L’ « écomerdier » imposé à l’Afrique par les écolo-imperialistes

Plutôt que de brûler de la bouse de vache et du charbon de bois, pourquoi l’Afrique sub-saharienne n’aurait-elle pas de l’électricité bon marché ? C’est la question que l’on peut se poser en examinant l’état des lieux de l’Afrique. Alors que l’Inde, la Chine et le Vietnam ainsi que d’autres pays utilisent de plus en plus de gaz naturel, de charbon et de pétrole pour électrifier et moderniser leurs nations, créer des emplois et améliorer la santé, relever le niveau de vie et augmenter l’espérance de vie, pourquoi la Banque Mondiale et d’autres institutions internationales exigent des pays de l’Afrique sub-saharienne d’utiliser de plus en plus de charbon de bois pour le chauffage et la cuisine ? Pourquoi les pays africains eux-mêmes, les Nations-Unies et les organismes de défense des droits de l’homme tolèrent cette politique mortifère ?

Durant la récente « semaine du climat » l’organisme onusien IPCC a fait la promotion de la biomasse qui – selon ses affirmations – entrent déjà pour 60 % des énergies renouvelables en Europe afin de combattre le changement climatique (on ne dit plus réchauffement, au cas où …) et stabiliser le climat qui n’a jamais été vraiment stable par le passé, mais bon …

Les énergies dites renouvelables comprennent par exemple la centrale électrique de Drax en Grande-Bretagne qui brûle des « boulets » de bois provenant de millions d’arbres poussant sur des dizaines de milliers d’hectares de forêts canadiennes et américaines, détruites à jamais. Les arbres sont transformés en petites boules qui sont chargées sur des camions pour les transporter dans les ports côtiers pour être ensuite acheminées au nord du Yorkshire en Grande-Bretagne par cargos brûlant du pétrole. Du port ces granulés sont acheminés alors par train jusqu’à la centrale électrique et brûlés à la place du charbon pour générer de l’électricité. Ainsi la Grande-Bretagne peut s’enorgueillir d’atteindre l’objectif d’énergie renouvelable que les accors de Paris ont fixé. Pourtant l’ensemble de cette opération produit beaucoup plus de gaz carbonique que n’importe quelle usine similaire de production d’électricité utilisant du gaz naturel ou du charbon ! Quant aux arbres il faudra attendre 50 ans pour pouvoir à nouveau exploiter les forêts nouvellement rasées. Et on dit que c’est de l’énergie renouvelable !

Certaines organisations de protection de l’environnement ont crié au scandale quand l’IPCC a convenu que l’utilisation du charbon de bois devait être promue en Afrique sub-saharienne car cette pratique contribuait à réduite les surfaces boisées. Non seulement la production de charbon de bois, considéré comme une source d’énergie renouvelable par l’IPCC, détruit l’environnement et menace de nombreuses espèces d’animaux et de plantes mais l’utilisation du charbon de bois menace aussi la santé humaine. Le programme pour l’environnement des Nations-Unies prévoit que la demande africaine de charbon de bois, dont la production est actuellement d’environ 23 millions de tonnes par an, doublera voire triplera vers 2050. Cette production a doublé ces dernières 20 années et représente maintenant 60 % de la production mondiale de charbon de bois selon la FAO. L’urbanisation galopante a accru la demande car le charbon de bois est le combustible préféré en raison de son bas coût pour la cuisine en Afrique sub-saharienne.

Certes, le charbon de bois est plus propre et plus facile à utiliser que le bois lui-même et meilleur marché que le gaz de pétrole liquéfié ou l’électricité, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle plus de 80 % des familles en milieu urbain utilisent le charbon de bois pour la cuisine et en milieu rural c’est 100 %. Et pourtant l’OMS (un autre organisme onusien) considère que mondialement plus de 4,3 millions de personnes meurent prématurément de maladies liées au caractère malsain de l’air des maison où est utilisé le charbon de bois pour la cuisine sur des feux ouverts ou des cuisinières qui fuient et enfument les logements. C’est plus de morts que la malaria, la tuberculose et le SIDA réunis … L’OMS a aussi noté que le manque d’accès à l’électricité pour 1,2 milliard de personnes dans le monde a pour résultat d’exposer les familles à des particules fines et aux autres produits toxiques présents dans la fumée, la cuisson mal assurée provoquant en outre toutes sortes d’intoxications alimentaires.

