La réécriture de l’histoire

Alors que l’Histoire a été réécrite par les démocraties libérales lors de la guerre froide, le chercheur en philosophie politique et analyste des relations internationales Bruno Guigue revient sur les origines du pacte du 23 août 1939.

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A la faveur de la guerre froide, la narration consensuelle de la «grande alliance antifasciste» (1941-1945) s’effondre comme un château de cartes. Les alliés de la veille ne le sont plus, et un nouveau récit supplante l’ancien dans chacun des deux camps. Pour le monde occidental – désormais aligné derrière la bannière étoilée –, la coalition des démocraties contre l’hydre hitlérienne cède la place à la coalition des démocraties contre l’hydre communiste. Oblitérant l’effort colossal accompli par l’URSS pour abattre le IIIe Reich, le discours dominant en Occident entend infliger à Staline une véritable reductio ad hitlerum. La lutte titanesque entre la Wehrmacht et l’Armée rouge, en somme, aurait provoqué une illusion d’optique : comme l’arbre cache la forêt, leur affrontement militaire aurait masqué la connivence entre les deux tyrannies du siècle.

Hannah Arendt a joué un rôle déterminant dans cette interprétation de l’Histoire. Pour la philosophe allemande, le totalitarisme est un phénomène à double face : le nazisme et le stalinisme. Les partis totalitaires ont une idéologie rigide et une structure sectaire. Le pouvoir du chef est absolu, et la communauté soudée par une foi sans réserve dans ses vertus surhumaines. La suppression de l’espace public et le règne de l’arbitraire policier, enfin, signent la dissolution de la société dans l’État et de l’Etat dans le parti. Mais pour Hannah Arendt, le système totalitaire est surtout l’instrument par lequel l’idéologie totalitaire prétend réaliser les lois de la nature (nazisme) ou accomplir les promesses de l’Histoire (stalinisme). Avec le totalitarisme moderne, l’idéologie est la logique d’une idée : elle se fait fort de donner un sens aux événements, elle en fournit une explication sans faille. Transformant les classes en masses, l’État totalitaire exerce une emprise illimitée sur la société. Absorbant toutes les activités humaines pour leur donner la signification univoque exigée par l’idéologie, le totalitarisme, pour Arendt, est un système qui transcende ses incarnations particulières.

Cette définition, toutefois, a pour inconvénient de faire fi des différences concrètes entre nazisme et stalinisme. Sans parler de l’idéologie elle-même (la mystique de la race aryenne contre le socialisme dans un seul pays), le recours à la violence n’emprunte pas les mêmes justifications à Moscou et à Berlin. Le système totalitaire décrit par Hannah Arendt ressemble au lit de Procuste, dans lequel on veut faire entrer une réalité qui le dépasse. L’impuissance du modèle à rendre compte du réel est flagrante lorsque Hannah Arendt attribue au système totalitaire une politique étrangère agressive, ouvertement vouée à la conquête du monde. «Comme un conquérant étranger, le dictateur totalitaire considère les richesses naturelles et industrielles de chaque pays, y compris le sien, comme une source de pillage et un moyen de préparer la prochaine étape de l’expansion agressive» (Hannah Arendt, Le système totalitaire, Seuil, 1972, p. 147).

La conquête et le pillage, pourtant, ne sont pas l’apanage des «régimes totalitaires». En décrivant comme une propriété intrinsèque du système totalitaire ce qui correspond à la pratique constante des régimes démocratiques, Hannah Arendt se livre à un tour de passe-passe. Si la conquête, l’expansion et le pillage sont des pratiques totalitaires, pourquoi n’en déduit-elle pas le caractère totalitaire des démocraties occidentales ?

En dépit de cette contradiction flagrante, le mythe des «jumeaux totalitaires» a fourni un répertoire inépuisable à la réécriture occidentale de l’Histoire. Il a permis de tirer un trait sur la réalité d’un conflit mondial où 90% des pertes allemandes sont causées sur le front de l’Est, et où les victoires de Joukov, chèrement acquises, ont eu raison de la machine de guerre hitlérienne. Peu importe le sacrifice du peuple soviétique, peu importent les succès de l’Armée rouge, puisque leur chef – Staline – est un bourreau sanguinaire qui ne vaut guère mieux que son homologue nazi. Cette interprétation des événements par la doxa occidentale est parfaitement illustrée par Hannah Arendt, à nouveau, lorsqu’elle écrit en 1966 que «contrairement à certaines légendes de l’après-guerre, Hitler n’eut jamais l’intention de défendre l’Occident contre le bolchevisme, mais resta toujours prêt à s’allier aux Rouges pour la destruction de l’Occident, même au plus fort de la lutte contre l’Union soviétique». (Hannah Arendt, Op. Cit, p.243).

