Climat et taxe carbone : un curieux mélange prémédité par les puissances financières transnationales contraire aux évidences scientifiques.

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La fiction de l’origine humaine du réchauffement climatique date de la transposition erronée des conditions atmosphériques de la planète Vénus à la Terre. Ce fut James Hansen qui, le premier, fit cette erreur consistant à promouvoir un effet de serre du CO2. Comme la Terre Vénus est une planète tellurique environ 20 % plus petite. L’accélération de la pesanteur au sol est de 8,82 m/s2, ce qui est proche de celle de la Terre (9,81 m/s2). Par contre les atmosphères de Vénus et de la Terre ne peuvent pas être comparées. Celle de Vénus est constituée de 96,5 % de CO2 et la pression au sol, résultat de la gravitation de la planète sur cet atmosphère très dense, est de 92 bars, soit près de 10 fois plus que sur la Terre. En raison du gradient adiabatique (lapse rate en anglais, lire plus loin) la température à la surface de Vénus est de 462 degrés C. Il est important de comparer le gradient adiabatique de Vénus avec celui de la Terre. Ce gradient explique le refroidissement de l’atmosphère au fur et à mesure que l’on s’éloigne du sol. Il est de moins 10,5 degrés par kilomètre pour Vénus et de moins 9,8 degrés par kilomètre pour la Terre. Cette dernière valeur, en ce qui concerne la Terre, est théorique puisqu’elle ne tient pas compte de la présence de vapeur d’eau. Quand Hansen a rassemblé toutes ces données il a conclu que c’était parce que le CO2 était un gaz à effet de serre et qu’il piégeait l’énergie provenant du Soleil que la température au sol – de la planète Vénus – était aussi élevée en ignorant soigneusement le facteur induit par le gradient adiabatique. Voilà résumée succinctement la genèse de la théorie de l’effet de serre du CO2.

À la surface de la Terre la température varie grosso modo entre – 40 degrés aux pôles et + 40 au niveau de l’Equateur. Prétendre que la température « moyenne » de la Terre est de + 15 degrés environ est une erreur grossière : +40 + (-40) = 0. En premier lieu réaliser des moyennes de températures n’a aucune signification scientifique. En second lieu si on applique les lois de la thermodynamique au couple Soleil-Terre décrites en particulier par la loi de Stefan-Boltzmann la température de la Terre au sol devrait être (en moyenne) de – 18,8 °C si la Terre se comportait comme un corps noir parfait. Or ce n’est pas le cas puisque la température moyenne au sol est d’environ 15 degrés. De plus l’application de la loi de Stefan-Boltzmann à la Terre fait appel à trop d’approximations pour qu’elle puisse être appliquée. Alors cherchez l’erreur !

Elle provient du fait que dans tous ces calculs théoriques l’effet de la gravitation sur l’atmosphère a été tout simplement ignoré. Et pour bien insister sur ce point je vais donc me répéter ! Il existe un gradient de densité et donc un gradient de température au sein de l’atmosphère qui se traduit par une chute de la température au fur et à mesure que l’altitude croit.

Je voudrais ici insérer une très simple observation à ce sujet qui explique très clairement l’effet de la gravité sur ce gradient adiabatique. Qui n’a pas regonflé le pneu de son vélo avec une pompe en aluminium, un tube muni d’un piston. Quand on appuie sur le piston de la pompe on ressent tout de suite une élévation de la température du cylindre. On peut expliquer cet effet par l’action mécanique appliquée au piston. Pour le champ de gravité de la Terre exercé sur l’atmosphère c’est exactement la même situation : la gravité c’est l’effet de compression de l’air dans la pompe à vélo et la température augmente. Aussi simple que ça …

