L’écologisme, la grande menace pour l’homme

Article de Jean-Baptiste Noé paru le 5 septembre 2019 sur le site de Charles Gave Institut des Libertés (institutdeslibertes.org)

gigondas_dentelle.jpg

Les vacances d’été sont l’occasion de traverser la France et d’en admirer les paysages, dont la diversité ne cesse d’étonner. Que ce soient les villes et villages historiques, les sites industriels ou les zones rurales, chaque région regorge de trésors, que l’on doit au travail des Français accumulés depuis des siècles et à leur capacité à transformer et développer les paysages. Bien souvent ces forêts, ces plaines, ces vignobles sont présentés comme étant des espaces naturels. Rien n’est plus faux : ce sont des paysages entièrement construits et entretenus par l’homme.

 

J’étais ainsi au mois de juillet à Gigondas, un village de vignoble situé au pied des dentelles de Montmirail, le long de la vallée du Rhône, non loin de Châteauneuf-du-Pape. Le syndicat des vignerons de Gigondas y organisait une dégustation de ses vins, dont une quinzaine de vieux millésimes. Depuis les hospices de Gigondas, sur les hauteurs du village, à côté de l’église, la vue était superbe sur toute la vallée et les vignes qui s’étendent jusqu’à l’horizon. Entre la chaleur de juillet et celle du vin, difficile d’imaginer tout le travail qu’il a fallu mener ici depuis des siècles pour transformer cette terre inhospitalière en un paradis viticole. Les hommes ont retiré les pierres des champs pour créer des parcelles cultivables et édifier des murets (les restanques). Ils ont apporté l’irrigation à l’aide de canaux en argile et aujourd’hui de tuyaux en polymère. Ils ont chassé le loup, véritable plaie qui s’en prenait aux hommes et aux moutons. Ils ont sélectionné les plants de vigne pour élaborer de nouveaux cépages, aptes à supporter les caractéristiques de la région (ici essentiellement syrah et grenache). Ils ont mis au point des produits phytosanitaires qui sauvent les vignes et les cultures de toutes les bactéries et bestioles nuisibles qui la tuent. Seul le phylloxéra, qui a ravagé tout le vignoble français, est encore invaincu. Dans les paysages de vigne, il y a du végétal, mais il n’y a rien de naturel. Tout est la conséquence du travail de l’homme, de son imagination, de ses efforts et de sa capacité à transformer une nature hostile et dangereuse en un verger merveilleux. « Laisser la nature reprendre ses droits » comme on l’entend parfois, c’est abandonner ces vergers et ces jardins à la broussaille, aux ronces et aux pierres.

 

L’écologie, c’est jardiner les paysages

 

L’idéologie écologiste est aujourd’hui l’une des grandes menaces qui planent sur l’être humain, car derrière son discours sur le salut de la nature il y a surtout la volonté d’éradiquer l’homme. Elle est dérivée du marxisme, qui a déjà fait tant de morts. Elle nie l’existence de la nature humaine et voue une haine sans fin à l’homme. Le marxisme disait lutter pour la justice et le développement des peuples. Qui pouvait être contre ? Nous sommes tous pour la justice et le développement. L’écologisme dit vouloir sauver la planète, protéger les espaces sensibles, limiter la pollution. Là aussi, qui peut être contre ? Mais derrière ce message vert se cache la négation de l’humanité. L’écologisme ne pourra s’imposer que par la violence, comme le marxisme soviétique, il bâtira de nouveaux camps de concentration, il alignera les morts. Son erreur est à la source même de son idéologie. Il idolâtre la nature, il déteste l’homme, il veut bâtir une nouvelle société qui ne peut se faire que par la violence et la coercition. Il se nourrit aussi de l’ignorance, notamment quant à la construction des espaces naturels. Trop de personnes pensent encore que la nature est gentille, alors qu’elle est dangereuse et mortelle. S’il a fallu attendre le milieu du XIXe siècle pour que les Européens commencent à se baigner c’est que pendant longtemps le littoral a été un espace de mort, infesté de moustiques, de marécages et de paludisme. Les plages de France n’avaient pas le charme qu’elles ont aujourd’hui. Lorsque les Français se sont rendus en Algérie, à partir de 1830, nombreux sont ceux qui sont morts du choléra, du paludisme et des fièvres, qui ont tué près d’un tiers des effectifs militaires. Il a fallu assécher le marécage de la Mitidja et développer des médicaments contre ces maladies. La Camargue, si belle aujourd’hui avec ses gardians et ses taureaux, était une zone infestée de maladies jusqu’à la fin du XIXe siècle. Les Landes étaient une zone plate de bruyères et de pierre, avant que Napoléon III n’en fasse une vaste forêt de pins, plantés ex nihilo. De même pour la Sologne, marécage planté de chênes et de hêtres pour en faire une réserve de chasse.