L’absence d’électricité disponible en abondance restreint la possibilité de lire confortablement le soir pour étudier, lire, avoir accès à un ordinateur et à internet, développer une petite industrie, des industries de plus grande taille, alimenter des hôpitaux, des écoles et des infrastructures et permettre d’améliorer la vie des personnes, la santé et la nourriture. Pourquoi 100 ans après que l’électricité ait révolutionné les sociétés occidentales il y a encore plus de la moitié de l’Afrique sub-saharienne qui n’est connectée à aucun réseau électrique ? Est-ce qu’un Américain, un Canadien, un Européen, un Australien, un Japonais et même un Chinois pourrait vivre aujourd’hui sans une électricité abondante, relativement bon marché 24/7/365 ? En 2016 la Banque Mondiale a estimé qu’à peine 42 % des logements en Afrique sub-saharienne avaient accès à l’électricité, le Rwanda atteignant 80 % mais la Guinée-Bissau à peine 30 %, laissant des centaines de millions de personnes sans électricité du tout ou seulement sur des périodes très limitées et totalement imprévisibles, alors qu’il s’agit d’une source d’énergie que nous considérons, nous Occidentaux, comme vitale.

Le site ZimbabweSituation.com indique que trois facteurs restreignent la demande en électricité dans la majorité des pays africains. D’abord la plupart des ménages et des entreprises connectées à un réseau électrique font face à des black-out à répétition en raison de la faiblesse de la production par rapport à la demande et en raison d’un réseau défectueux. Ce qui signifie que les habitants ont toujours recours au charbon de bois pour cuisiner, la conséquence étant qu’ils paient pour disposer d’électricité, quand il y en a de disponible, et qu’ils paient aussi pour se fournir en charbon de bois. (Paradoxalement c’est aussi le cas en Californie depuis la faillite de PG&E qui, si c’était un Etat indépendant, serait le plus riche du monde alors que de nombreux ménages sont revenus au bon réchaud à pétrole pour cuisiner puisqu’il y a des black-out imprévisibles partout dans cet État !).

Ensuite, alors que l’électricité constitue une large part du revenu des ménages, ces derniers ont un accès limité à cette source d’énergie. Les pays disposant d’un réseau peu développé augmentent les prix pour financer les infrastructures afin d’améliorer les réseaux. Mais des tarifs élevés se traduisent pas encore plus de charges financières, ce qui décourage les consommateurs et par voie de conséquence inhibe la création d’emplois puisque la consommation n’augmente pas et même décourage certains ménages à faire une demande de raccordement au réseau existant. En dernier lieu, le coût et la complexisté de l’extension des réseaux sont aussi des facteurs limitant l’électrification. Là où la production est insuffisante, les compagnies d’électricité retardent les connections au réseau jusqu’à ce que les infrastructures de production correspondent à la demande prévue. Le pire ce sont aussi les contraintes administratives et parfois coûtumières, par exemple pour l’installation de pilônes sur des terres communautaires, qui augmentent les coûts et donc réduisent la demande ce qui a pour effet dans certaines régions de repousser à jamais une quelconque électrification.

C’est ainsi que dans de nombreux cas le bois et le charbon de bois sont compétitifs par rapport au gaz de pétrole (quand il y en a) alors que la production de charbon de bois est gourmande en main d’oeuvre, polluante et destructrice de l’environnement. Une cuisinère moderne brûlant du bois permettrait de réduire les risques pour la santé mais la plupart des ménages ne peuvent pas s’en offrir une.

Le coût maîtrisé et la sécurité d’approvisionnement de l’électricité en Afrique sub-saharienne ne pourront être atteints qu’avec une modernisation et une expansion du réseau électrique, après viendront les usines de production d’électricité. Le regretté Steven Lyazi, qui travailla pour le Congrès de l’Égalité Raciale en Uganda, reconnut que la disponibilité en énergie solaire est une bonne nouvelle pour des millions d’Africains qui ne disposent que du bois de chauffage, des bouses du bétail et du charbon de bois pour cuisiner. Cependant, ajoutait-il, les énergies solaires et éoliennes ne sont au mieux que des solutions de remplacement vers la sécurité de l’approvisionnement en électricité, alors que, pourtant, les Nations-Unies, la Banque Mondiale et d’autres organismes politiques le préconisent : ce n’est qu’une vue de l’esprit.

« Beaucoup de personnalités », disait Lyazi, « méconnaissent que les Africains ont de grands rêves ». Juste un de ces rêves : la laison ferroviaire électrifiée de 750 km appellée Trans East Africa nécessiterait beaucoup plus d’énergie que ce que le solaire et l’éolien, qui sont des sources d’énergie intermittentes, peuvent produire.

