Utérus artificiel : les progrès sont sans limite !

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Pour l’instant il s’agit d’un projet spéculatif mais il pourrait se concrétiser dans les 5 prochaines années selon ses promoteurs. Il s’agit d’un utérus artificiel qui sera capable d’accueillir des enfants – on devrait plutôt dire des foetus extrêmement prématurés, environ 24 semaines – pour les installer dans un milieu liquide reproduisant le liquide amniotique et le cordon ombilical étant relié à une machine oxygénant le sang artériel et apportant tous les éléments nécessaires à la croissance du foetus avec un retour du sang détoxifié et chargé à nouveau en oxygène. Les premiers essais réalisés au Maxima Medical Center à Veldhoven aux Pays-Bas sous la direction du Docteur Guid Oei ont déjà montré des résultats encourageants avec des foetus de chêvre pour prouver la validité du procédé.

Outre le fait que ce type d’appareillage pourra être utile pour maintenir en vie ces foetus extrêmement prématurés dont les poumons immatures ne peuvent pas supporter l’oxygène de l’air il pourrait aussi être mis à profit pour éventuellement servir d’ « utérus pour autrui », une alternative à la si décriée grossesse pour autrui pour des femmes ne pouvant pas porter leur propre enfant pour des raisons médicales. Cette technologie peut également intéresser les couples homosexuels. Il reste à considérer la position des comités d’éthique, un aspect de ce problème qui n’a pas l’air d’effleurer le législateur batave. En effet, l’euthanasie a été officiellement admise par la loi aux Pays-Bas et cette loi a été assortie d’une obligation pour les familles de ne pas pouvoir s’opposer au prélèvement d’organes consécutivement à l’acte d’euthanasie réalisé en milieu hospitalier. La vidéo (en anglais) est instructive : le stade de la fiction du « Meilleur des Monde » (A. Huxley) est sur le point d’être dépassé : https://youtu.be/1VoK8ikfyIg

Source : BioEdge

L’Allemagne au bord du gouffre, l’Europe menacée de toutes parts

L’hebdomadaire en ligne allemand Focus écrit que l’Allemagne est en train de devenir le « malade économique européen » en majeure partie à cause des prix élevés de l’énergie et du radicalisme environnemental. L’hebdomadaire explique la baisse de la production industrielle allemande, citant des chiffres provenant des secteurs de l’automobile, de la chimie et de la pharmacie, qui ont tous besoin de grandes quantités d’énergie.

La production industrielle allemande est en chute libre.

La production économique allemande, au bord de la récession, ralentit nettement depuis le début de l’année 2018 et se situe maintenant sous la moyenne européenne. Focus cite un graphique de Commerzbank Research qui montre la moyenne mobile sur 3 mois de la production industrielle allemande, l’indice 100 datant de 2015 :

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Prix élevés de l’énergie, environnementalisme hostile.

Focus mentionne que les atouts de l’Allemagne en tant que pays favorable à l’industrie se dégradent et qu’elle fait tout pour délocaliser ses productions non conformes aux réglementations de protection de l’environnement au-delà de ses frontières. Focus note aussi que les entreprises allemandes paient lourdement les prix de l’électricité les plus élevés d’Europe et ce paramètre pèse considérablement sur l’industrie chimique en particulier.

Sous l’attaque de l’environnementalisme radical.

Au cours d’une campagne récente et concertée menée par des groupes de défense de l’environnement l’Allemagne a été vivement attaquée pour ne pas prendre au sérieux la lutte contre le changement climatique et pour ne pas prendre des mesures rapides pour transformer son approvisionnement en énergie en approvisionnement écologique. Maintenant la pression de la part de ces groupes radicaux (Fridays for Future et Extinction-Rebellion) s’oriente contre les moteurs à combustion interne et contre ce qui reste des centrales nucléaires allemandes en réclamant aussi la sortie du charbon. Les analystes de Commerzbank insistent pourtant sur le fait que de telles revendications ne feront qu’augmenter encore plus le prix de l’électricité ce qui rendra le pays encore moins attractif pour l’industrie.

Ces même écologistes ont fait pression sur le gouvernement allemand pour rendre encore plus dures les régulations sur les émissions de gaz à effet de serre et de polluants – par exemple les produits azotés tels que les nitrates – par l’agriculture. Comme aux Pays-Bas, en Espagne, en Belgique et en France les agriculteurs ont bloqué de nombreuses grandes voies de circulation automobile et invité les ministres fédéraux Klöckner et Schulze à discuter avec eux des plans en matière d’agriculture et de lutte contre le changement climatique afin qu’ils puissent s’exprimer, il en va de leur survie.