 

L’homme est créateur de biodiversité

 

L’homme est aujourd’hui perçu comme un destructeur de biodiversité, alors que c’est lui qui crée la biodiversité. On lui doit la création de centaines d’espèces de vignes, adaptées à des climats et des sols très variés. Si l’on devait se contenter de la Vitis vinifera originale nous n’aurions qu’une liane dégénérée bien incapable de produire les grands crus que l’on aime. À l’époque de Pline l’Ancien, du temps de l’explosion du Vésuve, il y avait une centaine de variétés de pommes dans l’Empire romain. On en ressence aujourd’hui 20 000, toutes créées par l’homme (fuji, granny smith, chantecler, etc). Les vaches que l’on aperçoit dans nos campagnes sont nées au XIXsiècle. Elles sont le fruit de croisements d’espèces et de sélections génétiques pour avoir des animaux producteurs de lait ou de viande. Dans les années 1820, le poids moyen d’une vache était de 100 kilogrammes. Aujourd’hui, les vaches à viande frisent les 900 kg. Les fruits et les légumes que nous mangeons sont eux aussi le résultat de sélections et de croisements, dont la fameuse clémentine de Corse, inventée par le père Clément dans les jardins de son monastère d’Algérie. L’homme n’est pas un danger pour la nature ; il est celui qui permet son accomplissement et le développement des espèces naturelles existantes. Or les écologistes voient en l’homme un prédateur, un nuisible qu’il faudrait au mieux contenir au pire supprimer. Sans l’homme, il n’y aurait que chaos de friches et espèces végétales rabougries.

 

Faire peur pour soumettre

 

Sylvie Brunel est une géographe que j’apprécie beaucoup, car elle sait faire aimer la géographie. Elle a longtemps dirigé une ONG et est désormais professeur à Sorbonne-Université, et éleveuse de chevaux dans la Drôme. Elle a écrit plusieurs ouvrages sur le développement durable, l’alimentation, l’écologie, tous pertinents et très éloignés des discours apocalyptiques. Elle vient de publier « Toutes ces idées qui nous gâchent la vie » où elle démonte le discours catastrophiste des Khmers verts. Elle y rappelle notamment les formidables progrès humains, la façon dont les maladies ont été vaincues, grâce aux vaccins et aux médicaments, l’amélioration des conditions de vie. Un chiffre est à cet égard éloquent, celui du taux de mortalité infantile, c’est-à-dire le nombre de bébés qui meurent avant d’avoir atteint un an. Pour la France, ce taux est de 15.4‰ en 1973, 4.5‰ en 2008 et 3.5‰ en 2018. Il résume à lui seul les immenses progrès accomplis dans le domaine de la santé. Or les écologistes ne jouent que sur un seul ressort : la peur. Il s’agit de tétaniser la population par des prévisions apocalyptiques, afin de provoquer un effet de sidération et d’empêcher toute réflexion. Or de toutes les prévisions catastrophistes effectuées ces trente dernières années, aucune ne s’est révélée exacte.

 

On voit ainsi Henri Sannier, dans un JT d’Antenne 2 du 29 juin 1989, présenter un rapport de l’ONU où est évoqué le fait qu’avec le réchauffement climatique, d’ici dix ans, de nombreux pays seront sous l’eau, dont les Pays-Bas, les Seychelles, les Maldives. Rien de tout cela n’est arrivé. En revanche, en juin 1989, personne n’avait prévu les événements qui allaient se dérouler à Berlin quatre mois plus tard.