On chercherait en vain le moindre élément à l’appui de cette affirmation, mais peu importe. La matérialité des faits a l’obligeance de s’effacer devant ce théâtre d’ombres idéologiques. Nazisme et stalinisme représentant «deux variantes d’un même modèle», ils ne pouvaient pas réellement s’engager dans une lutte à mort. Pour montrer que la véritable fracture ne passe pas entre nazisme et stalinisme, mais entre totalitarisme (à double face) et démocratie libérale, on s’emploie à soustraire de l’Histoire tout ce qui pourrait en démentir l’interprétation. Ainsi Hitler est-il censé être l’allié naturel de Staline, mais à la veille de l’opération Barbarossa (juin 1941), le ministre nazi de la Propagande Joseph Gœbbels écrit dans son journal : «Le bolchevisme a vécu. Nous assumons ainsi devant l’Histoire notre devoir authentique. Contre une telle entreprise Churchill lui-même ou Roosevelt ont peu d’objection. Peut-être réussirons-nous à convaincre l’épiscopat allemand des deux confessions à bénir cette guerre en tant que guerre voulue par Dieu.» Et puis, si Hitler envisageait de «s’allier aux Rouges», comment expliquer l’extrême brutalité de la guerre menée par les nazis contre l’URSS, laquelle tranche avec leur attitude, beaucoup plus respectueuse des usages de la guerre, sur le front de l’Ouest ?

C’est qu’en France Hitler n’a pas l’intention d’installer le grand Reich millénaire qui sera au contraire chez lui dans les vastes espaces disponibles à l’Est. La future colonisation germanique dans ce qu’il appelle le «désert russe» occupe son imagination. Cette utopie colonialiste et esclavagiste tire sa source d’un mépris absolu des Slaves, d’un racisme si radical qu’il légitime n’importe quelle violence, tuerie ou famine contre ces nouveaux «peaux-rouges», pour reprendre l’expression employée par Hitler lui-même. Passée inaperçue de l’historiographie dominante, cette référence aux Amérindiens dans le discours hitlérien est pourtant révélatrice. Elle souligne la proximité entre l’idéologie raciste des démocraties libérales et celle de la dictature national-socialiste. «Ce n’est pas un hasard si le terme-clé du programme eugénique et racial du Troisième Reich, Untermensch, n’est que la traduction de l’états-unien Under man, le néologisme forgé par Lothrop Stoddard, auteur célébré aussi bien aux USA qu’en Allemagne, et consacré par des hommages aussi bien de deux présidents états-uniens (Harding et Hoover) que du Führer du Troisième Reich, par qui il est reçu personnellement avec tous les honneurs», rappelle Domenico Losurdo ( Staline, Histoire et critique d’une légende noire, Aden, 2011, p. 442).

Si l’on fonde la thèse de la gémellité des régimes totalitaires sur l’usage de la terreur, comme le fait Hannah Arendt, que faut-il déduire de l’usage de la terreur sous le régime colonial imposé par les Européens aux populations de couleur ? Des Amérindiens liquidés dès le XVIe siècle aux populations africaines, asiatiques et océaniennes asservies ou exterminées par les Blancs au nom de la civilisation, l’entreprise nazie de liquidation des «races inférieures» avait de sérieux antécédents. «Il est trop commode de mettre les infamies du nazisme sur le compte exclusif de Hitler en refoulant le fait qu’il a repris, en les radicalisant, les deux éléments centraux de sa théorie à un monde qui lui préexiste : la célébration de la race blanche et de l’Occident, appelés maintenant à étendre leur domination même en Europe orientale ; la lecture de la révolution bolchevique comme complot judéo-bolchevique qui, en stimulant la révolte des peuples coloniaux et en minant la hiérarchie naturelle des races, et plus généralement, en infectant en tant qu’agent pathogène, l’organisme de la société, constitue une menace effrayante pour la civilisation, qu’il faut affronter par tous les moyens, solution finale comprise.» (Domenico Losurdo, Op. Cit., p. 469).

C’est pourquoi la guerre des nazis contre l’URSS fut d’emblée une guerre totale, une guerre d’extermination (Vernichtungskrieg). Contre les nouveaux peaux-rouges, les directives du Führer à ses troupes d’invasion ont d’emblée une connotation politique : les commissaires politiques – a fortiori s’ils sont juifs – seront immédiatement exécutés, conformément au célèbre Kommissarbefehl (ordre sur les commissaires) du 6 juin 1941. Ce n’est pas seulement l’Armée rouge, mais l’ensemble du régime soviétique qui devait être détruit. Une détermination alimentée par la conception nazie d’un «Etat judéo-bolchevique» dont la destruction nécessitait l’extermination des cadres juifs faisant fonctionner l’État soviétique. L’idéologie raciste nazie définit également les peuples slaves d’Union soviétique comme une race inférieure d’Untermenschen, de sous-hommes. Le 30 mars 1941, Hitler l’annonce à ses généraux : «La guerre contre la Russie est de ce type de guerre qui ne pourra pas être menée de façon chevaleresque : c’est une lutte entre idéologies et races différentes, et elle ne pourra être conduite qu’avec un niveau de violence sans précédent, sans pitié ni répit.»