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Ce gradient adiabatique est d’environ 8 degrés par kilomètre comme cela a été mentionné plus haut et il dépend étroitement de la teneur atmosphérique en vapeur d’eau. Il explique en particulier la formation des nuages. Un autre effet direct de la présence de ce gradient est l’effet de foehn et comme les observations ont plus de valeur qu’un long discours je vais donc décrire le cas de la ville de Santa Cruz où je réside, à Tenerife. Cette ville bénéficie de cet effet de foehn lorsque les vents alizés froids et humides de nord-est viennent se bloquer sur le massif montagneux d’Anaga situé au nord de la ville. L’air humide monte et en se refroidissant (effet du gradient adiabatique) la vapeur d’eau se condense. La forêt dense appelée laurisylve recouvrant les montagnes – peut-être la plus vieille forêt primaire du monde puisqu’elle date d’au moins 7 millions d’années – est copieusement arrosée. L’air, débarrassé de sa vapeur d’eau – qui s’est condensée en pluie fine – et ayant franchi le sommet des montagnes, redescend par convection en raison de la légère dépression sur le versant sud de la montagne provoquée par le flux d’air des vents alizés et cet air se réchauffe alors sensiblement en se rapprochant du sol en raison, comme dans la pompe à vélo, de la gravité, tout simplement.

Alors depuis la fin des années 1970 la fiction de l’effet de serre du CO2 s’est répandue dans le monde entier et cette fiction est devenue progressivement une réalité, un dogme, qu’il n’est plus possible de nier sous l’impulsion de groupes écolo-gauchistes trop heureux d’avoir trouvé un prétexte pour justifier leurs idéologies malthusiennes en prenant ce supposé dérèglement du climat provoqué par l’activité humaine comme prétexte pour mettre dans la même brouette la protection des animaux et de l’environnement, le droit au respect des minorités, l’égalité des sexes, la nécessité de devenir végétarien et bien d’autres rubriques toutes aussi burlesques les unes que les autres.

L’ultime cause à défendre ou plutôt la première cause sur laquelle intervenir, basée cependant sur la fausse affirmation que le CO2 est à l’origine du mal, est de progressivement « décarboner » la planète pour « sauver » le climat et par conséquent pour sauver l’humanité. Les médias du monde entier ont relayé ces arguments de choc et de nombreux pays ont mis en place un enseignement dans les écoles pour dès le plus jeune âge formater la jeunesse à cette idéologie. Très vite les lobbys financiers et industriels ont compris qu’il y avait du très gros business adossable à cette nouvelle idéologie, maintenant que l’opinion publique est devenue réceptive, peut-être pas dans tous les pays mais au moins dans la plupart de ceux dits de l’OCDE. Beaucoup de gouvernements trainent encore les pieds pour encourager les industriels à faire leur révolution verte mais les activistes écolo-gauchistes en veulent toujours plus. Ici et là la population se rebiffe comme c’est le cas en France avec les « Gilets jaunes ». Le Président américain a quitté le traité de Paris sur le climat car il est soucieux de préserver l’économie chancelante d’Etats comme la Virginie de l’ouest dotée d’immenses réserves de charbon. Comme ces mêmes écolo-gauchistes sont toujours hantés par une phobie irrationnelle du nucléaire d’autres Etats américains comme la Californie ou encore le Vermont ont décidé de fermer des installations électro-nucléaires mettant en péril la production d’électricité alors que cette technologie n’utilise pas de combustible fossiles et par conséquent ne produit pas de CO2. Première victime de cette idéologie climatique la faillite de PG&E aussi monstrueuse que celle de Lehmans Brothers ! Pacific Gas and Electricity est la « utility » californienne de production et de distribution de l’électricité et du gaz, c’est l’équivalent d’EDF-GDF (Engie maintenant) en France, et sachant que le PIB de la Californie est pratiquement équivalent à celui de la France, il est facile de comprendre la monstruosité de cette faillite. Tous les Californiens vont payer et très cher y compris les « GAFA ».

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Maintenant que la population est idéologiquement bien préparée, du moins la jeunesse qui ne paie pas encore d’impôts – et c’est important de le mentionner – il restait à mettre en place un agenda pour concrétiser l’évolution vers une économie mondiale sans carbone. Dans ce but une déclaration co-signée par 27 Prix Nobel d’économie, qui comme chacun ne l’ignore pas sont aussi des spécialistes du climat, joints à tous les anciens gouverneurs de la FED et 15 conseillers économiques anciens ou récents du Président des Etats-Unis a été publiée dans le Wall Street Journal il y a quelques jours. Cette déclaration résume en cinq points l’agenda pour décarboner les USA et elle devrait s’appliquer à tous les autres pays : si c’est bien pour les USA c’est bien aussi pour le reste du monde, comme on va le découvrir … Voici donc cet agenda en 5 points dont la traduction a été trouvée sur le quotidien suisse-romand Le Temps l’accès au WSJ étant payant.

