Nouvelles du Japon : Pourquoi les chats sont exclus des maisons

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Au Japon le sol de la pièce servant de séjour et celui des chambres sont souvent pavés, si on peut dire les choses ainsi, de tatamis. Certes pour un Européen un tatami est le tapis souple sur lequel évoluent les judokas mais en réalité il s’agit d’un rectangle de 88 centimètres par 176 centimètres (rapport un sur deux) bordé de galons souvent ouvragés, fabriqué avec de la paille de riz tressée selon une tradition séculaire. Cette dimension sert à mesurer la superficie d’une pièce, un multiple de 1,6562 mètre carré au dixième de millimètre près … D’une manière générale les maisons sont construites selon des dimensions telles que celles des chambres et des pièces à vivre peuvent être recouvertes d’un nombre exact de tatamis sans découpe.

Ainsi dans les agences de vente ou de location d’habitations la dimension des pièces est spécifiée selon le nombre de tatamis et tout le monde comprend ce que cela veut dire … sauf les Européens naturellement. Alors pourquoi y a-t-il tant de chats dans les rues ? Tout simplement parce qu’ils sont interdits de séjour dans les maisons. Les chats ont la malencontreuse idée de « se faire les griffes » sur un peu n’importe quoi. Un tatami ne résisterait pas deux jours à ce genre de traitement … Le Japon est vraiment un pays à part ! L’époque moderne d’après-guerre a bouleversé les traditions japonaises mais beaucoup de personnes restent attachées à leur pièce à vivre « pavée » de tatamis. De nombreux restaurants offrent à leurs clients une salle spécialement recouverte de tatamis avec des tables basses pour déjeuner ou simplement boire un thé dans la plus pure tradition japonaise.

De cette tradition des tatamis découle une habitude typiquement japonaise bien qu’on la retrouve aussi dans d’autres pays d’Asie comme la Thaïlande : les chaussures sont bannies dans les maisons. On se déchausse quand on entre et il existe à l’entrée un espace spécial devant la porte d’entrée où on laisse ses chaussures. C’est l’une des raisons pour lesquelles les portes d’entrée s’ouvrent vers l’extérieur mais elle doit être rapprochée de l’autre raison. Quand les portes glissantes des anciennes maisons en bois ont été remplacées par des portes à paumelles l’ouverture vers l’extérieur permettait de s’échapper plus rapidement en cas d’incendie. Voilà une petite histoire de tatamis …

Hérodote n’avait pas rêvé …

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Il y a 2459 ans le grand historien grec Hérodote décrivit dans son ouvrage Historia les étranges bateaux qui naviguaient sur le Nil. Hérodote avait en effet visité l’Egypte et il fut particulièrement surpris par ces curieuses embarcations à fond plat et gouverne externe. Personne ne le crut : ces embarcations ne pouvaient pas exister telles qu’il les avait décrites, tout simplement. Hérodote insista en seulement une vingtaine de lignes de son ouvrage sur la technique utilisée pour construire la coque de ces bateaux appelés « baris » après une brève visite dans des chantiers navals. « Sur des membrures robustes ils insèrent des planches de deux coudées de large fixées avec des tenons. Puis ils assurent l’étanchéité entre les planches avec de l’étoupe faite de papyrus. Il y a un gouvernail qui traverse le haut de la quille. Le mât est en acacia et les voiles en papyrus tressé« .

Aucun archéologue ne crut le récit d’Hérodote jusqu’à la découverte dans les fonds marins près d’Aboukir des restes d’un de ces baris qui assuraient le commerce le long du Nil. Hérodote mentionnait de « longues cotes internes », en réalité les membrures. Les planches en acacia étaient maintenues ensemble par de longues nervures, certaines planches d’environ 2 mètres attachées aux nervures avec des chevilles. Le bateau pouvant atteindre une longueur de près de 30 mètres était dirigé par une gouverne solidaire d’une barre axiale traversant le haut de la coque.

Hérodote n’avait donc pas écrit n’importe quoi et la précision de sa description a stupéfait les archéologues car les restes de l’épave retrouvée dans la vase et de ce fait bien préservée ont parfaitement vérifié les affirmations du grand historien. Pour l’anecdote la cité engloutie de Thonis-Heraclion où les fouilles ont été effectuées se trouve à quelques centaines de mètres du rivage d’Aboukir.

