Nouvelles des EPR de par le monde

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Alors que le second EPR chinois sur le site de Taishan a atteint la phase critique de la divergence neutronique, en d’autres termes que la fission de l’uranium 235 enrichi à 5 % s’auto-entretient en produisant de la chaleur, qu’en est-il des autres EPR ? Le réacteur EPR 1 du même site chinois dont la construction avait débuté en 2009 avait atteint le même stade le 6 juin 2018 et a été connecté au réseau trois semaines plus tard. La certification finale fut accordée le 13 décembre de la même année. En ce qui concerne l’EPR finlandais d’Olkiluoto, le combustible est en cours de chargement et il devrait être connecté au réseau électrique à la fin du mois d’octobre de cette année 2019. Son exploitation commerciale certifiée est prévue pour janvier 2020.

Venons-en à l’EPR franco-français puisque cette technologie a été développée en France avec la collaboration du groupe allemand Siemens. L’EPR de Flamanville est toujours en « construction », celle-ci débuta en décembre 2007. Toujours en construction signifie qu’il reste 6 soudures au niveau du circuit primaire de vapeur à réparer car elle sont considérées comme défectueuses par l’ASN, le « gendarme du nucléaire » français. L’EPR français ne sera probablement pas connecté au réseau avant la fin de l’année 2022 !

Il aura donc fallu au mieux 15 ans pour que l’EPR finlandais soit connecté au réseau, La construction des deux EPR chinois débuta respectivement en 2009 et 2010 et le premier à être connecté au réseau le fut 9 ans plus tard. Il en sera de même pour l’unité 2 du site de Taishan. Quand à l’EPR de Flamanville, au mieux, il sera connecté au réseau 15 ans après la première coulée de béton, comme l’EPR finlandais. Les dirigeants d’EDF, qui ne sont pas maîtres d’oeuvre en Chine, n’ont cessé de répéter qu’il faut toujours beaucoup de temps pour atteindre le stade du fonctionnement commercial d’un prototype. Il ne faut pas se moquer des observateurs. Le fait est que les Chinois sont plus efficaces que les Français ou les Européens d’une manière générale et ils en ont fait une brillante démonstration à Taishan.

Inutile d’insister sur les coûts que représentent les retards successifs qu’il serait fastidieux d’examiner ici dans le détail. Il faut retenir pour se faire une idée des capitaux engagés dans la construction de ces monstres que le coût global estimé pour un réacteur EPR britannique sur le site d’Hinckley Point C avoisinera les 10 milliards d’euros et sera environ le double de celui d’un réacteur Chinois sur le site de Taishan. Je tiens le pari que le prochain EPR construit en France le sera par une entreprise chinoise …

19 réflexions au sujet de « Nouvelles des EPR de par le monde »

  1. Bonjour
    Une hypothèse parmi d’autres pour expliquer la différence d’efficacité des équipes Française et Chinoise : peut être que les exigences de sécurité (au niveau du chantier et/ou au niveau de l’exploitation ) sont moins drastiques en Chine qu’en France ?
    Ceci dit , si c’est bien le cas , doit on en conclure que les chinois sont exagérément insouciants (irresponsables ) ou que les Français sont exagérément timorés (paranoïaques) ?
    Cordialement !

    • C’est une bonne question, mais seule Gaîa connait la réponse…
      Plus sérieusement, j’ai cru comprendre, mais j’ai un esprit sans doute très mal placé, que le directeurs/délégué de l’ASN était un écolo anti-nuke convaincu, ce qui ne manquerait pas de sel (radioactif).

  2. Tant que l’on tiendra pour des demi-dieux omniscient et que tous voudront ressembler à ces êtres stupides, primitifs et ignares que l’on appelle les oligarques, pour la seule raison de leur richesse monétaire, ainsi que que de lorgner avec envie de l’autre coté de l’Atlantique, en direction de l’ultime empire en pleine décadence, nous ne serons pas capable d’une efficacité quelconque.
    Le problème des personnes et des peuples intelligents provient de quand ils se pensent plus sots que des crétins.
    La bêtise est comme une pandémie, elle se partage.

