Petite histoire pas du tout fictive : un black-out généralisé en Europe occidentale ?

La ville de Caracas et ses environs ont connu il y a quelques mois un black-out pendant plusieurs jours créant un chaos indescriptible. La population était heureusement habituée aux coupures d’électricité récurrentes depuis plusieurs années mais jamais un tel black-out avait duré aussi longtemps. En Californie, l’Etat le plus riche des USA, la compagnie de gaz et d’électricité PG&E, en faillite, a organisé lors d’un épisode de vents violents des black-out partiels concernant tout de même parfois plus de 200000 foyers. La raison incroyable pour un Etat aussi riche est l’état de délabrement avancé du réseau de distribution électrique basse et moyenne tension pouvant provoquer des incendies comme ce fut le cas il y a un an au nord de l’agglomération de Los Angeles. Mais que se passerait-il si un black-out généralisé s’étendait à toute l’Europe occidentale ?

Presque tous les pays européens sont interconnectés et un défaut sur une partie du réseau provoqué par une trop forte demande en énergie ou au contraire une trop forte charge sur ce réseau provoquerait très rapidement un black-out général par un enchainement incontrôlable de défauts. Un défaut peut aussi être provoqué par des conditions météorologiques extrêmes comme par exemple de très fortes chutes de neige. La neige peut en effet s’agglomérer sur les conducteurs électriques aériens et provoquer par son poids une chute ou une rupture de ces derniers. Enfin une forte tempête magnétique solaire peut provoquer un black-out total sans oublier naturellement une ou plusieurs attaques terroristes ciblées sur des centres de dispatching stratégiquement importants.

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La première conséquence du black-out est une déconnection de toutes les usines productrices d’électricité du réseau car elles ne peuvent plus « évacuer » l’énergie produite puisque ce réseau est devenu soudainement inopérant. Les centrales électriques utilisant du gaz naturel présentent les inconvénients les moins critiques car elles peuvent être mises à l’arrêt en quelques minutes et il est possible de rétablir leur fonctionnement tout aussi rapidement. Pour les usines utilisant du charbon et du fuel lourd la situation n’est pas critique car les chaudières produisant de la vapeur ont une inertie thermique relativement peu élevée. Ce n’est pas le cas des centrales nucléaires. Les barres de contrôle et l’injection de borate dans le circuit de refroidissement primaire vont stopper la fission mais l’inertie thermique de l’ensemble du combustible et de la cuve du réacteur est grande. Une mise à l’arrêt va nécessiter un refroidissement rapide et continu du coeur du réacteur tant que le réseau électrique sera incapable d’accepter de l’énergie.

La reconstruction du réseau est progressive car il est impératif de rétablir les capacités de stabilité du réseau électrique. En effet, afin d’éviter tout risque de nouvelle instabilité il faut adapter la demande à la production électrique et le rétablissement du réseau ne peut en aucun cas être atteint en quelques heures. Or compte tenu des capacités de réserve de production, dans le cas présent les petits systèmes de production en particulier hydroélectriques, au delà de trois jours de black-out la situation devient de plus en plus critique et la reconstruction du réseau de plus en plus longue et difficile. C’est la raison pour laquelle un black-out généralisé sur l’Europe occidentale aurait des conséquences incalculables sur l’ensemble des populations et de l’économie.

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Les centrales nucléaires ne peuvent redevenir capable de produire de l’électricité rapidement que, et uniquement, si le black-out n’a pas été trop long. Au delà de 5 jours d’arrêt il faudra autant de jours pour produire à nouveau de la vapeur de qualité suffisante pour que les turbines puissent fonctionner et ainsi de suite. Seules les usines fonctionnant avec du gaz naturel pourront rapidement être reconnectées au réseau en reconstruction progressive. Compte tenu de la taille du réseau électrique européen le rétablissement intégral de ce dernier pourrait nécessiter plusieurs jours en étant optimiste. Les spécialistes dans ce domaine sont très diserts car il ne faut pas affoler les populations. Certains ingénieurs de l’armée suisse ont levé un coin du voile et c’est tout simplement terrifiant.

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Quelles peuvent être les conséquences d’un black-out ?

Immédiatement la population est confrontée à une totale impossibilité d’effectuer toute une série d’opérations de base comme par exemple se nourrir : ni les fours à micro-ondes ni les réfrigérateurs ne fonctionnent. Les distributeurs de billets et les lecteurs de carte de paiement sont inopérants, les feux de signalisation dans les villes sont éteints et il devient rapidement très difficile de se déplacer dans les villes. Il n’y a plus d’eau puisque les pompes ne fonctionnent plus, plus de gaz naturel puisqu’il n’y a plus de pompes et de compresseurs opérationnels, plus de téléphones fixes ou portables, plus d’informations. La nuit les villes sont plongées dans l’obscurité totale et par mesure de sécurité les forces de police et les militaires imposent très rapidement un couvre-feu strict afin de prévenir tout vandalisme ou pillage puisque les systèmes d’alarme ne fonctionnent plus. La plupart des entreprises industrielles sont à l’arrêt, les hôpitaux ne fonctionnent plus qu’à petite vitesse pour éviter au maximum d’épuiser leurs réserves de carburant pour l’alimentation des groupes électrogènes. En effet, la distribution de carburants est devenue également totalement arrêtée. La situation ne peut qu’empirer au point de devenir dangereuse socio-économiquement parlant au fur et à mesure que le black-out se prolonge.

Toute la société se paralyse progressivement et c’est inévitable. Personne, aucun pays, aucun gouvernement, aucun politicien n’a pris une quelconque mesure à l’échelle d’une population en cas de black-out durant plus de trois jours, ce qui est un minimum dans le cas de l’ensemble du réseau européen. Très rapidement, en quelques jours seulement, s’installera dans la population un autre aspect terrifiant : le stress alimentaire combiné à la pénurie de carburant et à la totale absence des réseaux de distribution des denrées alimentaires. En quelques jours seulement la plupart des produits de première nécessité disparaissent. Par exemple en Suisse les ménages disposent de trois jours de nourriture, à Bordeaux un jour seulement et à Paris moins d’une journée.

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Une autre conséquence inattendue mais jamais abordée est la perte totale de la mémoire des banques de données dépendant d’une alimentation électrique fiable pour rester fonctionnelles autant dire que le jour où il redevient possible d’accéder à internet on s’aperçoit que tout a disparu ! Tous les utilisateurs du « cloud », que ce soit des particuliers ou des entreprises seront vraiment désappointés. Je laisse à mes lecteurs le soin d’imaginer ce qui se passerait en cas de prolongement au delà d’une semaine. Je ne suis pas collapsologue mais un « simple » black-out de quelques jours en Europe occidentale aurait des conséquences tout simplement terribles que personne n’ose aborder.