Mais la thèse de l’alliance entre Hitler et Staline contre les démocraties, bien entendu, trouve son principal argument dans la signature du pacte germano-soviétique du 23 août 1939. Car cet événement inattendu a fait l’effet d’un coup de tonnerre. Il a brutalement entaché l’image de la «patrie du socialisme», qui avait fait de «l’antifascisme» le signe de ralliement de toutes les forces progressistes appelées à conjurer la menace hitlérienne. Si le pacte donnait les coudées franches à l’expansionnisme allemand à l’Ouest, comment expliquer que Staline ait changé de cap aussi brutalement, quitte à encourir le reproche d’avoir trahi la cause de l’antifascisme et à provoquer des remous dans son propre camp ? Pour l’historiographie dominante inspirée par Hannah Arendt, la gémellité totalitaire entre les deux tyrannies aurait favorisé cette monstrueuse alliance. La proximité systémique, en somme, expliquerait la connivence stratégique. Mais ce n’est pas du tout ce que révèle l’examen des faits.

En réalité, durant les trois années qui précèdent le pacte du 23 août 1939, Staline tente obstinément de négocier une alliance anti-hitlérienne avec les Français et les Britanniques. Pour l’URSS, une triple alliance avec la France et la Grande-Bretagne signifie avant tout une coordination militaire en vue de mener le combat commun contre l’Allemagne. Aussi le Kremlin formule-t-il avec insistance une demande précise : les Franco-Britanniques doivent s’assurer que la Pologne et la Roumanie autorisent le passage de l’Armée rouge sur leur territoire, une fois la guerre déclenchée avec l’Allemagne. Or la Pologne et la Roumanie – deux dictatures de droite antisémites et anticommunistes – redoutent autant l’intervention soviétique que l’invasion allemande et ne sont pas disposées à octroyer un droit de passage à l’Armée rouge. Favorisé par la «politique d’apaisement» à l’égard de Berlin prônée à Londres, ce refus a pour effet de réduire la triple alliance à un front politique sans volet militaire, le condamnant à l’échec.

Certes, Staline n’est guère plus confiant dans les intentions des Allemands que dans celles des Franco-Britanniques. Il connaît le programme d’expansion à l’Est prôné par l’auteur de Mein Kampf et l’idéologie pétrie de haine raciale qui justifie ces projets de conquête. Entrepris par le régime stalinien à la faveur de l’industrialisation accélérée, l’effort de réarmement de l’URSS dans les années 30 témoigne d’ailleurs de cette lucidité face à la montée des périls. Mais les négociations avec Paris et Londres traînent depuis des mois et l’approche dilatoire des Occidentaux finit par convaincre le maître du Kremlin qu’il ne pourra pas compter sur eux. Persuadé que les Allemands attaqueront la Pologne quoi qu’il en coûte, et constatant que les Occidentaux ont hypothéqué les chances de la triple alliance, Staline finit par répondre aux avances de Berlin. Devant le Soviet suprême, Molotov justifie alors le pacte en insistant sur le fait qu’il est la conséquence, et non la cause de l’échec des négociations pour la triple alliance. Du point de vue soviétique, le pacte n’est qu’une alternative, faute de mieux, à la coalition avec Paris et Londres.

Du côté occidental, la politique «d’apaisement» a rendu caduc les propositions d’alliance antifasciste formulées par l’URSS au profit d’une attitude conciliante à l’égard des prétentions du Reich. Passivité calculée, cette démission devant l’expansionnisme revanchard de l’Allemagne vise à orienter l’agressivité nazie en direction de l’URSS, désignée comme l’ennemi à abattre par l’idéologie national-socialiste. Cette politique atteint son apogée lors des accords signés à Munich par la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et l’Italie le 30 septembre 1938. La Tchécoslovaquie est livrée pieds et poings liés à Adolf Hitler, qui se partage les dépouilles de ce malheureux pays avec la Pologne et la Hongrie. L’Union soviétique, de son côté, tente d’empêcher ce désastre. Elle réclame en vain la coordination des forces soviétiques, françaises et tchécoslovaques, ainsi que la saisine de l’assemblée générale de la SDN. Entre le 21 et le 23 septembre 1938, l’Armée rouge mobilise des forces militaires en Ukraine et en Biélorussie. Faute de frontière commune entre l’URSS et la Tchécoslovaquie, Moscou sollicite l’accord de Varsovie et de Bucarest pour traverser leur territoire. La Roumanie semble prête à accepter, mais le refus polonais scelle le sort de la Tchécoslovaquie. Indignée par les accords de Munich, la diplomatie soviétique dénonce une «capitulation qui aura des conséquences incalculables».

