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L’été dernier (2018) à Pékin, au milieu de l’été, la compagnie d’électricité constata que 50 % de l’électricité consommée l’était par les conditionneurs d’air quand il y avait une « vague » de chaleur. Cette année à New-York, le 21 Juillet la température atteignit 36 °C et la puissance électrique appelée sur le réseau constitué de plus de 200000 km de lignes et 62 sous-stations de distribution atteignit 12000 MW chaque seconde. La compagnie Con Edison dut délester 50000 clients car le réseau ne peut pas distribuer plus de 13000 MW et il était impératif d’éviter un black-out généralisé. Tout ça pour se rafraîchir quand il fait trop chaud … Comme il y a déjà de par le monde environ un milliard de conditionneurs d’air et que les prévisions onusiennes tablent sur un « réchauffement » du climat d’au moins un degré et demi dès 2050, ces mêmes prévisionnistes considèrent qu’en 2050 il y aura plus de 4 milliards et demi de conditionneurs d’air sur la planète. Pire encore tous ces appareils réchaufferont l’atmosphère ce qui empirera la situation, selon ces même prédicateurs de malheurs en tous genres, y compris l’Agence Internationale de l’Energie qui précise qu’en 2050 environ 13 % de toute l’électricité produite dans le monde sera utilisée par les conditionneurs d’air.

Quand j’ai lu cette information, c’est-à-dire que ces équipements réchauffent l’atmosphère, j’ai eu l’impression qu’il y avait quelque chose de suspect. L’article paru sur le Guardian retrace l’histoire des conditionneurs d’air, un véritable fait de société aux USA mais aussi dans bien d’autres pays depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Cet article insiste sur le fait qu’il faudrait améliorer la technologie qui n’a pas vraiment changé depuis 100 ans et l’article insiste sur le réchauffement qu’ils induisent. Est-ce vrai ? La question n’est même pas posée tant l’occasion d’une bonne propagande mensongère était belle. Affirmer qu’un conditionneur d’air, comme d’ailleurs un réfrigérateur dans la cuisine, réchauffe l’atmosphère est tout simplement un non-sens total, une vraie et bien solide « fake-news » !

Comme pour toute machine de ce type il y a une intervention mécanique permettant de transférer de la chaleur d’un certain volume d’air vers l’extérieur et vice-versa si on utilise le même équipement comme moyen de chauffage. Le bilan en termes de « chaleur » est nul à un détail près : il y a eu consommation d’une certaine quantité d’énergie qui finalement augmentera l’entropie du système Terre-atmosphère et cette énergie thermique résiduelle négligeable, par rapport par exemple à l’énergie solaire incidente, finira par se dissiper dans l’espace. Affirmer que les conditionneurs d’air contribuent au réchauffement de la planète est un mensonge trop grossier à avaler. Mais c’est du pain béni pour les grands prêtres de l’Eglise de Scientologie Climatique trop heureux de sauter sur cette occasion leur permettant d’affiner leur propagande maintenant omniprésente dans les médias. La viande bovine, la forêt amazonienne, les véhicules automobiles, les combustibles fossiles et leur CO2, les avions, trop d’enfants et pourquoi pas trop de fromage …, ça commence à bien faire (et je suis poli) !

Source et illustrations : The Guardian en ligne daté du 29 août 2019, journal de gauche bien positionné pour disperser la propagande écolo-climato-gauchiste … (façade d’un immeuble à Hong-Kong)

22 réflexions au sujet de «  »

  1. Le principe d’une unité de climatisation est le même que celui d’un frigo : on déplace de la chaleur d’un point A à un point B.
    SI cette chaleur doit poser problème, il est facile de résoudre cette difficulté en adjoignant au climatiseur un petit moteur Stirling (convertisseur de chaleur en électricité qui -s’il est bien conçu et fabriqué- a un rendement compris entre 30 et 40 %) et de réinjecter l’électricité ainsi produite dans le réseau.

  2. Si on pouvait déplacer ces calories gratuitement alors, effectivement, le bilan serait nul. Mais l’énergie électrique nécessaire pour effectuer cette tâche, va être essentiellement transformée en frottements (moteur imparfait, perte de charge dans les tuyaux), et donc en production de chaleur.

    L’idée d’une récupération de cette chaleur par un moteur Stirling, ne se justifie d’ailleurs, que par le fait que l’entièreté du processus provoque une perte calorique non négligeable, sinon, elle serait à l’origine de la création d’un « mouvement perpétuel » ce qui est thermodynamiquement impossible.