Au sujet de possibles « cyber-attaques » pouvant perturber une centrale nucléaire, je rassure tout de suite mes lecteurs car l’ensemble des système informatiques de pilotage des centrales nucléaires – je parle ici de la France – sont totalement indépendants du réseau internet. Pour EDF en France il existe un réseau « intranet » hautement sécurisé par lequel sont acheminés les ordres de pilotage de puissance des installations hydroélectriques et de certains réacteurs nucléaires dont la puissance est pilotable à +5/-5 % de leur puissance opérationnelle réglée à 95 % de la puissance nominale. Ce réseau intranet propre à EDF est lui-même isolé du réseau internet transnational. Juste une dernière remarque à ce sujet : la privatisation programmée des ouvrages hydroélectriques français ressemble à une haute trahison permettant à des acteurs privés d’interférer avec le fonctionnement de l’électricien national (EDF), la seule entreprise française encore en bonne santé … mais pour combien de temps.

Inspiré d’une conférence présentée à l’INRIA de Grenoble en France par Grégoire Chambaz, ingénieur membre de l’armée suisse. Illustrations tirées de cette conférence : youtube.com/watch?v=u9sau9f1FCM

Chlamydia : une cause méconnue de stérilité masculine.

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Chaque année plus de 125 millions de personnes sont diagnostiquées comme souffrant d’une infection provoquée par des chlamydia. Il faut ajouter à cette statistique officielle de l’OMS datant de 2019 le fait que 50 % des hommes et plus des trois quart des femmes infectés par des chlamydia ne souffrent d’aucun symptômes et ne sont donc pas pris en compte dans ces statistiques. Le chiffre de l’OMS peut être donc corrigé et il faudrait plutôt parler de plus de 300 millions de personnes atteintes chaque année par cette bactérie. La chlamydiose (C. trachomatis) est ainsi la première maladie sexuellement transmissible dans le monde. Cette bactérie primitive, parasite intracellulaire obligatoire puisque son génome code pour à peine un millier de protéines, est également la première cause de cécité infectieuse dans le monde. Les symptômes, quand il y en a, sont une miction douloureuse chez l’homme et l’apparition d’une irritation souvent passagère au niveau de la vulve chez la femme.

Ce serait à peu près tout ce qui pourrait être dit au sujet des chlamydia sauf qu’une étude récente à relié sans ambiguïté certaines stérilités masculines avec l’infection par des chlamydia alors que cet aspect pathologique n’avait jamais été abordé auparavant. Pourtant la moitié de l’infertilité des couples provient d’une azoospermie chez les hommes alors que la tendance est d’incriminer un dysfonctionnement chez les femmes, une situation un peu machiste d’aborder cette question, l’homme stérile ne reconnaissant pas volontiers qu’il souffre de cette infirmité …

L’une des causes reconnues d’azoospermie était et est toujours les oreillons. Une étude récente réalisée à la Monash University (Richmond, Etat de Victoria en Australie) en collaboration avec l’Université de Technologie du Queensland également en Australie a permis d’affirmer que l’infection par les chlamydia perturbait profondément la spermatogenèse au niveau des testicules. Les chlamydia révélés par histologie spécifique sur une centaine de biopsies testiculaires dans le cadre de travaux relatifs à la stérilité masculine à la faculté de médecine de l’Université Monash a montré que plus de 50 % des hommes souffrant d’azoospermie étaient porteurs de chlamydia. Ces microorganismes ont été détectés et quantifiés à l’aide de marqueurs spécifiques, ARN-16S, ARN-polymérase spécifique et antigène membranaire (illustration). Dans 50 % des cas d’azoospermie sévère la présence de chlamydia a été confirmée. Pour les curieux les autres causes d’azoospermie, outre les oreillons, sont dues à des dérèglements hormonaux et des malformations de l’appareil uro-génital masculin.

Source et illustration : Monash University et Human Reproduction, doi : 10.1093/humrep/dez169

Le chef-d’oeuvre russe en Syrie : tout le monde sort gagnant du conflit.

Il y a quelques jours, peu après l’intervention de la Turquie au delà de sa frontière avec la Syrie, je discutais avec un ami au sujet des évènements de Syrie et j’ajoutais en conclusion que je ne comprenais plus rien, tout paraissait trop complexe pour moi. Fort heureusement un article de Federico Pieraccini (journaliste et écrivain free-lance) paru sur le site Strategic Culture (strategic-culture.org) m’a permis d’y voir un peu plus clair. Voici donc une traduction de cet article qui, je pense, éclairera aussi mes fidèles lecteurs.

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« Moscou et Damas ont toujours affirmé qu’ils s’opposaient à toute forme de partition ou à toute présence étrangère illégale en Syrie ».

Moscou a réussi à maintenir des contacts avec toutes les parties impliquées dans le conflit syrien, même en dépit de sa position contre la partition du pays et la présence étrangère illégale. Des pourparler trilatéraux entre l’Iran, la Turquie et la Russie ont eu lieu à Astana, à l’invitation de Moscou. Poutine a réussi à réunir à Sotchi le gouvernement syrien et des groupes d’opposition pour discuter de l’avenir de la Syrie. À Genève Moscou a réussi à jouer un rôle de médiateur entre Damas et la communauté internationale, protégeant ainsi la Syrie de la corruption diplomatique des États-Unis et des autres ennemis de la Syrie. La Turquie, uniquement à la suite de sa défaite en Syrie, se trouve maintenant dans un dialogue actif avec Moscou et Téhéran. Alors qu’Ankara endure une détérioration de ses relations avec Washington et d’autres capitales européennes, Moscou voit là une grande opportunité de rapprocher la Turquie de Damas.

L’opération diplomatique russe était complexe et demandait beaucoup de patience mais grâce aux négociations supervisées par la Russie ainsi qu’au courage des soldats syriens la quasi-totalité des poches terroristes disséminées sur le territoires syrien ont été progressivement annihilées. Outre la province d’Idlib, le principal problème de Damas résidait dans l’occupation américaine dans le nord-est du pays, sous prétexte de protéger les Kurdes (SDF) du « régime Assad » ainsi que de « combattre Daesh ».

Erdogan se trouve actuellement coincé dans une économie en déclin, menacé par ses alliés – l’achat de systèmes anti-missile russes S-400 a irrité beaucoup de gens à Washington et à l’OTAN – et il a désespérément besoin de présenter à sa population une sortie du conflit syrien en forme de victoire. C’est peut-être la principale raison justifiant la décision d’Erdogan d’intervenir en Syrie sous prétexte que le YPG est une organisation terroriste liée au PKK afin de créer une zone tampon le long de la frontière turquo-syrienne puis de déclarer « missions accomplie » pour redorer sa popularité. Avec Trump, Erdogan cherche à détourner l’attention du Président trop occupé par la procédure de destitution (encore un autre canular). C’est ainsi que Trump a décidé d’un mini-retrait des troupes américaines stationnées dans les zones syriennes à majorité kurde, laissant ces derniers à leur destin. Il est vrai que Trump ne prête que peu d’attention à SDF – c’était plutôt l’affaire du parti démocrate américain – et il a ainsi retiré une partie des troupes américaines en déclarant au passage que l’Amérique avait remporté une victoire, pour la énième fois, contre Daesh.