Les troubles et les manifestations populaires se répandent dans de nombreux pays européens. Pour aggraver la situation la Grande-Bretagne pourrait quitter l’Europe sans accord tandis que des millions de réfugiés attendent d’entrer massivement en Europe depuis le Moyen-Orient, la Turquie et l’Afrique du nord. La situation des camps de réfugiés en Grèce et en Italie est devenue intenable et ne pourra conduire qu’à des déferlements de réfugiés dans toute l’Union européenne.

La dernière chose dont l’Europe a besoin aujourd’hui ce sont ces politiques énergétiques insensées, destructrices de l’industrie et de l’emploi. Une période économiquement difficile, une précarité énergétique et des millions de réfugiés : voilà les paramètres conduisant à une situation extrêmement explosive en Europe. Le moment est venu pour les dirigeants européens de se calmer et d’admettre que leurs politiques environnementalistes ne sont qu’un rêve naïf et destructeur.

Adapté d’un billet de Pierre Gosselin (notrickszone.com)

Note. Une interview très récente du journaliste Pierre Jovanovic indique clairement l’état alarmant de l’industrie automobile allemande. Voici quelques chiffres. Fabricants de pneus allemands. Good Year + Michelin Allemagne + Continental Allemagne : 3900 licenciements. Mercedes : 10000 licenciements en préparation, Ford Allemagne, 6 usines fermées : 12000 licenciements, VW : 7000 licenciements en 2018 + 3000 prévus avant la fin de l’année 2019. Robots Kuka + Fujitsu : 1850 licenciements, BMW : 4000 licenciements, Audi : 10000 licenciements à l’étude, etc. Jovanovic ajoute que l’économie allemande plonge et que dans quelques mois ce seront les économies française, italienne et espagnole qui suivront. Rien de réjouissant.

Dernière minute. Selon ZeroHedge la Bundesbank vient d’acheter 90000 onces d’or sur les marchés internationaux, une première depuis 21 ans. C’est très peu par rapport aux achats chinois ou russes mais il faut agréger cette information avec celles provenant d’autres canaux d’information. Il faut reconnaître que la situation de l’Allemagne n’est pas encore désespérée mais tout de même très inquiétante : merci aux mouvements écologistes allemands !

Les « bienfaits » des antibiotiques : un cas d’école !

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C’est l’histoire d’un homme de 46 ans en bonne santé, sans histoires, qui se blesse le pouce bêtement. On est en Caroline du Nord et 2010 et non pas au XIXe siècle. La plaie s’infecte au point que le médecin traitant de ce monsieur décide de lui administrer un traitement antibiotique adéquat afin de stopper l’évolution vers l’avant-bras de l’infection. L’homme en question doit ingérer trois fois par jour 250 mg de cephalexine pendant trois semaines. Le traitement est un succès total.

Pourtant quelques jours après la fin du traitement cet homme commence à se plaindre d’épisodes de dépression, de brouillard mental, d’agressivité incontrôlable, un comportement jusque-là inconnu pour cet homme paisible et plutôt sobre. Son changement profond de personnalité le conduit à consulter un psychiatre qui le traite tout de suite avec des anti-dépresseurs puissants, genre Prozac. Malheureusement pour cet homme il doit conduire sa voiture pour aller travailler et c’est alors que tout se complique. Il est arrêté un matin par la police pour conduite en état d’ivresse. Il refuse de se soumettre à un alcootest et la police le contraint à une prise de sang à l’hôpital bien qu’il jure n’avoir pas consommé une seule goutte de boisson alcoolisée. La prise de sang révèle une alcoolémie de 2 grammes par litre. Naturellement le doute s’est installé dans l’esprit des policiers. Il est remis en liberté quelques heures plus tard car son alcoolémie est redevenue proche de zéro.