 

La peur contre l’environnement

 

La peur empêche de réfléchir sereinement aux façons de mettre en valeur et de protéger l’environnement. Comment limiter la pollution des eaux et des sols, comment disposer d’un air pur, comment assurer l’accès aux matières premières indispensables au développement humain ? L’écologisme empêche de réfléchir à l’écologie humaine authentique. La saison de la chasse va bientôt s’ouvrir. Les chasseurs sont indispensables au maintien de l’équilibre animal. S’il y a trop de sangliers, ce qui est le cas dans de nombreuses régions, ceux-ci développent la peste porcine et meurent en grand nombre, transmettant la maladie aux porcs d’élevage, comme c’est actuellement le cas en Europe de l’Est et en Belgique. Il est donc primordial de réguler la population de sangliers. Comme celle des cervidés. Trop nombreux en Alsace, ils mangent les jeunes pousses et frottent leurs bois contre le tronc des arbres, ce qui déchire l’écorce et favorise le développement des maladies, menaçant l’avenir de la forêt vosgienne. La région Alsace fait appel à des chasseurs d’autres régions pour réguler le cheptel de cervidés. Face aux discours de peur et de haine à l’égard de l’homme, il est essentiel de revenir à une meilleure connaissance de la nature et au rôle de l’homme dans le développement de celle-ci. C’est la seule condition pour aimer la nature, développer et protéger les paysages, et assurer le développement authentique de l’homme.

Remarque. Voilà un excellent article qui va à l’encontre des idées reçues répandues inlassablement par la propagande écologiste. Je n’ai pas pu résister à le reproduire sur ce blog sans en demander l’autorisation à l’auteur, historien et essayiste. Illustration Google.

19 réflexions au sujet de « L’écologisme, la grande menace pour l’homme »

  1. Excellent billet qui remet les pendules à l’heure.
    On peut rajouter que la Terre a connu 5 ou 6 extinctions majeures et qu’à chaque fois, la vie a repris ses droits en restaurant la biodiversité. L’Homme est plus amplificateur que réducteur de biodiversité. La préservation des mers et des océans devrait être l’objectif principal de « l’Honnête Homme » écologue du 21ème siècle.

  2. Sylvie Brunel croit à l’origine humaine du réchauffement climatique.
    ( Pages 111 à 134 ),  » la nouvelle danse de la pluie « , Sylvie Brunel, dans son livre : « toutes ces idées qui nous gâchent la vie « , préconise le développement et l’adaptation, et non la décarbonisation de l’économie et la transition écologique à tout prix.
    Comme quoi, on peut être réchauffiste et réfléchir en même temps !

    Climatiquement vôtre. JEAN

    • Elle préconise le développement de quoi ? Et l’adaptation à quoi ? S’il s’agit du développement d’une société TRES bas carbone et donc l’adaptation des grandes industries à ces recherches d’améliorations des nouvelles ou même futures énergies autres que fossiles , son discours est cohérent mais c’est le même qui est préconisé par les scientifiques du GIEC et la plupart des états responsables. Si elle parle du développement actuel qui accentue les forages pétroliers, les schistes, l’ agriculture intensive à mégatonnes de pesticides , et si elle parle de l’adaptation aux catastrophes météorologiques que génèrent ce développement là avec le CO2, alors ça risque de coûter très cher à moyen et surtout long terme. Pour en revenir aux discours alarmistes, tout dépend qui est concerné. C’est toujours la même histoire, les canicules ne sont pas un drame pour les pavillons de Neuilly climatisés et avec arbres et piscine. Ils n’habitent pas les studios étouffants sous les toits . Idem pour les inondations liées aux épisodes méditerranéens à répétition. Les 400mm de pluie tombés en quelques heures , les maisons devastees et ceci après des sécheresses records non plus. Eux doivent avoir l’arrosage intégré pour une belle et douce pelouse malgré les restrictions. Vous savez l’adaptation elle est facile pour certains beaucoup moins pour d’autres. L’écologie est excessive sûrement, je suis d’accord que les projets stupides de réintroduction d’Ours ou de loups, et les anti-chasseurs qui voient les sangliers se multiplier et dévaster les cultures devraient réfléchir un peu et s’en tenir aux vrais problèmes. Mais pour ces vrais problèmes, c’est les scientifiques qui les mettent en évidence. C’est eux qu’ils faut écouter.