Trump, à longueur de tweets rageurs, dénonce les folles dépenses du Pentagone et le coût exorbitant des conflits passés dans lesquels l’Amérique était impliquée pour justifier le retrait des troupes américaines de Syrie pour justifier son objectif « Amérique d’abord » à l’approche des élections. Et malgré les propos très durs de la Maison-Blanche l’administration américaine a résolu le conflit interne au sein de l’OTAN en rétablissant un dialogue lors de la visite du vice-Président accompagné du secrétaire d’Etat Pompeo à Ankara. En réalité l’accord entre les Kurdes (SDF) et Damas est la conclusion du long travail diplomatique orchestré par Moscou qui avait pour but de favoriser cette réconciliation pour parachever la reconquête de l’ensemble du territoire syrien par Damas. De fait ni Washington ni Ankara n’ont eu l’occasion d’empêcher Damas de réunifier le pays. Moscou a toujours pensé que les États-Unis et la Turquie chercheraient un moyen de se sortir du problème syrien tout en déclarant une semi-victoire. C’est ce que Poutine et Lavrov ont concocté pour donner à leur sortie un semblant de victoire. Diplomatiquement c’est un véritable chef-d’oeuvre.

Trump déclarera certainement qu’il ne s’intéresse que très peu à un pays situé à 11000 kilomètres de Washington et Erdogan se déclarera satisfait, mais avec un peu de réticence, que la frontière turquo-syrienne soit tenue par l’armée syrienne garantissant ainsi la sécurité de son pays vis-à-vis des Kurdes. Poutine a sans doute conseillé à Assad et aux Kurdes d’entamer un dialogue dans l’intérêt commun de la Syrie. Il aurait probablement convaincu Erdogan et Trump de la nécessité d’accepter ce plan. Cet accord récompense donc Damas et Moscou en sauvant les Kurdes tout en laissant à Erdogan et à Trump un semblant de dignité en s’extrayant d’une situation difficile à expliquer aux citoyens américains et turcs.

L’armée russe conjointement avec l’armée arabe syrienne a entamé des patrouilles le long de la frontière turquo-syrienne, surtout dans le but d’éviter tout affrontement direct entre les armées turque et syrienne. Si Ankara met fin dans les prochains jours à ses opérations militaires Damas reprendra le contrôle des champs de pétrole.

Le monde aura alors assisté à l’un des plus grands chefs-d’oeuvre diplomatiques jamais connus en se rapprochant d’une issue au conflit syrien qui ravage le pays depuis sept ans.

Bref commentaire. Que font encore les quelques soldats des armées française et britannique en Syrie ? Jamais Assad n’a demandé l’assistance militaire de la France ou le la Grande-Bretagne. Il n’y a jamais eu d’accord d’assistance mutuelle entre la France et la Syrie contrairement aux accords avec la Russie. La présence de la France et de la Grande-Bretagne sur le sol syrien est donc illégale. Ces deux pays devront un jour rendre des comptes devant l’opinion internationale de même que les USA …

Notes. YPG : organisation kurde de protection du peuple, FDS (SDF en anglais) : forces démocratiques syriennes kurdes dont le bras armé est l’YPG, PKK : parti des travailleurs du Kurdistan officiant en Turquie, lié à l’YPG. Il est facile de comprendre que le rapprochement récent entre Damas et les Kurdes signe la fin prochaine du conflit. Subissant la pression de Moscou l’YPG a donc été contraint de déposer les armes et le PKK se trouvera ainsi isolé en Turquie. Il y aura certainement encore quelques soubresauts mais la marche vers la paix est engagée et ne peut plus être arrêtée.

Pour se faire une autre idée de la complexité des questions syrienne et kurde je conseille à mes lecteurs de lire les trois articles de Thierry Meyssan parus ces derniers jours sur son site voltairenet.org où on comprendra l’implication française dans cette région, implication plutôt malsaine : https://www.voltairenet.org/article207884.html

Stockage de l’électricité : peut-être des solutions, mais pas avant 10 ans.

Les énergies dites renouvelables ou « vertes » , plus précisément les énergies éoliennes et photovoltaïques, partagent le même inconvénient : elles sont intermittentes. Pour une société moderne comme dans la plupart des pays de l’OCDE les énergies intermittentes ne sont pas acceptables car elles n’assurent pas le bon fonctionnement de la société. En effet ces sociétés « fonctionnent » 24 heures sur 24 que ce soit la vie d’une grande ville ou la production d’acier, de verre ou de ciment. Pour assurer la disponibilité en énergie électrique 24h/24 puisque c’est ce dont il s’agit ici les énergies intermittentes ne peuvent être incluses dans ce que les théoriciens appellent le « mix » énergétique que si, et seulement si, des capacités de stockage existent. Ces capacités de stockage doivent être capables de fournir à la demande de l’énergie à haute densité (cf. note en fin de billet) afin d’éviter toute perturbation du réseau électrique existant lui-même, dans la majorité des cas, maintenu à l’équilibre par des sources d’énergie haute densité comme les usines de production, que celles-ci utilisent du charbon, des fractions lourdes de pétrole, de l’uranium ou encore du gaz naturel. Il y a donc conceptuellement un problème technique si on veut injecter dans le réseau électrique des sources d’énergie basse densité comme le sont ces énergies renouvelables.

À ce jour il n’existe pas de systèmes de stockage autre que les retenues d’eau en altitude alimentées (et reconstituées) par pompage. Les énergies basse densité peuvent être mises à profit pour pomper de l’eau en altitude quand il y a du vent et/ou du soleil. Malheureusement la configuration géographique n’est que très rarement favorable pour réunir les conditions de proximité de ces sources d’énergie intermittentes avec des sites de stockage d’eau en altitude. Il faudrait, en effet, dans le meilleur des cas, que l’énergie électrique basse densité provenant de panneaux photovoltaïques ou de moulins à vent soit acheminée par une réseau dédié aux pompes de relevage de l’eau. Dans les plaines du nord de l’Allemagne recouvertes aujourd’hui d’une immense forêt de moulins à vent où se trouvent les reliefs montagneux permettant de mettre en place des stockages d’eau en altitude ?