1. Une taxe carbone offre le moyen le moins coûteux de réduire les émissions de CO2 à l’échelle et à la vitesse nécessaire. En corrigeant un dysfonctionnement bien connu des marchés, une taxe carbone enverra un puissant signal, apte à mobiliser la main invisible du marché pour diriger les acteurs économiques vers un futur à bas carbone.

2. La taxe carbone devrait augmenter chaque année, jusqu’à ce que les objectifs de réduction d’émissions soient atteints. Ils doivent être neutres en termes de pression fiscale pour éviter de relancer le débat sur cette question. L’augmentation continue du prix du carbone encouragera les innovations technologiques et le développement des infrastructures. Elle permettra aussi la diffusion de produits et de services économes en carbone.

3. Une taxe carbone suffisamment robuste et en augmentation progressive remplacer les diverses réglementations sur le carbone, qui sont moins efficaces. En remplaçant les réglementations encombrantes par le signal du prix, elle promouvra la croissance économique et assurera la stabilité dont les entreprises ont besoin pour investir dans des solutions énergétiques propres.

4. pour éviter des fuites et protéger la compétitivité des Etats-Unis, un ajustement aux frontières doit être établi (il s’agit de taxer les produits importés de pays qui n’appliquent pas la taxe carbone). Un tel système permettra de renforcer la compétitivité de celles des entreprises américaines qui sont plus efficaces en matière d’utilisation de l’énergie que leurs concurrents étrangers. Ce système encouragera aussi les autres pays à adopter la taxe carbone.

5. Pour assurer l’équité et la viabilité politique de la taxe carbone, tous les revenus collectés devront être rendus aux citoyens sous la forme de versements forfaitaires égaux. La majorité des familles américaines, y compris les plus vulnérables, y gagneront en recevant plus sous la forme de « dividendes carbone » qu’elles ne paieront sous la forme d’augmentation des prix de l’énergie.

On croit rêver ! Qui connaît des financiers philanthropes refusant de réaliser des profits ? Qu’il lève le doigt ! Au final ce sont donc bien les entreprises et les consommateurs qui paieront et les organismes financiers et les Etats qui se serviront au passage. Il n’y a même pas besoin d’avoir fait des études poussées en économie pour comprendre ça, c’est du bon sens. L’ajout en caractères italiques est du fait du traducteur mais il est bien significatif. L’installation d’une taxe carbone, pour être opérante, devra être le fait de tous les pays sauf peut-être ceux qui ne font qu’exporter des denrées agricoles comme par exemple la Côte-d’Ivoire qui exporte du cacao, le cacao étant en fait du carbone immobilisé ou l’Indonésie qui exporte de l’huile de palme qui est aussi essentiellement du carbone immobilisé (des bienfaiteurs du climat !). En toute logique il faudrait rétrocéder des dividendes carbone à ces pays ! En conclusion l’instauration d’une taxe carbone universelle ne pourra être atteinte qu’avec une gouvernance mondiale autoritaire. Il aura fallu près de 40 depuis les affirmations mensongères de James Hansen pour que le monde financier réagisse pour son seul profit et accélérer la mise en place de cette gouvernance mondiale.

Suite de la « financiarisation du climat » dans un prochain billet.

Note. Au sujet du gradient adiabatique imposé à l’atmosphère par la gravité il est utile de relire le billet mis en ligne le premier novembre 2014 sur ce blog :

https://jacqueshenry.wordpress.com/2014/11/01/retour-sur-la-theorie-de-leffet-de-serre-atmospherique/

28 réflexions au sujet de « Climat et taxe carbone : un curieux mélange prémédité par les puissances financières transnationales contraire aux évidences scientifiques. »

