Clitoridienne ou vaginale ? Telle est là la question …

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L’idée m’est venue d’écrire ce billet assez décapant pour les âmes sensibles en conversant par courrier électronique interposé avec une amie vivant en France alors que je réside dans une contrée ensoleillée à près de 3500 kilomètres de celle où se trouve celle-ci. J’ai écrit ce billet avant de partir pour Tokyo et j’hésitais beaucoup à le mettre en ligne. Je me suis enfin décidé …

Nous conversions donc très librement de sexualité, de plaisir sexuel tant masculin que féminin, rien de plus naturel puisque le sexe, il faut le reconnaître, se trouve au centre des préoccupations presque quotidiennes de tout un chacun. Tous ceux qui nient cet état de fait de l’homme (et de la femme) d’aujourd’hui sont tout simplement des « faux-culs » comme disaient Brassens, Gainsbourg ou encore Desproges et aussi, il ne faut pas l’oublier l’inoubliable Pierre Perret, des personnages qui ont malheureusement disparu du paysage médiatique contemporain bien-pensant et qui parlaient de sexe sans trop de retenue.

Aujourd’hui être conforme aux usages consiste à parler de mouvements féministes, de LGBT, d’égalité des genres, mais l’aspect fondamental de la sexualité qui diffère entre femmes et hommes en raison de leurs natures génétiques et biologiques différentes est tout simplement ignoré car pour ces idéologues reconnaître cette différence introduirait une sorte de discrimination « genrée ». Donc après plusieurs semaines de réflexions au sujet de l’opportunité de mettre ce billet en ligne j’ai fini par me décider, tant pis pour les âmes sensibles, et je m’excuse auprès d’elles (les âmes sensibles) par avance puisque ma démonstration a voulu que je me trouve acteur dans cette histoire comme vous allez le découvrir.

Cette amie entra dans le vif du sujet en entamant, donc, une conversation relative au plaisir sexuel de la femme. Vaste sujet abordé plutôt par des hommes que par des femmes, ce qui est d’ailleurs surprenant : comme si les hommes s’étaient arrogé le privilège ou le droit d’avoir mis au grand jour le mystère de l’orgasme féminin à la suite de doctes conclusions. Je ne parlerai même pas de Sigmund Freud qui était fondamentalement un pervers sexuel refoulé méprisant profondément les femmes. Pour lui une femme libertine était une hystérique qu’il fallait traiter dans un établissement spécialisé. J’ai toujours adoré les femmes libertines qui aiment le plaisir, pour moi ce sont des femmes normales qui se sont affranchies de la pression moralisatrice issue essentiellement des préceptes religieux qui ont muselé générations après générations l’ensemble de nos sociétés occidentales.

L’évolution moderne dans la perception de la sexualité est devenue une caricature que pour ma part je considère comme une déviance insupportable. Pour ne citer qu’un exemple, si la disponibilité en hormones sexuelles de synthèse n’existait pas il n’y aurait pas de transsexuels. Par ailleurs l’homosexualité masculine ou féminine a toujours existé ainsi que le contrôle des naissances. Je n’éprouve rien contre la pilule ou les homosexuels et les homosexuelles, à un tout petit détail près : quand deux jolies filles me disent d’aller voir ailleurs, maintenant plus beaucoup parce que je ne suis plus – et de très loin – un jeune premier comme Macron, je trouve (je trouvais) que c’était à pleurer de douleur. Quant à avoir une relation avec un homme cela contreviendrait à ma nature fondamentalement hétérosexuelle.

Revenons donc à la distinction entre les vaginales et les clitoridiennes, objet de cette conversation électronique avec cette amie française qui se qualifie elle-même de libertine. Quand je lui écrivis qu’à mon humble avis il n’y avait pas de femmes dites « vaginales » elle fut à moitié surprise et je lui demandais de me décrire ses propres arguments. Elle reconnut que finalement son vagin ne jouait qu’un rôle insignifiant dans son plaisir et qu’à ses copines qui lui demandaient pourquoi elle leur répondait que pour elle c’était son clitoris et « tout son clitoris » qui était important. Excellente remarque qui ne passa pas inaperçue pour moi, vieux briscard trousseur de jupons compulsif durant les décennies passées. Elle mentionna donc « tout son clitoris » et me fit remarquer que l’éducation sexuelle que les enseignants des écoles dispensent (comme si les parents ne pouvaient pas prendre en charge l’éducation sexuelle de leurs enfants, c’est à pleurer aussi) ne mentionnaient pas que la partie visible de cet organe du plaisir de la femme ne représente qu’à peine 5 % de ce dernier. Cette amie libertine avait découvert qu’elle pouvait avoir du plaisir avec la partie cachée de son clitoris et qu’elle en avait pris conscience, par conséquent elle entretenait à dessein auprès de ses copines cette ambiguïté.

