Évolution populaire de la sémantique scientifique

langfr-1920px-Glyphosate.svg.png

Depuis quelques années n’importe qui, attentif aux écrits et discours de la presse influente dite « main-stream », a pu constater qu’il existe une dérive progressive et insidieuse dans les termes utilisés pour qualifier un produit. Je ne prendrai que trois exemples pour illustrer mon propos de ce jour, trois exemples sans lien mais trop significatifs pour ne pas les rappeler ici. Il s’agit du lait de vache, du CO2 et du glyphosate.

J’ai sévi à l’université dans la recherche en biologie durant un peu moins de 38 ans avec une interruption totalement fortuite pour m’intéresser à l’énergie nucléaire durant 3 années au sein d’EDF. C’est la raison pour laquelle quand j’écris un billet relatif à la biologie en général je sais de quoi je parle et il en est de même pour l’énergie nucléaire. Ma solide culture scientifique m’a également permis d’être capable (encore aujourd’hui) de comprendre ce qu’il en est quand je lis un article compliqué relatif, par exemple, au climat.

Prenons d’abord l’exemple du glyphosate car il s’agit d’une molécule que je connais très bien pour avoir travaillé sur un sujet connexe pendant plusieurs années. Le glyphosate, de par sa nature chimique, ne peut pas être cancérigène car il ne peut tout simplement pas interagir directement avec l’ADN pour des raisons électrostatiques : l’ADN est recouvert de charges négatives – c’est un acide comme son nom l’indique – et le glyphosate est également chargé négativement (trois charges négatives) et, comme chacun ne l’ignore pas, deux molécules chargées négativement se repoussent, point barre.

Ce produit, découvert et commercialisé par la firme Monsanto, a été classé « cancérigène probable » par l’organisme onusien IARC il y a quelques années sans que cette vague affirmation ait été étayée par des évidences scientifiques incontestables et la dérive journalistique a transformé ce produit en « cancérigène » non plus probable mais « certain ». Donc il faut en interdir l’utilisation sans aucune autre forme de débat. Les conséquences de cette interdiction sont le cadet des soucis des politiciens qui s’en tiennent aux déclarations véhémentes des associations de préservation de l’environnement toutes puissantes. Pourtant ces conséquences sont immenses en particulier dans le domaine agricole. Mais les politiciens, aveuglés par les argumentations sans fondement scientifique des écologistes, ont décidé qu’à très court terme ce produit serait interdit. Les agriculteurs seront alors contraints d’utiliser d’autres désherbants infiniment plus toxiques et surtout beaucoup plus coûteux. Qu’à cela ne tienne, la politique a ses raisons (surtout anti-scientifiques) que la raison ignore.

Prenons le cas du lait. Je veux parler ici du lait de vache entier stérilisé par le procédé UHT qui préserve les qualités organoleptiques et nutritionnelles du produit originel ainsi que sa teneur en vitamines, en particulier B1, B6 et B12. Mon médecin « référant » à défaut de dire « traitant » m’avait mis en garde il y a des années que boire un litre de lait entier chaque jour allait me précipiter dans la tombe. Certes, l’homme est le seul animal sur la planète Terre capable de boire du lait provenant d’une espèce différente de lui et quand il le peut, c’est-à-dire quand il dispose de l’enzyme clé capable de couper le lactose en deux sucres élémentaires, le glucose et le galactose, boire du lait de vache, de brebis, d’ânesse ou de chamelle, il ne s’en porte que mieux. Le lait était d’abord considéré comme mauvais pour le taux de cholestérol, puis carrément toxique. D’un liquide bénéfique il est devenu un poison : encore une dérive sémantique inexplicable. Au sein de la paranoïa anti-nucléaire omniprésente personne ne mentionne que le lait contient du potassium-40 et qu’il est radioactif, ce serait affoler les populations … pour rien, d’autant plus que le lait maternel est lui aussi radioactif ! Mais depuis quelques années – et ce processus de diabolisation du lait de vache s’accélère – l’élevage bovin est devenu de surcroit mauvais pour le climat. L’élevage, la viande, le lait et les fromages sont devenus des poisons non pas pour notre santé mais pour le climat. La dérive sémantique s’est accélérée !