    • Oui en effet, quand on parle du rendement d’un moteur, 40 % par exemple pour celui des voitures actuelles, on veut dire par là que 40 % de l’énergie chimique initiale est convertie en travail (le mouvement) et que le reste, soit 60 % est perdue (en chaleur et autres frottements). Dit de façon savante en empruntant la terminologie thermodynamique, a donc une enthalpie dH (0.4 en unités arbitraires) inférieure à l’entropie dS (0.6). Le moteur Sterling possède un rendement voisin de celui moteurs de voitures actuelles les plus performantes et s’applique bien dans de nombreux cas (sous-marins, espace, etc..). Les questions que tout ingénieur motoriste se posera seront donc :
      – ce moteur est-il fiable ?
      – ce moteur est-il industrialisable ?
      – ce moteur est-il économique à l’utilisation ?
      Si on prend l’exemple du moteur Wankel (rotatif), utilisé à une époque par Citroën, et plus récemment par Mazda dans ses magnifiques RX7 par exemple, le moteur a montré des problèmes de fiabilité et de consommation élevée de carburant, ce qui a suffit pour qu’on le range dans les placards (sauf dans des cas particuliers où la performance est le critère principal).
      Pour le moteur Stirling, je pense qu’il a encore de beaux jours devant lui mais qu’il n’a pas été l’objet d’un développement digne de ce nom, du moins pas aussi poussé que pour les moteurs thermiques…mais ça viendra 🙂

      • Son principal avantage est son très bas niveau de bruit. Les modèles actuels me paraissent au moins aussi fiables qu’un moteur à combustion interne.

  3. Pour en revenir au sujet du billet, déplacer de la chaleur d’un point A à un point B moyennant une consommation énergétique très marginale n’augmentera jamais la température du globe…ou alors il faut admettre que les climatiseurs sont de véritables fours à ciel ouvert.

    • « …moyennant une consommation énergétique très marginale… »

      Je ne devrais pas me sentir obligé de souligner que je ne crois pas au caractère déterminant de l’augmentation anthropique du taux de CO2 sur l’évolution du climat. En effet, je crois m’exprimer de façon suffisamment claire pour faire comprendre ce que je dis sans obliger mon lecteur à lire « entre mes lignes ».

      Je ne fais que de donner mon opinion sur ce qui est écrit dans cet article:

      « (…) la puissance électrique appelée sur le réseau constitué de plus de 200000 km de lignes et 62 sous-stations de distribution atteignit 12000 MW chaque seconde (…) »

      Cette augmentation de la consommation d’électricité attribuée au fonctionnement de machines à refroidissement a été dépensée en frottements, du fait que cette simple opération de déplacement calorique, a un coût énergétique non négligeable (sinon où seraient passés tous ces MW?).

      Mais, il est possible que les chiffres de cet article soient faux. Je n’en sais rien, et je ne me prononce pas sur leur validité.

      Par contre, ce que je sais c’est que le frigo qui est dans ma cuisine consomme de l’électricité, et que si le transport des calories de son intérieur vers son extérieur était une simple opération blanche, il n’en consommerait pas.

      D’une façon ou d’une autre l’énergie électrique consommée par mon frigo est transformée en chaleur (en quoi d’autre?).

      • Je crois avoir répondu à votre question : en entropie c’est-à-dire une énergie thermique perdue qui va se dissiper dans l’espace. Les centrales électriques dissipent 60 % de la chaleur produite par le four ou le réacteur nucléaire dans l’atmosphère ou les océans, c’est le même phénomène incontournable décrit par les lois de la thermodynamique.

      • @LIBON Victor : à priori, votre problème est que vous parlez de choses que vous croyez comprendre sur le plan théorique, et que vous ne maîtrisez pas sur le plan technologique.
        Je vous recommande de vous intéresser au concept d’efficacité énergétique et notamment aux climatiseurs de classe A+++.
        Vous vous apercevrez que ces machines thermiques transfèrent de la chaleur dans les deux sens avec une consommation énergétique extrêmement marginale par rapport aux Joules déplacés.
        Maintenant, libre à vous de penser que les climatiseurs sont des machines thermiques qui fonctionnent de façon tellement pourrie qu’ils relâchent de la chaleur comme des fours. Cela amusera sûrement les ingénieurs de chez Carrier, Toshiba, Mitsubishi, Dalkia et tous leurs collègues. 🙂

      • @jacqueshenry:

        Je ne vous avais posé aucune question pour la simple bonne raison que je suis d’accord avec vous! Je me bornais simplement à dire que les MW dont il est question dans cet article (et dont je ne sais même pas si le chiffre est exact) est transformé en chaleur (le déplacement de calories n’est pas une opération blanche).

