Brève. Crise climatique : la Suède inonde les marchés d’obligations Canadiennes et Australiennes

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C’est une retombée inattendue des conséquences sur les marchés boursiers des dispositions qui seront imposées un jour ou l’autre au monde entier pour sauver le climat. Depuis le mois de mars dernier la banque centrale de Suède vend des obligations émises par les Etats d’Alberta, du Queensland et de Western Australia. La Banque Centrale de Suède considère que l’état des finances de ces Etats est risqué en raison des politiques de réduction des émissions de « gaz à effet de serre » qui impacteront négativement ces Etats dont l’économie repose sur l’extraction de charbon, de pétrole et de gaz de roches mères.

Dans le même temps les émissions de « Green bonds » sont mises en place par diverses institutions financières ainsi que par certaines banques centrales comme la Banque Centrale Européenne. La destination des capitaux collectées reste opaque. Il serait question d’investir dans des entreprises innovantes du secteur des énergies renouvelables, des « start-up vertes » comme aimerait le dire le Président français Macron. Il est tout de même surprenant que la Banque centrale de Suède n’ait pas envisagé d’adopter la même attitude concernant les obligations des Etats gros émetteurs de gaz à effet de serre tels que la Chine, les USA ou l’Inde, allez savoir pourquoi …

Source : wattsupwiththat.com

6 réflexions au sujet de « Brève. Crise climatique : la Suède inonde les marchés d’obligations Canadiennes et Australiennes »

  1. J’ai beaucoup aimé le lien proposé par @Prolux du dernier billet concernant les ressources de notre planète.
    Nos ressources sont-elles illimitées ? https://www.youtube.com/watch?v=0mvAxwLhnqI
    Certaines spéculations financières actuelles s’appuient sur le pari de la mise en oeuvre et de la réussite des politiques écolofascistes.
    Je pense et j’espère que nous aurons des surprises dans les années à venir sur le climat et l’écologie. Les périodes de terreur, comme les plaisirs d’amour ne durent qu’un moment.

  2. Il y a fort à penser que pour l’instant, il s’agit surtout de fond plus ou moins destinés faire du green washing. A la façon des grands groupes pétroliers qui financent des usines de panneaux voltaïques, de batteries ou d’éoliennes pour se donner une bonne image face à la fantasmagorie de transition énergétique. En parallèle de ces projets, ils continuent à prospecter partout dans le monde pour trouver toujours de nouveaux puits de pétrole et de gaz. Et ces investissements sont colossaux comparés aux petites industries vertes quasiment ridicules . Ce qui montre bien qu’ils pensent que pour très longtemps encore les fossiles feront tourner l’économie mondiale. Et pour cause, vous l’avez souvent souligné JH, les 12Gt d’énergie nécessaires chaque année sont assurées par pétrole,
    gaz et charbon, une pouillème de nucléaire, un peu d’hydraulique. Les éoliennes et les PV, il faudrait en couvrir des départements entiers avant de proposer de telles puissances gigantesques. Les green bonds ont de bons jours devant eux, je dirais même des décennies. Mais les milliards de pétrodollars, les gazoducs russe , les Quataris , les schistes de Trump sont encore peinards pour longtemps. Cet argent là, même s’il déglingue , il coule à flots…

    • Pour ce qui est des schistes et de la fracturation, aux États-Unis, ça ne va pas très bien. Le prix du pétrole n’est pas assez élevé pour que ce soit rentable. Rien de peinard dans cette industrie pour l’instant.

  3. J’ai écrit à Jean-Marc Jancovici pour lui demander de m’exposer son point de vue sur l’effet de serre du CO2 qui est son fond de commerce. Pas de réponse et cette absence de réponse est significative même en prenant en compte que ce monsieur est très médiatisé (par ses soins) et donc très occupé. Jancovici considère qu’il y a des réserves de gaz et de pétrole pour 50 ans au mieux. Je suis en désaccord avec lui dans la mesure où l’évaluation de ces réserves est top-secret. Juste un exemple : l’Arabie saoudite n’avouera jamais qu’elle injecte de l’eau de mer dans ses gisements de pétrole pour faire remonter le pétrole. Jancovici se garde bien de mentionner ce « détail ». A contrario nul ne connaît exactement les réserves russes ni brésiliennes ni, plus récemment dans l’off-shore sud-africain. Certaines estimations mentionnent 80 ans de réserves au rythme actuel de consommation quotidienne.
    Pour le charbon ce sont 2 siècles de réserves (au moins) estimées. Il n’y a donc pas trop de souci à se faire. En effet le charbon peut être converti en pétrole, ce que les Allemands ont très bien su faire durant la seconde guerre mondiale, et en gaz avec le retour au « gaz à l’eau » beaucoup moins coûteux que le méthane importé sous forme liquéfiée. Je trouve stupéfiant que cette alternative n’ait jamais été mentionnée par Jancovici qui se targue d’être un spécialiste de l’énergie. Bref, il faut être très critique quant aux sources d’information que l’on consulte sur le web.

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