Source et illustration : The Guardian

Brève : Notre-Dame de Paris

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L’incendie qui a failli détruire l’ensemble de l’édifice religieux, emblème de Paris, que constitue depuis plus de 800 ans Notre-Dame de Paris ne serait-il pas un signe prémonitoire de la chute de la République française corrompue jusque dans ses plus profondes racines ?

Il est grand temps que le système politique français change. Un changement en profondeur qui introduise une réelle séparation entre le pouvoir et la justice, une abolition des privilèges de la classe politique élue, l’interdiction aux fonctionnaires voulant accéder à des fonctions politiques de retourner ensuite dans leur corps d’origine, la mise en place d’un audit des finances publiques par des personnalités indépendantes, éventuellement étrangères, la refonte du système d’éducation, la réduction des pouvoirs de l’Etat, etc …

et enfin une nouvelle constitution qui a été taillée sur mesure par De Gaulle et pour lui qui fonctionnait parce qu’il était De Gaulle mais dont ses successeurs se sont servi pour leur propres profits. De Gaulle était un homme intègre, tous ses successeurs se sont avérés corrompus …

La charpente multi-centenaire de Notre-Dame s’est effondrée, il faut détruire la charpente de la République française telle qu’elle est devenue et reconstruire une nouvelle république ouverte au peuple avec l’introduction, entre autres nombreuses réformes, du suffrage à la proportionnelle et installer un système de gouvernance par le peuple avec des référendums à l’échelle locale, départementale et nationale. Si les politiciens au pouvoir aujourd’hui ne prennent pas conscience qu’il faut radicalement changer la République française alors leurs têtes se retrouveront exposées au peuple sur des piques …

Nouvelles du Japon : la baisse préoccupante de la natalité

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Même avec une immigration record le rythme du déclin de la population japonaise s’accélère …

Comme cela a déjà été signalé, la plus grande menace à long terme pour l’économie japonaise est une profusion d’hommes sans sexe – appelés « soshoku danshi », ou herbivores en langage moderne – qui s’intéressent davantage aux poupées animées et aux distributeurs automatiques de sous-vêtements féminins usagés qu’à leur propre vie dans la réalité avec des femmes qui vivent et qui respirent.

Mais bien que la société japonaise de plus en plus asexuée ait enregistré le taux de natalité le plus bas du monde développé, faisant passer le nombre de naissances vivantes à moins d’un million l’an dernier, le niveau le plus bas de l’histoire moderne, c’est le nombre croissant de décès qui est à l’origine de la décroissance de la population du Japon.

Selon le Financial Times, ceux qui sont nés au cours du baby-boom d’avant la Seconde Guerre mondiale, favorisé par le gouvernement impérial au cours de la période qui a précédé cette guerre, atteignent rapidement la fin de leur vie. Et le taux de mortalité dans le pays, qui a dépassé l’année dernière le nombre de naissances d’environ 430 000, devrait s’accélérer d’ici 2030.

« La raison pour laquelle la population japonaise est en train de chuter si rapidement n’est pas le faible taux de natalité, mais plutôt l’augmentation du nombre de décès« , a déclaré Akihiko Matsutani, professeur émérite en économie appliquée à l’Institut national de hautes études politiques.

Le Japon a connu une période de prospérité économique avant la seconde guerre mondiale en raison des pressions militaires pour augmenter le taux de natalité, a-t-il ajouté. « Ces personnes atteignent maintenant l’âge de la mort« , a déclaré le professeur Matsutani.

Même la décision du Premier ministre Shinzo Abe d’assouplir les restrictions sur l’immigration, sujet controversé au Japon, n’a pas suffi à compenser le nombre de décès : le Japon a enregistré un afflux net record de plus de 161 000 migrants durant l’année fiscale 2018-2019 qui s’est terminée le 31 mars, mais le rythme général de la baisse a encore atteint un nouveau sommet de moins 0,21% de la population.

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La décélération du rythme du déclin démographique a fait du Japon, autrefois un empire prospère et un puissant moteur économique mondial, le pays qui connaît le taux de déclin naturel de la population le plus élevé au monde. Certains pays européens, notamment la Bulgarie et la Roumanie, voient leur population décroître plus rapidement, mais cela est principalement dû à l’émigration. Le rythme auquel la population japonaise décroît a même dépassé celui du Venezuela, pays où la famine généralisée et l’effondrement de la société ont chassé des millions de personnes du pays au cours des cinq dernières années.