Le pacte du 23 août 1939 est le dernier épisode du jeu de go qui caractérise les relations internationales dans les dernières années de l’avant-guerre. Que ce soit avec la triple alliance – avortée – ou avec le pacte germano-soviétique, Staline tente d’éloigner le spectre de la guerre tout en sachant qu’elle est inéluctable. «En vérité, loin d’ourdir une guerre menant à une révolution, Staline ne craignait rien de plus qu’un nouveau grand conflit militaire. La guerre offrait des opportunités, mais elle exposait également à de grands périls. Bien que la Première guerre mondiale eût conduit à la Révolution russe de 1917, elle fut suivie d’une guerre civile où les ennemis des communistes furent à deux doigts de tuer le bolchevisme dans l’œuf. Parmi les opposants aux bolcheviques pendant la guerre civile, on compte les grandes puissances capitalistes – Grande-Bretagne, France et Etats-Unis – qui aidèrent les forces anticommunistes en Russie et imposèrent un blocus économique et politique pour contenir la contagion du bolchevisme», souligne Geoffrey Roberts (Les guerres de Staline, Delga, 2011, p. 25).

Si Staline joue la carte allemande en août 1939, c’est parce que les tentatives d’entente avec les Occidentaux ont échoué par leur faute. Après la trahison de la Tchécoslovaquie par les «démocraties» occidentales à Munich en septembre 1938, il sait combien la tentation d’une ligne «Plutôt Hitler que Staline» est forte en Europe. Ses offres d’alliance du printemps 1939 ayant achoppé sur le refus de la Pologne – laquelle s’empare d’un morceau de la Tchécoslovaquie en 1938 –, il prend acte de l’impossibilité de s’entendre avec Paris et Londres, et il retourne temporairement contre les Franco-Britanniques la menace allemande qu’ils entendaient dresser contre l’URSS. Impossible, par conséquent, de comprendre le coup de tonnerre du 23 août 1939 sans le relier au caractère défensif de la politique étrangère soviétique. Si Staline a signé le pacte, c’est pour retarder l’échéance de la guerre sur le sol soviétique. Et c’est surtout parce que les accords de Munich ne lui ont pas laissé le choix.

25 réflexions au sujet de « La réécriture de l’histoire »

  1. Il y a aussi d’autres versions disant que les américains soutenaient les nazis afin de lutter contre les russes. Les russes réussissant à faire front, les américains auraient décider de débarquer pour aller à l’encontre des russes. Il se trouve que nous étions sur leur passage. Le plan Marshall prévoyait un développement économique de l’Europe. mais les américains venaient avec leur monnaie deja imprimée pour remplacer les nôtres. C’est le général de Gaule qui a refusé tout cela.

  2. Ce texte tord le cou à la réalité des faits . De mémoire je ne me souviens que des discours des soviétiques qui allaient libérer la planète …C’est à dire au mieux nous faire partager leur esclavage sanglant .Le soviétique le plus décoré l’était pour pour avoir assassiné 20.000 personnes et avoir assuré la formation de nombreux collègues .C’est vrai que le soviétisme diffère sur de nombreux points du nazisme ( un peu moins de racisme mais un mépris encore plus total de la vie humaine ). Notre mémoire est courte , c’est la plus grande menace pour la survie de la civilisation . Elle est aveugle face à la menace actuelle dont l’emballage est aussi un peu différent des 2 précédents et brouillé par un autre et nouveau culte , celui de Gaïa .

  3. Évidemment, lorsqu’on commence à s’intéresser aux historiens sérieux, non corrompus par le pouvoir en place, ne se contentant pas de « vérités » de seconde main, mais se donnant la peine d’aller glaner dans les archives, on doit s’attendre à découvrir une histoire très différente de celle contenue dans les manuels scolaires!

    • Trop marrante Anne Lacroix-Riz, j’aime beaucoup 🙂
      Merci !
      Bon évidemment, certains tristes sires ne lui pardonneront pas son attachement au Parti Communiste Français qui fut pendant ses heures de gloire une véritable université ouvrière, ce que peu de gens savent aujourd’hui.

  4. Hitler preferant marcher sur Moscou que sur Londres
    Et 75 ans plus tard, Merkel invitée aux commemorations et pas Poutine.

    Il faut vraiment avoir des œillères, pour ne pas voir quelle est la veritable alliance et contre qui.

  5. Une question me taraude: dès lors que GB et France avaient déclaré la guerre à l’Allemagne, Staline n’aurait-il pu déclarer caduc le pacte Molotov-Ribbentrop ? Quitte à ce que l’URSS ne reste que sur la défensive, mais cela aurait pu obliger les Allemands à masser à leur frontière est des troupes qui n’auraient pu combattre à l’ouest.