Totalement incrédule, cet homme sobre, relate son aventure à sa vieille tante qui lui suggère d’acheter un analyseur d’haleine pour vérifier si son taux d’alcool exhalé par les poumons reste normal ou est fluctuant pour une raison inconnue. Constatant des variations inexpliquées de cette alcoolémie cet homme décide de se soumettre à des analyses complètes. Le corps médical ne trouve rien d’anormal excepté la présence dans ses selles de Saccharomyces cerevisiae, la levure de bière banale, et de Saccharomyces boulardii bien connue des amateurs de suppléments nutritionnels sous le nom d’ « ultra-levure ». Le corps médical suspecte alors chez cet homme un syndrome d’ « auto-brasserie » aussi appelé syndrome d’auto-fermentation intestinale parfaitement explicable par la présence dans les selles de levures. Pour débarrasser cet homme de ses états d’ébriété involontaires, bien que s’étant astreint à une totale abstinence de toute boisson alcoolisée il fut donc traité avec des doses massives de nystatine, un antibiotique bien connu pour traiter les invasions de Candida, et ceci pendant trois semaines.

La rémission ne fut pourtant que passagère car quelques semaines plus tard il se retrouva en état d’ébriété involontaire et il fit une chute qui provoqua un traumatisme crânien et nécessita son hospitalisation. Entouré de médecins allant de la médecine interne à la neurologie et en passant par la psychiatrie et la gastroentérologie, rien que ça, le mystère s’épaissit car les prises de sang révélèrent à nouveau des alcoolémie erratiques variant de 0,5 à plus de 4 grammes par litre de sang. Le corps médical avait oublié de noter que cet homme, bien qu’en cours de traitement avec des antibiotiques, adorait les pizzas et les boissons sucrées … Des explorations intestinales à l’aide de sondes endoscopiques révélèrent la présence de Candida albicans et parapsilosis. Les traitements antibiotiques avaient donc été inefficaces. La seule issue fut de rétablir la flore intestinale détruite lors du tout premier traitement antibiotique pour l’infection de son pouce. Cet homme prit donc des doses tout aussi massives non plus d’un quelconque antibiotique mais de Lactobacillus acidophilus, une bactérie qui présente la propriété notoire d’éliminer par compétition les levures présentes dans l’intestin.

Dans des condition de stricte anaérobiose comme celles existant dans l’intestin les levures (Candida ou Saccharomyces) sont parfaitement capables de produire de l’alcool, un cul-de-sac métabolique, avec les conséquences décrites dans cette histoire qui dura plus de 8 ans, la victime des antibiotiques essayant de trouver une solution à son problème en Caroline du Nord puis dans l’Ohio et enfin à New-York. L’enseignement de cette saga incroyable est évident : le corps médical prescrit trop d’antibiotiques sans mesurer (ou se soucier) des conséquences – le médecin, pour se couvrir, parlera d’effets secondaires – en particulier sur le « microbiome » intestinal. Tout déséquilibre induit par les antibiotiques au sein de l’harmonieuse coexistence de centaines d’espèces de bactéries intestinales peut avoir des conséquences très graves et aussi, comme dans le cas de cette histoire, imprévisibles et débilitantes.

Source. doi : 10.1136/bmjgast-2019-000325 illustration : Wikipedia, Candida albicans

Petite histoire pas du tout fictive : un black-out généralisé en Europe occidentale ?

La ville de Caracas et ses environs ont connu il y a quelques mois un black-out pendant plusieurs jours créant un chaos indescriptible. La population était heureusement habituée aux coupures d’électricité récurrentes depuis plusieurs années mais jamais un tel black-out avait duré aussi longtemps. En Californie, l’Etat le plus riche des USA, la compagnie de gaz et d’électricité PG&E, en faillite, a organisé lors d’un épisode de vents violents des black-out partiels concernant tout de même parfois plus de 200000 foyers. La raison incroyable pour un Etat aussi riche est l’état de délabrement avancé du réseau de distribution électrique basse et moyenne tension pouvant provoquer des incendies comme ce fut le cas il y a un an au nord de l’agglomération de Los Angeles. Mais que se passerait-il si un black-out généralisé s’étendait à toute l’Europe occidentale ?

Presque tous les pays européens sont interconnectés et un défaut sur une partie du réseau provoqué par une trop forte demande en énergie ou au contraire une trop forte charge sur ce réseau provoquerait très rapidement un black-out général par un enchainement incontrôlable de défauts. Un défaut peut aussi être provoqué par des conditions météorologiques extrêmes comme par exemple de très fortes chutes de neige. La neige peut en effet s’agglomérer sur les conducteurs électriques aériens et provoquer par son poids une chute ou une rupture de ces derniers. Enfin une forte tempête magnétique solaire peut provoquer un black-out total sans oublier naturellement une ou plusieurs attaques terroristes ciblées sur des centres de dispatching stratégiquement importants.