L’unique autre solution de stockage est la mise en place de gigantesques batteries d’accumulateurs auxquelles sont adjoints des onduleurs puissants et des transformateurs géants capables d’injecter dans le réseau électrique existant une puissance soutenue de haute densité sous une tension de 450000 volts. On est loin, très loin, d’atteindre une telle configuration pour toutes sortes de raisons techniques. L’un des goulots d’étranglement majeurs interdisant le stockage de l’électricité à l’aide de batteries d’accumulateurs tient à la rareté des matières premières pour la fabrication de tels accumulateurs. Les piles les plus performantes à l’heure actuelle sont celles dites lithium-ion or les disponibilités en lithium économiquement rentables sont limitées. S’il y a un point positif dans les recherches scientifiques financées dans le cadre du « changement climatique » ce sont bien celles relatives à la mise au point d’accumulateurs électriques plus économiques faisant appel à des matériaux bon marché pour leur fabrication à très grande échelle afin de trouver une utilisation rationnelle et si possible rentable des énergies intermittentes dites « vertes ».

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C’est une collaboration improbable entre l’Université de Technologie Chalmers à Gôteborg en Suède et l’Institut national de Chimie de Slovénie à Ljubljana qui est sur le point de mettre la dernière touche à la mise au point de nouvelles batteries économiques. L’anode de la batterie est constituée d’aluminium, le métal le plus abondant dans la croute terrestre avec le silicium, et la cathode est une nano-structure organique composée d’anthraquinone recouvrant le conducteur final constitué de graphite. Cet arrangement permet une beaucoup plus haute densité électrique que le graphite seul. Il reste à résoudre l’optimisation de l’électrolyte afin d’atteindre la même densité d’énergie que celle des batteries lithium-ion. Les travaux en cours sont très prometteurs car ils mettent à profit le fait que l’aluminium est un métal trivalent alors que le lithium est monovalent. En d’autres termes chaque ion aluminium « compense » plusieurs électrons alors que l’ion lithium n’en « compense » qu’un seul. Il est raisonnable d’espérer que de telles batteries puissent être produites industriellement au cours des années 2020.

Est-ce que ce nouveau type de batteries sera « LA » solution pour stocker les énergies électriques intermittentes ? Il faudra attendre encore une dizaine d’années pour avoir un retour d’expérience tant économique qu’industrielle.

En conclusion les bonnes « vieilles » usines de production électrique, qu’elles utilisent du charbon ou de l’uranium, ont encore de beaux jours devant elles et choisir des transitions énergétiques aberrantes comme l’Allemagne ou la France est beaucoup trop prématuré tant que ces solutions de stockage ne seront pas disponibles à très grande échelle afin de permettre de produire une énergie électrique de haute densité à partir du vent et du soleil …

Note. La « densité » énergétique est un terme impropre qui traduit la puissance disponible. Celle-ci s’écrit P = U x I où P est la puissance en Watts, U le potentiel exprimé en Volts et I L’intensité exprimée en Ampères. Plus les grandeurs physiques U et I sont élevées plus la « densité » d’énergie est élevée. Un laminoir industriel pour profiler des rails de chemin de fer par exemple nécessite une énergie de 100000 kW. L’électrolyse de l’alumine pour produire l’aluminium métal est effectuée à l’aide d’un courant continu de 4,2 volts et 350000 ampères soit 1,47 MW !

Source et illustration : Chalmers University et doi : 10.1016/j.ensm.2019.07.033

Nouvelles de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi

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Le gouvernement japonais a décidé de démanteler la totalité du site électro-nucléaire de Daiichi dans la Préfecture de Fukushima. Outre les deux réacteurs endommagés par le grand tsunami du 11 mars 2011 et dont le combustible a partiellement fondu au fond du réacteur, il y a 5 autres réacteurs à démanteler. Ce chantier colossal durera probablement une quarantaine d’années et la société TEPCO (Tokyo Electric Power Co) a fait appel à Orano dans le cadre d’une coopération qui sera positive pour les deux entreprises. Orano aura pour mission primaire d’évacuer tout le combustible des tranches non endommagées et de le retraiter sur le site français de La Hague. Il existe déjà des accords à ce sujet entre la France et le Japon puisque l’ancêtre d’Orano, la société Areva, est présent au Japon depuis 50 ans. Puis il s’agira du démantèlement proprement dit des installations.

Bien que ces réacteurs soient de type eau-bouillante contrairement au parc nucléaire français le démantèlement fait appel aux mêmes technologies largement robotisées et cette collaboration sera fructueuse pour les deux parties. L’expertise en robotique du Japon sera, on s’en doute, très bénéfique pour Orano qui n’a pas encore abordé un quelconque démantèlement sur le sol français en dehors de Chooz 1 (cf. infra). Néanmoins Orano a aussi développé de son côté toute une série de robots utilisés pour les opérations de maintenance des installations françaises. De plus la politique totalement surréaliste du gouvernement français consistant, dans le cadre de la fameuse « transition énergétique », à décommissionner tous les « vieux » réacteurs nucléaires, c’est-à-dire toutes les tranches 900 MWe, obligera Orano a acquérir un savoir-faire dans ce domaine du démantèlement qu’il ne connaît pas ou peu et le Japon est une excellente opportunité pour se faire la main en vraie grandeur, si on peut dire les choses ainsi.

Mes lecteurs pourront se poser quelques questions au sujet des réacteurs graphite-gaz qui ne sont toujours pas démantelés sur les sites de Chinon, Bugey et Saint-Laurent ainsi que celui de Brennilis (eau lourde-uranium naturel) qui a fait l’objet d’une véritable saga de la part des écologistes, ayant pris cette installation pour cible afin de dénoncer l’incurie du gouvernement en ce qui concerne l’industrie nucléaire française. La centrale de Chooz 1 est une exception car c’est le seul PWR souterrain dans le monde. On y accède par un tunnel et l’ensemble de l’installation se trouve dans une série de salles aménagées à cet effet. Ironiquement l’administration Macron continue à se plier aux diktats des écologistes en décidant de ruiner l’approvisionnement en électricité de la France, l’un de ses rares atouts industriels et économiques encore opérationnel de ce pays. Par effet direct la fermeture de ces équipements conduira fatalement à la mise à genoux de l’ensemble de l’économie française mais aussi des conditions de vie quotidienne précaires pour toute la population. Pour un ancien banquier qu’a été Macron il y a de réelles questions existentielles à se poser. Quant aux réacteurs graphite-gaz il faut attendre encore une cinquantaine d’années avant d’intervenir sur le graphite lui-même. Contrairement à ce qui est affirmé dans la presse bien-pensante les opérations de démantèlement ne sont pas créatrices d’emplois car quelques personnes seulement travaillent sur les sites lors de ces interventions de très longue durée.

Source et illustration : World Nuclear News

Le refroidissement du climat est arrivé (aux USA) !