  6. @JH : Merci pour ce texte, j’aime beaucoup Bruno GUIGUE.
    Il faut savoir pour la petite histoire que cet ancien sous-préfet du sud-ouest s’est fait lourder de la haute fonction publique par une certaine Michèle Alliot-Marie, alors ministre de l’intérieur, parce que GUIGUE avait écrit un billet critiquant l’état d’Israël contre sa politique belliqueuse, notamment contre les palestiniens. Apparemment, Alliot-Marie préférait virer de hauts cadres français ayant une haute valeur morale que de critiquer des gouvernants israéliens fiers de trucider de pauvres bougres sans défense avec des armes de destruction massive. On ne s’étonnera donc pas de l’image pourrie que nos élites gouvernementales donnent à l’extérieur du pays.
    Mais revenons au sujet du billet et la phrase clé est : «Plutôt Hitler que Staline !».

    «Plutôt Hitler que Staline» : c’est d’ailleurs toujours la doctrine de l’establishment aristocratique britannique…comment les aristocrates British pouvaient-ils autoriser le partage de leurs richesses avec les classes laborieuses ? C’est une notion impensable pour cette oligarchie dirigeante qui règne toujours sans partage sur le Royaume-Uni avec entre autres sa chambre des Lords.

    Dès lors qu’il est question d’argent, c’est curieux comment ces élites -de partout dans le monde d’ailleurs et pas qu’au Royaume-Uni dont j’aime les habitants- préfèrent faire le choix de « Lucifer » (un « ange porteur de lumière – « lux » étant la lumière en latin qui a donné le terme de Lucifer- qui s’est rebellé logiquement contre son créateur Dieu qui est la lumière même), au détriment de ses saints confrères plus sages. Cela ne les empêche pas d’ailleurs d’être de fervents protestants (pognon iz pognon…pas touche au grisbi).
    Si je parle de Lucifer, ce n’est pas parce que je suis croyant (non je suis athée), mais c’est parce qu’il est intéressant de noter que le chancelier allemand Adolf Hitler se voyait lui-même fondamentalement « illuminé », porteur de la lumière d’une certaine vérité, à tel point qu’il en a convaincu des millions d’Allemands, juste par le verbe. D’une façon remarquable puisqu’il a été élu démocratiquement en 1933, ce qui emmerde d’ailleurs au plus haut point la majeure partie de nos historiens et hommes politiques démocrates.
    L’explication est que le rôle d’Hitler fût de porter cette lumière luciférienne la plus loin possible dans son pays par une conviction incroyablement ancrée au fond de lui-même (la cocaïne l’a certainement aidé, mais sans plus), et évidemment de faire le travail de désunion que cette certitude lumineuse véhicule, à savoir le « travail du diable » (c’est la conséquence inéluctable de la certitude absolue dans une idée inepte…on pourrait en dire autant de l’idéologie écologiste d’aujourd’hui…ce qu’on résumer par : « le mieux est l’ennemi du bien et la persévérance dans l’erreur est diabolique »).

    Il est intéressant aussi de noter que les saints de la Bible comme Saint Basile de Césarée furent les premiers saints « communistes », dans la mesure où -par essence- la Bible (la Torah et le Talmud aussi, vu que la Bible a été grossièrement pompée sur ces écrits juifs) nous enseigne que les richesses doivent être partagées et que l’argent est une production par essence diabolique (le veau d’or, etc…).

    Finalement, l’ex-président de l’URSS Joseph Staline (de son vrai nom « Iossif Vissarionovitch Djougachvili »), a assumé le rôle des premiers saints, un rôle qui était de s’opposer au triomphe du règne de la cupidité et des turpitudes qui vont avec (l’endoctrinement et la force physique des dictatures) sur l’Europe. Quelque part, Staline a joué le rôle d’un ange (et clairement d’un démon par la suite) pour empêcher le triomphe du veau d’or sur la charité chrétienne, ce qui est quelque part surprenant -voire très amusant-, pour un bolchevique apparemment anticlérical pur jus.

    Peut-être est-ce en référence à ce combat du bien et du mal en chacun de nous que le président Poutine met en avant avec succès la religion orthodoxe dans la Fédération de Russie d’aujourd’hui. Mais en attendant, qu’on le veuille ou non, Staline a néanmoins permis d’éviter l’effondrement de l’Europe, au prix d’un immense sacrifice national (environ 30 millions de russes morts au combat environ). C’est ce qu’on appelle une victoire à la Pyrrhus.
    C’est heureusement bien et malheureusement triste à la fois.
    Je résumerais de façon lapidaire en disant que c’est « un bien malheureux ».
    Il n’y a que dans les religions où les choses sont soit bonnes, soit mauvaises.
    Dans la vie de tous les jours, les choses sont infiniment plus complexes 🙂

    Hannah Arendt, juive bien entendu, n’a rien vu de tout cela.
    C’est une personne qui a pu émigrer aux USA. Il a fallu qu’elle mange et donc qu’elle vende des bouquins…comme elle a su s’entourer de gens très fort en marketing, elle a pondu « Les origines du totalitarisme » (dont les défauts sont bien soulignés par GUIGUE). On a crié au génie bien sûr. Ensuite, suite à ce succès de librairie, elle a repris in-extenso sa thèse et la faite publier sous le titre « La condition de l’homme moderne », un truc illisible et insipide. Une énorme escroquerie avec laquelle j’ai des eu de nombreux débats avec des amis qui placent ce bouquin comme le pinacle de la pensée moderne. Elle a gagné pas mal de fric. C’est cool.
    La boucle est bouclée avec le veau d’or.