Le cas du CO2 est encore le plus emblématique de la dérive sémantique dont il a fait l’objet ces dernières années au point d’alimenter aujourd’hui des mouvements sectaires et violents dans tous les pays de l’OCDE à l’exception de la Russie, de la Chine et de la majorité des pays en développement. Le CO2 est la source de nourriture fondamentale et irremplaçable de tous les végétaux et du plancton océanique, ce dernier étant la source majeure de l’oxygène atmosphérique. Sans CO2 il n’y aurait pas de vie sur la Terre et les océans seraient des déserts, tout simplement. Ce gaz est donc synonyme de vie. Depuis la fin des années 1970 des scientifiques à la petite semaine ont ressorti la théorie de l’effet de serre d’Arrhenius qui a pourtant été démentie à plusieurs reprises après sa publication en 1896. Cette théorie jamais vérifiée expérimentalement depuis cette date a permis l’échafaudage de la plus grande imposture scientifique de la fin du XXe siècle reprenant les propos d’Arrhenius qui prétendait qu’un doublement de la teneur atmosphérique en CO2 provoquerait un réchauffement planétaire généralisé de 5 °C. Toutes sortes d’effets secondaires du CO2 ont été imaginés et depuis lors le CO2 est passé d’un gaz essentiel à la vie à un gaz toxique pas seulement pour le climat mais aussi pour nous-mêmes, êtres humains. Nous sommes devenus coupables de produire du CO2 en brûlant des combustibles fossiles, coupables de détruire l’équilibre – paraît-il précaire – de la planète comme s’il n’existait aucune résilience de l’ensemble des systèmes biologiques existants. Voilà une autre dérive sémantique qui défie le bon sens.

Il y aurait tellement d’autres exemples à apporter pour abonder ce phénomène journalistique et malheureusement scientifique de dérive sémantique que j’en suis découragé d’avance. Mes lecteurs en trouveront bien d’autres par eux-mêmes.

Illustration : glyphosate, les trois groupements hydroxyle (OH) sont en fait ionisés en O- et un proton H+ ce qui explique que le glyphosate est fortement électro-négatif.

19 réflexions au sujet de « Évolution populaire de la sémantique scientifique »

  1. Il est intéressant de constater que ces délires journalistiques bobo-écolos ont exactement deux cibles : l’agriculture (lait, pesticides) et l’industrie -chimique plus celle de l’énergie (charbon, gaz, nucléaire).
    En affaiblissant ces deux grands secteurs, on peut paralyser un pays industrialisé, voire le mettre à genoux.
    D’un autre côté, à qui profite une telle situation ? Aux USA il y a quelques années et récemment à la Russie qui n’a ni initié ni financé le lobby écologiste (pour le CO2, c’était la stratégie de Margaret Thatcher afin de casser les syndicats miniers de nord l’Angleterre) qui tire paradoxalement bien son épingle du jeu puisqu’elle est le principal exportateur de blé et d’énergie dans le monde (gaz et énergie nucléaire) depuis peu.
    En plus des pesticides et du lait, on peut rajouter d’autres cibles des écologistes :
    – la viande : attaques sur le front nutritionnel et sanitaire et bientôt la viande rouge sera déclarée cancérigène probable, attaques sur les quantité de nourriture et d’eau ingérée par la gent bovine comparativement à celle des insectes et des poulets, émissions de méthane (pets des vaches) à effet de serre, etc..
    – les OGM : on empêche de nourrir par le progrès technique dans de bonnes conditions plus d’êtres humains à surfaces agricoles fixes (voir l’affaire du riz doré)
    – les perturbateurs endocriniens : substances chimiques essentielles accusées de faire baisser la qualité du sperme humain pour faire simple, comme les plastifiants et les détergents
    – les plastiques: plutôt que de punir les idiots qui rejettent sciemment des quantités industrielles de plastiques compressés dans les océans comme le font les asiatiques et notamment les chinois, on cherche à faire interdire les matériaux plastiques…Evidemment, une société sans matériaux plastiques est une société finie.
    On voit bien que derrière ces attaques ciblées se dégage un agenda de la décroissance propre à des groupes comme par exemple le Club de Rome et ses technocrates affidés qui grenouillent dans les grands organismes internationaux (ONU, FAO, etc..). Je pense que tout cela obéit à une analyse, une stratégie et un plan très fouillés et millimétrés. Ce n’est pas le fruit du hasard. Le rôle des journalistes est essentiel dans ce plan, ils permettent d’utiliser les citoyens lambda comme lobbyistes et financiers, et ensuite d’amener ces gens à faire pression sur leurs gouvernants.
    On a vu ce que ça donne avec l’arnaque des éoliennes qui a son lobby caché et qui a utilisé la législation pour obliger les consommateurs à payer de force une taxe inique (la CSPE) et à faire quelques fortunes décorées de la légion d’honneur qui camouflent leur pognon au Luxembourg, paradis fiscal notoire …au hasard : Monsieur Pâris Mouratoglou, un ex-polytechnicien qui a perdu le sens du devoir et de la morale au profit de celle du veau d’or. Sa fortune personnelle est estimée à 1 milliard d’euros par Challenges mais les circuits financiers que sa société utilise sont tellement opaques qu’on a du mal à avoir des chiffres plus précis.
    Bienvenue dans le monde de l’écologie politique 🙂