Depuis le début de la crise économique dévastatrice qui sévit actuellement au Venezuela, le Japon, pays prospère qui possède toujours la troisième économie mondiale, a perdu à peu près autant de monde. Tout comme aux États-Unis, où la migration de la population vers les centres urbains a entraîné une contraction de la population rurale, les changements démographiques au Japon frappent particulièrement les zones rurales. Dans certaines localités, telles que les préfectures septentrionales d’Aomori et d’Akita, la population diminue de 1% par an, laissant certains villages sans population de moins de 70 ans.

Même après 2030, alors que l’on s’attend à ce que le taux de déclin démographique se stabilise, la majorité de la génération la plus âgée étant déjà décédée, la croissance restera probablement négative en raison du faible taux de natalité. Et encore une fois, ces faibles taux de natalité sont dus au fait que la culture japonaise insiste considérablement sur la réussite économique et sur leur lieu de travail les hommes qui ne le réussissent pas ont tellement honte d’être jugés défavorablement qu’ils n’osent même plus courtiser une femme.

L’Institut national de recherche sur la population et la sécurité sociale prévoit que d’ici le milieu du siècle, le Japon perdra environ 900 000 personnes par an, soit environ la population d’Austin, au Texas. D’ici 2100, les projections suggèrent que la population du Japon diminuera pour atteindre 50 millions, son niveau d’il y a un siècle. En 2018, il y a eu 944 146 naissances jusqu’en octobre, contre 1 368 632 décès. À titre de comparaison, en 2011, il y a eu 1 073 663 naissances et 1 256 387 décès au cours de la même période.

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Cela a déclenché un vif débat sur le point de savoir si Abe, qui a assoupli les règles applicables aux travailleurs invités, entraînant une montée en flèche de la population née à l’étranger au Japon de 2,2 millions de personnes en 2018, également un record contemporain, devrait commencer à offrir une possibilité de résidence permanente aux travailleurs étrangers et de manière plus cruciale pour leurs familles, ce qui est appelé aussi « rapprochement familial ». Cela serait susceptible de combler les lacunes économiques qui pourraient peser sur les services sociaux du Japon dans les décennies à venir, alors que le pays peine à prendre soin de sa population de personnes âgées en expansion.

Bien sûr, si convaincre les jeunes hommes et femmes japonais d’avoir des rapports sexuels procréatifs n’était pas plus difficile que de le faire avec des pandas, des animaux notoirement désintéressés par les choses du sexe, le pays n’aurait pas ce problème. Même certains couples japonais n’ont pas de vie sexuelle alors que de plus en plus d’hommes s’adonnent à leurs loisirs, tandis que les femmes se consacrent davantage à leur travail. Le dernier baby-boom japonais a été stimulé par les pressions du gouvernement impérial. Mais à l’ère moderne, que peut faire le gouvernement pour changer une culture qui a rendu acceptable le statut d’ « herbivore »?

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Quelle est la solution? Interdire le porno hentaï et tentaculaire? Enlever leurs « oreillers Waifu? » (illustration). Ou peut-être que des niveaux élevés de soja dans leur alimentation, combinés aux relations sexuelles glacées de l’ère # MeToo, ont créé une population d’hommes ultra-féminisés qui ont peur de faire le premier pas?

Source : ZeroHedge, illustrations : Financial Times

Note. La population de l’Ukraine a chuté en raison de la fuite massive des habitants du Donbass vers la Russie. Les statistiques prennent également en compte le rattachement de la Crimée à la Fédération de Russie à la suite du référendum organisé par les habitants de la péninsule eux-mêmes, contrairement à ce qu’affirment les gouvernements et les médias occidentaux. Pou rappel lorsque la France a proposé à l’Archipel des Comores l’indépendance par référendum, l’île de Mayotte a refusé de quitter le giron de la République Française. Ce « détachement » de Mayotte du reste de l’archipel n’a jamais été reconnu par les Nations-Unies. La situation de la Crimée est strictement identique à celle de Mayotte. Que le gouvernement français fasse donc amende honorable et cesse de critiquer la Russie au sujet de la Crimée. 

