Le déclin de l’économie américaine : ce que la presse main-stream dit et la réalité

Traduction d’un article de Paul Craig Roberts paru sur son site le 25 JUIN 2019.

Depuis Juin 2009 les Américains vivent dans la fausse réalité d’une économie florissante. Des « fake-news » et des statistiques truquées ont entretenu cette fausse impression car les vrais chiffres ont été ignorés. Par exemple il serait normal dans une économie remise de la crise ou en croissance de voir le nombre d’emplois augmenter puisqu’il devrait y avoir plus d’offres d’emploi. Pourtant durant la décennies passée Juin 2009-Mai 2019 le taux des emplois n’a cessé de diminuer, passant de 65,7 à 62,8 % de la population en âge de travailler. Une autre caractéristique d’une économie prospère est un fort investissement dans les entreprises. Pourtant les entreprises américaines ont en grande majorité utilisé leurs profits non pas pour se développer mais pour réduire leur capitalisation sur les marchés en rachetant leurs actions. Pire encore d’autres entreprises ont emprunté de l’argent pour racheter encore plus leurs propres actions, manoeuvre ayant pour conséquence un plus fort endettement alors qu’elles réduisaient leur capitalisation boursière ! C’est-à-dire que les conseils d’administration, les dirigeants et les actionnaires de ces entreprises ont choisi de piller leurs propres compagnies, ce qui indique clairement que les dirigeants et les propriétaires de ces entreprises ne considèrent plus que l’état de l’économie justifie de nouveaux investissements.

Dans ces conditions comment peux-t-on considérer que l’économie est en plein essor si les entreprises ne voient pas d’opportunités d’investissements ? Pendant toute cette décennie de supposée croissance économique les vraies consommations de détail ont décliné pour se retrouver aujourd’hui à 1,3 %, et encore, ce chiffre est surévalué puisque le calcul de l’inflation a été modifié pour faire croire qu’elle était plus faible que dans la réalité. Par exemple l’indice des prix à la consommation, indice qui normalement devrait refléter le prix réel d’un standard de vie constant, mesure maintenant un standard de vie variable. Si le prix d’un bien de consommation pris en considération dans ce calcul augmente, ce prix est remplacé par une alternative moins coûteuse, manoeuvre qui réduit arithmétiquement l’indice de l’inflation. Si le prix d’un bien de consommation augmente ce dernier est considéré comme entrant dans la catégories de l’augmentation de la qualité et il n’est pas pris en compte dans le calcul de cet indice.

Les prix des biens de consommations au détail ne peuvent pas augmenter quand la plupart des salaires n’ont pas augmenté depuis plusieurs dizaines d’années, selon une enquête de Pewresearch parue en août 2018. Les salaires des employés à plein temps ont chuté de 4,4 % depuis 1973 en dollars actualisés. Les experts en économie éludent cette évidence. Par exemple ils font remarquer que les gens travaillent plus longtemps et donc que leurs revenus réels sont en hausse mais pas leurs salaires nominaux. Ces mêmes experts à la solde du gouvernement affirment aussi que les départs massifs à la retraite des « baby-boomers » ont réduit la force de travail globale mais ils semblent ignorer que si vous allez dans un grand magasin vous verrez beaucoup de retraités travailler pour arrondir leurs fins de mois difficiles car leur retraite, compte tenu de la fraude sur les statistiques de l’inflation qui n’a pas permis de revaloriser leurs maigres pensions, ne leur suffit plus pour vivre.

Ces mêmes experts gouvernementaux affirment que le faible taux de chômage signifie qu’il y a un manque de main-d’oeuvre et donc que quiconque désire travailler peut trouver un emploi mais ils oublient de dire que des millions de chômeurs, découragés car ne trouvant pas d’emploi, ne sont plus pris en compte dans les statistiques. En effet, selon la loi, si vous n’avez pas recherché activement un emploi pendant 4 semaines consécutives vous n’êtes plus considéré comme chômeur et donc vous n’êtes plus pris en compte dans les statistiques.

C’est coûteux de rechercher un emploi. Quand on dispose de peu d’argent il faut le dépenser pour se déplacer et se montrer pour une interview et rapidement il ne reste plus d’argent pour continuer à chercher. C’est également émotionnellement onéreux car plus on essuie des échecs plus on perd confiance en soi et on finit par ne plus avoir d’espoir. Les gens se rattrapent alors sur des petits boulots payés cash pour pouvoir survivre. Comme conséquence de cet état de fait beaucoup de sans-abri trouvent des petits boulots qui leur suffisent pour vivre car ils ne peuvent même pas payer un loyer et ils vivent dans la rue. Le taux de chômage officiel de 3,5 % n’est que de la propagande. En incluant tous les chômeurs découragés et ceux qui ont des petits boulots payés cash, donc non déclarés, leur permettant de survivre difficilement, on arrive plutôt à un taux de chômage de 21 %. Ces 21 % expliquent pourquoi un tiers des jeunes de 18 à 34 ans vivent toujours chez leurs parents : ils ne gagnent pas assez d’argent (ou n’en gagnent pas du tout) pour avoir une existence indépendante. Dans le même sens la Réserve Fédérale a indiqué que 40 % des ménages américains ne disposent pas d’économie supérieures à 400 dollars.