  7. @claude brasseur : cher ami, j’entends bien vos critiques sur l’ex-URSS, je voudrais y répondre, en précisant au passage, que je suis scientifique de formation, ex-cadre supérieur d’entreprises multinationales, et à ce titre convaincu par le capitalisme productif et soucieux dans le même temps d’une juste répartition des richesses sans laquelle aucune société ne peut fonctionner correctement.

    Il me semble que votre vision du monde a 50 ans de retard au minimum…mais rassurez-vous, c’est normal, c’est une simple conséquence de la propagande puissante de nos médias occidentaux.
    Il nous a fallu à nous français environ un peu plus d’un siècle et demi pour sortir des horreurs de la révolution française pour arriver à constituer une démocratie à peu près stable (j’entends par là la cinquième république en 1958). Pour les russes, ça a été un peu plus rapide (1917-1998) et au moins aussi violent. On n’a pas de leçon à leur donner à ce niveau là et ils le savent pertinemment, étant donné que nos amis russes ont oublié d’être stupides.

    Maintenant, sur le plan des performances économiques, regardons d’un peu plus près ce qu’il s’est passé depuis l’effondrement de cette société de transition qu’a été l’URSS :
    1 – Le PIB en PPA (parité de pouvoir d’achat) des Russes est plus élevé que celui des français.
    Ceci s’explique par le fait que les citoyens russes ont une médecine, une éducation et des transports gratuits, et accessoirement des logements et une nourriture extrêmement bon marché.
    2 – La Russie possède le plus gros territoire du monde (11 fuseaux horaires) avec les plus grosses réserves naturelles en énergie et en minéraux divers.
    3 – La Russie en 2017 était le pays industrialisé le moins endetté du monde.
    Aujourd’hui en 2019, ce même pays a annoncé ne plus avoir de dettes :
    https://francais.rt.com/economie/65669-beaucoup-plus-fort-que-maastricht-dette-russie
    4 – La Fédération de Russie affiche un stock d’or dans sa banque centrale de 2219 tonnes et se classe 5ème pays au monde sur ce critère. De plus, ce pays s’est dédollarisé, et a pratiquement vendu tout son stock d’obligations en bons du trésor américain et rachète du Yuan et de l’or à tour de bras…histoire de se prémunir contre une possible récession qui pourrait surgir dans les mois qui viennent depuis les USA quand toutes leurs bulles spéculatives auront explosé et que leurs dettes ne pourront être remboursées.
    5 – Les sanctions européennes ont amené les russes à développer leur agriculture et leurs industries agro-alimentaires. En 5 ans, ils sont devenus un des plus gros exportateurs de céréales au niveau mondial.
    6 – Le gouvernement russe se livre en ce moment à un exercice qu’on aurait dû faire en France depuis belle lurette : la suppression pure et simple d’un bloc d’environ 20 mille textes de lois datant de l’époque soviétique à partir du 1er janvier 2020, suppression ordonnée et expliquée à la télé russe (Vesti) par le premier ministre Dmitry Medvedev qui est de façon évidente un partisan acharné du capitalisme productif. Medvedev sera probablement le prochain président de la Fédération de Russie.
    7 – Le président Poutine a ordonné à ses présidents de régions de développer le tourisme, après avoir déclaré que 192 millions de touristes avaient visité la Russie ces 5 dernières années. L’idée est d’attirer des investisseurs étrangers et de développer l’économie et les échanges commerciaux.
    8 – Une des meilleures défenses du monde est russe (la moins chère avec un budget annuel de 45 millions d’USD à comparer à celui des USA avec plus de 750 millions d’USD) pour une efficacité opérationnelle prouvée grâce au travail conjoint avec sa diplomatie de grande qualité (voir le travail de Serguei Lavrov et de Sergueï Choïgou en Syrie qui ont mis un terme à cette guerre en moins de 4 ans)
    9 – Sur le plan technologique, par exemple l’industrie aérospatiale, on peut rajouter que cette dernière est la plus fiable du monde (la fusée Soyouz a procédé à 1800 tirs dont 3 ont avorté avec récupération totale de l’équipage en bonne santé, et cette fusée Soyouz est actuellement la seule fusée capable d’envoyer des hommes dans l’espace (et aussi un robot nommé Fedor) vers l’ISS.
    10 – La Russie en encore beaucoup de marges de progression dans beaucoup de domaines, notamment en matière de développement d’un système de santé gratuit de très haut niveau, notamment dans les provinces reculées de Sibérie par exemple.