        Mais, si on veut aller au delà de mon propos, il est un fait que cet échauffement (quel que soit sa grandeur), participera à l’augmentation de la température locale, et sera utilisé par les alarmistes pour tenter de prouver une modification anthropique du climat.

        Personnellement, je suis persuadé qu’en général l’échauffement urbain n’a que très peu d’influence sur le climat global. Notre amie Kirye, a d’ailleurs souvent dénoncé l’utilisation des températures urbaines dans les délires alarmistes.

        =======

        @Camembert Electrique:

        Je n’ai jamais préjugé de l’efficacité des machines à refroidissement modernes, et je n’ai fait aucun commentaire sur la quantité de calories déplacées.

        Je le répète, je me suis borné de constater que ces MW cités dans l’article (dont je ne sais même pas si le nombre est exact) ont été transformés en chaleur. Peu importe le nombre de calories qu’ils ont déplacées.

        Je vous accorde que mon raisonnement est resté à un niveau théorique. je considérait juste l’énergie entrée et sortie.

        Selon les chiffres communiquée, l’énergie entrée est loin d’être négligeable, quant à l’énergie sortie, je crois, avec jacqueshenry, qu’elle n’affectera que peu voire pas du tout, l’évolution climatique globale.

        =======

  4. L’énergie électrique produite et donc consommée ainsi que celle nécessaire à sa production réchauffent l’air de cette quantité à quelques micros détails près ( lesquels pour les malins ? ) .Tout cela est microscopique par rapport à l’apport du soleil .

  5. Si la consommation d’énergie fossile qui génère 30Gt de CO2 par an supplémentaires, et que ce supplément augmente la température moyenne, (je sais c’est une théorie que vous contestez), alors oui les milliards de climatiseurs supplémentaires vont par ce biais réchauffer l’air plus que par échange thermique direct.
    Il y a 20 ou 30 ans, en Chine ou ailleurs, il y avait peu de pompes à chaleur pour rafraichir les habitations. On a vu d’abord les pays chauds comme le moyen Orient, les pays du golfe et Afrique du nord voir couvrir les balcons et les cours des compresseurs de ces machines. Puis peu à peu les pays occidentaux se sont aussi équipés pour passer les vagues de chaleurs estivales de plus en plus fréquentes. Ca et pour les plus aisés des piscines. Et visiblement ça va en augmentant. J’en vois même dans les villages de nos vallées pyrénéennes où ce qui préoccupait le plus les habitants quand j’étais môme, c’était de faire les stères de bois pour l’hiver. Ceci dit,les pompes à chaleur réversibles servent de chauffage l’hiver aussi.
    Mais il est vrai qu’en mode clim, c’est aussi cette année que edf a battu le record de conso estivale à 60Gwh pointe. Les temps changent !!!

  6. Donc les climatiseurs réchauffent la planète, donc les chauffages urbains réchauffent la planète, donc les centrales nucléaires réchauffent la planète, donc les cheminées au bois réchauffent la planète, donc les véhicules automobiles réchauffent la planète, donc les êtres humains réchauffent la planète, donc les animaux réchauffent la planète…etc…
    La solution : détruire les climatiseurs, détruire les chauffages urbains, détruire les centrales nucléaires, détruire les cheminées au bois, détruire les véhicules automobiles, détruire les êtres humains, et détruire les animaux.
    Au moins comme ça, on sera pénards.
    Au fait pour le soleil, on fait quoi ? On le fait péter aussi ?
    Moi je dis qu’il faut le faire péter, parce qu’on ne sait jamais… si ce con de soleil se met à nous réchauffer aussi, hein ?

  7. Je suppose qu’il est fait référence dans cet article a la capacité d’effet de serre de certain des liquides réfrigérants (HCFC) utilisé dans les climatisations (de mémoire quelques milliers de fois l’équivalent CO2).

  8. Une partie de MW à NY provient des barrages hydroélectriques, énergie qui de toute manière aurait réchauffé l’atmosphère. C’est donc plus compliquée que ces crétins nous racontent.

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