    • PS: j’avais oublié,mais cela va de soi : la propagande écologiste profite à fond à la Chine car on l’aura compris, l’objectif des écologistes est de désindustrialiser les pays occidentaux, et comme les consommateurs ont besoin de produits industriels bon marché, c’est la Chine qui rafle la mise bien évidemment…sans lever le petit doigt. Suffit de regarder dans les sites de vente de smartphones par correspondance le pourcentage de smartphones chinois, même après la guerre que Trump a déclenché contre Huawei (il s’est calmé quand Xi Jinping lui a fait comprendre qu’il pourrait cesser d’exporter ses terres rares et quand il a compris qu’Android qui est du linux a des forks en libre accès utilisables par tout le monde).
      On peut dire que les écologistes portent une lourde responsabilité dans le chômage de masse de pays comme la France.

      • Curieusement, personne n’a réagi, même pas l’ami Fessou, mais il existe une autre industrie ciblée par les écologistes : l’automobile.
        Essayer de faire passer l’UE au tout automobile électrique est une façon de mettre à genoux cette énorme industrie qui emploie 14 millions de personnes en UE. La raison en est que la rentabilité de l’automobile électrique (qui est jusqu’à aujourd’hui d’un rapport qualité/prix largement inférieur à celle de l’auto thermique traditionnelle, en clair c’est hyper cher et on n’en a pas pour son argent, voir le cas de la Renault Zoé), la rentabilité de l’électrique est proche de zéro et cela demande des centaines de milliards d’investissements –>
        https://www.caradisiac.com/voiture-electrique-investissement-maximal-pour-rentabilite-nulle-177489.htm
        Pas étonnant donc que la société Tesla n’ait à ce jour même pas fait un centime de bénéfice (pourtant la fortune de son leader charismatique Elon Musk tutoie les 20 milliards de dollars US). Cherchez l’erreur.

    • Je connais très bien le Luxembourg : ce n’est pas un paradis fiscal, loin s’en faut. Il y a même un impôt sur la fortune pour les sociétés, impôt que la France n’a jamais osé instaurer.
      En revanche, le Luxembourg peut ressembler à un paradis si on le regarde à partir d’un enfer fiscal. Comme la France…