  1. Excellent billet, merci 🙂
    Petite coquille de frappe au début sur Vénus : la pression étant de 92 bars, elle est donc presque 100 fois supérieure à celle de la Terre. Avec plus 400 °C de température de surface, et des nuages d’acide sulfurique, ce n’est clairement pas un endroit recommandé pour passer ses vacances. Mais pour griller des chipolatas et des merguez, c’est parfait.
    On peut rajouter aussi dans l’effet de foehn la chaleur de condensation de l’air humide en plus du gradient adiabatique.
    Cette histoire de taxe carbone est en effet d’une stupidité consternante, le cycle du carbone sur terre fonctionnant à merveille. La Terre n’a pas besoin qu’on la sauve, elle se débrouille très bien toute seule. Faire des moyennes de températures sur des zones d’altitudes différentes n’a également aucune signification physique du fait du gradient adiabatique et du fait que c’est tout bonnement interdit en thermodynamique (la température est une grandeur intensive).
    Le problème de fond, c’est l’ignorance et le manichéisme du grand public, dont abusent les politiques avec la complicité de certains scientifiques dévoyés.
    Pour l’anecdote, ça me rappelle la discussion que j’ai eue hier soir avec une personne qui a failli faire une crise d’apoplexie quand- alors qu’elle m’expliquait que tout ce qui touche au nucléaire est mal car dangereux- je lui ai dit que chaque étoile qu’elle voit, à commencer par le soleil, est un énorme réacteur nucléaire, et que sous nos pieds, le nucléaire nous permet d’avoir un noyau liquide et donc de la chaleur. Grâce au nucléaire, on a de la vie dans la zone habitable d’un soleil (et bien sûr la mort, si on se rapproche trop de notre étoile, ou si on s’en éloigne trop). Le nucléaire est quelque chose de naturel. Stupeur et grincement de dents…j’ai terminé le propos avec Marie Curie et les extractions qu’elle faisait avec de la pechblende. Matières fissiles = matières 100 % naturelles. Sa tête renvoyait un message du genre : « Mince alors ! On m’aurait menti à l’insu de mon plein gré ? ». Eh oui, tout n’est ni blanc ni noir, la nature est beaucoup plus subtile que les croyances qui proviennent de nos tout petits cerveaux.

    • PS : j’oubliais, dans l’agenda en 5 points pour « décarboner » les US, il est fait mention d’un principe cher à Adam Smith (un économiste écossais du 18ème siècle) qui s’appelle « la main invisible du marché » : ce principe veut que le marché se régule tout seul comme un grand (ce qui est évidemment faux, aucun marché ne s’auto-régule, à moins d’organiser cette régulation de l’extérieur ). Derrière ce vocabulaire (« main invisible »), on devine la vision quasi-chamanique, pour ne pas dire ésotérique et divinatoire, qu’on certains économistes de leur propre matière. On n’est franchement pas dans une approche scientifique des choses et c’est inquiétant quand c’est appliqué au climat et à l’économie qui est tout sauf une science dure.

      • Je pense que vous devriez rester dans votre domaine scientifique que vous maîtrisez à merveille.
        Pourquoi le marché ne pourrait-il pas s’auto-réguler comme de nombreux phénomènes naturels.
        C’est au contraire par des interventions extérieures de connivence et de lobbying que nous pouvons observer tous ces dysfonctionnements économiques et politiques.

      • Ecoutez c’est très simple : toute entreprise ne rêve que d’une chose, c’est d’avoir un monopole et de contrôler les prix du marché, donc d’augmenter ses profits et les dividendes à verser aux actionnaires. C’est ce que j’ai fait une bonne partie de ma vie en tant que cadre dirigeant dans le privé. Dans ces conditions, il n’existe aucune régulation naturelle basée sur le principe de libre concurrence non faussée qui est un conte pour enfant qu’on déballe dans les canards économiques pour faire rêver le bon peuple et les étudiants en business school. Vous m’expliquerez également comment le marché financier s’est auto-régulé en 2008 en pleine crise des subprimes et pourquoi il a fallu que les états cassent leur tirelire et les banques centrales fassent des QE à coups de milliers de milliards d’euros pour réparer les pots cassés. Vous m’expliquerez pourquoi il a fallu mettre en place en catastrophe Bale 2 et 3 à la suite pour vérifier que les banques ne fassent pas n’importe quoi avec l’argent des entreprises et des déposants. Je suis sûr que vos explications intéresseront beaucoup d’économistes peu enclins à gober des fantaisies comme celle de « la main invisible du marché » 🙂