    Si avec tout cela, vous pensez que la Russie est la pire menace qui soit pour la civilisation, alors, honnêtement, je ne peux plus rien faire pour vous convaincre du contraire sur une base purement factuelle.

    Bonne soirée 🙂

    Sources : à la demande. Je recommande les écrits et les vidéos YouTube de Xavier Moreau pour certains des aspects évoqués ci-dessus.

    • Vous écrivez : «Une des meilleures défenses du monde est russe (la moins chère avec un budget annuel de 45 millions d’USD à comparer à celui des USA avec plus de 750 millions d’USD).»
      C’est milliards et non millions !
      Ceci dit, votre démonstration est très pertinente.

      • @didier fessou : merci de m’avoir corrigé, vous avez parfaitement raison, c’est bien évidemment 750 milliards de dollars US 🙂

  8. A titre purement personnel, je trouve ce débat inutile et sans intérêt, les idéologies des nazis ou des communistes conduisent à des dictatures et à la ruines des peuples. Hitler, Staline, Mao, Fidel Castro, Pol Pot, Chavez, Kim Jong-Un .. en ont fait la démonstration. Fort heureusement ces idéologies finissent par s’auto détruire mais à quel prix. Aussi il devient urgent aujourd’hui de percevoir le même danger que représente l’idéologie « verte » en train de se répandre sur la planète.

  9. Finalement, on peut argumenter tant qu’on veut avec des faits et des chiffres, mais un adage paysan plein de bon sens reste vrai : « on ne saurait donner à boire à un âne qui n’a pas soif ». 🙂

  10. Le totalitarisme prend des formes différentes, le gouvernement des « meilleurs », oligarchique, de l’argent, ploutocratique, celui sous lequel nous sommes, celui d’un dictateur, monocratique, impérial ou monarchique, celui, égalitariste, de la population, la dictature du prolétariat ou communisme, celui de la religion, théocratique … .
    Ceci sous la forme très moderne de l’idéologie qui, à bien y regarder, est en réalité le très archaïque mythe cosmogonique de la destruction d’une société des Hommes ou du monde devenu perverti ou ad minima imparfait, suivit par le rétablissement de celui ancien, antérieur, paradisiaque (tiré de la lecture, non achevé du livre de Mircea Eliade, « Aspect du mythe », essais Folio) (ainsi que de la résurrection, entre-autre dans le christianisme ).
    Mais et quoi qu’il en soit, chacun promet en effet ce paradis futur, même le nazisme le garantissait aux peuples germaniques.
    (Et après ça des psychiatres nous affirmeront que l’inconscient n’existe pas, ô les beaux sots, enfin passons, ceci n’est qu’un trait de saison.)
    Il est à souligner qu’il est vrai que nous retrouvons l’entièreté de ces concepts dans l’écologie politique extrême infiniment plus radicaux, de plus, d’où la dangerosité de cette écologie dogmatique (il y aura bien quelques pays qui l’y adopteront pour le pire pour le peuple).
    C’est donc le concept de démocratie que nous devons travailler, pour construire un système politique où, loin de ce mythe structurant l’esprit de notre espèce, Homo Sapiens Sapiens, en en comprenant la substance, ce qui veut dire d’en avoir la pleine conscience, de mettre en place une structure sociale en même temps solide, respectueuse autant des individus que des groupes sociaux, mais suffisamment souple pour s’adapter à toute évolution et mutation ultérieur s’y produisant et pour répondre au mieux à tous chocs et agressions extérieurs.
    Vous remarquerez que ce que je décris là ressemble bougrement au mythe cosmogonique du rétablissement suivant la destruction du monde antérieur néolibéral.
    Parce que l’expression dite, suggérée, pensée ou simplement vaguement évoquée de: « Ce n’est qu’un mythe! », est d’une absurdité périlleuse absolue en niant la structuration organique innée de notre cerveau.
    L’effondrement aux XVIII°, XIX° & XX° siècles des religions en Europe, ou l’Occident eurasiatique, puis à celles du reste du monde, a mené à l’émergence de ces idéologies reprenant des bases symboliques organiques religieuses de manière différente suivant les compositions anthropologiques de chaque population (Emmanuel Todd).
    C’est pourquoi, autre que de ces faits scientifiques empiriquement avérés, vouloir montrer une similitude entre le communisme et le nazisme, en plus d’être d’une stupidité historique crasse, c’est faire montre aussi d’une idiotie manifeste dans une tentative désespérée de vouloir sauver l’impéritie hautement dogmatique, certes de notre classe politique et bourgeoise de l’époque en France, mais surtout de l’unilatéralité doctrinale des USA et de vouloir justifier de ses choix passés, mais surtout présents, au regard de ce qu’est devenu aujourd’hui la Russie.
    Cet échec, provisoire, de la raison, n’étant dû qu’à l’angoisse de la prochaine disparition du monde néolibéral monétariste, comme quoi ce mythe relèverait d’une certaine réalité du fonctionnement de l’univers, n’est-ce pas?