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L’Europe occidentale n’est pas encore atteinte par le froid car elle bénéficie de l’effet protecteur du Gulf Stream. Ce n’est pas le cas du nord du Middle-West américain qui pour la quatrième année consécutive endure des vagues de froid, de blizzard et de neige de plus en plus précoces. Ce début d’automne 2019 a été particulièrement froid dans les Etats du Minnesota, du Dakota (nord et sud) et du Wisconsin. La vague de froid et de neige – par endroits 40 cm – a affecté plus de 10 Etats alors qu’à peine 15 % des récoltes avaient été effectuées et le reste était toujours sur pied ou en terre. Les pertes sont encore difficiles à évaluer tant pour le soja, le maïs, la pomme de terre, et même dans certaines régions pour le blé. En effet, après un printemps très pluvieux les labours et les semis ont été retardés de près d’un mois et ce retard n’a pas été comblé par un été relativement clément. Les récoltes ont donc débuté avec retard.

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Dans certains comtés les pertes sont « totales » et une multitude d’exploitants agricoles vont se retrouver dans une situation financière délicate pour ne pas dire catastrophique. Pire encore le prix des denrées alimentaires va atteindre des sommets dans les prochaines semaines. Encore une fois ce seront les dizaines de millions de ménages ayant des difficultés pour « boucler » leurs fins de mois qui seront les premiers pénalisés. En effet une multitude de denrées alimentaires contiennent des ingrédients provenant de l’une ou l’autre des cultures affectées par cette vague de froid. Enfin la flambée des prix des matières premières agricoles est prévisible à la bourse de Chicago et les répercussions seront mondiales.

Voilà la préfiguration exacte de ce qui attend le monde occidental quand le refroidissement du climat s’installera. Sommes-nous préparés ? Certainement pas ! Et les dégâts prévisibles seront immenses. Illustration : Minnesota fin septembre 2019

La folie du mouvement Extinction-Rébellion

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Le mouvement Extinction-Rébellion d’envergure mondiale est issu des classes moyennes supérieures proches des milieux politiques de gauche et il devrait être ridiculisé avant peut-être d’être interdit (cf. note en fin de billet).

Samedi 5 octobre 2019, des hommes et des femmes se sont rassemblé à King’s Cross à Londres se donnant en spectacle, une mise en scène étrange et effrayante, un culte de la mort en public. Ils se sont réuni devant la gare en cercle et ont prêché la fin du monde. Ils scandaient « Que ferez-vous quand le monde deviendra trop chaud, hein, que ferez-vous ? « . Puis ils ont exigé le repentir pour sauver le monde. Sur les pancartes il y avait écrits des slogans comme « Achetez moins », « voyagez moins », « consommez moins ». Les catholiques ne demandent que la non-consommation de viande le vendredi en tant qu’acte de pénitence pour marquer le jour de la mort du Christ. Cette nouvelle religion exige la fin totale de la consommation de viande en tant que pénitence pour les péchés de croissance et de progrès de l’humanité. Comme tous les membres de sectes mortifères ou non ces membres d’un nouveau culte ont distribué des tracts contenant la « Vérité » dans lesquels il est fait mention des inondations, des incendies, de la montée du niveau de la mer, des forêts d’Amazonie et d’Afrique en feu … Le seul fléau qui manquait était les criquets mais ils ne peuvent pas être très loin de l’humanité pécheresse. À l’instar des hérétiques qui furent pourchassés il y a 5 siècles si on est « négationniste » de leurs visions apocalyptiques ce n’est pas la bonne attitude à adopter selon certaines des pancartes brandies par ces activistes de la mort.

Le mouvement Extinction-Rébellion est un mouvement millénariste qui, sous le prétexte qu’il veut parler de science ne soutient que des idées irrationnelles motivées par la peur, la décadence morale et la misanthropie. C’est une bourgeoisie à bout de souffle, s’haïssant elle-même et se réunit pour projeter ses propres blocages psychosociaux sur la société en général. Il faut combattre ces activistes de la mort, ces monstres de l’extinction qui n’ont d’autre but que de culpabiliser les populations entières, dans le monde entier, et de les sensibiliser à la crise climatique et écologique. Ils s’adressent aux pauvres de New-Delhi, de Mumbai, du Cap, de Melbourne, de Paris ou Berlin ou encore de San Francisco. Mais tous ces travailleurs besogneux ne se sentent pas concernés, ils ne feront pas la grève pendant 15 jours pour sauver la planète, ils travaillent et se déplacent pour vivre, tout simplement.

Extinction-Rébellion est un mouvement réactionnaire, sectaire, élitiste et régressif dont le seul but est d’imposer la forme d’austérité la plus contraignante que l’on puisse imaginer aux peuples du monde entier. L’une des grandes ironies de la politique « progressiste » contemporaine est que les membres de cette gauche-là diront que le fascisme est une politique marginale en regard d’une décision du gouvernement conservateur de fermer une bibliothèque publique à Wolverhampton mais ils encourageront ce culte écologiste de la mort quand celui-ci exigera de mettre un terme à la croissance économique sans penser un instant à l’impact dévastateur et létal qu’un tel plan aurait sur les peuples du monde qui se débattent pour travailler et vivre décemment.

Que veut vraiment Extinction-Rébellion ?

Ce mouvement veut que l’humanité atteigne Zéro émissions de carbone en 2025 car il y a urgence (cf. Sainte Greta) ! 2025 c’est dans 5 ans, ne l’oubliez pas. Ce mouvement veut que nous arrêtions un vaste ensemble d’activités humaines productrices de carbone. Il faut fermer les mines de charbon (les Australiens apprécieront), toutes les usines qui produisent du carbone comme celles de Chine qui emploient des centaines de millions de personnes pour produire chaque jour des milliards de biens de consommation utilisés dans le monde entier (les Chinois apprécieront). Il faut aussi fermer toutes les activités productrices de carbone, en Grande-Bretagne par exemple, comme les centrales électriques à charbon, clouer au sol les avions, restreindre la circulation automobile, il faut tout réduire, il faut reculer, tout arrêter ! Et tous cs gens qui comptent sur toutes ces choses pour leur travail, pour leur nourriture et pour s’éclairer et se chauffer, que vont-elles faire et devenir ? Il faut les contraindre par la force s’il le faut, après tout ce ne sont que de pauvres êtres humains, stupides et destructeurs.

Les mouvements progressistes, comme leur nom l’indique, visaient avant tout le progrès, à pousser l’humanité vers l’avant, à créer un monde meilleur et plus riche pour tous. Extinction-Rébellion veut tout le contraire, il veut nous propulser en arrière, à l’âge de pierre, il veut inverser la tendance la plus importante jamais vécue auparavant dans l’histoire humaine : la révolution industrielle et technologique. Ce mouvement veut nous replonger dans la brutalité et l’ignorance, l’hostilité de la vie dans la nature, en recréant ce monde ancien et impitoyable dans lequel nous mangions « localement », dans lequel nous ne voyagions que rarement, dans lequel nous ne dansions pas pour le plaisir, dans lequel nous mourrions tous de choléra ou de peste avant l’âge de 38 ans. Le grand retour en arrière de ce mouvement Extinction-Rébellion a été explicité quand deux de ses membres se sont retrouvé sur le plateau de SkyNews le 7 octobre. Ils se sont plaint avec hystérie de la modernité. L’un d’eux a déploré qu’une ville comme Londres utilise tant d’électricité. Ainsi l’éclairage, le chauffage, les systèmes de transport et les appareils de survie des hôpitaux sont choquants pour ces monstres arrogants auto-flagellants et chevelus. « Éteignez tout », voilà leur cri d’alarme immoral !