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La première conséquence du black-out est une déconnection de toutes les usines productrices d’électricité du réseau car elles ne peuvent plus « évacuer » l’énergie produite puisque ce réseau est devenu soudainement inopérant. Les centrales électriques utilisant du gaz naturel présentent les inconvénients les moins critiques car elles peuvent être mises à l’arrêt en quelques minutes et il est possible de rétablir leur fonctionnement tout aussi rapidement. Pour les usines utilisant du charbon et du fuel lourd la situation n’est pas critique car les chaudières produisant de la vapeur ont une inertie thermique relativement peu élevée. Ce n’est pas le cas des centrales nucléaires. Les barres de contrôle et l’injection de borate dans le circuit de refroidissement primaire vont stopper la fission mais l’inertie thermique de l’ensemble du combustible et de la cuve du réacteur est grande. Une mise à l’arrêt va nécessiter un refroidissement rapide et continu du coeur du réacteur tant que le réseau électrique sera incapable d’accepter de l’énergie.

La reconstruction du réseau est progressive car il est impératif de rétablir les capacités de stabilité du réseau électrique. En effet, afin d’éviter tout risque de nouvelle instabilité il faut adapter la demande à la production électrique et le rétablissement du réseau ne peut en aucun cas être atteint en quelques heures. Or compte tenu des capacités de réserve de production, dans le cas présent les petits systèmes de production en particulier hydroélectriques, au delà de trois jours de black-out la situation devient de plus en plus critique et la reconstruction du réseau de plus en plus longue et difficile. C’est la raison pour laquelle un black-out généralisé sur l’Europe occidentale aurait des conséquences incalculables sur l’ensemble des populations et de l’économie.

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Les centrales nucléaires ne peuvent redevenir capable de produire de l’électricité rapidement que, et uniquement, si le black-out n’a pas été trop long. Au delà de 5 jours d’arrêt il faudra autant de jours pour produire à nouveau de la vapeur de qualité suffisante pour que les turbines puissent fonctionner et ainsi de suite. Seules les usines fonctionnant avec du gaz naturel pourront rapidement être reconnectées au réseau en reconstruction progressive. Compte tenu de la taille du réseau électrique européen le rétablissement intégral de ce dernier pourrait nécessiter plusieurs jours en étant optimiste. Les spécialistes dans ce domaine sont très diserts car il ne faut pas affoler les populations. Certains ingénieurs de l’armée suisse ont levé un coin du voile et c’est tout simplement terrifiant.

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Quelles peuvent être les conséquences d’un black-out ?

Immédiatement la population est confrontée à une totale impossibilité d’effectuer toute une série d’opérations de base comme par exemple se nourrir : ni les fours à micro-ondes ni les réfrigérateurs ne fonctionnent. Les distributeurs de billets et les lecteurs de carte de paiement sont inopérants, les feux de signalisation dans les villes sont éteints et il devient rapidement très difficile de se déplacer dans les villes. Il n’y a plus d’eau puisque les pompes ne fonctionnent plus, plus de gaz naturel puisqu’il n’y a plus de pompes et de compresseurs opérationnels, plus de téléphones fixes ou portables, plus d’informations. La nuit les villes sont plongées dans l’obscurité totale et par mesure de sécurité les forces de police et les militaires imposent très rapidement un couvre-feu strict afin de prévenir tout vandalisme ou pillage puisque les systèmes d’alarme ne fonctionnent plus. La plupart des entreprises industrielles sont à l’arrêt, les hôpitaux ne fonctionnent plus qu’à petite vitesse pour éviter au maximum d’épuiser leurs réserves de carburant pour l’alimentation des groupes électrogènes. En effet, la distribution de carburants est devenue également totalement arrêtée. La situation ne peut qu’empirer au point de devenir dangereuse socio-économiquement parlant au fur et à mesure que le black-out se prolonge.

Toute la société se paralyse progressivement et c’est inévitable. Personne, aucun pays, aucun gouvernement, aucun politicien n’a pris une quelconque mesure à l’échelle d’une population en cas de black-out durant plus de trois jours, ce qui est un minimum dans le cas de l’ensemble du réseau européen. Très rapidement, en quelques jours seulement, s’installera dans la population un autre aspect terrifiant : le stress alimentaire combiné à la pénurie de carburant et à la totale absence des réseaux de distribution des denrées alimentaires. En quelques jours seulement la plupart des produits de première nécessité disparaissent. Par exemple en Suisse les ménages disposent de trois jours de nourriture, à Bordeaux un jour seulement et à Paris moins d’une journée.