      • PS : ce que vous appelez « les épisodes méditerranéens à répétition », cela s’appelait dans le temps « un épisode cévenol », maintenant on parle en effet d’ « épisodes méditerranéens » mais ces phénomènes ont toujours existé. Certains se souviennent de celui de 1697 tant il fut violent. Ca envoie entre 200 et 700 mm de pluie quelques fois en une heure.
        Franchement aucun, mais vraiment alors aucun rapport avec le CO2 atmosphérique. Zéro, nada, nienté, wallou, nichts, queue dalle, peau de balle et ballet de crin sur le plan de la relation cause-effet.
        https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89pisode_c%C3%A9venol

  3. De toute façon, cette paranoïa du réchauffement climatique sera balayé aussitôt que le système économique sera forclos et que les gens crèveront de faim!
    il y a la un biais cognitif d’une incroyable puissance et j’ai l’impression être le seul à m’en soucier: quels seront les effets sociaux d’une crise économique telle qu’elle semble de dessiner et qui pourrait se révéler d’une violence inouïe sur toute la population, même la plus riche?
    Mais merde, qu’est-ce que c’est que ce fantasme d’un réchauffement climatique?
    Mais il faisait plus chaud à l’époque de l’empire romain qu’aujourd’hui et, que je sache, les romains ne crevaient pas la bouche ouverte à cause de la chaleur.
    Et de plus ce fut quand la température diminua que l’empire disparu, mais qu’ils aillent lire les livres d’histoire plutôt que de dégoiser sur un réchauffement qui n’a pas lieu.
    Ce déni est incroyable, les uns se demande comment ne pas perdre ses petites économies, les autres comment faire pour que ce machin ne coule pas demain, d’autres encore comment acheter de l’or, mais ce qu’il se passera vraiment, personne n’y pense de la moindre des façons.
    C’est cui-cui les p’tits oiseaux.
    Mais quand le système sera bloqué et les monnaies tout juste bonnes à tapisser les murs, imaginent-ils qu’il faudra nourrir les gens, recomposer un monnaie et amener les billets dans toutes les villes jusqu’au moindre village, trouver de l’essence, bâtir des usines, enterrer une flopée de morts en raison de pénurie de médicament, calmer les émeutes de la faim, recomposer une classe politique disparue, etc, etc, etc, etc…, jusqu’à plus soif.
    Je ne sais même pas si internet fonctionnera encore.
    Et tout ce beau monde tremble d’un réchauffement qui sera pour nous infiniment plus avantageux qu’un refroidissement.
    C’est de la folie furieuse!
    Il y a-t-il ici bas quelqu’un d’un petit peu sensé qui réfléchirait aussi sur les effets sociaux d’un effondrement économique mondialisé dont même les scenarii possibles sont multiples?
    Je comprends pourquoi on parle du syndrome de Cassandre…
    Je ne suis pas (trop) désespéré, je continue, mais vraiment, j’ai par moment le sentiment de vivre dans un monde de fous.

  4. Article intéressant nonobstant le caractère “sulfureux“ de son auteur…Charles Gave: proche de debout la France, faillite de l’euro, conseiller de Nicolas Dupont-Aignan, pour l’enseignement des évangiles. Il écrivait des chroniques pour Valeurs actuelles et Contrepoint, mais après son rapprochement avec Debout la France, il cesse d’être invité par les médias en question. Il intervient dès lors sur des médias comme TV Libertés (extrême droite, fondé par d’ancien cadre du FN), RT et Sputnik.

    Cela donne une relecture de l’article sous un autre éclairage…

    • Pourquoi tant de haine ? Je vous rappelle que sa fille Emmanuelle Gave a été exclue du parti Debout la France.
      D’autre part qu’avez-vous contre RT ? J’avoue que je trouve ce canal d’information plutôt satisfaisant même si il est contrôlé par le Kremlin. Qu’en est-il des grands médias hexagonaux ? Ils sont tous contrôlés par la CIA et les puissances financières françaises. Est-ce mieux ? J’en doute.