Alors pourquoi, à mon humble avis, les femmes dites « vaginales » n’existent pas. Je pourrais dire que le récit très personnel et vécu qui va suivre est « une étude de cas » comme se plaisent à le dire les médecins et là j’entre dans le vif du sujet de ce billet qui risque de choquer mes lectrices et mes lecteurs puritains mais je m’en moque.

Je fis la connaissance il y a bien des années d’une riche veuve esseulée d’à peu près mon âge et elle s’était persuadée que je serais l’homme qui lui procurerait enfin le plaisir (sexuel) tant attendu depuis son enfance. Il est vrai qu’elle s’était empressée, une fois devenue veuve, de trouver l’amant idéal quoi qu’il puisse arriver. Je fis donc ce qu’il fallait faire comme « préliminaires » et ce que les lesbiennes connaissent parfaitement. Le mot préliminaire me rappelle le magnifique film de Robert Mulligan « A Summer 42 » avec l’irrésistible Jennifer O’Neill (illustration) … Je découvris que cette belle femme n’avait pas de clitoris. La toute petite partie externe de cet organe spcifique du plaisir féminin était dans son cas totalement dissimulée par la convergence de ses petites lèvres. Il était invisible, insensible et inaccessible, tout simplement.

Ma tâche se révélait maintenant ardue. J’introduisis alors le brûleur dans la chaudière, une expression qui n’est pas de mon fait mais dont j’aimerais retrouver l’origine – je crois que je l’ai entendue dans un film – et rien, aucune réaction. Mon expérience relativement bien documentée des relations sexuelles réussies me fit comprendre qu’il fallait stimuler la partie interne et invisible du clitoris de cette femme franchement handicapée par la nature, la pauvre … Je me livrais donc à un exercice particulier que m’avait enseigné une de mes anciennes conquêtes consistant à rester totalement immobile et à contracter mon attribut viril toutes les cinq à dix secondes, en quelque sorte en guise de préliminaires … C’est carrément épuisant surtout quand il faut tenir le choc pendant un quart d’heure et … Oh miracle ! pourraient dire certains ou certaines, ma nouvelle partenaire vécut d’un seul coup et sans prévenir un gigantesque orgasme, le premier de sa vie, tellement intense que j’eus peur qu’elle ait une syncope, orgasme qui dura, je n’avais pas de chronomètre à mon poignet, au bas mot deux minutes, un raz de marée de plaisir.

Ceci prouve que la supposée sensibilité de l’entrée du vagin s’explique par la présence de la partie interne du clitoris qui entoure cette dernière et qu’une femme peut atteindre son plaisir par ce subterfuge. Je pense tout particulièrement à toutes ces malheureuses qui ont subi de par le monde une excision rituelle. Cette histoire est entièrement vraie et je souhaite à mes lectrices d’en prendre bien note. Pour moi qui ne suis pas écolo(giste) j’ai été interpellé par ce site : https://www.neonmag.fr/eco-orgasme-peut-on-baiser-bio-469736.html : c’est un peu n’importe quoi …

9 réflexions au sujet de « Clitoridienne ou vaginale ? Telle est là la question … »

  1. Effectivement, la taille du clitoris reconstitué en 3D par une chercheuse française montre que l’objet fait une dizaine de centimètres et relie le capuchon clitoridien à la face antérieure du vagin, d’où la zone du point G qu’on stimule sans effort avec un index et un majeur.
    Si on sait jouer avec ces zones et qu’on stimule en plus la zone anale très richement innervée, on peut faire monter madame très haut.
    J’ai rencontré des femmes très peu vaginales et d’autres peu clitoridiennes, mais dans l’ensemble c’est très rare. A la base, je dirais que toute femme est d’abord et avant tout clitoridienne.
    Le pire étant celles qui sont presque anorgasmiques et qui ont besoin d’une pénétration surhumaine interminable pour prendre leur pied (j’en connais une qui a besoin d’une
    pénétration d’une heure sans s’arrêter, c’est largement au-delà de mes forces et son ex-mari prenait de la cocaïne pour y arriver…je pense qu’on est là dans le pathologique).