L’économie américaine a été poussée vers le déclin par des capitalistes avides sans aucune vue de long terme. Lorsque l’Union soviétique s’est effondrée au cours de la dernière décennie du XXe siècle, l’Inde et la Chine ont ouvert leurs économies aux pays occidentaux. Les entreprises de ces pays ont trouvé tant en Chine qu’en Inde une main-d’oeuvre à bon marché pour accroître leurs profits en produisant à l’étranger des biens et des services destinés à leurs marchés intérieurs. Les entreprises qui hésitaient à délocaliser leurs productions ont été menacées par Wall Street de prises de contrôle dans leur pays à moins de réaliser encore plus de bénéfices grâce à ces délocalisations de leurs productions.

Le transfert de millions d’emplois américains à haute productivité et à forte valeur ajoutée en Asie a détruit les carrières et les perspectives de millions d’Américains et a eu de graves répercussions sur les budget nationaux et locaux ainsi que sur les fonds de pension. Les coûts externes de la délocalisation des emplois ont été extrêmement élevés. Ces coûts ont largement dépassé et de loin les bénéfices tirés de cette délocalisation. Presque du jour au lendemain des villes américaines prospères qui constituaient jadis une force industrielle et manufacturière sont devenues des friches économiques. La « guerre commerciale » avec la Chine est une gesticulation visant à dissimuler le fait que les problèmes économiques des Etats-Unis sont le résultat des agissements de ses propres entreprises et du fait que Wall Street a orchestré la délocalisation des emplois américains et du fait que le gouvernement américain n’a rien fait pour arrêter la déconstruction de son économie.

La politique économique de l’administration Reagan axée sur l’offre, systématiquement mal présentée et mal décrite, a permis de remédier à la « stagflation », au malaise de la hausse de l’inflation et du chômage décrit à l’époque comme une aggravation des compromis entre inflation et chômage. Personne n’a vu de courbe de Phillips (cf. note en fin de billet) depuis que l’administration Reagan s’est débarrassée de cet écueil. La Réserve Fédérale n’a même pas été capable de la ressusciter avec des années d’impression monétaire. L’administration Reagan avait mis l’économie américaine sur les rails vers une croissance à long terme non inflationniste, cette perspective a été contrecarrée par la hausse de la délocalisation des emplois.

Normalement l’objectif d’un gouvernement est de protéger les emplois de son pays parce que le gouvernement a besoin des revenus provenant des taxes et des impôts plutôt que de devoir verser des indemnités de chômage et d’entretenir un système de protection sociale. Normalement les politiciens préfèrent les succès économiques aux échecs. Mais la cupidité a triomphé des jugements rationnels et les perspectives de l’économie ont été sacrifiées aux sociétés « court-termistes » et à la cupidité de Wall Street.

En effet les profits tirés de la délocalisation des emplois sont à court terme car la délocalisation des emplois repose sur une erreur d’appréciation qui suppose que ce qui est vrai pour un acteur économique est aussi vrai pour l’ensemble des autres acteurs. Une société individuelle peut tirer avantage de l’abandon de sa main-d’oeuvre nationale et opter pour une production à l’étranger de ses produits pour son marché intérieur. Toutefois lorsque de nombreuses entreprises font de même l’impact sur le revenu des consommateurs domestiques est grave. Alors comme les petits emplois du genre employé d’un supermarché comme Walmart ne rémunèrent pas comme le secteur manufacturier la demande globale des consommateurs est affectée par la baisse des revenus et la demande pour les produits des entreprises délocalisées est moindre. Par conséquent la croissance économique faiblit et lorsque cela s’est produit Alan Greenspan, le Président de la FED à l’époque, a alors décidé de substituer un accroissement de l’endettement des consommateurs à la croissance manquante de leurs revenus. Le problème avec la solution de Greenspan est que la croissance de cette dette privée des consommateurs est limitée par le montant de leurs revenus et lorsque la dette ne peut plus être remboursée elle ne peut plus augmenter. En outre, le service de cette dette absorbe une partie du pouvoir d’achat des consommateurs. Ainsi la délocalisation des emplois a limité l’expansion de la demande globale des consommateurs. Alors que les entreprises rachètent leurs actions au lieu d’investir rien ne peut plus stimuler l’économie. Les chiffres produits plus haut ne sont que des illusions produites par la sous-estimation de l’inflation réelle.