La grande majorité des pays d’Afrique sont avides d’énergie électrique qu’elle soit d’origine nucléaire, de charbon, de pétrole ou de gaz naturel, mais les environnementalistes occidentaux, largement européens, y compris la Banque Mondiale, se sont opposé au financement de tels projets. Lyaza, qui mourut dans un accident d’autobus en 2017, pressait les pays africains pour qu’ils utilisent leurs abondantes ressources naturelles. Il encourageait les Africains à défier les écologistes européens qui ont diabolisé les combustibles fossiles carbonés et n’ont jamais encouragé les projets hydroélectriques et l’énergie nucléaire en Afrique. Il clamait que l’Uganda et d’autres pays d’Afrique sub-saharienne devraient construire des gazoducs pour alimenter des centrales électriques afin de fournir de l’électricité à autant d’habitants que possible. Aujourd’hui, les champs pétroliers et gaziers africains brûlent pour rien du gaz qui n’est pas récupéré et le pétrole est exporté pour le plus grand bénéfice d’une élite restreinte laissant des millions de gens sans énergie, appauvris et désespérés.

Pourquoi ne pas construire des centrales au charbon, des centrales nucléaires et envisager des projets hydroélectriques ? Pourquoi pas ? Pourquoi les Africains devraient-ils être condamnés à survivre dans la pauvreté en étant dominés par les écolo-impérialistes, les néo-colonialistes et les organisations de protection de l’environnement destructrices et qui ignorent totalement les droit les plus basiques des êtres humains : le droit à l’énergie, à la santé moderne, à un niveau de vie satisfaisant et à des vies décentes ?

En tant qu’ingénieur dans l’énergie nucléaire, le sud-Africain Kelvin Kemm, consultant en énergie, notait qu’il y a trop de situations diverses en Afrique et qu’une seule source d’énergie électrique pourrait être envisagée à l’échelle du continent de manière économique et sûre : les réacteurs modulaires pebble bed (PBMR) de faible puissance – 200 MWe – refroidis avec un gaz associé à une turbine Brayton en cycle fermé ou un circuit secondaire de vapeur. Ces réacteurs acceptant un combustible configuré sous formes de billes de la taille d’une balle de golf bénéficient de par leur conception d’une sécurité dite passive. Ils peuvent être construits en grande série pour un coût d’investissement modique et leur puissance est adaptée aux réseaux existants pouvant être naturellement étendus par la suite. Cette technologie est adaptable à tous les pays de l’Afrique sub-saharienne. Ce sont les pays africains eux-mêmes qui doivent faire ce choix et non pas des pays étrangers qui leur fassent subir chantages et pressions politiques. Les pays africains ne doivent pas rester dans l’ignorance et être obligés de ne se contenter que de charbon de bois, ce que les écolo-impérialistes occidentaux leur imposent pour l’instant …

Traduction d’un article de Duggan Flanakin, à la tête de la recherche stratégique au Commitee for a Constructive Tomorrow. Il a étudié les régulations environnementales pendant des décennies. Note. Le PBMR a été abandonné par l’Allemagne qui fut initialement le pays le pays le plus avancé dans cette technologie. Seule la Chine a pour l’instant perduré dans cette voie avec la construction d’un prototype PBMR, l’HTR-PM, d’une puissance thermique de 250 MW, soit d’une puissance électrique d’environ 100 MW. Deux réacteurs modulaires alimenteront une unique turbine entrainant un alternateur d’une puissance nominale de 210 MW électriques. Cette installation doit être opérationnelle au début de l’année 2020. La génération future envisagée par la Chine est un PBMR refroidi par de l’hélium, de l’azote ou du CO2 entrainant une turbine Brayton. Les avantages de ce type de réacteur sont multiples. En cas de défaut de quelque nature que ce soit le réacteur est vidé de son combustible qui est réparti dans une aire de stockage compartimentée et facilement refroidie, la fission prenant alors instantanément fin. La technologie de production du combustible est connue et beaucoup plus aisée que celle d’un PWR classique qui requiert des assemblages de tubes et la mise en forme du combustible sous forme de pastilles. Le rechargement en combustible peut se faire de manière continue, ce qui n’est pas le cas de tous les autres réacteurs nucléaires existants. Enfin, outre de l’oxyde d’uranium-235 servant dans ce cas de producteur primaire de neutrons sous forme de billes, ce type de réacteur peut aussi accepter du thorium comme combustible. Voir par exemple : https://en.wikipedia.org/wiki/Pebble-bed_reactor et le billet de ce blog du 16 décembre 2017.