    • @theuric : en effet, l’effondrement prochain de la société américaine (je ne saurais dire s’il sera brutal ou progressif) -suite à l’impossibilité de ce pays de rembourser ses dettes insoutenables- va laisser sans voix des millions de personnes qui découvriront avec effarement que le modèle miracle qu’on leur a vendu depuis des décennies contenait en lui-même les germes de sa propre destruction.
      L’ennui, c’est que l’onde de choc mondiale qui va en résulter va probablement impacter notre société de façon tout aussi violente, mais on devrait s’en remettre je pense, malgré quelques fractures et des bleus sur tout le corps. On a heureusement quelques amortisseurs sociaux qui pourront à ce moment là être utiles au plus grand nombre.

      • Combien de temps les amortisseurs sociaux français résisteront-ils à la violence de l’onde de choc mondiale ?

      • @Didier Fessou : Bonne question !
        Pour être franc, je n’en ai aucune idée mais quand je vois les SDF de Los Angeles (côté « Skid Row » par exemple), je pense qu’on aura ici en France un sursaut national basé sur la « fraternité » (une de nos trois valeurs nationales) qui permettra – je l’espère comme le disait l’Abbé Pierre ou les fondateurs des « Restaus du Coeur »- de secourir les personnes les plus fragiles dans notre petite société. 🙂
        Mais de toutes façons, la récession à venir va détruire une grande partie de nos sociétés occidentales, soyons conscients de la chose, et cela va faire très très mal.
        La crise de 2008 sera un amuse-gueule par rapport à ce qui va nous tomber sur le coin de la gueule dans peu de temps.

      • @ Camembert,
        le sursaut fraternel dans une société en voie de libanisation ?
        souhaitons qu’il se produise.

  11. La façon très bête de traiter la Russie par nos politiques est elle aussi très « totalitaire » ! Oublier que la victoire contre le nazisme est avant tout un sacrifice en millions d’hommes, de femmes et d’enfants russes est un déni historique. Que des juifs traités comme les slaves et les tziganes oublient voire agressent sans état d’âme ceux qui les ont le mieux défendus est une offense à ces héros.
    Mais oublier que les communistes ont été des alliés des nazis au début de la guerre est « fort de café ». La traîtrise ne mérite aucune excuse.

  12. @theuric C’est pourquoi, autre que de ces faits scientifiques empiriquement avérés, vouloir montrer une similitude entre le communisme et le nazisme, en plus d’être d’une stupidité historique crasse, c’est faire montre aussi d’une idiotie manifeste dans une tentative désespérée de vouloir sauver l’impéritie hautement dogmatique, certes de notre classe politique et bourgeoise de l’époque en France, mais surtout de l’unilatéralité doctrinale des USA et de vouloir justifier de ses choix passés, mais surtout présents, au regard de ce qu’est devenu aujourd’hui la Russie.
    Ce n’est pas par vos insultes que vous devenez plus convaincant, et évitez par ailleurs de confondre Russie et communisme, de même qu’on ne saurait assimiler le nazisme à l’allemagne d’aujourd’hui.

    • Aurais-je à un moment donné dit la Russie d’aujourd’hui communiste?
      Aurait-je dans ce même texte signifié que l’Allemagne d’aujourd’hui est nazi?
      Quand aux insultes, ma foi, vouloir justifier l’injustifiable est-il justifiable?
      Quand les médiats nous serinent que les services Poutine se conduisent mal avec des manifestants russes quand, dans le même temps, nous ne percevons pas dans les films que l’on nous livre la moindre exaction policière à leur encontre, sachant comment la police française s’est conduit à l’endroit des gilettistes.
      Que cela soit fait pour vilipender la Russie, sachant part ailleurs que l’un de nos allés naturels c’est ce pays, et que cela soit repris la bouche en cœur par un tas de gens, certains ayant suivit un long et riche cursus, comment cela doit-il être considéré.
      Ceci de plus que ce n’est que pour obéir aux petites manies étasuniennes qui ne peuvent supporter que ce qui fut l’Union-Soviétique, la Russie, se porte maintenant infiniment mieux que la situation déplorable qu’est la leur, car réfléchissez bien de savoir si, en fin de compte, si les USA ne se sont pas effondrés dans les années 90 ce ne serait pas essentiellement grâce au dollar.
      Et si d’avoir part trop retardé cette échéance ne peut que rendre cette chute infiniment plus désastreuse.
      Alors, souffrez donc, Guy que je considère les mots « stupidité et idiotie » comme étant de fait des plus approprié.
      Et puis, si vous n’avez que retenu que ces deux mots là et les avez pris pour vous, qu’y puis-je?

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