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Une autre conséquence inattendue mais jamais abordée est la perte totale de la mémoire des banques de données dépendant d’une alimentation électrique fiable pour rester fonctionnelles autant dire que le jour où il redevient possible d’accéder à internet on s’aperçoit que tout a disparu ! Tous les utilisateurs du « cloud », que ce soit des particuliers ou des entreprises seront vraiment désappointés. Je laisse à mes lecteurs le soin d’imaginer ce qui se passerait en cas de prolongement au delà d’une semaine. Je ne suis pas collapsologue mais un « simple » black-out de quelques jours en Europe occidentale aurait des conséquences tout simplement terribles que personne n’ose aborder.

Au sujet de possibles « cyber-attaques » pouvant perturber une centrale nucléaire, je rassure tout de suite mes lecteurs car l’ensemble des système informatiques de pilotage des centrales nucléaires – je parle ici de la France – sont totalement indépendants du réseau internet. Pour EDF en France il existe un réseau « intranet » hautement sécurisé par lequel sont acheminés les ordres de pilotage de puissance des installations hydroélectriques et de certains réacteurs nucléaires dont la puissance est pilotable à +5/-5 % de leur puissance opérationnelle réglée à 95 % de la puissance nominale. Ce réseau intranet propre à EDF est lui-même isolé du réseau internet transnational. Juste une dernière remarque à ce sujet : la privatisation programmée des ouvrages hydroélectriques français ressemble à une haute trahison permettant à des acteurs privés d’interférer avec le fonctionnement de l’électricien national (EDF), la seule entreprise française encore en bonne santé … mais pour combien de temps.

Inspiré d’une conférence présentée à l’INRIA de Grenoble en France par Grégoire Chambaz, ingénieur membre de l’armée suisse. Illustrations tirées de cette conférence : youtube.com/watch?v=u9sau9f1FCM

Chlamydia : une cause méconnue de stérilité masculine.

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Chaque année plus de 125 millions de personnes sont diagnostiquées comme souffrant d’une infection provoquée par des chlamydia. Il faut ajouter à cette statistique officielle de l’OMS datant de 2019 le fait que 50 % des hommes et plus des trois quart des femmes infectés par des chlamydia ne souffrent d’aucun symptômes et ne sont donc pas pris en compte dans ces statistiques. Le chiffre de l’OMS peut être donc corrigé et il faudrait plutôt parler de plus de 300 millions de personnes atteintes chaque année par cette bactérie. La chlamydiose (C. trachomatis) est ainsi la première maladie sexuellement transmissible dans le monde. Cette bactérie primitive, parasite intracellulaire obligatoire puisque son génome code pour à peine un millier de protéines, est également la première cause de cécité infectieuse dans le monde. Les symptômes, quand il y en a, sont une miction douloureuse chez l’homme et l’apparition d’une irritation souvent passagère au niveau de la vulve chez la femme.

Ce serait à peu près tout ce qui pourrait être dit au sujet des chlamydia sauf qu’une étude récente à relié sans ambiguïté certaines stérilités masculines avec l’infection par des chlamydia alors que cet aspect pathologique n’avait jamais été abordé auparavant. Pourtant la moitié de l’infertilité des couples provient d’une azoospermie chez les hommes alors que la tendance est d’incriminer un dysfonctionnement chez les femmes, une situation un peu machiste d’aborder cette question, l’homme stérile ne reconnaissant pas volontiers qu’il souffre de cette infirmité …

L’une des causes reconnues d’azoospermie était et est toujours les oreillons. Une étude récente réalisée à la Monash University (Richmond, Etat de Victoria en Australie) en collaboration avec l’Université de Technologie du Queensland également en Australie a permis d’affirmer que l’infection par les chlamydia perturbait profondément la spermatogenèse au niveau des testicules. Les chlamydia révélés par histologie spécifique sur une centaine de biopsies testiculaires dans le cadre de travaux relatifs à la stérilité masculine à la faculté de médecine de l’Université Monash a montré que plus de 50 % des hommes souffrant d’azoospermie étaient porteurs de chlamydia. Ces microorganismes ont été détectés et quantifiés à l’aide de marqueurs spécifiques, ARN-16S, ARN-polymérase spécifique et antigène membranaire (illustration). Dans 50 % des cas d’azoospermie sévère la présence de chlamydia a été confirmée. Pour les curieux les autres causes d’azoospermie, outre les oreillons, sont dues à des dérèglements hormonaux et des malformations de l’appareil uro-génital masculin.