  2. Cette folie touche tout autant la politique, l’économie, mais aussi la paléoanthropologie et la géopolitique en ces quatre seuls exemples:
    -la politique en disant de gauche, voire communiste certaines des décisions gouvernementales;
    -l’économie en ne faisant pas mention, dans les conversations entre professionnels, des effets d’une désindustrialisation, soit la déflation, cette dernière toujours expliquée sur une base purement monétariste;
    -la paléoanthropologie quand y est expliqué l’origine d’Homo Sapiens Sapiens comme d’un singe descendu de l’arbre, remettant directement en cause la loi de Dollo qui stipule qu’une évolution structurée ne revient que très rarement en arrière et, ce, pour des raisons cohérentes, comme le guépard ayant perdu ses griffes rétractiles pour pouvoir courir à grande vitesse, et encore il faudrait voir la spécificité de cette évolution, guépard part ailleurs en voie de disparition pour des problèmes de reproduction.
    Si en effet l’ancêtre de l’homme descend d’un singe arboricole notre gros orteil ne serait pas, suivant cette loi, redressé parallèle aux autres, mais se serait réduit, voire aurait disparu, pour que nous puissions marcher.
    -enfin géopolitique en affirmant que nous aurions plus d’intérêts partagés avec la Suède qu’avec l’Algérie, le Maroc ou la Russie, ceci en un suivisme plutôt sot des désidératas unionistes, germaniques et étasuniens.
    Ceci pour montrer qu’en fait ces égarements touche un large panel sociétal, même si les extravagances pseudo-écologiques sont en ce moment au centre des débats.

    • Je pense, enfin, disons plutôt que j’émets l’hypothèse que les européens de l’union, voire les occidentaux, au moins, sont atteints d’une façon de maladie psychosociale prenant différentes formes.
      Il est à remarquer que ceux des peuples réagissant le plus sainement en notre époque troublée, ce sont les islandais et les russes qui, eux, ne se trouvent pas en situation de surpeuplement.

    • C’est une des raisons pour lesquels les partis et les ONG écologistes ont décidé de noyauter en premier lieu le corps enseignant. A l’heure actuelle, il m’est pratiquement impossible de discuter biologie, climat ou alimentation avec mes amis profs en collège et en lycée. On leur a consciencieusement lavé le cerveau, et leur esprit critique ne joue plus son rôle sain de pondération de la pensée.
      Conséquence directe, la relève idéologique est prête car formée par l’éducation nationale sans l’accord des parents bien entendu. On peut maintenant demander à des gamins immatures dont la culture générale rase la moquette d’aller manifester sous les couleurs d’Extinction-Rébellion sans qu’ils n’opposent la moindre résistance. Très beau travail d’ingénierie sociale à grande échelle. 🙂

      • Cher fromage à pâte mole,
        Il ne faut pas directement chercher à les contrer mais y aller par la bande, en faisant allusion aux deux journalistes du climat virés pour avoir questionné cette histoire de réchauffement.
        Ou pourquoi il n’y a pas de débat dans les médiats entre ceux qui sont pour ou contre.
        Puis de dire que c’est remettre en cause la structure même de la science en faisant référence au principe de réfutabilité, donc que c’est ascientifique.
        Ou en montrant qu’un réchauffement est bien meilleur pour les civilisation qu’un refroidissement.
        Enfin, vous voyez le truc.
        Il faut appuyer là où ça fait mal, soit aux contradictions internes de ce système de pensée.
        Parce que cette histoire de réchauffement cache, en réalité, quelque chose de bien plus gros, celui de notre soumission à l’empire US et de la culpabilité que cela génère.