Une grande partie de la prospérité et de la puissance des Etats-Unis après la seconde guerre mondiale est due au rôle du dollar comme monnaie de réserve mondiale. Ce rôle garantit une demande mondiale en dollars et cette demande signifie aussi que le monde finance les déficits budgétaires et commerciaux des Etats-Unis en achetant de la dette américaine. Le monde donne des biens et des services aux USA en échange d’une monnaie de papier. Les USA paient leurs factures en imprimant de la monnaie ! N’importe qui serait capable de comprendre qu’un gouvernement protégerait un tel avantage et n’encouragerait pas au contraire des pays étrangers à abandonner ses dollars. Mais le gouvernement américain, insouciant dans son arrogance, son orgueil et sa totale ignorance, a fait tout ce qui était en son pouvoir pour provoquer la fuite du dollar.

Les Etats-Unis utilisent leur système financier basé sur le dollar pour contraindre les autres pays à tenir compte des intérêts américains à leurs dépens. Les sanctions imposées à d’autres pays, les menaces de sanctions, le gel des avoir et les confiscations, etc, ont conduit de grandes parties du monde, Russie, Chine, Inde, Iran, à des transactions non monétaires qui réduisent la demande de dollars. Par exemple les menaces américaines à l’égard de l’Europe qui achètent de l’énergie russe et des produits technologiques chinois sont des éléments qui déstabilisent l’appartenance de l’Europe à l’Empire américain. Si la valeur du dollar s’effondrait en raison du manque de demande sur les marchés, les Etats-Unis, massivement sur-endettés, se retrouveraient relégués à l’état de pays du tiers-monde.

Il est vrai que de nombreux pays dans le monde ont des leaders politiques mauvais mais les leaders politiques des Etats-Unis sont les pires de tous. Jamais très bon, le leadership américain est tombé dans un déclin abrupt avec l’avènement des Clinton, se poursuivant par Bush, Obama et Trump. La crédibilité des Américains est au plus bas. Des imbéciles comme John Bolton et Pompeo pensent pourvoir restaurer cette crédibilité en explosant un ou des pays. À moins que ces imbéciles dangereux ne soient licenciés nous devrons tous faire l’expérience de leurs erreurs.

Auparavant la Réserve fédérale suivait une politique monétaire dans le but de réduire l’inflation et le chômage, mais aujourd’hui et au cours des dix dernières années sa politique monétaire consiste à protéger les bilans des grandes banques « trop grosses pour faire faillite » et d’autres institutions financières privilégiées par le pouvoir. Par conséquent il est problématique d’attendre des résultats sur le chômage et l’inflation. Il est aussi possible de faire face à une récession et de maintenir des prix élevés des instruments financiers grâce au soutien de la FED à ces instruments. Il est aujourd’hui possible pour la FED d’empêcher une baisse des marchés boursiers en achetant des contrats à terme sur l’indice S&P et d’empêcher une hausse du prix de l’or en faisant en sorte que ses agents fassent basculer des positions nues sur le marché des contrats à terme. De telles manoeuvres ne se sont jamais produites quand j’étais au Trésor. Ce type d’intervention a son origine dans l’équipe de protection anti-crise créée par le clan Bush au cours de la dernière année de l’administration Reagan. Une fois que la FED a appris à se servir de ces instruments elle l’a fait de manière plus agressive.

Les observateurs des marchés qui suivent les tendances du passé oublient que la manipulation du marché par les autorités centrales joue aujourd’hui un rôle plus important que par le passé. Ils s’attendent à tort à ce que les tendances établies par les forces du marché se maintiennent dans cet environnement économique manipulé.

Liens figurant dans l’article de PCRoberts :

https://www.bls.gov/charts/employment-situation/civilian-labor-force-participation-rate.htm

https://www.multpl.com/us-real-retail-sales-growth

https://www.pewresearch.org/fact-tank/2018/08/07/for-most-us-workers-real-wages-have-barely-budged-for-decades/

https://www.businessinsider.com/record-median-household-income-is-hiding-a-chilling-fact-2017-9

http://shadowstats.com/

https://www.cnbc.com/2018/05/22/fed-survey-40-percent-of-adults-cant-cover-400-emergency-expense.html

https://www.claritypress.com/product/the-failure-of-laissez-faire-capitalism/

Note. La courbe de Phillips illustre une relation empirique négative entre le taux de chômage et l’inflation, c’est-à-dire le taux de croissance des salaires nominaux. En d’autres termes, au delà d’un certain niveau de chômage les salariés ne sont plus en position de force pour exiger une hausse de salaire. Lire aussi : https://en.wikipedia.org/wiki/Phillips_curve

Note. Pour ceux qui ne savent pas qui est Paul Craig Roberts : https://en.wikipedia.org/wiki/Paul_Craig_Roberts .Cette personnalité réalise des analyses froides et non partisanes. Qu’on n’aille pas me taxer d’anti-américanisme primaire mais les faits sont là et ils parlent d’eux-mêmes. La situation économique de l’Europe est également loin d’être enviable. En dehors de l’Allemagne et dans une moindre mesure des Pays-Bas toutes les économies européennes seraient en récession profonde si celles-ci n’étaient pas adossées à de la dette alimentée par de la fausse monnaie. Un jour ou l’autre le système économique implosera et alors on entrera dans une « terra incognita ».