12 réflexions au sujet de « L’ « écomerdier » imposé à l’Afrique par les écolo-imperialistes »

  1. La dernière fois qu’un dirigeant africain a voulu développer l’autonomie de ce continent, il a été accusé d’être un tortionnaire par les occidentaux et a fini la tête au bout d’une pique quand il a eu l’idée saugrenue de se passer du dollar US (Khadafi). L’exemple a dû refroidir plus d’un dirigeant africain. Le Club de Rome a dû passer par là et la Banque Mondiale accepte de effet de développer uniquement de petits équipements photovoltaïques tout justes capable de recharger un téléphone et quelques autres petits accessoires. https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/societe-africaine/lelectrification-en-afrique-subsaharienne-est-plus-rapide-que-la-croissance-demographique_3570863.html

    • PS : en d’autres termes, il est probable que dans le cas de l’Afrique subsaharienne, la natalité croisse à une vitesse supérieure à celle de la diffusion d’un progrès technique solvable. La solution de cette péréquation n’est donc pas fondamentalement technologique, mais plutôt économique et surtout politique.

    • Je nuance un petit peu : Projet finalisé à l’AFD, pourtant très anti-fossiles, de systèmes mixtes hybrides au Mali ; à savoir PV le jour et groupe électrogène la nuit (ou hors soleil).
      certes il s’agit de systèmes de faible puissance à portée très locale.

    • Je nuance un petit peu.
      L’AFD, pourtant très anti fossiles, a mis en place au Mali de systèmes locaux d’électrification en hybride PV (« jour ») + groupe électrogène (« nuit ») + batteries (soudure…)

  2. Cette situation a un nom: le racisme!
    Comment en effet nos chers écolos et oligarques, qui ont l’air de marcher main dans la main, pourraient-ils concevoir que des noirs pourraient vivre hors de leurs cases et danser au rythme du tamtam?
    Il y a longtemps que j’avais repéré ce racisme bien pensant, en France notamment, sous une forme ou une autre.
    Il y a quelque chose de désespérant de bêtise au plus haut des instances internationales, comme il en est de bon nombre de pays, et dire qu’il nous faudra remplacer tout ça en catastrophe à un moment ou à un autre.
    Les soubresaut que nous commencerons à subir dans peu, si tant est qu’elle n’advient pas déjà, provient de cette déliquescence, économique comme politique.
    Quelle dérision…

  3. Non, les responsables de la situation en Afrique ne sont pas la banque mondiale ou les écolos ou les occidentaux, ce sont les Africains eux mêmes. L’Afrique bénéficie de ressources naturelles considérables , d’aides internationales énormes, d’accès aux technologies gratuit etc.. ils peuvent s’inspirer de ce qui marche ailleurs et l’adapter ( il suffit de copier comme l’ont fait les Japonais et les Chinois … et de travailler) ; Ils sont indépendants depuis bien longtemps et il faut cesser d’accuser les occidentaux des échecs patents de l’Afrique dans tous les domaines.Les Occidentaux ont une fâcheuse tendance à considérer les Africains comme des enfants incapables qui ont besoin d’assistance et d’aide et des victimes des autres civilisations.D’ailleurs cette attitude est raciste car elle suppose que les Africains seraient par nature inférieurs et qu’ils auraient donc besoin de l’aide des autres ( c’était déjà l’attitude de la gauche Francaise pour justifier la colonisation mais il serait temps de changer)

