Coût réel des programmes de transition énergétique

Une commission sénatoriale américaine a examiné à la loupe la proposition « Green New Deal » des Démocrates emmenés par « AOC » dont j’ai déjà mentionné les délires. Outre le fait que ce programme teinté de socialisme radical ne fait pas l’unanimité auprès des sénateurs démocrates, la présidente du Congrès à majorité démocrate (entendez socialiste) Nancy Pelosi a qualifié ce programme Green New Deal de « rêve vert » et n’envisage même pas un vote à ce sujet.

Le Sénat a évalué le coût que représenterait la mise en oeuvre de ce Green New Deal et il est arrivé à une conclusion étonnante. Ce programme est totalement déconnecté de la réalité. Comme la proposition en 66 points de Hulot en France le Green New Deal est dangereux, hors d’atteinte et conduira les politiciens pour sa mise en oeuvre à contrôler chaque citoyen, chaque communauté, chaque activité économique et chaque entreprise très étroitement. Ce Green New Deal est un copié-collé des propositions de Hulot ou inversement. Les Américains sont fondamentalement individualistes et jaloux de leurs libertés. Si un agent fédéral leur demande par exemple de soulever le capot de leur voiture et que, constatant qu’il y a un moteur à combustion interne diésel il mettra le propriétaire du véhicule en demeure d’acheter le plus rapidement possible une voiture électrique. Si un autre agent fédéral vient contrôler l’isolation thermique de la maison d’un citoyen américain lambda et que cette isolation n’est pas conforme aux règles du programme Green New Deal, celui-ci sera mis en demeure, sous peine d’une forte amende, d’effectuer la mise en conformité de son logement.

Les habitants du Kentucky, Etat à l’est du Mississipi le plus important producteur de bovins et dont l’une des activités industrielles est l’extraction du charbon, ne veulent pas entendre parler de ce Green New Deal. Obama, qui avait pourtant pris des mesures sévères pour décourager les entreprises productrices d’électricité d’utiliser du charbon considère que ce programme est irréalisable. Les citoyens américains se sont posé la même question que les Sénateurs : combien ça va me coûter ? La commission sénatoriale a publié ses résultats. Le « Green New Deal » coûtera pour sa mise en oeuvre sur dix ans la coquette somme de 93000 milliards de dollars soit 65000 dollars par foyer fiscal et par an.

Et pourtant la gauche et l’extrême-gauche des Représentants démocrates veulent que ce programme soit mis en place. En ce qui concerne le programme en 66 points de Hulot qui sera très probablement considéré par le gouvernement français et que les Français devront subir sans même être consultés, un simple interpolation basée sur le fait que la population française est de 64 millions d’habitants et celle des USA de 319 millions (source OCDE, 2014) le programme Green New Deal à la française coûtera 16300 milliards d’euros soit 11400 euros par foyer fiscal et par an sur la même période de 10 ans ! Autant dire que cette transition énergétique ne sera plus ni festive, ni citoyenne, ni solidaire, elle conduira tout simplement à la révolution …

Source : USA Today

10 réflexions au sujet de « Coût réel des programmes de transition énergétique »

  1. Pour les programmes qui contiennent x points, plus le nombre x est élevé et plus ça fait sérieux, même si c’est totalement bidon et improductif. Exemple : le contrôle technique automobile avec 133 points de contrôle, le rapport Attali-Macron de 2008 en 316 points, le Big-Bang fiscal de Hulot-Berger en 66 points, etc…
    Moi j’ai un programme écologique simple en 2 points + 1 option :
    – végétaliser le maximum de surfaces, notamment dans les villes (achats groupés au niveau national) pour créer des puits de carbone naturels et bon marché
    – mettre un filtre à charbon actif dans chaque pot d’échappement à chaque plein (achats groupés également) pour limiter les émissions polluantes sans pénaliser les automobilistes
    – option : pour l’isolation thermique des habitations, laisser faire les propriétaires à leur guise en fonction de leur ressources et de leurs intérêts personnels.
    Coût global de l’opération : moins de 50 € par an et par habitant, en prenant en compte les économies d’échelle.
    Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ?