Source et illustration : Monash University et Human Reproduction, doi : 10.1093/humrep/dez169

Le chef-d’oeuvre russe en Syrie : tout le monde sort gagnant du conflit.

Il y a quelques jours, peu après l’intervention de la Turquie au delà de sa frontière avec la Syrie, je discutais avec un ami au sujet des évènements de Syrie et j’ajoutais en conclusion que je ne comprenais plus rien, tout paraissait trop complexe pour moi. Fort heureusement un article de Federico Pieraccini (journaliste et écrivain free-lance) paru sur le site Strategic Culture (strategic-culture.org) m’a permis d’y voir un peu plus clair. Voici donc une traduction de cet article qui, je pense, éclairera aussi mes fidèles lecteurs.

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« Moscou et Damas ont toujours affirmé qu’ils s’opposaient à toute forme de partition ou à toute présence étrangère illégale en Syrie ».

Moscou a réussi à maintenir des contacts avec toutes les parties impliquées dans le conflit syrien, même en dépit de sa position contre la partition du pays et la présence étrangère illégale. Des pourparler trilatéraux entre l’Iran, la Turquie et la Russie ont eu lieu à Astana, à l’invitation de Moscou. Poutine a réussi à réunir à Sotchi le gouvernement syrien et des groupes d’opposition pour discuter de l’avenir de la Syrie. À Genève Moscou a réussi à jouer un rôle de médiateur entre Damas et la communauté internationale, protégeant ainsi la Syrie de la corruption diplomatique des États-Unis et des autres ennemis de la Syrie. La Turquie, uniquement à la suite de sa défaite en Syrie, se trouve maintenant dans un dialogue actif avec Moscou et Téhéran. Alors qu’Ankara endure une détérioration de ses relations avec Washington et d’autres capitales européennes, Moscou voit là une grande opportunité de rapprocher la Turquie de Damas.

L’opération diplomatique russe était complexe et demandait beaucoup de patience mais grâce aux négociations supervisées par la Russie ainsi qu’au courage des soldats syriens la quasi-totalité des poches terroristes disséminées sur le territoires syrien ont été progressivement annihilées. Outre la province d’Idlib, le principal problème de Damas résidait dans l’occupation américaine dans le nord-est du pays, sous prétexte de protéger les Kurdes (SDF) du « régime Assad » ainsi que de « combattre Daesh ».

Erdogan se trouve actuellement coincé dans une économie en déclin, menacé par ses alliés – l’achat de systèmes anti-missile russes S-400 a irrité beaucoup de gens à Washington et à l’OTAN – et il a désespérément besoin de présenter à sa population une sortie du conflit syrien en forme de victoire. C’est peut-être la principale raison justifiant la décision d’Erdogan d’intervenir en Syrie sous prétexte que le YPG est une organisation terroriste liée au PKK afin de créer une zone tampon le long de la frontière turquo-syrienne puis de déclarer « missions accomplie » pour redorer sa popularité. Avec Trump, Erdogan cherche à détourner l’attention du Président trop occupé par la procédure de destitution (encore un autre canular). C’est ainsi que Trump a décidé d’un mini-retrait des troupes américaines stationnées dans les zones syriennes à majorité kurde, laissant ces derniers à leur destin. Il est vrai que Trump ne prête que peu d’attention à SDF – c’était plutôt l’affaire du parti démocrate américain – et il a ainsi retiré une partie des troupes américaines en déclarant au passage que l’Amérique avait remporté une victoire, pour la énième fois, contre Daesh.

Trump, à longueur de tweets rageurs, dénonce les folles dépenses du Pentagone et le coût exorbitant des conflits passés dans lesquels l’Amérique était impliquée pour justifier le retrait des troupes américaines de Syrie pour justifier son objectif « Amérique d’abord » à l’approche des élections. Et malgré les propos très durs de la Maison-Blanche l’administration américaine a résolu le conflit interne au sein de l’OTAN en rétablissant un dialogue lors de la visite du vice-Président accompagné du secrétaire d’Etat Pompeo à Ankara. En réalité l’accord entre les Kurdes (SDF) et Damas est la conclusion du long travail diplomatique orchestré par Moscou qui avait pour but de favoriser cette réconciliation pour parachever la reconquête de l’ensemble du territoire syrien par Damas. De fait ni Washington ni Ankara n’ont eu l’occasion d’empêcher Damas de réunifier le pays. Moscou a toujours pensé que les États-Unis et la Turquie chercheraient un moyen de se sortir du problème syrien tout en déclarant une semi-victoire. C’est ce que Poutine et Lavrov ont concocté pour donner à leur sortie un semblant de victoire. Diplomatiquement c’est un véritable chef-d’oeuvre.

