphère. Soyez patient, je laisserai un billet ce prochain mardi qui explique très clairement pourquoi et comment cette escroquerie de l’effet de serre du CO2 a été mise en place.

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