23 réflexions au sujet de « Le déclin de l’économie américaine : ce que la presse main-stream dit et la réalité »

  1. Mon Cher Jacques, votre admiration pour Paul Craig Robert me fait froid dans le dos. Je comprends qu’il vous plaise puisqu’il critique, oh combien, les USA, mais pour moi ce monsieur qui soutient David Irving, un négationniste de la pire espèce, qui a même fait de la prison en Autriche après avoir nié la Shoah. D’après Craig, tous les chiffres sont faux, toutes les statistiques sont fausses…….
    Qui vivra verra. En attendant j’espère pour les américains que Trump entamera bientôt un deuxième mandat.

    • Vous venez de démontrer que vous êtes un pédant (un prétentieux qui croit savoir mais qui ne sait même pas qu’il ne sait pas) doublé d’un fainéant.
      Si vous étiez moins paresseux, vous auriez regardé les statistiques du BLS et vous vous seriez demandé comme PCR pourquoi un pays qui affirme ne plus avoir de chômeurs compte 100 millions de personnes sans emploi sur un total de 330. Evidemment, vous n’avez jamais analysé les statistiques du BLS. Je parie que vous ne savez même pas de quoi je parle. Vous n’avez donc rien compris au billet de PCR. Normal, vous ne lui arrivez même pas au premier micron de sa voûte plantaire.

      • Exactement, on a tous les chiffres sur le BLS et ensuite, il faut les retraiter manuellement pour avoir une bonne vision de la situation de l’emploi aux USA car depuis l’administration Reagan, le BLS fournit des indicateurs archi-biaisés pour faire baisser fictivement ces stats. D’ailleurs Olivier Delamarche a expliqué comment tout cela fonctionne sur une vidéo YouTube (Cf le post suivant). Les falsifications « marketing » des chiffres de l’emploi (et autres indicateurs économiques) n’est pas l’apanage des USA, elle concerne aussi l’UE et notamment la France : si on fouille les statistiques de la DARES et qu’on les croise avec celles de l’INSEE, on s’aperçoit que les chiffres du Pôle-Emploi sont largement trafiquées : on a au moins 12 millions de chômeurs chez nous et au moins un million de gens qui travaillent et qui n’ont pas de logement.

      • Voici copie d’un mail de décembre 2018 que j’ai envoyé à des amis suite au visionnage d’une interview d’Olivier Delamarche sur les statistiques du chômage aux US et en UE :
        « Voici des chiffres du chômage de 2015 pour l’Espagne, l’Italie, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne : cela va de 13 à 35 % de la population active.
        Le Royaume-Uni qui n’a pas l’Euro est presque à égalité avec l’Allemagne (16 vs 13 %). Cela montre que l’Euro ne rend pas plus riche et/ou n’aide pas à créer des emplois, bien au contraire.
        L’Italie et l’Espagne souffrent avec un peu plus du double (34 %). Cette statistiques énorme et inquiétante des pays de l’Europe du sud peut expliquer le rejet du modèle ultra-libéral de l’Union Européenne, actuellement en Italie et la tentative de sécession de la Catalogne en Espagne. Ne parlons pas de la Grèce dont la situation économique et sociale est plus que dramatique.
        Rapportés au PIB, ces chiffres montrent que c’est la France la plus mal lotie avec environ 22 % de la population active au chômage, ce qui peut indiquer en grande partie le mouvement des Gilets Jaunes : la solidarité familiale ne suffit plus à équilibrer les fins de mois -déjà difficiles- avec autant de personnes inactives dans le cercle familial, avec en plus la peur de l’avenir que cela engendre pour les générations les plus jeunes aussi bien dans les classes sociales les moins favorisées que dans les classes moyennes qui se sont sévèrement appauvries elles-aussi.
        Ces chiffres datant d’une analyse de 2015, il convient de les augmenter légèrement pour avoir quelque chose de plus représentatif en 2018, puisque l’actuel gouvernement, probablement désespéré de trouver une solution à l’emploi, a décidé peu après le début de sa mandature, de ne plus publier de statistiques officielles mensuelles sur le sujet (statistiques qui -on l’aura compris- sont mensongères).
        La réaction de Macron au jeune chômeur en visite à l’Elysée le 15 septembre dernier (quelque chose dans le genre : « je traverse la rue et je vous trouve du boulot ») nous indique quelle est la perception de cette réalité sociologique par les élites dirigeantes françaises depuis plusieurs décennies.