Trump déclarera certainement qu’il ne s’intéresse que très peu à un pays situé à 11000 kilomètres de Washington et Erdogan se déclarera satisfait, mais avec un peu de réticence, que la frontière turquo-syrienne soit tenue par l’armée syrienne garantissant ainsi la sécurité de son pays vis-à-vis des Kurdes. Poutine a sans doute conseillé à Assad et aux Kurdes d’entamer un dialogue dans l’intérêt commun de la Syrie. Il aurait probablement convaincu Erdogan et Trump de la nécessité d’accepter ce plan. Cet accord récompense donc Damas et Moscou en sauvant les Kurdes tout en laissant à Erdogan et à Trump un semblant de dignité en s’extrayant d’une situation difficile à expliquer aux citoyens américains et turcs.

L’armée russe conjointement avec l’armée arabe syrienne a entamé des patrouilles le long de la frontière turquo-syrienne, surtout dans le but d’éviter tout affrontement direct entre les armées turque et syrienne. Si Ankara met fin dans les prochains jours à ses opérations militaires Damas reprendra le contrôle des champs de pétrole.

Le monde aura alors assisté à l’un des plus grands chefs-d’oeuvre diplomatiques jamais connus en se rapprochant d’une issue au conflit syrien qui ravage le pays depuis sept ans.

Bref commentaire. Que font encore les quelques soldats des armées française et britannique en Syrie ? Jamais Assad n’a demandé l’assistance militaire de la France ou le la Grande-Bretagne. Il n’y a jamais eu d’accord d’assistance mutuelle entre la France et la Syrie contrairement aux accords avec la Russie. La présence de la France et de la Grande-Bretagne sur le sol syrien est donc illégale. Ces deux pays devront un jour rendre des comptes devant l’opinion internationale de même que les USA …

Notes. YPG : organisation kurde de protection du peuple, FDS (SDF en anglais) : forces démocratiques syriennes kurdes dont le bras armé est l’YPG, PKK : parti des travailleurs du Kurdistan officiant en Turquie, lié à l’YPG. Il est facile de comprendre que le rapprochement récent entre Damas et les Kurdes signe la fin prochaine du conflit. Subissant la pression de Moscou l’YPG a donc été contraint de déposer les armes et le PKK se trouvera ainsi isolé en Turquie. Il y aura certainement encore quelques soubresauts mais la marche vers la paix est engagée et ne peut plus être arrêtée.

Pour se faire une autre idée de la complexité des questions syrienne et kurde je conseille à mes lecteurs de lire les trois articles de Thierry Meyssan parus ces derniers jours sur son site voltairenet.org où on comprendra l’implication française dans cette région, implication plutôt malsaine : https://www.voltairenet.org/article207884.html

Stockage de l’électricité : peut-être des solutions, mais pas avant 10 ans.

Les énergies dites renouvelables ou « vertes » , plus précisément les énergies éoliennes et photovoltaïques, partagent le même inconvénient : elles sont intermittentes. Pour une société moderne comme dans la plupart des pays de l’OCDE les énergies intermittentes ne sont pas acceptables car elles n’assurent pas le bon fonctionnement de la société. En effet ces sociétés « fonctionnent » 24 heures sur 24 que ce soit la vie d’une grande ville ou la production d’acier, de verre ou de ciment. Pour assurer la disponibilité en énergie électrique 24h/24 puisque c’est ce dont il s’agit ici les énergies intermittentes ne peuvent être incluses dans ce que les théoriciens appellent le « mix » énergétique que si, et seulement si, des capacités de stockage existent. Ces capacités de stockage doivent être capables de fournir à la demande de l’énergie à haute densité (cf. note en fin de billet) afin d’éviter toute perturbation du réseau électrique existant lui-même, dans la majorité des cas, maintenu à l’équilibre par des sources d’énergie haute densité comme les usines de production, que celles-ci utilisent du charbon, des fractions lourdes de pétrole, de l’uranium ou encore du gaz naturel. Il y a donc conceptuellement un problème technique si on veut injecter dans le réseau électrique des sources d’énergie basse densité comme le sont ces énergies renouvelables.

