Les couples qui programment leurs ébats intimes

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C’est un article du Guardian sous la plume de la journaliste Sirin Kale qui rapporte l’habitude de certains couples de programmer leurs relation sexuelles pour préserve l’étincelle du désir ou restaurer l’intimité mise à mal par des périodes de stress, de libido trop faible ou de fatigue. Pour un couple savoir que tel jour de la semaine ils feront l’amour est un outil permettant de maintenir la cohésion qui pourrait être érodée par la monotonie et l’habitude. C’est créer dans le couple la situation de l’attente d’un rendez-vous amoureux. D’autres couples peuvent décider d’avoir une relation sexuelle seulement deux fois par semaine. Ce n’est pourtant pas l’attitude adoptée par la majorité des ménages qui restent persuadés que la spontanéité du désir est au contraire appréciable ou que plus on a de rapports sexuels plus on forme un couple épanoui. Cet a priori a cependant été dénoncé par de nombreux auteurs dont le sexologue George Loewenstein de l’Université Carnegie Mellon aux USA en analysant le comportement sexuel de 70 couples stables. Le résultat global de cette étude est résumé dans ce petit graphique :

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L’optimum de satisfaction est atteint pour une fréquence de 8 rapports par mois … Programmer les relations sexuelles au sein d’un couple n’exclut naturellement pas la spontanéité du désir …

Petite anecdote. Alors que je passais quelques mois à Koh Chang, une île située au sud-est de la Thaïlande, quelques amis me proposèrent de les accompagner pour aller en bateau dans une des petites îles au sud de la grande île où se trouve un parc national marin. Je crois me souvenir qu’il s’agissait de Koh Wai que j’on rejoignait en bateau depuis le port de Bang Bao situé au sud de Koh Chang. Dans le groupe se trouvait une Québécoise dont l’époux avait pris un autre bateau pour aller faire de la plongée alors que nous n’allions qu’observer les poissons avec un masque et un tuba. Nous buvions des bière servie par la barmaid qui était en réalité un trans-genre et la conversation dériva sur le sexe. Cette Canadienne qui, comme toutes les Québécoises n’avait pas froid aux yeux, nous annonça avec un sérieux convaincant que pour maintenir la cohésion de son couple elle offrait une petite gâterie à son époux chaque mercredi soir (comprenez : une fellation) et comme il attendait ce jour avec impatience toute la semaine il était très prévenant et bon époux attentionné car le moindre écart de langage ou de comportement durant la semaine le privait de cette « gâterie ».

Sources : doi 10.1016/j.jebo.2015.04.021 et The Guardian

3 réflexions au sujet de « Les couples qui programment leurs ébats intimes »

  1. … En attendant les droits à procréer ou tout simplement à bai*ser (c’est pour bientôt ?)
    PS : origine du mot F.U.C.K (paraît-il) :
    Fornication Under Consentment of (The) King… mais c’était à la cour d’Angleterre, il y a plusieurs siècles !

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