Ce qui est le plus étonnant dans cette histoire est la facilité avec laquelle ces gens se retrouvent dans les médias et les milieux politiques où ils sont traités comme des défenseurs avisés et radicaux de la raison et de l’avenir. Il faut se rendre à l’évidence ! Ces gens constituent une menace pour le bon-sens, la rationalité, la vérité et le progrès. Si on ne réduit pas les émissions de carbone d’ici 2025 leurs prédictions de feu, d’enfer et de mort sont de la pure folie. Ils mentent et répandent la peur, ils perturbent l’homme ordinaire travailleur. Ce sont eux qui veulent détruire l’humanité. Si vous sympathisez avec ces millénaristes fous vous leur avez vendu votre âme et votre vie !

Inspiré d’un article de Brendan O’Neill, éditeur, paru sur le site Spike

Commentaire. À Paris ce mouvement bloque des ponts et des avenues sans qu’à aucun moment la police ait osé ni les déloger ni les surveiller. D’où viennent les ordres ? Qui finance ce mouvement ? Pourquoi le gouvernement français semble les protéger alors qu’il ordonne aux policiers de tirer sur les Gilets Jaunes avec des armes de guerre ? Autant de questions sans réponse qui révèlent l’état de décomposition des démocraties occidentales pourries de l’intérieur par tous ces mouvements écologistes extrêmistes qui viennent de prendre le dernier tournant : la mise en place d’un totalitarisme mondial écologiste pour asservir la population … Triste constat.

Note. Londres est la première ville du monde à interdire, ce 15 octobre 2019, le mouvement Extinction-Rébellion qui voulait bloquer l’accès aux bureaux du gestionnaire de porte-feuilles BlackRock dans la City de Londres. Espérons que d’autres villes et pays prendront les mêmes décisions.

 

Les chiens des villes, les politiciens et les simples citoyens

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Dimanche dernier était le jour de la pleine lune et au matin des chiens, promenés par leurs maîtres allaient et venaient pour lever la patte ou déposer leurs étrons tout en s’échangeant des aboiements pas très cordiaux. Peut-être que ce jour de pleine lune rendait ces bêtes polluantes et malodorantes plus bruyantes. Depuis la fenêtre de mon modeste logement j’observais avec admiration avec quel dévouement à la limite de la servilité la plus totale les maîtres de ces quadrupèdes se pliaient pour ramasser les déjections nauséabondes de leurs animaux de compagnie chéris. Et si on remplaçait les politiciens par des chiens ? À observer à quel point des êtres humains se plient aux volontés de leur chien de compagnie ils pourraient tout aussi bien obéir à des chiens premiers-ministres ou présidents, ça ne changerait rien.

Les aboiements me dérangeaient mais ils ressemblaient étrangement aux débats entre députés qui crient sans entendre les cris des autres députés, de même que les chiens se moquent des autres chiens, ils aboient pour bien signifier qu’ils ont pris le pouvoir dans la rue et ont asservi leur maître. Dans le sud de l’île nous sommes allé rendre visite à des amis qui ont un chien, un petit chien. Il resta étrangement silencieux à notre arrivée. Normalement plus un chien est petit – et méprisable – plus il donne de la voix. Celui-ci resta silencieux et montra tranquillement quelque intérêt à l’égard des visiteurs qu’il ne connaissait pourtant pas. Je félicitais la maîtresse de ce quadrupède abondamment poilu en vantant la correction et l’éducation de son animal de compagnie. Elle me raconta que le collier électronique anti-aboiement que portait son chien était particulièrement efficace. Pour ceux de mes lecteurs qui ignorent la fonction de cet accessoire il s’agit d’une application directe des expériences classiques de Pavlov relatives aux réflexes conditionnés. Si le chien aboie il reçoit immédiatement une décharge électrique qui très vite le conditionne à ne plus aboyer. Émerveillé par l’efficacité de cet objet mes pensées allèrent vers des applications variées de ce type d’équipement. On pourrait imaginer que tous les politiciens soient contraints de porter un collier anti-aboiement intelligent connecté à un centre de collecte et de traitement des données reçus par tous ces colliers électroniques. Le robot, équipé d’un algorithme adéquat détecterait les mensonges des politiciens et chaque fois que ces derniers parleraient pour ne rien dire et/ou mentir ils recevraient une décharge électrique. Tout irait beaucoup mieux dans beaucoup de pays.

Il y a un autre aspect alarmant de la servitude des maîtres de ces chiens qui s’abaissent (au sens propre et au sens figuré) pour ramasser leurs étrons fûmants et odorants : l’élévation au niveau quasi humain des animaux. On leur reconnaît maintenant une âme et on leur doit le respect. Les mouvements animalistes soutenus par les « végans » militent pour reconnaître un statut social des animaux égal à celui des hommes. Nous sommes tous entrés dans l’univers de George Orwell qui publia en 1945 son fameux livre « La Ferme des Animaux » (https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Ferme_des_animaux). Nous y sommes : un jour les êtres humains auront perdu toute dignité et les lois sociales les réduiront à l’état d’animaux tandis que les animaux auront pris le pouvoir …

Réflexions disparates sur le changement du climat (suite).

Le seul facteur agissant sur le climat est le Soleil

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Considérant, selon les études de nombreuses équipes de géophysiciens et de spécialistes du Soleil, que l’activité magnétique du Soleil va faiblir de manière spectaculaire et durable dans les prochaines années, quelles vont être les conséquences du refroidissement pourtant attendu mais nié par les instance onusiennes ? Ce qui est tout à fait surprenant est que l’IPCC n’a jamais pris en compte dans ses modèles les variations de l’activité magnétique solaire ni les variations de l’irradiance de l’astre atteignant la Terre. Il est maintenant prouvé sans ambiguité qu’une chute de l’activité magnétique du Soleil conduit à une diminution de la protection de la Terre contre les rayons cosmiques car le champ magnétique du Soleil devient moins robuste. Par voie de conséquence la couverture nuageuse de haute altitude augmente et elle réfléchit un partie croissance de l’énergie solaire incidente. La conséquence est un refroidissement général du climat.