    • Il y a un second biais cognitif de nos élites politiques et des écolo-bobos en général vis-à-vis de l’Afrique : ils considèrent la pauvreté comme une maladie. On va donc essayer d’aider les malades à guérir, à grands renforts de subventions dont 90 % finissent dans les poches d’une poignée d’oligarques et de quelques intermédiaires véreux.
      Par contre, quand l’UE a intégré les pays de l’Est où beaucoup de régions connaissaient le niveau de vie de l’Afrique subsaharienne, personne ne s’en est offusqué et n’a bougé le petit doigt. Les politiques et autres écolos bobos ont malheureusement la charité chrétienne à géométrie variable. Plus personne ne se rappelle qu’au sortir de la dernière guerre mondiale, les parisiens mangeaient du pâté de têtes de poissons sur des quignons de pain rassis, les grands jours. Et que sans l’aide de l’Abbé Pierre au cours de l’hiver 54, qui a été un hiver particulièrement froid, les français sans-abris qui pullulaient à cette époque n’auraient pas eu le soutien de la solidarité nationale pour avoir un toit et un peu de chauffage, même si l’on parle de vulgaires baraquements en bois le plus souvent insalubres.
      « Il me semble que la misère serait moins pénible au soleil » chantait Aznavour. C’est très vrai.
      La pauvreté n’est pas une maladie donc, on vit très bien avec si l’on sait rester digne. Et si on se respecte soi-même en se retroussant un peu les manches en passant plus de temps à transpirer qu’à procréer, il me semble que dans beaucoup de cas, on arrive à améliorer ses propres conditions d’existence. On n’entend jamais ce type de discours dans les grandes instances onusiennes.
      —————————————————-
      Il n’en reste pas moins vrai que les USA ont pillé l’Afrique au nom de la démocratie et qu’ils ont provoqué la mort de millions de personnes (Irak, Libye, Syrie, etc..).
      La France n’a pas grand chose à se reprocher. Au contraire. Elle a permis l’abolition de l’esclavage et a crée de toutes pièces des pays dotés de grandes richesses et apporté un progrès technique et social qui n’aurait jamais pu être rattrapé par ses seuls habitants indigènes en plusieurs siècles. Rappelons-nous aussi l’Algérie au début du 17ème siècle qui était un pays minuscule sous domination ottomane, gangrené par les maladies comme la peste, le typhus ou le choléra. C’est le service de santé des armées qui y a mis fin. Un siècle et demi après un travail incroyable, la France a remis les clés de la boutique en 1963, et quelle boutique ! : Le plus grand pays d’Afrique doté des plus grandes richesses, d’une constitution et d’un droit et de toutes les infrastructures nécessaires (routes, pont, gares, hôpitaux, universités, écoles d »ingénieurs, etc..). Normal, l’Algérie a coûté à l’hexagone environ 20 % de son PIB tous les ans pendant presque un siècle. On a vu ce que la clique de mafieux (« les généraux ») au pouvoir en a fait depuis presque 60 ans maintenant.
      Les Africains avec les Israéliens sont les champions toutes catégories de la victimisation. C’est de bonne guerre, en faisant culpabiliser les occidentaux, mais surtout les français accusés d’être des pilleurs de pays (la famille de BHL et de Bolloré l’ont certainement été), ils arrivent à drainer de grosses subventions et de l’influence politique. La pleurniche, c’est très rentable. Et c’est de bonne guerre encore une fois mais cela ne les sortira pas de la pauvreté car la vigueur de leur natalité fait qu’ils seront 2.5 milliards en 2050. Je ne sais pas ce qu’ils comptent faire, tout ce que je sais, sans être malthusien, c’est que quand on est pauvre, on évite d’avoir de nouvelles bouches à nourrir.
      C’est du bon sens paysan. 🙂

  4. La construction du Grand barrage sur le fleuve Congo à Inga résoudrait pratiquement presque tous les problèmes d’alimentation en électricité d’une partie de l’Afrique de l’Egypte à l’Afrique du Sud, mais c’est un rêve qui aura du mal à se concrétiser en raison de la corruption qui règne dans ce pays. Le potentiel énergétique est phénoménal, deux fois le barrage des 3 gorges en Chine !

    • Je vois bien les chinois et les russes prendre en charge ce genre de projets et se rémunérer par un loyer dans le cadre d’un bail à très long terme. 🙂

    • De plus; le mot « barrage » est aussi un « gros mot » dans plusieurs instances de l’ONU.
      Il est vrai que des projets de « mega barrages », comme celui des 3 gorges, n’est pas sans poser quelques problèmes environnementaux et sociaux (juste « quelques » millions de personnes déplacées en Chine), pendant la phase de construction/mise en exploitation.
      En principe le solde « avantages/inconvénients » devient positif à long terme (sauf peut-être cas du haut barrage d’Assouan ?).

  5. La Russie a installé une zone industrielle mixte près du canal de Suez pour héberger des entreprises russes et égyptiennes dans les domaines du pétrole, de l’énergie, de l’automobile, du du BTP et du médical. Les pays d’Afrique sub-saharienne regardent ce projet avec intérêt car ils comptent sur l’expertise russe pour les aider à monter en compétence sur l’énergie.
    https://reseauinternational.net/un-projet-russe-au-bord-du-canal-de-suez-suscite-linteret-de-lafrique-subsaharienne/

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