      • @theuric : Merci theuric 🙂 .
        Tiens c’est vrai, vous me rappelez tout-à-coup -en parlant des deux journalistes qui se sont faits virer pour avoir émis des doutes sur le pseudo réchauffement climatique- l’histoire des attentats du 9/11 et comment ont été traités les gens qui osaient remettre en question la thèse officielle de l’incendie provoqué par les avions. On a dépêché sur les plateaux télé des journalistes venant entre autre du journal « Le Monde » et qui s’érigeaient soudainement en gardiens de la vérité…on a nié la vitesse de chute des corps dans le vide terrestre, on a réinventé une nouvelle physique alambiquée dans laquelle on confond allègrement combustion et explosion, on a supprimé des notions de métallurgie comme la température de fonte de l’acier, etc… je me souviens que des gens à priori de bonne foi et qui n’avaient aucun intérêt à trop faire parler d’eux en mal comme Bigard et Kassowitz se sont fait allumer comme jamais…bien sûr, ce ne sont pas des scientifiques, mais ils ont parfaitement le droit d’étudier un sujet et de partager leur scepticisme. Non, cela leur a été interdit. Même chose d’ailleurs quelques années après avec Vincent Courtillot et Claude Allègre sur le climat. Là, on a poussé le bouchon encore plus loin et comme on ne pouvait pas mettre des journalistes en face (car ils allaient bien évidemment se faire passer à la moulinette en deux coups de cuillère à pot par nos amis de l’Institut de Géophysique du Globe), on a opposé des scientifiques avec d’autres scientifiques « contrôlés », à savoir, « tu ne fais pas ce que je te demande de dire et d’écrire, tu seras placardisé et tes projets de recherches supprimés par l’ANR » (l’agence nationale de la recherche qui valide ou non les projets).
        Et n’allons pas croire que ce ne sont que de vagues théories du complot issus du cerveau d’un paranoïaque, dans le milieu de la recherche, les choses sont parfois très sauvages.
        Juste pour illustrer ce dernier point, et je suis sûr que JH pourrait passer une semaine à nous raconter les peaux de bananes qui s’échangent dans ce milieu là, voici le témoignage d’un enseignant-chercheur qui s’est retrouvé plusieurs années dans un hôpital psychiatrique (HP) pour avoir osé mettre en cause indirectement ses collègues et la hiérarchie universitaire dans un trafic de diplômes de complaisance (il faut savoir que dans notre beau et doux pays, si un préfet décide de vous envoyer moisir dans un HP, légalement c’est possible, il lui suffit juste de remplir un formulaire avec la signature d’un psychiatre et le tour est joué) :

        Heureusement, cet enseignant-chercheur a été sauvé in extremis, il est en train de se reconstruire et a retrouvé suffisamment de niaque et de soutien (Charles Gave par exemple) pour attaquer en justice les gens qui ont autorisé ces dérives. Cela prendra du temps, soyons-en certains (les juges des tribunaux administratifs ont la fâcheuse tendance à couvrir leurs collègue haut-placés comme les patrons d’université). Mais le droit et la raison finissent toujours par triompher… 🙂

      • Pour cette histoire d’attentat du 9/11 je me base, dans mes conversations, s’il y en a, de mon métier, soit conducteur de bus.
        Je ne sais pas si vous connaissez les guichets du Louvre, ce sont des ouvertures sur le coté du musée donnant de la rue de Rivoli à une rue longeant la pyramide du château.
        Je pense que beaucoup de monde y passant en voiture a quelques petites et passagères sueurs de devoir s’y engouffrer.
        Avec un bus, quand vous venez de la rue vous devez, pour y entrer droit, de prendre la file de droite puis d’obliquer au bon moment, en traversant des deux autre fils de cette rue, de manière que votre véhicule ne se retrouve pas de travers, sinon vous n’y passez pas.
        Bien sûr, pour se faire, vous devez rouler lentement et à 50 km/h vous pouvez être certain de vous faire un mur et éclatant un ou deux piétons au passage.
        Et je défie quiconque, même le chauffeur de plus chevronné, d’y passer à cette vitesse avec un bus en venant de Rivoli, ceci d’autant plus si cet énergumène n’avait con duit que des autos.
        Et ben pour cette histoire d’avion c’est la même chose, des types qui avaient appris à piloter sur de petits zincs à hélice n’auraient jamais pu faire preuve d’une telle précision avec un engin de cette taille, allant à cette vitesse, pour les mêmes raisons, c’est impossible.
        Autre preuve tangible, regardez la date des premiers essais de téléphone portable dans un Boeing, il arrive après cet attentat, sachant que dans cette histoire il y aurait eu des gens qui auraient téléphoné à leur proches et se seraient battus avec ces malfaiteurs.
        Et çà, ça peut se vérifier sur internet.