La découverte de l’origine de l’acide sulfurique stratosphérique : une vraie saga

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Des études détaillées des carottes glaciaires tant du Groenland que de l’Antarctique ont indiqué la présence d’acide sulfurique dans l’atmosphère provenant d’éruptions volcaniques d’origine intertropicale pour celles qui coïncidaient au niveau de leur date. Ces travaux répertoriant tous ces évènements ne sont pas récents car ils datent de plusieurs années mais ils ont fait l’objet de nombreuses études ultérieures ayant permis de préciser l’effet des éruptions volcaniques majeures sur l’évolution des températures. Au cours des 1000 années passées de l’ère commune (après JC) il y eut trois éruptions volcaniques majeures ayant eu lieu dans la zone intertropicale puisqu’elles ont laissé leur empreinte sensiblement de la même amplitude tant dans les glaces du Groenland que de l’Antarctique. Il s’agit des éruptions cataclysmiques du Samalas en Indonésie, du Kuwae au Vanuatu et du Tambora également en Indonésie aux alentours respectivement de 1257, 1458 et 1815. Les dates 1257 et 1458 ont été déterminées par la chronologie glaciaire qui n’est exacte qu’à quelques années près compte tenu du tassement de la glace mais également des constantes remises en cause de cette datation. L’explosion du Kuwae a ainsi pu avoir lieu en 1452 ou 1453 et à ses effets sur le climat fut attribuée la chute de Constantinople.

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Ces éruptions ont propulsé dans l’atmosphère des oxydes de soufre, principalement du SO2, à des altitudes supérieures à 20000 mètres. L’éruption du Pinatubo a enfin permis il y a quelques dizaines d’années de bien explorer et comprendre quelle était l’incidence de ces émissions massives d’oxyde de soufre dans les hautes couches de l’atmosphère au niveau des températures relevées instrumentalement au sol. La présence d’aérosols (AOD = aerosol optical depth) a été reconstituée à partir des obervations relatives à l’éruption du Pinatubo et l’acide sulfurique (échelle de gauche) estimée à l’aide des analyses des carottes glaciaires. Une analyse isotopiques plus fine tant au niveau du soufre (teneur en S-33) que de l’oxygène (0-17) a confirmé la nature stratosphérique de l’acide sulfurique présent dans les carottes glaciaires. Les effets de ces très fortes éruptions sur le climat ont été bien répertoriés dans les chroniques passées. Lors d’une éruption volcanique de grande ampleur les températures chutent en moyenne de 1 degrés et le retour à la normale demande de 5 à 10 années. La perturbation isotopique fut particulièrement bien étudiée pour une éruption volcanique qui eut lieu aux alentour de l’année 566 de l’ère présente, et elle s’applique aux autres évènements volcaniques qui eurent lieu plus tard :

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La perturbation isotopique du SO2 est plus caractéristique encore en ce qui concerne l’oxygène-17 par rapport à la teneur moyenne. La seule explication qui puisse satisfaire ces observations est que la formation d’acide sulfurique ne peut avoir lieu que dans la stratosphère en présence de rayonnement UV intense et d’oxygène singulet coexistant avec l’ozone :

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Ceci constitue une sorte de vérification de la présence de ces « pluies acides » qui ne sont observées que lors d’éruptions volcaniques violentes expulsant de grandes quantités de SO2 dans la statosphère alors que les émissions de SO2 liées à l’activité humaine ne peuvent pas provoquer de pluies acides supposées dévastatrices pour les forêts et tant décriées par les écologistes.

Sources et illustrations : https://doi.org/10.1038/s41467-019-08357-0 et deux articles du Docteur Michael Sigl du Desert Research Institute à Reno, Nevada aimablement communiqués par le Docteur Elsa Gautier de l’Université de Grenoble ainsi que l’article cité en référence ci-dessus qui est chaleureusement remerciée ici.