(illustration trouvée sur la conférence du Docteur Nir Shaviv présentée à la dernière conférence internationale sur le changement du climat, CN = condensation nucleus, CCN=cloud condensation nucleus)

Un avenir proche très sombre

Les conséquences du refroidissement du climat prédites avec précision par les géophysiciens et les spécialistes du Soleil seront tout simplement catastrophiques. En rassemblant un grand nombre d’études relatives au climat des siècles et millénaires passés il est possible de se faire une idée de la situation à venir que nous allons tous vivre peut-être dans toute son ampleur dans moins de 5 ans. Tout d’abord la chute de l’activité solaire va provoquer un refroidissement des eaux océaniques de surface, température pratiquement synchrone avec les variations de cette activité solaire qui a été mise en évidence en mesurant les variations du niveau des océans (cf. un précédent billet sur ce blog). Cette variation du niveau des océans est une conséquence directe des variations de température des couches supérieures de l’eau des océans mais l’autre effet est une moindre évaporation de cette eau, donc une augmentation et une aggravation des périodes de sécheresse dans les zones de la planète dites tempérées, en gros dans l’hémisphère nord entre 30 et 60 degrés de latitude, là où il y a la plus importante production agricole. Les régions inter-tropicales ne subiront pas de conséquences directes car elles resteront, comme elles le sont aujourd’hui, chaudes et humides. Il en sera de même dans l’hémisphère sud pour les mêmes latitudes dites tempérées mais il y a beaucoup moins de terres émergés au sud. L’inertie des océans retardera heureusement les effets délétères du refroidissement du climat. Bref, la première conséquence du refroidissement du climat sera la persistance d’épisodes de sécheresse durant plusieurs mois, un désastre économique et social rapidement hors de contrôle. Il apparaîtra alors que le Brésil et l’Argentine, relativement protégées par cette inertie thermique des océans, deviendront les garde-manger du monde occidental alors que ces mêmes pays occidentaux critiquent la politique agricole du Président Bolsonaro, curieux n’est-il pas ?

Un autre conséquence que les spécialistes n’ont pas analysés, obnubilés par leur dogme du réchauffement d’origine humaine, sera l’apparition d’épisodes météorologiques violents. Cs épisodes sont attribués à l’optimum climatique moderne attribué à tort à l’activité humaine. Il n’est pas permis de douter un instant que la chute du gradient de température existant entre les pôles et la région inter-tropicale, conséquence de l’optimum climatique moderne qui a pris fin ces dernières années, ne sera pas suffisante pour diminuer la fréquence et la violence des évènements météorologiques. Seuls les épisodes de sécheresse prolongée seront redoutables. Par exemple au XVIIe siècle, lors du minimum solaire et climatique de Maunder les îles Canaries furent dévastées par une invasion de criquets provenant d’Afrique qui cherchaient de la nourriture. Les îles de Lanzarote et Fuerteventura ne s’en sont jamais remises : elles sont restées depuis lors globalement désertiques.

Les combustibles fossiles les grands coupables ?

Le volet suivant de l’imposture de l’IPCC est la relation entre le CO2 atmosphérique (0,04 %) et le réchauffement du climat établie de manière mensongère qui a provoqué une levée de boucliers contre les combustibles fossiles non seulement de la part des organisations non gouvernementales mais aussi et surtout de la part des décideurs politiques qui ont adopté des plans de décarbonisation insensés pour juguler ce réchauffement du climat.

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Les illustrations ci-dessus démontrent l’imposture de l’IPCC relative au rôle du CO2 dans le réchauffement contemporain et l’étrange concours de circonstances ayant permis la fabrique de cette fraude (voir le graphique CO2-temperature et Soleil-température dans le précédent billet, Willie Soon).

Le concept d’énergie verte ou renouvelable pour se passer des combustibles fossiles mais aussi de se passer de l’énergie nucléaire qui a été diabolisée par ces mêmes ONGs est un leurre, un doux rêve qui va paupériser en premier lieu les pays occidentaux dont les populations seront encouragées (et peut-être obligées par la loi) à moins consommer afin de réduire l’usage des combustibles fossiles selon la séquence : moins de consommation = moins d’énergie = moins de combustibles fossiles. Or l’énergie et son utilisation sont partout. Pour atteindre les objectifs irréalistes préconisés par l’IPCC il faudra se serrer la ceinture et vider nos poches, en d’autres termes devenir pauvres, très pauvres. Voilà ce qui attend les générations futures que nous, adultes et décideurs aujourd’hui, préparons pour ces générations futures si nous nous laissons encore manipuler par la propagande qui prétend que l’optimum climatique contemporain est (était) la conséquence d’une utilisation intensive des combustibles fossiles, un hoax en anglais, un mensonge entièrement construit par des fonctionnaires payés pour désinformer les peuples. L’énergie est le nerf central du développement, du développement sous toutes ses formes et dans tous les domaines. La Chine est devenue le premier consommateur d’énergie, conséquence de ses efforts pour avoir sorti en moins de 50 ans près de 900 millions de personnes de la pauvreté et leur procurer le statut de classe moyenne, une prouesse irréalisable sans énergie. Sans énergie la production agricole serait restée à des niveaux équivalents à celle du XIXe siècle. Toujours grâce à l’énergie la chimie et le bâtiment ont fait des progrès considérables.

Le spectre du manque d’énergies fossiles.

Je discutais il y a quelques jours avec un haut diplomate titulaire d’un PhD de l’Université de Stanford ayant effectué une grande partie de sa carrière au sein d’institutions financières internationales. Il pensait que le réchauffement du climat et le combat mondial contre ce réchauffement était une opportunité inespérée pour que les peuples prennent conscience des quantités limitées et donc nécessairement finies des énergies fossiles et qu’il fallait changer de paradigme civilisationnel. D’abord je lui rétorquais qu’il existe encore des réserves de gaz et de pétrole pour environ 80 ans et que seul le coût de l’extraction obligerait les populations à freiner l’utilisation de cette forme d’énergie. De plus les réserves de charbon sont suffisantes pour assurer une fourniture en énergie pour les 200 années à venir. Cependant, je lui faisait remarquer que le développement de l’énergie nucléaire pour produire de l’électricité, d’ailleurs préconisée par l’IPCC, était impératif afin de diminuer l’utilisation des énergies carbonées fossiles. Et puis j’ajoutais que j’étais optimiste en ce qui concerne la créativité humaine. Par conséquent il était hautement hasardeux de faire des prévisions sur le long terme. Il fut particulièrement surpris par mon optimisme.

Retour au XVIIIe siècle ?

Ce que prônent les organisations « non gouvernementales » (c’est faux elles sont toutes infiltré les gouvernements) est tout simplement un retour au style de vie du XVIIIe siècle, avant même l’invention de la machine à vapeur. Un retour en arrière tel que celui que veulent imposer ces ONGs n’est à l’évidence pas possible. L’explosion technologique et démographique qu’a connu le XXe siècle a été en majeure partie favorisée par l’optimum climatique contemporain exactement comme ce fut le cas aux XIe et XIIe siècles lors de l’optimum climatique médiéval qui vit l’édification des cathédrales. Le retour vers une période civilisationnelle sombre en raison d’un refroidissement du climat pourra être évité en mettant à profit les progrès technologiques récents. La créativité humaine fera le reste. Comme je disais à ce diplomate : il faut rester optimiste et rester sourd aux incantations des idéologues malthusiens qui veulent gouverner le monde par la force.