    • Ah éternel débat pour savoir que ce que dit l’auteur pourrait être « agréé » selon ses opinions politiques (qui ne sont pas les miennes) ou dans les médias où il peut encore intervenir.
      Je suis globalement d’accord avec ce qu’il dit sur es paysages, l’usage de la peur et d’autres items, sans être un lecteur d’aucun des médias que vous citez ni un militant du parti que vous lui attribuez.
      Et j’apprécie encore plustant Syvie Brunel, même si d’aucuns la traitent ici de « réchauffiste ».

      • Je la  » traite  » de réchauffiste ( voir mon commentaire ).
        Ce que je voulais dire par là, c’est que même si on croit à la  » version officielle « ,
        celà n’empêche pas de réfléchir aux conséquences qu’une transition écologique inappropriée ferait subir à l’économie ! Ce que Sylvie Brunel analyse parfaitement bien.
        Sans doute, me suis-je mal exprimé. Je m’en excuse auprès de cette charmante dame !
        Climatiquement vôtre. JEAN

    • @vidal :
      Cher ami, il va peut-être falloir vous acheter une autre paire de bésicles…Charles GAVE n’est pas l’auteur de ce billet (c’est l’écrivain, historien et géopoliticien Jean-Baptiste NOE).
      A son propos, puisque vous en avez fait un portrait particulièrement négatif, on peut ré-équilibrer votre perception en disant que :
      – GAVE est un économiste et chercheur en finance de marché, reconnu par les plus grands « hedge funds » mondiaux
      – GAVE est féru de philosophie et c’est un auteur de livres qui rencontrent de plus en plus de succès
      – C’est un homme qui a sillonné la planète, a vécu 25 ans au Royaume-Uni et 10 ans à Hong-Kong; il a donc bougé toute sa vie et connaît très bien les cultures étrangères (on peut dire la même chose de Jacques Henry)
      – C’est un libéral de la vieille école sur le plan philosophique et économique (ce n’est certainement pas néo-libéral)
      – C’est avant tout un souverainiste qui estime que le concept de nation n’est pas compatible avec la régionalisation promue par l’Europe fédérale que cherche à devenir l’UE sous l’impulsion de l’Allemagne (et accessoirement des USA en sous main)
      – A ce titre, je vous recommande de regarder cet excellent débat entre GAVE et ASSELINEAU qui vous montrera deux personnes qui connaissent bien leurs dossiers, qui ne pratiquent pas la langue de bois, souverainistes tous deux et qui contrairement à ce que l’on dit sont démocrates jusqu’au bout des ongles :

  5. @camenbert
    Biodiversité :
    La réintroduction des ours ou des loups dans les Pyrénées est une fable pour écolos-bobos parisiens qui ne connaissent rien des difficultés des éleveurs. Après les attaques et les bêtes tuées, ils en ont assez et redescendent des estives, certains n’y sont pas ou ne veulent plus y retourner. Ils sont inquiets et ont déjà des difficultés pour vivre. Ce qui se passe alors, c’est que les ronces et les maquis remplacent les beaux champs que leurs parents et grands parents avaient gardés en état depuis des décennies. Ils avaient aussi éradiqué le loup après la 1ère guerre mondiale. En plus dans certains coins, le manque de pluie a fait tarir des sources, les animaux ne peuvent plus boire, il faut les ramener. La biodiversité serait plutôt de s’interroger sur les insectes, papillons , abeilles et autres et les oiseaux qui disparaissent à un rythme inquiétant. Pourquoi ? Le silence dans les bois où je vais faire de la randonnée (encore aujourd’hui) est sinistre par-rapport à il y a 10 ou 20 années encore. Ah par contre si, certains insectes ( tiques, moustiques et même frelons asiatiques) pullulent, certains probablement aidés par des gelées d’hivers de plus en plus rares. Les tiques, vous en ramenez 4 ou 5 de chaque balade ! en priant pour qu’elles n’aient pas la borélia (donnant la maladie de Lyme) qu’elles transportent de plus en plus.
    Pluies cévenoles :
    Oui encore une fois ce phénomène extrême existait déjà, comme les autres. Provoqués par le contraste thermique de la mer chaude en fin d’été et les masses plus froides sur les contreforts des Cévennes. Mais si la différence entre les deux augmente (même si c’est difficile à démontrer), alors le phénomène augmente en intensité. Ces études débutent à peine mais donnent déjà des 1er résultats.