Nouvelles du Japon : les prémonitions du Général Ishiwara Kanji

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Je suis plongé dans la lecture d’un livre passionnant que m’ envoyé un vieux copain qui est également un ami de Pierre Sevaistre, un Français ayant longtemps vécu au Japon, auteur de ce livre intitulé « Le Japon face au monde extérieur, une histoire revisitée » paru aux Editions Les Indes Savantes en 2017. L’auteur m’ayant dédicacé cet ouvrage, je pense qu’il ne me tiendra pas rigueur du fait que je cite un passage relatant les opinions incroyablement visionnaires de Ishiwara Kanji, en quelque sorte l’éminence grise de l’Empereur de l’ère Showa plus connu sous le nom de Hirohito. L’Empereur était devenu sous la pression des militaires chef suprême de l’armée japonaise, un long processus parfaitement bien décrit dans cet ouvrage.

Voici le passage relatif aux prises de position d’Ishiwara figurant à la page 144 de ce livre (illustration Wikipedia).

Ishiwara était un personnage tout à fait hors du commun, l’élite de l’élite comme aiment à le dire les Japonais, un intellectuel qui mettait en pratique ses théories. Il venait d’une famille samouraï du nord-est, c’est-à-dire du mauvais côté lors de la guerre du Boshin mais pour sa promotion à l’académie militaire impériale, la vingt et unième, cela n’était plus un problème. Comme beaucoup de ses congénères il pensait que le monde se dirigeait vers la guerre (on était en 1931) mais il allait plus loin que la plupart en prévoyant que cette guerre serait totale et finale et que c’était le destin du Japon à la tête d’un groupe asiatique incluant la Mandchourie, la Corée et la Chine de mener le monde et de lui imposer la paix impériale et l’essence nationale japonaise, le kokutai. Il y avait une base religieuse à cette idéologie puisque Ishiwara était bouddhiste de la secte Nichiren et que l’extension mondiale de cette croyance faisait aussi partie de son credo.

La création d’un Etat marionnette en Mandchourie était le premier pas afin de s’assurer les ressources nécessaires contre l’URSS. Il pensait que la Chine accepterait de se séparer de ce territoire qui était ethniquement différent et c’est pour cela que selon lui, l’armée japonaise ne devait pas aller plus au sud que la Grande Muraille. Avec le soutien des pays asiatiques, la guerre avec l’URSS pourrait durer des dizaines d’années et quant à celle contre l’Occident, et plus particulièrement contre l’Amérique, compte tenu de l’éloignement géographique, elle devrait attendre le développement de nouvelles armes, des bombes dont une seule pourrait détruire une ville entière, une précoce préfiguration de l’arme nucléaire, des avions capables de faire le tour du monde. Avec un mélange de prescience et de naïveté confondante, c’est l’homme qui a lancé son pays dans des opérations armées qui allaient le conduire de façon irrésistible à la guerre, même si c’était par le biais de chemins qu’il n’avait pas prévu.

Note. La guerre du Boshin (1869) fut une guerre civile qui opposa différents clans de samouraïs, les uns fidèles au Shogun d’Edo (ancien nom de Tokyo) et les autres proches de l’Empereur qui résidait à Kyoto. Cette guerre civile fut le point de départ de l’ère Meiji qui vit la fin des clans de samouraïs et pacifia et réunifia le Japon.

Le kokutai est une philosophie politique, culturelle et spirituelle qui englobe une série de notions dont celle d’une seule nation réunie autour de l’Empereur, garant de la morale nationale.

Nouvelles du Japon : le retour de la conduite à gauche dans les Ryukyu (préfecture d’Okinawa)

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Lorsque les Américains sous le commandement de Mac Arthur ont repris les Philippines que le Japon avait envahi au début de 1942 leur but était d’organiser une offensive à partir des Îles Ryukyu, un chapelet d’îles et îlots qui s’étend de Kyushu vers Taïwan, île chinoise qui avait été cédée au Japon lors de la première guerre sino-japonaise de la fin du XIXe siècle. L’île d’Ishigaki et les quelques autres îles situées à l’ouest se trouvent en effet très proches de Taïwan. Toutes les îles des Ryukyu furent restituées, comme celles des Bonin, au Japon en 1978. L’archipel des Mariannes n’a pas connu ce privilège d’un retour dans le giron japonais mais il est vrai qu’il avait été cédé à l’Amérique par l’Espagne à l’issue de la guerre hispano-américaine qui sévit à peu près au moment où le Japon attaquait la Chine. Un petit monument se trouve dans la ville d’Ishigaki et célèbre le retour de la conduite à gauche …