      • Si on reprend les données de base (2 Boeing 767 – Cibles WTC1/WTC2 ­ vitesse nominale = 900 km/h – WTC 1 et 2 : impact = 750 km/h – altitude = 200 m – avions remplis de passagers et de fret) et qu’on les soumet comme je l’ai fait à des pilotes de Boeing 767, ils répondront qu’il se savent pas piloter un tel avion à cette vitesse au ras du sol avec une telle précision, d’autant plus que l’alarme d’alerte de dépassement de VMO (« OVSPD » : l’avion risque de se disloquer) doit gueuler très fort. Malgré tout, des gamins qui ne savent même pas piloter un Cesna auraient accompli ce prodige technique….LOL…on est en plein gag. C’est clair et limpide comme de l’eau de roche. 🙂
        Un avion de ligne, c’est pas un avion de chasse ni un drone de combat.

  3. « Arrhenius qui prétendait qu’un doublement de la teneur atmosphérique en CO2 provoquerait un réchauffement planétaire généralisé de 5 °C »

    Les réchauffistes nous ont quand même expliqué en long en large qu’Arrhenius s’était trompé et avait surestimé le pouvoir réchauffant du CO2 et maintenant les mêmes réchauffistes nous sortent des scénario à 7° C, c’est à dire pire que le calcul initial d’Arrhénius et surtout en complète contradiction avec ce qu’il avancent sur la théorie de l’effet de serre. Comment peut-on encore continuer à les croire ?

    • Arrhénius a fait d’excellentes choses sur l’étude de la dissolution des électrolytes et notamment, un truc que tout étudiant de DEUG ou de classes préparatoires connait quand il aborde la chimie-physique et particulièrement la cinétique chimique : la fameuse équation d’Arrhénius qui donne la constante de vitesse d’une réaction en fonction de l’énergie d’activation et de la température. Il a eu le Nobel grâce à ça. Bravo l’artiste !
      Mais Arrhénius a souffert du péché d’orgueil…il a cru qu’il était intelligent au point de pouvoir modéliser à l’aide de quelques petites équations triviales le climat terrestre…un truc impossible à résoudre, même par les meilleures intelligences artificielles et les plus gros super-ordinateurs… car c’est un système globalement stable, et localement hyper-chaotique qui dépend de trop de paramètres. Autant essayer de modéliser des milliards de doubles pendules reliés entre eux.
      Un peu de modestie ne ferait pas de mal aux adeptes du réchauffement RCA qui se prennent pour Dieu avec leurs modèles informatiques grossiers dont les mailles sont dans le meilleur des cas de l’ordre de la centaine de kilomètres. Je pense notamment pour la France à l’Institut Simon Laplace et à des modélisateurs du climat comme le Pr Hervé Le Treut, brillant sur le plan mathématique. Reste à savoir si tout cela a une signification physique, à commencer par les moyennes de températures qui sont une hérésie absolue en thermodynamique car elles ne veulent rien dire sur le plan physique 🙂

  4. Il est clair que le glyphosate n’est pas un cancérogène.
    Néanmoins il existe des mécanismes de cancérogenèse autres que l’interaction directe avec l’ ADN, par exemple l’altération des systèmes de réparation de l’ADN .
    Juste pour la forme 🙂