  3. Les Chinois ont une capacité assez extraordinaire en matière de mise à disposition des ressources humaines nécessaires à la réalisation d’un gros projet dans des temps impartis. Ils adaptent en permanence les ressources aux besoins ( avec embauche de milliers de personnes en supplément si il le faut, augmentation durée du travail etc…). La rigidité du système Francais ( et dans une moindre meure européen) induit un manque de compétitivité et pas seulement dans le nucléaire. Pourtant, il y a des millions de gens inoccupés en Europe mais peut être plus assez de gens qualifiés / formés motivés. En effet, pourquoi travailler davantage vu la pression fiscale? La nouvelle génération de gens performants l’a compris et n’est plus prête à travailler 80 H/semaine pour se voir montrer du doigt ( salaud de riche) et spolier par l’état. Au delà de 40 H/semaine la logique voudrait au contraire de payer de plus en plus cher les heures supplémentaires ( en net d’impôts bien sûr). On en est loin.L’état s’interesse plus aux assistés chroniques, aux  » victimes « , aux loosers , aux feignants …. qu’aux modèles de performance.

    • Mon avis (que je ne partage qu’avec moi-même) est que autant en Finlande qu’à Flamanville l’expertise français a pratiquement disparu : la dernière installation fut celle de Chooz B dont le chantier débuta en 1993 et connecté au réseau en 2000. En 25 ans une grande partie de cette expertise a disparu. Ce n’est pas le cas de la Chine : 46 réacteurs opérationnels (sans compter les 2 EPR de Taishan) et 11 en construction et les projets foisonnent puisque la Chine doit, pour des raisons de politique intérieure (pollution, coûts), diminuer sa dépendance du charbon.

      • En tant qu’ancien ingénieur EDF R&D, je confirme. Toute l’organisation pointilleuse qui avait servi à la construction des 58 tranches en à peu près 25 ans a été détruite, pour se mettre en conformité avec l’UE nous disait-on. Résultat, en 15 ans, EDF a été incapable de mettre en service un seul EPR.
        D’autre part de nombreux ingénieurs de l’ancienne structure d’EDF sont partis travailler en Chine, au début pour aider à y construire des centrales ancien modèle, puis EPR. Des ingénieurs de centrales au charbon sont aussi partis en Chine. On voit le résultat …

    • Le groupe EIFFAGE a été capable de construire cette merveille d’ingénierie qu’est le viaduc de Millau avec la rigidité du système français. Les touristes étrangers -et notamment américains qui viennent le visiter- nous montrent sa contribution à l’aura des grandes réalisations hexagonales. Il est donc possible de réaliser de tels ouvrages avec des contraintes propres à la France, dans des délais serrés et selon un budget prédéfini. Son exploitation a l’air de bien se passer, contrairement à celle du tunnel sous la Manche à son démarrage. Les retards de l’EPR de Flamanville sont donc à rechercher ailleurs : compétences spécifiques, qualité du management, qualité de la conception, implication parasite des pouvoirs politiques, retards liés aux interférences judiciaires avec les associations écologistes, etc.