      • Apparemment vous n’avez pas eu de cours d’économie, sinon vous sauriez que ce que les néolibéraux appellent aujourd’hui la « main invisible du marché d’Adam Smith », c’est le laisser-faire qui suppose la quasi-absence d’état au profit d’une minorité agissante au nom de la « liberté », d’où le terme de néo-« libéralisme » qui ne veut rien dire d’ailleurs en tant que tel.
        Mais vous avez raison, à l’origine, la doctrine libérale initiée par Smith n’a rien à voir avec une doctrine économique et financière. C’est ce que mentionne Charles Gave en expliquant qu’il ne faut pas confondre la théorie philosophique du libéralisme développée par Smith au 18ème siècle, en Ecosse puis au 19ème siècle en France et le libéralisme économique de Karl Popper de l’école autrichienne, puis du néolibéralisme promu par Reagan aux USA et Thatcher au Royaume-Un à partir des années 80. On est ainsi dans une optique de récupération idéologique par les économistes néo-libéraux de la pensée des philosophes libéraux, et quand on parle aujourd’hui de la main invisible du marché d’Adam Smith, on fait bien référence aux concepts du néolibéralisme actuel.
        Voir ici : https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-172659-si-la-main-dadam-smith-est-invisible-cest-parce-quelle-nexiste-pas-2106801.php
        PS : cela fait plusieurs fois que je vous reprends sur des points de détails sur lesquels vous réagissez en faisant une vague recherche sur Internet, et en faisant un copier-coller sur des URL que Google vous a pondu. Faites-moi plaisir, essayez à l’avenir de réfléchir par vous même, de creuser les choses sans sauter sur les premiers liens qu’un moteur de recherche vous propose comme si c’était parole d’évangile, et faites en sorte de formuler une critique construite comme je me donne la peine de le faire à chaque fois, en restant sur le thème du billet, au lieu de faire un copier-coller d’un lien Internet, ça me fera gagner du temps. Merci 🙂

  2. Vous me paraissez bien remonté en ce début de week-end particulièrement ensoleillé.
    Vous faites référence à votre parcours professionnel, j’ai moi-même commencé ma carrière au CNRS pour terminer dans la finance et j’ai la naïveté de penser que j’y ai rencontré une majorité d’honnêtes gens.
    Je reste en revanche beaucoup plus réservé sur le monde politique dont la recherche permanente du pouvoir conduit à la connivence économique et à la manipulation des peuples.
    Je pense que les dégâts occasionnés par des entreprises malhonnêtes ont moins de portée que ceux des politiques car n’oublions pas que ce sont les politiques qui font les lois et non les entreprises.
    La France poursuit son endettement de façon inconsidérée, jamais une entreprise ne pourrait agir de cette façon.
    S’agissant de la crise des surprimes de 2008, vous oubliez la responsabilité du gouvernement Américain et pour la France rappelez-vous que les banques ont remboursé avec fort intérêt l’argent prêté. Quant à Bâle 2 ou 3, je n’ai pas vu de précipitation particulière mais je peux vous dire qu’aucun établissement financier ne peut se prémunir de catastrophes économiques dès lors ou l’origine de ces catastrophes provient des manipulations politiques et c’est justement ce qui pend au nez de la France et bien d’autres pays.

    • Je comprends votre position philosophique mais le pragmatisme m’oblige à ne pas vous suivre.
      Le but du néolibéralisme est justement d’acheter les politiques, de réduire ainsi l’action de la sphère étatique à son minimum, d’utiliser les législations locales à l’avantage de business supranationaux, et dans l’idéal d’anéantir la souveraineté dans le but de supprimer à terme les états pour une gouvernance mondiale; on voit ce genre de choses avec l’utilisation de « l’extra-territorialisation du droit américain » qui permet aux grosses entreprises américaines de faire main basse sur les entreprises européennes, notamment les champions nationaux français; on voit également avec le traité d’Aix-La-Chapelle les prémisses de l’abandon de la souveraineté de la France à l’Allemagne et donc aux US (ce qui permettra aux plus grosses boîtes US de faire leur marché chez nous pratiquement gratuitement, je pense notamment au lobby militaro-industriel de l’Oncle Sam).
      Dans le business d’aujourd’hui, il n’a pas de place pour les gens hautement moraux ayant une attitude de preux chevaliers. On mange ou on se fait manger. C’est aussi simple que cela. Voyez le cas du patron de la division chaudière d’Alstom qui s’est fait enfermer pendant deux ans pendant que GE et le département de la justice US faisaient chanter Patrick Kron, alors PDG d’Alstom. On n’est pas chez les bisounours. Ces gars là rackettent impunément et peuvent aller jusqu’à tuer pour arriver à leurs fins.
      Les marchés ne se régulent donc pas d’eux-mêmes. Il importe donc que le politique contrôle l’économique sinon c’est la porte ouverte au chaos et aux mafias de toutes sortes. D’où l’impérieuse nécessiter de réguler les marchés pour le bien-être de la collectivité.
      PS : ne soyez pas inquiet, je suis d’excellente humeur 🙂 .