  2. j’ai commencé à lire.. et quand arrive le chapitre sur le rachat par les sociétés de leurs propres actions, j’ai arrêté tout de suite, visiblement ce type n’y comprend rien
    bref, … de l’antiaméricanisme primaire, on aime ou pas

      • Béchade et Delamarche exact et Gave et Berruyer également 🙂
        Excellentes références theuric , on voit que vous suivez de près l’actualité économique et financière et que vous êtes un peu « éconoclaste », voire « économiste atterré » comme moi par moments 🙂

    • Hmmm…cette affirmation sent la bêtise à plein nez.
      Une boîte qui rachète ses propres actions va réduire son capital social et réduire sa trésorerie. A court terme, cette stratégie financière va booster le cours de l’action, l’entreprise se substituant aux actionnaires extérieurs qui ne veulent plus investir dans l’entreprise (signe que les choses vont mal).
      Pire encore, en tapant dans ses capitaux propres, l’entreprise qui rachète ses actions va flinguer ses capacités à investir, notamment dans l’innovation.
      En cas de turbulences violentes, l’entreprise va se retrouver à court de trésorerie et risque la faillite. Le cash dans le business, c’est en effet le nerf de la guerre.
      Bref, cette technique est à l’opposé des principes de base du capitalisme.
      Et vous vous permettez de dire que ce principe stupide anti-capitaliste est de l’anti-américanisme primaire ?
      Désolé, mais ce genre d’affirmation péremptoire vous fait passer pour un idiot congénital. A votre décharge, j’espère que vous nous gratifierez d’une explication un peu plus détaillée.

  3. Ce n’est pas tant que les chiffres du chômage soient faux mais qu’ils sont tronqués.
    L’époque se prête aux errements de toutes sortes et, en effet, nier l’existence des massacres, des camps de concentrations et d’exterminations nazis lors de la seconde guerre mondiale, à l’endroit des peuples slaves, des juifs, des noirs et des tziganes, est infiniment plus qu’une absurdité, une faute intellectuelle lourde, un égarement idéologique débile.
    Il est en effet tout à fait possible de considérer que ce qu’est devenu le sionisme, qui n’est après tout qu’un mouvement politique, comme étant profondément stupide, tout en comprenant les réalités historiques dans leurs rigueurs (réalités historique quand les faits sont clairs et avérés comme c’est le cas ici).
    En revanche, ce qui a été décrit en matière d’économie est de la représentation la plus proche de la réalité qu’il m’ait été donné de lire.
    Et, en effet, la situation étasunienne, en cela, ne peut qu’être que catastrophique en raison des instabilités économiques qui y ont prévalues depuis de très longues décennies, débutées bien avant la présidence de Reagan, quand bien même Mr. Trump fait tout pour réindustrialiser son pays et, ce, à n’importe quel prix, la situation y était si précaire que les débuts ne peuvent pas être prometteurs, ceci d’autant plus qu’il doit en même temps lutter contre des forces adverses extrêmement puissantes, celles dites de l’état profond.
    Comme quoi il est possible pour chacun de se leurrer sur un point et décrire une réalité d’un autre.
    Nous nous retrouverons à devoir faire face, en effet, à un effondrement économique de grande ampleur en raison des aberrations économiques qui furent progressivement mises en place, comme décrit dans ce billet, non pas il y a vingt ans mais bien plutôt débutées depuis les années 70, soit il y a au moins quarante longues années suivant les pays, la désindexation du dollar sur l’or n’y étant sûrement pas pour rien.
    Cette désindustrialisation de l’occident au profit de pays aux émoluments toujours bien moindre pour que ce soit revendu dans ce même Occident, appauvrit pas la fuite de ses industries, ceci doublée de la monté en puissance des crédits de toutes sortes, accompagnées d’une hyper-production monétaire quasiment sans contrôle, ne peut que mener à terme à une explosion de ce système que l’on peut facilement qualifier de maléfique.
    Il est possible, je le pense, de penser les effets que cette catastrophe engendrera, différents suivant les pays, le tout s’agissant de définir au mieux ce vers quoi cela mènera pour chacun d’entre-eux.
    L’union-Européenne, totalement verrouillée, institutionnellement, politiquement et idéologiquement, ne peut évidemment pas y survivre, la Grande-Bretagne, qui entame son brexit, sera la nation, avec la suisse peu assujettie à l’U.E. qui en souffriront le moins.
    En France, la première année sera naturellement la plus difficile, le travail qu’il y aura à accomplir y est dantesque, de même ordre qu’à la suite d’une guerre de grande violence, hormis d’une population qui n’aura pas besoin de chercher un logis, en revanche, entre la remise en état des infrastructures du pays laissées à l’abandon, la reconstitution d’une agriculture en déclin et d’une réindustrialisation à marche forcée, sans compter une jeunesse formée, pour une bonne proportion, en des métiers de petite importance, comme il peut en être du commercial, ce sera, je l’ai dit, un travail dantesque.
    Il est à remarquer qu’en ce moment il y a le début d’un délitement de certaines parties de la société, dans les banques notamment, quand dans le même temps une attention de chacun envers son prochain s’accroit et qu’une jeune intelligentsia, intelligente et inventive, non plus vraiment balbutiante, émerge.
    L’Allemagne, par contre, pourrait se voir disparaître et la Grèce renaître.
    Quand aux U.S.A., sa situation catastrophique me laisse à penser que de ne disparaître qu’en tant qu’empire serait, pour Monsieur Trump, un exploit pour lequel moult historiens futurs porteront bien des louanges.