  4. Tous en tant qu’ingénieurs et scientifiques le savez, pour résoudre un problème il faut commencer à l’étudier puis choisir la meilleurs option, voire, sinon, suivant le cas, la moins mauvaise.
    Dans la société, où se trouve le problème, quelles en sont ses spécificités, où cela a-t-il divergé et pourquoi puisqu’il s’agit sûrement de bases sous-jacentes, que faut-il faire pour réparer le système social du pays, quelle en seront les difficultés, quel en sera le coût, non pas seulement monétaire, en combien de temps cela peut-il s’effectuer, avec qui et comment?
    Voilà les questions que nous devrions tous nous posé, mais vous, en raison de vos formations et de votre expérience, vous pouvez y porter des réponses au plus juste.
    Nous ne faisons pas seulement face à une crise économique, ce que nous vivons va bien plus au-delà de cela, elle est d’ordre anthropologique et ne concerne pas seulement la France ni même l’Europe mais quasiment toutes les nations.
    Pourquoi?
    Une crise de cette ampleur atteint nécessairement les structures politiques du pays, ce qui est largement visible.
    Pourquoi?
    Quelle-est donc la spécificité de l’Union-européenne pour que les autres pays la composant se retrouve, bon an mal an dans une situation analogue?
    Certains d’entre-vous s’ennuient à la retraite, quand en fait, je vais vous dire, au vu du travail qu’il y a en tout cela à accomplir, vous en avez pour bien des décennies.
    Moi, je l’ai déjà dit, je n’ai qu’un C.A.P. comme bagage, je fais ce que je peux et je peux peu.
    Il faut réunir tout un tas de connaissances et d’informations sur le plus de sujets possibles, en faire un tout cohérent, percevoir vers où cela va nous mener en partant de la situation actuelle, puis voir ce qu’il est possible de faire pour que notre futur se passe au mieux, et peut-être même au moins pire.
    A votre avis, si l’économie mondiale s’effondre d’un coup, combien y aura-t-il de mort, rien qu’en France, par le seul manque de médicament?
    Voyez-vous le type de question que je me pose, et je suis seul, terriblement seul pour me les poser et ai un pauvre blog pour les y déposer, ne connaissant même pas combien de lecteur je peux avoir.
    Alors, de grâce, messieurs-dame les scientifiques et autres ingénieurs qui lirez ces lignes, il n’est plus que temps que vous vous bougiez le cul!

  5. L’accumulation des dysfonctionnements dans tous les corps de métiers- y compris le management- aboutit à une facture énorme sur ce projet d’EPR à Flamanville.
    Avec la désindustrialisation, il y a eu progressivement une perte sèche de savoir-faire (les ouvriers spécialisés, techniciens et ingénieurs sont soit en retraite soit au cimetière). Des métiers du travail des métaux comme la chaudronnerie, l’ajustage, le fraisage, la carrosserie, la soudure industrielle spécialisée etc… ont disparu avec l’arrivée du numérique et la concurrence des pays de l’est puis des pays asiatiques à partir des années 90. Même pour trouver un plombier qui sait cintrer des tuyaux à la main et faire des soudures propres qui tiennent longtemps, c’est devenu difficile chez nous.
    Ce problème de perte de savoir faire des métiers manuels ne concerne pas que la France.
    On a le même problème aux USA. Par exemple, les ingénieurs américains d’aujourd’hui ne savent plus reconstruire à l’identique les moteurs de fusées Rocketdyne F1 des années 60 lors qu’ils disposent des plans de construction de l’époque. Il leur manque tout simplement le tour de main des anciens quand il s’agit de « chaudronner », d’ajuster, et de souder. Voir ce petit reportage de 5 minutes sur le sujet :

    Il ne s’agit donc pas d’un problème franco-français comme les écologistes aiment à présenter le sujet de façon alarmiste. Les Russes et les Chinois savent encore travailler à l’ancienne…mais pour combien de temps encore ?

    • Cher Camembert,
      Si vous saviez combien je vous remercie d’appuyer ce que je tente en vain de montrer.
      Tous les systèmes d’automations ont ceci de particulier qu’ils utilisent une importante quantité d’énergie (c’est pourquoi je ne crois pas aux monnaies électroniques) et, quoi qu’il se dise et se fantasme, la main de l’homme est et sera toujours l’outil indispensable tant que les machines ne pourront pas utiliser une énergie peu chère et abondante et tant qu’elles n’auront pas atteinte un niveau d’excellence tel qu’il sera possible de fabriquer ce que nous ne savons plus façonner aujourd’hui.
      L’autre défaut provient de ce qu’aux ingénieurs leurs furent préférés les financiers de toutes sortes pour diriger une entreprise qui, eux, ne peuvent pas comprendre la nécessité de la qualité pour pouvoir vendre au mieux.
      Ces deux défauts provenant de la masse idéologique qui embourbe autant les sociétés que les esprits de chacun et dont le nom communément admis est: néolibéralisme, qui est, à mon sens, la résultante d’une perte importante de la raison, donc de la capacité de penser et dès lors de concevoir les choses autant dans l’espace que dans le temps.
      Cette grave perte de savoirs-faire est, vous avez tout à fait raison de le souligner, non pas un phénomène français ou européen mais bien plutôt mondial.
      Nous vivons en ce moment dans un rêve chimérique où ce qui est conté est plus important que la réalité des faits, il est fortement à craindre que ce rêve ne se change sous peu en véritable cauchemar, je n’ai fais que d’en effleurer le sujet dans mon commentaire précédent.
      Si, par hasard, vous alliez visiter mon blog, vous y verriez qu’au fil des années je n’ai fait qu’égrainer la longue liste des difficultés qui nous attendent et, au pire, dès que le dollar et les U.S.A. auront disparu (que l’on m’explique comment ils pourraient survivre) et sans armement atomique, je pense que de la moitié aux deux tiers de la population mondiale disparaîtra inéluctablement.
      Je ne suis pas un catastrophiste ni apocalyptique, j’observe le monde tel qu’il est et en déduis un certain nombre de phénomènes que je projette dans le futur en ayant à l’esprit qu’un processus de rupture se met en place, c’est à dire un basculement rapide des sociétés humaines d’un état en un autre, ce que, il me semble, les scientifiques appellent une transition de phase.
      Merci encore.