    Extrait d’un article sur ce sujet:
    « Or, selon une analyse statistique menée par des chercheurs du Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement et de Météo France portant sur 14 sites de la région des Cévennes, l’intensité des pluies automnales les plus fortes augmente à un rythme d’environ 4 % par décennie depuis les années 1950. Et la probabilité que surviennent des pluies égales ou supérieures à 190 mm en une journée – comme ce fut le cas en automne 2014 (une dizaine de tels épisodes) – aurait même triplé en soixante-dix ans »

    https://www.science-et-vie.com/questions-reponses/les-pluies-cevenoles-empirent-elles-avec-le-rechauffement-climatique-9821

    • Il faut bien comprendre ce qu’est un épisode cévenol ou méditerranéen avant de se précipiter sur des médias comme Science et Vie/Science et Avenir/Futura Sciences et de se référer à leurs articles très en faveur de la thèse du réchauffement climatique anthropogénique (c’est un sujet « vendeur », on ne peut pas trop les blâmer de vouloir vendre leurs publications).

      Selon l’intensité de la chaleur estivale, l’eau de la Méditerranée s’évapore plus ou moins vite. Quand on a un refroidissement brutal, cette vapeur d’eau -au lieu de s’évacuer tranquillement en altitude et au-dessus des terres- va se condenser brutalement et c’est cette condensation brutale qui donne des précipitations fortes et abondantes localement. C’est ce qu’on appelle un épisode cévenol ou méditerranéen. Les inondations qui ont lieu depuis le mois d’août en Espagne montrent qu’on a un refroidissement précoce. Aucun rapport donc avec un éventuel réchauffement ou du CO2 produit par l’Homme dans la mesure où des épisodes cévenols très intenses avaient déjà lieu au Moyen-Age. C’est juste de la thermodynamique basique appliquée à l’équilibre liquide-vapeur.

      Pour la biodiversité, vous vous contentez de dire que vous n’entendez plus rien en forêt. Moi c’est le contraire, ça gazouille un max dans ma magnifique forêt domaniale au nord de Paris.
      Pour ce qui est des abeilles, vous avez raison, c’est un pollinisateur qui a une importance cruciale pour les cultures et végétaux de tous types. Il convient de constater que si certains pesticides impactent les colonies d’abeilles, les plus grands prédateurs actuels chez mes amis apiculteurs sont le varroa destructor (un acarien parasite des abeilles européennes) et le frelon asiatique qui fait des ravages monstrueux en ce moment (heureusement, il y a des sociétés qui se sont constituées pour détruire les énormes nids de ce prédateur qui se nourrit uniquement du thorax des abeilles, après les avoir dépecées et roulé le thorax en boule pour le transporter dans son nid). Un ami me disait qu’une trentaine de frelons suffisent à détruire une ruche. La méthode de destruction des nids de frelons asiatiques est simple : on l’attaque à l’insecticide et on la finit au chalumeau pour être sûr de zigouiller la reine.