  4. Nous vivons une époque formidable, pour l’observateur s’entend.
    Quand, dans les années 70 à 80, le communiste parti en U.R.S.S. revenait en France en disant que là-bas la situation y était catastrophique, il était catalogué comme étant anti- communiste et anti-soviétique primaire, viré illico presto du P.C.F., ses bons camarades lui tournant le dos.
    Là où ça devient grandement amusant c’est que la même expression puisse être, aujourd’hui, employé pour qui montre les immenses déséquilibres qui ont lieu sur le sol étasunien.
    J’ai émis l’hypothèse que l’U.R.S.S. et les U.S.A. furent les miroirs inversés de chacun et que leur effondrement, à près de trente ans d’intervalle, fonctionne sur un registre similaire, c’est pourquoi j’ai relevé ce terme d’anti-américanisme primaire.
    D’autres faits me montrent que plus qu’une hypothèse, c’est en réalité une théorie qui, en tant que telle, ne peut qu’avoir son propre caractère prédictif.
    Ainsi est-il saillant que l’Union-Européenne a de nombreux traits semblables à l’Union-Soviétique, ne serait-ce que sa base constitutive triplement verrouillée, comme j’ai pu le conter plus haut.
    Mais, me diriez-vous, pourquoi parler des semblances entre l’U.R.S.S. et les U.S.A. puis de bifurquer vers la structure de l’U.E.?
    Tout simplement parce qu’il s’agit d’un miroir inversé et que la structure de l’U.E., colonie des U.S.A. et construite par elle, se pose comme similaire à l’U.R.S.S. tout comme, en ce cas, les U.S.A. ne peut que prendre une forme ressemblante à ce que furent les pays du pacte de Varsovie (bien que je n’en aie aucune preuve).
    C’est pourquoi j’affirme que si Mr. Trump parvient à conserver son pays en tant que tel, sans qu’il ne se fractionne, se sera l’une des plus grande prouesse historique.
    Il se dit que dans les bases U.S., s’égrainant partout dans le monde, des mercenaires remplacent les troupes régulières, ma foi, à quoi cela pourrait-il bien servir?

    • Mon cher theuric, nous savons que vous n’avez pas eu la chance d’acquérir une instruction sanctionnée par des diplômes de l’enseignement supérieur. En attendant, grâce à votre capacité à apprendre par vous-même, je constate qu’en économie, en sociologie et en sciences politiques, vous dépassez de mille coudées bien des gens cultivés qui interviennent sur ce blog.
      Bravo, continuez 🙂

  5. Merci JH pour ce billet 🙂 .
    Paul Craig Roberts est une pointure. Ses analyses sont toujours factuelles, pertinentes et pédagogiques. Elles nous permettent d’élever notre niveau de conscience.
    La Maison Blanche sans des gens de son gabarit est devenue depuis une vingtaine d’années une Maison Noire. L’Elysée n’est guère mieux loti.