  2. Vous avez résumé l’impasse dans laquelle on se trouve. Les solutions de Camembert sont intéressantes , j’en conviens mais ne suffiront pas c’est certain.

      • Premièrement prouver que le gaz carbonique présente bien des propriétés d’ « effet de serre » car c’est une théorie à laquelle encore aucune évidence scientifique n’a été apportée de manière irréfutable. Point barre !

      • Ça si j’avais les solutions radicales je vous les donnerais. Les puits de carbone, comme planter des arbres à très grande échelle est intéressant les chinois, africains et beaucoup d’autres le font et le feront. Améliorer la récupération de CO2 et surtout la transformation en quelque chose d’utile ( carburant, autre..). Puis améliorer les rendements des PV (concentration), production et stockage hydrogene dans regions et pays tres ensoleilles , diminuer le gâchis de la biomasse (brûler les ordures ou jeter les dechets verts), recuperation de chaleur, développement des biocarburants de 3e génération (algues ou autre), éolienne mer et hydroliennes, et toutes autres initiatives. Plus tard, peut être la fusion nucléaire. Enfin tout ce qui pourra éviter ce que j’ai déjà évoqué 2 ou 3 fois et qui commence à poindre dans les cerveaux de la Nasa et autres apprentis sorciers.
        Bonne soirée.

        https://www.slate.fr/story/174759/plan-completement-fou-refroidir-planete

  3. Je rajouterais personnellement 2 autres points faciles à mettre en oeuvre et qui ne coûtent rien :
    1 – Arrêter de subventionner les énergies renouvelables et attendre que ces technologies deviennent efficaces et rentables; en attendant, continuer le nucléaire qui a prouvé son efficacité énergétique et économique et sa totale sécurité en France. Coût vs budget = 0 (les économies permettront de financer des tranches supplémentaires et se retrouveront aussi dans la poche du consommateur).
    2 – Etablir un plan B au cas où le climat viendrait à devenir plus froid et détailler les moyens de s’en prémunir aux niveaux agricole, alimentaire et chauffage des particuliers. Coût vs budget = 0 (les fonctionnaires en charge sont déjà rémunérés).

  4. Dans une entreprise, les coûts : salaires, achats de matériaux et machines-outils, l’énergie consommée, la fabrication du produit, la publicité, le transport du produit fini, etc……sont compensés par la vente du produit. Les salariés, de leur côté, achètent éventuellement le produit de leur entreprise, mais aussi d’autres produits d’autres entreprises, payent des impôts qui peuvent servir, entre autres, à financer d’autres entreprises.
    Cest un cercle vertueux. Il y a un retour sur investissement !
    Dans l’entreprise : « changement climatique », il n’y a pas de retour sur investissement, car les coûts engendrés reviennent au climat (qui n’en a que faire) ; et, accessoirement, au sauvetage de la planète. L’argent est définitivement perdu pour l’économie ! Sans parler de l’impact désastreux sur l’environnement (éoliennes ; voitures électriques –de la construction à sa destruction et recyclage en passant par les problêmatiques liées aux batteries !).
    Soit on abandonne la transition énergéticologique, telle qu’on veut nous l’imposer, pour sauver la planète …..(de quoi au juste ?)
    Soit, on défend notre économie, en respectant au mieux notre environnement, en réduisant si possible les inégalités, Mais celà ne se fera qu’avec une économie saine !
    Malheureusement, c’est un point de vue que peu de gens partagent.
    Il faut sauver le climat, point barre ! Quelqu’en soit les conséquences. Nah !
    Climatiquement vôtre. JEAN

    • Ce n’est pas vraiment une découverte mais elle a le mérite de prendre en considération l’effet de la gravité sur l’atmosphère que tous les climatologues semblent avoir oublié. En effet la prise en compte du gradient adiabatique atmosphérique invalide la théorie de l’effet de serre puisque ce qui est à tort appelé effet de serre est une conséquence directe de ce gradient adiabatique.
      Relisez les billets de mon blog des 1 et 18 novembre 2014

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