  6. Pour en revenir à l’article de J.B. NOE, il faut être conscient que les spécialistes du marketing de grande consommation ont constaté depuis les années 70 que la peur fait vendre efficacement.
    Rappelons-nous les sirops sans colorants, les lessives sans phosphates, les charcuteries sans nitrates, les produits d’hygiène sans parabènes ou sans triclosan, les dangers du glyphosate, ceux du nucléaire, la baisse de la production de spermatozoïdes chez l’homme, etc… les cibles sont multiples, variées, et presque sans fin, et donnent lieu à des campagne de communication extrêmement bien montées, avec -chez les organisations écologistes- des militants qui sont prêts à travailler gratuitement…pour sauver la planète bien sûr. Sur le plan de la rentabilité, ça ferait rêver n’importe quel gérant de portefeuille à Wall Street : j’encaisse des dons et je fais travailler une main d’oeuvre gratuitement. Il faut juste -pour m’en mettre encore plus plein les poches- que je travaille ma communication pour convaincre de plus en plus d’idiots de me donner des sous et/ou de venir travailler gratuitement pour moi. C’est le but du marketing dans ces organisations.
    Les associations écologistes ne sont ainsi rien d’autres que des boîtes de communication qui vivent des dons de leurs souscripteurs, et à ce titre, le directeur marketing de ces associations est celui qui touchera le plus gros salaire. C »est ce qu’a d’ailleurs dénoncé le co-fondateur de Greenpeace, Patrick Moore. On se souvient aussi de l’affaire du salaire de Serge Orru du WWF France qui touchait un salaire de 110,000 euros bruts annuels plus frais illimités sans justificatifs. J’ai vu des annonces de directeurs marketing Europe d’associations philanthropiques avec un salaire qui dépasse les 300,000 € bruts annuels. Sympa 🙂
    Ensuite, en toute logique, les services du directeur marketing (marketing, communication, responsable des dons, etc.. les appellations sont variées, mais la fonction reste la même) vont utiliser la peur pour faire rentrer encore plus les sous dans la caisse. C’est pour cela que ce poste est crucial et le mieux payé.
    C’est aussi simple que cela.
    Pour comprendre les mécanismes du marketing de la peur, il n’est pas inutile de jeter un oeil sur l’article suivant : http://www.strategies.fr/etudes-tendances/tendances/4031234W/l-anxiete-un-bon-levier-marketing.html
    Bonne lecture 🙂

    • L’Eglise en savait quelque chose avec la vente d’indulgences qui ont permis l’édification du palais épiscopal du Vatican et de bien mettre à l’abri des dizaines voire des centaines de tonnes d’or ainsi que des pierres précieuses dans les fameuses caves du Vatican. C’est exactement ce que veulent faire les puissances financières occultes qui gouvernent le monde en brandissant le spectre de la fin du monde avec ce soi-disant réchauffement climatique basé sur une fraude scientifique sans précédent au même titre que la platitude de la Terre et la création de la vie en 7 jours. L’existence de l’âme n’était-elle pas aussi une incroyable fraude ? Marc-Aurele dans ses Pensées l’a bien souligné. Il disait, je cite de mémoire, que si l’homme avait une âme il y en aurait tellement flottant dans l’air que celle-ci serait irrespirable. Avec le CO2 accusé de tous les maux, l’air est-il irrespirable ? Pas vraiment. Les végétaux s’en portent très bien …

      • Tout-à-fait 🙂
        Je n’avais pas pensé au lucratif commerce des indulgences et à la trouille suscitée par l’enfer, qui constituent d’excellents exemples de l’utilisation de la peur dans les business de grande consommation !
        L’église vaticane a produit le premier livre best-seller mondial toutes catégories encore aujourd’hui, a inventé la première organisation supranationale d’une puissance supérieure aux monarchies les plus riches, et a toujours vécu de dons détaxés sans avoir besoin de trop dépenser en frais de communications. Ils sont trop fortiches ces gars !
        Finalement, les marketeurs des multinationales de produits lessiviels et les écolos ont tout pompé sur eux…c’est énorme quand on y pense 🙂

  7. Je suis toujours autant surpris par l’obsession des « athées militants » à l’encontre de l’église catholique… Quel que soit le sujet ils tombent dans leur ornière. Tous mes amis, heureusement nombreux qui mettent leur petit tablier du « grand orient » se font enterrer après une belle messe, comme c’est étrange ! Un historien vient de publier un livre intéressant sur l’église catholique en faisant la part des choses sur les accusations dont elle fait l’objet. Il y a en effet beaucoup d’idées toutes faites qu’on ressasse comme l’antienne au CO2.
    Dieu n’existant pas pourquoi autant en parler ? C’est peu scientifique.

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