Mes lecteurs anglophones peuvent consacrer 12,5 minutes pour visionner ce documentaire de Tony Heller sur la fraude systématique et très bien organisée de l’IPCC : youtube.com/watch?v=8455KEDitpU&feature=youtu.be

et ceux qui ont apprécié peuvent voir cet autre documentaire :

youtube.com/watch?v=oYhCQv5tNsQ&feature=youtu.be

Aux dernières nouvelles, Madame Zharkova, dans un article récent paru dans la revue Nature, confirme que le climat va brutalement se refroidir dès 2020 et ce petit épisode « glaciaire » ne durera que … jusqu’en 2050-2060 ! De quoi provoquer d’immenses troubles planétaires dont tous les gouvernements du monde devraient se préoccuper dans l’urgence, l’urgence absolue.

Le féminisme a ruiné l’équilibre sociétal des femmes et déstabilisé les hommes.

Deuxième billet de Paul Craig Roberts au sujet du féminisme et de ses effets pervers sur la société.

Outre le féminisme, l’équilibre familial est attaqué par bien d’autres causes idéologiques. Les pressions économiques ont forcé les épouses et mères à entrer sur le marché du travail. Auparavant les règle qui prévalaient était que les entreprises avaient les mêmes responsabilités vis-à-vis de la maind’oeuvre, des clients, de la communauté et des actionnaires. Ces règles ont fait place à la seule responsabilité des entreprises envers leurs actionnaires, une attitude qui trouve sa source dans les menaces des milieux financiers de financer les prises de contrôle de toute entreprise qui n’a pas fait tout ce dont elle était capable pour maximiser ses profits pour le seul bénéfice des actionnaires. L’une des conséquences est la suppression, autant que faire se peut, des salaires en délocalisant les emplois et en accordant des « visas de travail » précaires tout en rognant sur les avantages sociaux. Dès lors le poste de travail peut disparaître du jour au lendemain sans préavis. Cette insécurité économique grandissante oblige les épouses et mères à délaisser leur rôle « femme à la maison » et à entrer dans le marché de l’emploi.

Les services de protection de l’enfance, une organisation type gestapo créée par les « méchants défenseurs des enfants » ont ruiné l’autorité parentale. Tellement de faits relèvent maintenant de la maltraitance d’enfants que ces derniers peuvent exercer des représailles contre l’autorité parentale en appelant ces services étatiques. Il existe un numéro d’urgence accessible aux enfants qui peuvent faire appel aux services de police s’ils considèrent qu’ils sont maltraités par leurs parents. Conséquence : ce sont les enfants qui ont pris de pouvoir !

Selon l’analyse d’un archiprêtre russe la structure familiale et le mariage ont été détruits par le féminisme qui a transformé le couple en une lutte pour le pouvoir. La femme – et mère – a accaparé le pouvoir en élevant l’enfant au statut d’idole dont elle devient la prêtresse et reléguant l’homme – le père – à un statut purement économique. Il en résulte que la cellule familiale est alors complêtement détruite et l’homme n’a plus d’autre choix que de quitter sa famille pour trouver des jours meilleurs en dehors de cet enfer. C’est l’une des raisons pour lesquelles il y a de plus en plus de femmes mères célibataires ou divorcées dans les classes moyennes et pas seulement en Russie.

Dans une vidéo Stefan Molyneux décrit la nature du féminisme ( http://www.unz.com/video/stefanmolyneux_sugar-baby-feminism/ ). Il insiste cependant trop sur le fait que la propagande féministe considère que l’homme n’est intéressé chez les femmes que par le sexe. C’est peut-être en partie le cas avec les « hommes à femmes » mais dans la réalité la majorité des hommes recherchent l’amour et une relation mutuellement harmonieuse. Il est important de noter que l’homme est réellement heureux quand c’est la femme, sa compagne ou épouse, qui prend l’initiative dans le registre sexuel. Il n’apparaît plus alors comme celui qui est toujours dans une attitude suppliante si son épouse ou compagne éprouve de la passion lors de la relation physique. Le féminisme a donc eu pour résultat pervers de rendre de plus en plus difficile une telle relation pourtant idéale et souhaitée par les hommes. Endoctrinée par le féminisme, la femme considère donc son sexe comme la source de son pouvoir. Dès lors elle espère être rémunérée pour que l’homme puisse avoir accès à son sexe, qu’elle soit une femme anonyme ou l’une ce des millions d’étudiantes servant de concubines à des hommes économiquement prospères (Cf. les propos de Molyneux) en échange du prix de leurs études et de leur vie de tous les jours. Les étudiantes vendent leurs services sexuels mais les femmes au foyer sont également rémunérées. Par exemple le salaire de l’époux constitue l’acceptation par ce dernier que sa femme ait le pouvoir de décision en matière familiale. C’est alors la femme (au foyer) qui décide de l’endroit où partir en vacances, dans quelle maison vivre, dans quelles écoles iront les enfants, quelle sera la couleur de la cuisine rénovée, quels amis ils fréquenteront. Le prix de cette « résistance » est la rigidité de la femme-épouse au foyer.

Quelle est la compréhension du mariage aujourd’hui ? Autrefois (du moins à l’époque où j’ai épousé la mère de mes enfants) le mariage était compris comme un « contrat sexuel » à vie assurant la fidélité dans le couple et la légitimité des enfants. Aujourd’hui il n’y a plus vraiment de « contrat sexuel » car si la femme refuse d’avoir une relation sexuelle avec son époux elle peut le poursuivre pour viol. Autrefois le « viol de sa propre femme » n’était même pas considéré car il ne s’agissait pas d’un délit. C’est un nouveau crime inventé par le féminisme ! Il procure à la femme mariée une certaine autonomie sexuelle. Impensable il y a encore 30 ou 40 ans. Le féminisme a tellement endommagé la relation entre hommes et femmes que l’institution du mariage est devenue défaillante alors que c’est le pilier fondamental de la cohésion sociale.

Cette cohésion sociale est en train d’être détruite par le féminisme, par l’immigration à grande échelle depuis les pays du sud et les politiques identitaires mises en place pour préserver la paix sociale dans le monde occidental. La civilisation est vraiment en train de s’effondrer. Beaucoup de gens en sont conscients, ils ont les chiffres sous les yeux mais ils n’ont pas de responsables politiques pour organiser une résistance massive contre le féminisme et aux politiques identitaires (le féminisme est également une politique identitaire) qui ont pris le contrôle du système éducatif et inculturent les jeunes en les précipitant dans des attitudes socialement destructrices. Pour la totalité du monde occidental la fin semble proche à bien des égards…