  2. Je ne me sens pas gêné par le discours de Jacques-Henry, discours infiniment édulcoré qui n’aurait dérangé personne à la fin des années 60…je n’ai pas oublié « 69, année érotique » de Gainsbourg ou les « Les valseuses » de Bertrand Blier…qu’est-ce que la vie était simple et détendue à cette époque 🙂
    Aujourd’hui, les sourires sont infiniment plus gênés quand on parle de cul, on doit être sexuellement correct sinon on a vite fait de se faire accuser de perversité, de pédophilie ou de harcèlement sexuel quand on admire le beau cul d’une gonzesse…ah c’est vrai, mille excuses, une nana a défrayé la chronique parce qu’un chauffeur de bus de Paris ne l’a pas acceptée parce qu’elle avait une jupe ras-la-touffe…une directive de la Mairie de Paris vis-à-vis des chauffeurs de bus je suppose ? Ou un chauffeur coincé du cul ou religieux qui a peur de provoquer une émeute dans son bus parce qu’une nana se sent mieux en jupe qu’en pantalon ? Allez donc savoir !
    En 68, ça n’aurait gêné personne. Bien au contraire.
    A cette époque, les hommes aimaient dire aux femmes qu’elles étaient bandantes sans risquer la taule. Une nana se faisait belle; pas pour enfiler des perles mais pour être désirable et faire bander le plus de mecs possible. Une salope était considérée par définition comme une nana ayant plus de libido que son gonze.
    Par contre, de nos jours, par le truchement d’une véritable perversité de nos valeurs sociales, on en est arrivé à mettre en avant des goûts LGBT qui ne provoquent aucune réaction négative.
    Du coup, vouloir baiser un mec quand on est mec, on peut en parler tant qu’on veut, c’est « open bar » et c’est en plus dépénalisé, sans risque judiciaire et très à la mode.
    Est-on en train du coup de nous préparer une génération de mecs refoulés du chibre incapables de baiser une nana et de perpétuer l’espèce ?
    Allez-donc savoir mais ça m’inquiète un peu quand même 🙂

    • « Ou un chauffeur coincé du cul ou religieux qui a peur de provoquer une émeute dans son bus parce qu’une nana se sent mieux en jupe qu’en pantalon ? Allez donc savoir ! »
      La RATP est gangrenée par les islamistes. Il y a déjà eu des cas de chauffeurs refusant de conduire des bus conduits auparavant par des femmes

  3. Une femme libertine est une femme qui risque de vous transmettre une MST (lesquelles ne datent pas des années 1980) et dont vous pouvez raisonnablement douter que les enfants qu’elle prétend vôtres le soient bien. A mon humble avis, et sous toutes réserves, les religions n’ont fait que reprendre ces préoccupations qui, pour masculines qu’elles sont, ont leur importance.

    • Peut-être bien mais je me suis fantastiquement amusé avec des femmes qui aimaient le plaisir ! Y compris des femmes mariées. Comme disait très justement Brassens : « ne crachez pas sur la femme adultère » …
      En ce qui concerne les enfant adultérins les statistiques montrent que 10 % des enfants de couples stables sont des enfants adultérins quels que soient les milieux sociaux. Donc tout va bien !

  4. Certaines religions ou ethnies ont été au bout de la démarche pour limiter le plaisir sexuel en pratiquant des mutilations génitales ( excision, circonsicion) et ce, sur des enfants, donc sans consentement . Et tout ceci est finalement accepté par nos Juges qui ne trouvent pas grand chose à y redire. La seule chose qui intéresse nos élites c’est les plaisirs déviants car c’est une façon de détruire notre civilisation.( déconstruire pour reprendre leur terminologie)

  5. Pour la cause du clitoris (celui qu’on découvre qu’au 21ème siècle), Jacques Henry décrit une expérience amoureuse d’une manière technique (trop?) pour la démonstration, il ne nous dit pas ce qui s’est passé avant et pendant pour que sa partenaire donne son corps en toute confiance, notamment sa partie la plus intime et la plus cachée (cunnilingus). L’acte sexuel n’est pas que sexuel, fait de techniques à n’en pas douter mais il est aussi sentimental, social (développement inégal face à l’aspect culturel de la sexualité et des sentiments) et politique (relation d’égale à égal) … et même un peu d’humour et de détente … en bref, une rencontre avec beaucoup d’affectif et de respect et une volonté très amicale de révéler son amie à son plaisir et le bonheur d’être un vrai homme, humble malgré ses connaissances et son expérience. Je pense qu’il a fallu un peu de tout çà pour cette révélation heureuse !!

  6.  » Je ne parlerai même pas de Sigmund Freud qui était fondamentalement un pervers sexuel refoulé méprisant profondément les femmes. Pour lui une femme libertine était une hystérique qu’il fallait traiter dans un établissement spécialisé.  » Vous ne semblez pas avoir tout compris des travaux de S. Freud !

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