      • @theuric : de rien, je ne fais que constater des choses évidentes.
        Les gens oublient souvent que les ingénieurs et techniciens supérieurs ne sont pas grand chose sans le coup de patte des ouvriers spécialisés avec de l’expérience.
        Sergueï, un copain ingénieur électro-mécanicien moldave qui s’est établi à son compte en France m’a expliqué qu’il a été formé du temps de l’URSS et qu’il savait ajuster, travailler une carrosserie à la main et faire tout type de soudure vu que c’était une obligation dans les écoles russes.
        Chez les russes, la théorie c’est obligatoire, à condition de savoir bricoler de ses mains et de trouver des systèmes D à l’arrache quand on n’a pas de budget. Du coup, aujourd’hui, dès qu’on a un problème de chauffage ou de plomberie sérieux, surtout sur de vieilles installations avec des radiateurs en fonte et des tuyaux en acier, on fait appel à lui, on sait que le boulot sera fait nickel pour pas cher (scénario classique : on appelle le jeune plombier-chauffagiste du coin qui va tout benner pour mettre du cuivre et des radiateurs en ferraille bas de gamme avec une facture salée en oubliant de dire que le mix cuivre/acier provoque des courants induits et qu’on aura de graves problèmes de corrosion à terme). Des exemples comme ça, il y en a à la pelle.
        Sur un plan plus industriel, on peut citer le bazar que General Electric est en train de faire de la fusion avec Alstom et que d’ici 10 ans, on ne saura plus faire de turbines en France.
        On ira les acheter en Chine ou en Russie, je suppose 🙂