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Cependant les Américains sont toujours là de par leur présence militaire massive à Okinawa et le style de vie est encore fortement empreint de cette présence yankee passée. On boit de la « root beer », une boisson américaine épouvantable quant à son goût, que l’on trouve en vente dans des magasins où tout est made in USA. Ô tempora ô mores …

La « pilule » pour les hommes, bientôt …

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Depuis de nombreuses années les laboratoires pharmaceutiques investissent dans la recherche d’une pilule anticonceptionnelle pour les hommes. Par définition ce type de médicament doit stopper la spermatogenèse. La spermatogenèse est contrôlée par la testostérone ainsi que par la FSH d’origine hypophysaire (Follicle Stimulating Hormone) bien que ce dernier aspect ne soit pas clairement démontré. Le testicule maintient une forte concentration locale de testostérone qui joue un rôle essentiel dans la spermatogenèse. Trouver un antagoniste de cette hormone stéroïde au niveau de son récepteur devrait en théorie réduire voire totalement inhiber la spermatogenèse tout en maintenant un taux de testostérone circulant dans le sang satisfaisant.

L’OMS, après avoir réalisé une large étude au début des années 1990 relative aux moyens de contraception masculine, a encouragé la recherche dans le domaine des anticonceptionnels destinés à l’homme. En effet parmi les couples dont l’épouse n’utilise pas d’anticonceptionnels pour diverses raisons d’ordre médical il y a près de 40 % de grossesses non désirées et un infime mais non négligeable de grossesses avec stérilet. Les moyens de contraception masculine restent limités. Il s’agit de l’usage de préservatifs et le coït interrompu. Ces mêmes études de l’OMS ont indiqué que ces deux méthodes étaient très mal acceptées par les couples. La mise au point d’une « pilule » pour l’homme était donc opportune.

Les travaux de l’équipe du Docteur Christina Chang au Los Angeles Biomedical Research Institute de UCLA se sont focalisé sur un dérivé de la diméthandrolone (DMA, illustration), un stéroïde progestogène utilisé par certains hommes en raison de ses propriétés anabolisantes et antigonadotropiques. Ce stéroïde présente un effet hépatotoxique prononcé. Or pour inhiber totalement la spermatogenèse il est nécessaire d’utiliser de fortes doses bi-quotidiennes pour stopper totalement la spermatogenèse. Le produit finalement choisi en raison des faibles effets sur le foie est l’ester 17β-dodécylcarbonate (11β-MNTDC) qui peut être administré par voie orale. Un premier essai clinique durant 1 mois comprenant 12 hommes adultes en bonne santé a été organisé afin d’une part de tester les effets secondaires du produit à diverses doses biquotidiennes allant de 100 à 800 mg et d’autre part l’effet sur les taux circulants de gonadotropine et de testostérone.

Ce mini-essai clinique a permis de montrer que le 11β-MNTDC était bien toléré et qu’une dose de 800 mg par jour et par voie orale lors d’un repas serait suffisante pour réduire la spermatogenèse à un niveau proche de zéro. Ce dérivé traverse la barrière de protection protégeant le testicule comme il en existe une pour le cerveau et il est libéré après l’action d’une estérase pour se fixer sur le récepteur de la testostérone, fixation induisant cette inhibition de la spermatogenèse. Des essais cliniques en phase 2 devront préciser quel est le délai de traitement nécessaire pour atteindre une absence totale de spermatozoïdes.

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11β-MNT : analogue de la DMA avec un seul méthyl en position 11, DHT : dihydrotestostérone, AR : récepteur d’androgène, PR : récepteur de la progestérone. Les tests de fixation sur les récepteurs ont été réalisés sur une lignée cellulaire humaine établie à partie d’un adénocarcinome d’endomètre sur la base du déplacement d’une sonde fluorescente.

Source : J Clin Endocrinol Metab 104 : 629-638, 2019

Nouvelles du Japon. Les « Gilets jaunes » ont envahi les écoles primaires japonaises

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C’est une blague ! Mon petit-fils partant à l’école ce matin avec le cartable – le sien est noir – typique inspiré du paquetage de l’armée hollandaise et utilisé par tous les jeunes écoliers au Japon. Le jaune est la couleur du first grade qui correspond au CP en France. Prochains billets à la découverte d’Ishigaki Jima