    • Je laisse le soin à Jacques Henry répondre dans le détail.
      J’apporte ma modeste contribution en addition à la sienne.
      1 – Le mode d’action du glyphosate est bien connu, pour simplifier je dis souvent qu’il prend la place de la glycine et fout le bazar dans la biosynthèse protéique; en fait c’est plus complexe mais cela aboutit quand même à perturber la biosynthèse des 3 acides aminés aromatiques possédant un radical benzénique (Phe, Tyr, Trp) et des protéines qui en découlent (Cf billets de JH sur le sujet).
      La plante devient incapable de gérer ses vitamines et ses hormones, et meurt rapidement.
      2 – Pour qu’une molécule soit cancérigène, il faut qu’elle fasse subir une mutation permanente délétère au niveau de l’ADN de la cellule cible; si cette mutation a un effet indirect, et donc si elle induit une modification des mécanismes de réparation de l’ADN (notamment les réparases), il faut logiquement que les portions de gènes de l’ADN qui codent pour les réparases aient été altérées.
      A l’inverse, ce n’est pas parce qu’une molécule peut altérer l’ADN qu’elle est capable de transformer une cellule saine en cellule cancéreuse. Si les mécanismes de réparation de l’ADN sont encore fonctionnels, la mutation sera corrigée d’elle-même, ou alors la cellule déclenche sont programme d’apoptose. En effet, une cellule cancéreuse doit subir un ensemble de mutations qui lui permettent au minimum à la fois :
      – de perdre son inhibition de contact (prolifération anarchique)
      – de perdre sa faculté à s’auto-lyser (pas d’apoptose)
      – de gagner la faculté d’être éternelle (pas de vieillissement).
      Dans tous les cas, le glyphosate ne permet pas l’obtention de ces 3 propriétés, il n’agit que sur les végétaux en induisant une carence nutritionnelle au niveau des chloroplastes de mémoire.
      Il n’a aucune action sur les animaux dont l’homme.
      3 – Il a été dit, notamment par des ONG écolos, que les tensio-actifs utilisés dans les formulations contenant du glyphosate pourraient être cancérigènes, mais il s’agit de mémoire de POEA (Poly Oxy Ethylène Amine) qui, pour les avoir utilisées à une époque, sont une famille générique de produits qui ne présentent franchement pas beaucoup de problèmes de sécurité; ils ne sont pas cancérigènes, et tout au plus irritants ou corrosifs pour la peau sous leur forme très concentrée (normal ce sont des amines)… ces auxiliaires de formulation sont utilisés dans les formules d’assouplissants textiles ou encore dans les produits cosmétiques (1). S’ils étaient cancérigènes, cela aurait fait pas mal de bruit dans les agences de santé au niveau mondial depuis longtemps.

      (1) : Exemple d’obtention chimique de POEA : acides gras noix de coco —> transamination : alkylamine –> polyéthoxylation avec de l’oxyde d’éthylène (gaz utilisé pour stériliser les gants chirurgicaux par exemple) : on produit donc une amine grasse hydrophobe sur base naturelle qu’on rend hydrophile par de l’oxyde d’éthylène, ce qui confère un pouvoir amphiphile donc des propriétés d’abaissement de la tension superficielle. Ces produits appartiennent la catégorie des tensio-actifs non ioniques – Numéro CAS : 61791-14-8
      La fiche Wikipedia sur les POEA est archifausse, reliée on ne sait pas pourquoi au glyphosate.
      Pour identifier les fabricants de POEA, voir le site de l’Agence Européenne des Produits Chimiques (ECHA) : https://echa.europa.eu/substance-information/-/substanceinfo/100.105.648
      J’ai vérifié en analyse spot le « NORAMOX S 5 – S 11 » produit par ARKEMA et la fiche de donnée sécurité indique qu’il n’est pas classé CMR (cancérigène, mutagène, ou reprotoxique).

      Conclusion: dès qu’on analyse une accusation qui sort d’une ONG écolo, 99 fois sur 100, on se rend compte que c’est de l’enfumage complet qui ne résiste pas à une vérification scientifique de routine.

  5. Jacques, bel article une fois de plus. Mais il y avait moyen de frapper l’imaginaire plus fortement : le glissement sémantiques en question a été parfaitement décrit dans un ouvrage que nous avons tous lu. 1984.
    La Novlangue est littéralement appliquée dans notre pays.
    Pour ma part, en plus des exemples donnés dans l’article, il y en a un que je connais très bien.
    Le déplacement semantique du mot « libéralisme ». Comme le glyphosate ou le CO2 il est le Grand Satan d’énoncé par tous les bien-pensants.
    Sauf que quand on en connaît le sens, et donc son contraire, son antithèse, on voit que tous les maux qui lui sont imputés proviennent bel et bien de l’expansion illimitée de son antithèse : l’étatisme, le collectivisme, le socialisme, ou encore la démocratie…
    Triste monde : 1984 n’était pas censé être un manuel d’instruction pour nos Politiciens, nos enseignants, nos médias…

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s