      • Dix ans c’est long, très long même en ce moment.
        Le système économique monétariste est à bout de souffle, il ne tient plus que par les hyper-productions monétaires, la crainte plus ou moins consciente que le premier qui commencera à questionner la valeur véritable des monnaies foutra tout en l’air et la transformation de l’économie réelle en économie virtuelle ou monétariste, c’est la même chose, via le remboursement des intérêts des crédits contractés qui ne seront, pour la plupart, jamais entièrement remboursés.
        C’est pourquoi le nombre de pays qui font des réserves d’or explose, que ce soient les banques centrales, les oligarques les moins c. sots et les gens, sauf en Union-Européenne, cherchez l’erreur.
        Si vous avez quelques sous devant vous, faites une petite provision de pièces d’or, ce sera le plus facile à échanger.
        Les deux seules monnaies qui me paraissent ne pas avoir perdu de valeur par hyper-production, de ce que j’en ai compris, ce sont la couronne islandaise et le rouble, peut-être une ou deux autres, qui sait.
        Pour l’effondrement du système je n’avais envisagé qu’un seul scenario, celui de son arrêt rapide à cause d’une faillite bancaire, celle de la Deutsche Bank, de B.N.P. Paribas ou de la Goldman Sachs par exemple, mais depuis la signature du traité d’Aix-La-Chapelle, un autre scenario est possible, celle de l’attaque d’une banque française ou allemande qui, ruinée, fera tomber les autres européennes puis, par effet de domino, fera s’arrêter progressivement l’économie-monde.
        J’avoue que ce deuxième scenario aurait ma préférence, les quelques mois de sursis nous permettraient un renouvellement gouvernemental plus apaisé et un début de réorganisation du pays.
        J’ai exploré plein de pistes, certaines ont de la valeur, d’autres sûrement beaucoup moins.
        J’ai saisi que pour comprendre ce qu’il se passera au niveau économique il faut écarter toutes les complexités seulement utiles pour les professionnels et aller droit à l’essentiel, par exemple, un monnaie trop produite pour une richesse donnée d’un pays émetteur perdra mécaniquement de la valeur, ce qui génère une inflation égale à cette surproduction là où cette monnaie circule, dans les bourses par exemple, c’est pourquoi elles grimpent toutes jusqu’au ciel.
        D’autres trucs sont plus amusants, la géostratégie, par exemple, où il suffit de prendre une carte du monde pour, par mer et par terre, comprendre les points sensibles, les chinois excellent à ce jeu.
        Enfin, vous voyez quoi, j’ai bossé, son origine vient d’une question toute bête que je m’était posé un jour: en quoi ce qui était raconté dans les médiats est-il faux en matière économique.
        La réponse me vint par une évidence logique que j’ai déjà évoqué ici: faire quitter les usines en Occident pour faire fabriqué là où les salaires sont de plus en plus bas pour le revendre là où ces usines ont fermé mène, à un moment ou à un autre, à ce que plus personne ne peut acheter ce qui est fabriqué.
        C’est pourquoi je suis sûr et certain que le système cessera de fonctionner et que plus nous attendons, pire sera l’état de délabrement de l’économie réelle.
        Et le pire dans tout cela, c’est que très rares sont ceux qui en parlent, et de ça je peux vous affirmer que même si j’en cherche des explications, cela m’intrigue toujours autant.
        Pourtant c’est bête comme tout et autant visible comme le nez au milieu du visage.
        Je crois que jusqu’à la fin de ma vie je ne comprendrai jamais çà.

  6. Il y a quelques années, dans un discours à l’Académie française, Jacqueline de Romilly avait dénoncé le divorce entre enseignement et éducation, divorce au profit de l’éducation. Un constat qui vaut autant pour l’Europe que pour l’Amérique.
    Les jeunes qui sortent de l’école maîtrisent de moins en moins les savoirs essentiels. Le système scolaire produit des analphabètes diplômés. Quelle importance qu’ils ne sachent ni écrire, ni compter et ni raisonner si leurs ordinateurs font le travail à leur place ?

  7. Donc, ils auraient dû commencer à se faire la main sur un petit projet.
    Eiffage a fait le viaduc de Millau, mais ils ont l’expérience d’entretenir des centaines d’ouvrages bien plus petits.
    Quel est le plus difficile ? Le problème d’échelle ou l’expérience qui vous permet de connaître toutes les inconnues, même celles qu’on ignore ? (Cf « Unknown unknown »).

    L’EPR sur plan était garantie, pourquoi faire petit ? Effet Dunning Kruger à fond…

  8.  » Le coût global estimé pour un EPR britannique avoisinera les 10 milliards d’euros « .
    Avec ces 10 milliards, investis dans des éoliennes, quel serait le retour sur investissement ?
    Combien d’éoliennes construites ? Quelle quantité d’énergie produites ? L’intermittence serait à prendre en compte, évidemment ! Bilan carbone, avec, bien sûr, les centrales thermiques en appui, pour compenser ladite intermittence, Le coût global et environnemental de la construction au recyclage. Les infrastructures, le réseau parallèle de transport d’électricité ( afin d’éviter la surcharge sur le réseau actuel ). L’impact sur l’avifaune ( …..encore que si ces éoliennes étaient construites à l’abri du vent, elles ne tourneraient plus, protégeant ainsi les oiseaux ! — cette dernière option n’est pas idiote, puisque, de toute façon, l’énergie intermittente produite, ne servirait à rien ! ). La liste n’est pas exhaustive !
    Alors même 10 milliards dépensés pour un EPR, est probablement beaucoup plus rentable que ces moulins à vent qu’Alphonse Daudet lui-même renierait !
    Climatiquement vôtre. JEAN

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