  6. L’état américain fournit gratuitement à ses patrons des employés et des cadres bien formés, des moyens de communication de haut niveau, et une armée de clients désireux d’acheter des produits « made in America ». Comme l’écrit PCR, leur manque de patriotisme et d’esprit de réciprocité les ont amené à délocaliser à tout va et à transformer des villes entières en friches industrielles vides. Ils continuent à vendre des produits « made in America » sans dire qu’ils sont produits en Chine, au Vietnam et au Bengladesh.
    On a la même chose en France. Par exemple, l’inénarrable Pierre Gattaz, ex-secrétaire général du MEDEF et patron de Radiall, arborait un pin’s « 1 million d’emplois »…en échange de subventions d’état dont le CICE. Ces dernières n’ont pas crée l’ombre de la queue d’une cerise de ce million d’emplois. Plus fort, selon le site wikipedia consacré à Radiall : « Pierre Gattaz affecte une bonne partie des marges de Radiall réalisées en France à des filiales à l’étranger, ce qui a permis au groupe de réduire de 25 % à 3 % la part de ses impôts payés en France, permettant sur les 25 millions de bénéfices réalisés en 2015 de ne payer que 202 000 € d’impôts, tout en touchant 876 000 euros de crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), un million de crédit d’impôt recherche, et au moins 623 000 euros d’autres crédits d’impôt, le tout sans aucune contrepartie (l’entreprise n’ayant pas créé un seul emploi cette année-là) ».
    En attendant, ce cher Pierre Gattaz s’est offert dans le Lubéron un château de 2120 m2 habitables, 73 hectares de terrain dont 35 ha de vignes AOC. Les jardins ont été dessinés par Le Nôtre et ce domaine qui ne lui a coûté que 11 millions d’euros a été la propriété de Lady Hamlyn, une aristocrate anglaise qu projetait de le vendre à Steve Jobs, patron d’Apple, qui n’a pas vécu assez longtemps pour en faire l’acquisition.
    Inutile de dire que ce bon Pierre Gattaz -qui est très peu patriote surtout quand il s’agit de payer ses impôts- a été décoré par l’Etat français puisqu’il est Chevalier de la Légion d’Honneur et Officier de l’Ordre National du Mérite.
    Le patriotisme, l’amour de son pays donc, est décidément une denrée rare, surtout chez ceux qui en profitent le plus… 🙂

    • Ce qui me rassérène c’est leur sottise: ils ne pourrons qu’être balayés par l’effondrement qui vient en raison même de leurs stupides turpitudes.
      Gattaz, homme vouté tel un bossu ne montre aucune superbe, non pas que je critique son physique mais observe sa personnalité au travers de sa manière de se porter et celle-ci montre une sorte de vide.
      Quand à Mr. Roux, la première fois que je l’ai vu à la télé je croyais que c’était un clochard, et je n’écris pas ça pour me moquer mais ce fut ma réelle réaction.
      Au M.E.D.E.F., la guerre entre les américanolâtres, Mme. maréchal (nom prédestiné), et les germanolâtres, Mme. Le Pen a débuté ( https://www.lexpress.fr/actualite/politique/le-medef-annule-la-table-ronde-avec-marion-marechal-a-son-universite-d-ete_2086717.html ).
      Le complexe brouillard conceptuel dedans lequel ils nous ont englué se diluera en raison même de cette lutte à mort.
      Même le P.C.F., qui sera sous peu contraint à une radicalité France-quitte en faisant un programme de sortie de l’U.E. sans article 50, en retirera quelques avantages électoraux, sauf s’il continue à vouloir absolument réformer l’union.
      Le reste des partis politiques officiels seront eux balayés.

      • Roux de Bézieux est né avec une cuillère en argent dans la bouche, soit, et n’a eu aucun mal à intégrer L’Oréal à sa sortie de l’école, probablement par piston comme tous mes camarades de promo d’école d’ingénieur dont les parents habitaient le 16ème arrondissement de Paris (des gens qui se retrouvent propulsés VP -vice président- des fois moins de 5 ans après être sorti de l’école). C’est ce qu’on appelle la lutte des classes supérieures…LOL.
        En attendant, Roux de Bézieux a fait comme moi deux ans de service militaire (moi dans l’artillerie de marine et lui dans les commandos de marine). On peut donc dire qu’il a plus la fibre patriotique et plus d’éthique que pas mal de ses prédécesseurs. Et honnêtement, c’est une bonne chose pour le patron des patrons et son organisation faisandée que j’ai fréquenté à quelques occasions (le terme « faisandée » faisant référence aux incompétents pistonnés qu’on y envoie pour terminer leur carrière comme c’est souvent le cas dans les syndicats professionnels hexagonaux, qu’ils soient de gauche ou de droite).
        En ce qui concerne les partis politiques français, ils sont en effet aujourd’hui presque tous à l’agonie pour ce qui est des plus gros et des plus anciens. Hollande a zigouillé le PS et Sarko a sévèrement ruiné l’ex-RPR et les quelques nullards de service qui lui ont succédé ont fini ce travail de sape dont a bénéficié l’inénarrable Macron.
        Le PCF, je n’ose même pas en parler tellement ce parti est devenu inexistant. C’est dommage car malgré une ligne politique bien pourrie (l’idéologie stalinienne), c’était la seule organisation politique où les militants s’instruisaient en lisant et en débattant, ce qui permettait à de nombreux ouvriers peu instruits d’acquérir une grande culture générale et de nouvelles compétences…je parle des années 50 à 80 qui sont définitivement révolues. 🙂

      • Je vous fais confiance au sujet de Roux, mais cela veut dire qu’il n’y aurait pas deux partis au sein du M.D.E.F. mais trois, bien que suivant mon idée il peut y avoir une alliance de circonstance entre les patriotes et les américanolâtres.
        Quand au parti communiste, j’avais découvert qu’il était composé des ouvriéristes, mon père, et des intellectuels, mon oncle.
        Ce dernier m’avait fait visité et apprécié tous les musées se trouvant sur le pourtour de Nice, c’est là que j’avais compris cette différence essentielle.
        Il existe le P.R.C.F. qui essaie de perpétrer ce mouvement, mais je crains que la monté multiforme de l’anarchisme ne vienne balayer cette tentative de résurrection.