À ce jour il n’existe pas de systèmes de stockage autre que les retenues d’eau en altitude alimentées (et reconstituées) par pompage. Les énergies basse densité peuvent être mises à profit pour pomper de l’eau en altitude quand il y a du vent et/ou du soleil. Malheureusement la configuration géographique n’est que très rarement favorable pour réunir les conditions de proximité de ces sources d’énergie intermittentes avec des sites de stockage d’eau en altitude. Il faudrait, en effet, dans le meilleur des cas, que l’énergie électrique basse densité provenant de panneaux photovoltaïques ou de moulins à vent soit acheminée par une réseau dédié aux pompes de relevage de l’eau. Dans les plaines du nord de l’Allemagne recouvertes aujourd’hui d’une immense forêt de moulins à vent où se trouvent les reliefs montagneux permettant de mettre en place des stockages d’eau en altitude ?

L’unique autre solution de stockage est la mise en place de gigantesques batteries d’accumulateurs auxquelles sont adjoints des onduleurs puissants et des transformateurs géants capables d’injecter dans le réseau électrique existant une puissance soutenue de haute densité sous une tension de 450000 volts. On est loin, très loin, d’atteindre une telle configuration pour toutes sortes de raisons techniques. L’un des goulots d’étranglement majeurs interdisant le stockage de l’électricité à l’aide de batteries d’accumulateurs tient à la rareté des matières premières pour la fabrication de tels accumulateurs. Les piles les plus performantes à l’heure actuelle sont celles dites lithium-ion or les disponibilités en lithium économiquement rentables sont limitées. S’il y a un point positif dans les recherches scientifiques financées dans le cadre du « changement climatique » ce sont bien celles relatives à la mise au point d’accumulateurs électriques plus économiques faisant appel à des matériaux bon marché pour leur fabrication à très grande échelle afin de trouver une utilisation rationnelle et si possible rentable des énergies intermittentes dites « vertes ».

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C’est une collaboration improbable entre l’Université de Technologie Chalmers à Gôteborg en Suède et l’Institut national de Chimie de Slovénie à Ljubljana qui est sur le point de mettre la dernière touche à la mise au point de nouvelles batteries économiques. L’anode de la batterie est constituée d’aluminium, le métal le plus abondant dans la croute terrestre avec le silicium, et la cathode est une nano-structure organique composée d’anthraquinone recouvrant le conducteur final constitué de graphite. Cet arrangement permet une beaucoup plus haute densité électrique que le graphite seul. Il reste à résoudre l’optimisation de l’électrolyte afin d’atteindre la même densité d’énergie que celle des batteries lithium-ion. Les travaux en cours sont très prometteurs car ils mettent à profit le fait que l’aluminium est un métal trivalent alors que le lithium est monovalent. En d’autres termes chaque ion aluminium « compense » plusieurs électrons alors que l’ion lithium n’en « compense » qu’un seul. Il est raisonnable d’espérer que de telles batteries puissent être produites industriellement au cours des années 2020.

Est-ce que ce nouveau type de batteries sera « LA » solution pour stocker les énergies électriques intermittentes ? Il faudra attendre encore une dizaine d’années pour avoir un retour d’expérience tant économique qu’industrielle.

En conclusion les bonnes « vieilles » usines de production électrique, qu’elles utilisent du charbon ou de l’uranium, ont encore de beaux jours devant elles et choisir des transitions énergétiques aberrantes comme l’Allemagne ou la France est beaucoup trop prématuré tant que ces solutions de stockage ne seront pas disponibles à très grande échelle afin de permettre de produire une énergie électrique de haute densité à partir du vent et du soleil …

Note. La « densité » énergétique est un terme impropre qui traduit la puissance disponible. Celle-ci s’écrit P = U x I où P est la puissance en Watts, U le potentiel exprimé en Volts et I L’intensité exprimée en Ampères. Plus les grandeurs physiques U et I sont élevées plus la « densité » d’énergie est élevée. Un laminoir industriel pour profiler des rails de chemin de fer par exemple nécessite une énergie de 100000 kW. L’électrolyse de l’alumine pour produire l’aluminium métal est effectuée à l’aide d’un courant continu de 4,2 volts et 350000 ampères soit 1,47 MW !

Source et illustration : Chalmers University et doi : 10.1016/j.ensm.2019.07.033