  7. Les chiffres du chômage américain sont accessibles sur un des sites indiqués par PCR : http://www.shadowstats.com/alternate_data/unemployment-charts
    On a 3 courbes inspirées des stats du BLS (voir site Investopedia pour la définition des modèles) :
    – la courbe rouge (basée sur le modèle U3 du BLS qui écrase le chômage artificiellement et qui a été mis en place sous l’administration Reagan) : 3.6 % à fin mai 2019;
    – la courbe grise (modèle U6 du BLS) qui ajoute à la précédente des travailleurs à temps partiel et des chômeurs découragés depuis moins de 6 moins qui « ne pointent plus » : 7.1 % de chômeurs à fin mai 2019;
    – la courbe bleue qui réintègre aux stats du BLS toutes les personnes sorties des stats depuis 1994 et qui indique un taux de chômage de 21.1 % à fin mai 2019.
    Il est dommage que l »accès aux stats détaillées soit payant (175 USD par an) sur ce site. On peut regarder à la place l’interview d’Olivier Delamarche ci-dessus qui a fait ce travail de collecte et de retraitement de données. On voit comment en faisant du « cherry picking », on passe de 21 % à 3 % de chômeurs.
    A noter : le fisc américain possède toutes les données réelles sur le chômage (du fait du prélèvement à la source) mais ne les communique pas de façon intentionnelle. On comprend en regardant les données retraitées pourquoi le fisc ne souhaite pas partager sa réalité chiffrée : éviter de créer un choc, voire une panique dans la population américaine qui croit encore qu’elle vit dans le pays le plus prospère du monde.
    Conclusion : montrer la réalité, ce n’est pas faire de l’anti-américanisme primaire, c’est juste utiliser une approche rigoureuse de la réalité. Le plus rigolo dans ces histoires de tripatouillages de chiffres, c’est que les nations occidentales ouvertes qui font la promotion du néo-libéralisme pratiquent aujourd’hui les mêmes techniques de propagande que l’ex-URSS.

  8. Un « expert » pense que la transition énergétique va ruiner la Russie :
    « Une nouvelle réalité énergétique globale est en train d’émerger. L’ère des hydrocarbures … touche à sa fin .

    Nous sommes maintenant entrés dans l’ère de la source d’énergie renouvelable , dans laquelle de l’électricité sans émission est générée par des entrées quasi illimitées …

    La Fédération de Russie , … 40% des revenues sont tirés des fossiles … doit «s’adapter ou mourir» au cours des 15 à 20 prochaines années .

    l’ Allemagne , …, a déjà déclaré que les achats de gaz russe commenceraient à diminuer après 10 ans, conformément à son programme national de transformation énergétique . La politique dite Energiewende vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) d’environ 40% d’ici 2020, de 55% d’ici 2030 et jusqu’à 95% en 2050 par rapport aux niveaux de 1990. »
    https://www.forbes.com/sites/arielcohen/2019/06/27/will-russia-survive-the-coming-energy-transition/

    Comment « pense » cet expert pour sortir un article ?
    Il choisi une situation, un scénario (d’objectif politique ou autre), fait une projection extrême et constate le résultat. C’est un exercice très simple puisque les alternatives à chaque étape n’existent pas. Il peut même répéter autant de fois que nécessaire pour arriver au résultat espéré.
    Dans ce cas, la Russie n’a pas besoin d’avoir la « menace » des renouvelables pour réfléchir à son avenir « fossile ». La simple irruption d’une crise économique mondiale arriverait au même résultat. Et les alternatives existent à tout niveau, même que la Russie peut vendre de l’électricité à l’Allemagne pour lui permettre de réussir sa Enregiewende.

    • La Russie a choisi une politique énergétique globale judicieuse en développant la surrégénération, technologie lamentablement abandonnée en France par l’administration Jospin sous la pression des Verts. La surrégénération est l’avenir de la production d’énergie électrique. Exemple : la France dispose d’un stock d’uranium 238 suffisant pour produire de l’électricité par surrégénération pendant 2000 ans en se basant sur la consommation actuelle pour un coût qui sera à terme bien inférieur à celui du kWh actuel d’origine nucléaire (PWR). L’Allemagne est condamnée à revenir au nucléaire si elle veut respecter son engagement de réduction des émissions de carbone, le Magazine Forbes écrit n’importe quoi !

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