      • Bien sûr que nos points de vue divergent, ma philosophie est libérale (néo ou turbo si vous voulez) parce que je pense qu’elle correspond au mieux à la nature humaine et qu’elle apporte richesse et bien-être à tous.
        Il se trouve que j’habite dans les Landes, patrie de Frédéric Bastiat ….
        Vous préférez l’interventionnisme des politiques et la régulation pour contrôler les excès du monde économique.
        Toutefois avez-vous remarqué que dans tous les exemples que vous citez il y a intervention, manipulation et connivence du pouvoir politique.

    • @Guy40800 : j’entends bien votre croyance dans le libéralisme, mais comme le dit souvent Charles Gaves, il ne faut pas confondre la doctrine philosophique libérale avec le libéralisme économique et financier. Si le système néolibéral fonctionnait aussi bien que cela et apportait la prospérité à tous, comment pouvons-nous expliquer que la corruption achète des hommes politiques et des hauts fonctionnaires ? Que la fraude fiscale est au bas mot de 80 milliards d’euros par an en France, et que Bercy ne lève pas le petit doigt pour protéger et rémunérer les lanceurs d’alerte qui prennent des risques insensés pour dénoncés les fraudeurs en col blanc (UBS, LuxLeaks, Clearstream, Panama Papers, etc.) ? Que l’écart entre les plus pauvres et les plus riches ne cesse de s’agrandir et que notamment 26 personnes détiennent autant de richesses que la moitié de l’humanité ? Que la City of London est le plus gros paradis fiscal du monde sans que cela ne gêne le moins du monde les états membres de l’Union Européenne et de la Commission de Bruxelles ? Comment expliquer le mouvement spontané des gilets jaunes en France, mouvement qui s’étend un peu partout en Europe? Etc…
      Je suis pour le libéralisme ou plus exactement un capitalisme productif éclairé (et pas financier et purement spéculatif) à la condition qu’il soit régulé, car l’homme est imparfait, est cupide et égoïste par nature. La « main invisible du marché » mène tout simplement à mettre énormément de richesses et donc de pouvoir entre peu de mains, ce qui est non seulement antidémocratique, mais encore dangereux. La démocratie, c’est par définition le gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple, selon le principe « un vote, une voix ». La classe politique qui représente le peuple doit selon nos textes constitutionnels prendre le pouvoir sur les puissances d’argent par la loi et les processus réglementaires, sans non plus déposséder ceux qui ont la chance d’avoir du patrimoine, le tout étant affaire d’intelligence et d’équilibre 🙂

      • Pour Guy40800 qui dit : » ma philosophie est libérale (néo ou turbo si vous voulez) parce que je pense qu’elle correspond au mieux à la nature humaine et qu’elle apporte richesse et bien-être à tous. »
        L’homme est CULTUREL et pas NATUREL*. Je vous laisse méditer et « philosopher » là-dessus.

        * Précision pour qu’on ne se trompe pas de discours : Il est sorti du cycle écologique, du bio, de l’organisation de la vie biologique, du vivant et il doit faire appel à une quelconque divinité (de la nature ou d’une âme transcendante – dualité matière/esprit) pour exorciser cette rupture d’adaptation auto régulatrice.

  3. @ jacqueshenry je vous cite : « la protection des animaux et de l’environnement, le droit au respect des minorités, l’égalité des sexes, la nécessité de devenir végétarien et bien d’autres rubriques toutes aussi burlesques les unes que les autres » fin de citation.
    J’ose espérer que la protection de l’environnement, le droit au respect des minorités et l’égalité des sexes, per se, ne sont pas des « rubriques toutes aussi burlesques les unes que les autres !
    Vous vouliez sans doute dire que « tout mettre dans le même sac » (et bien secouer) ne donne pas une vérité établie universelle ou une « politique » convenable, et là je vous rejoins.
    Quant à la taxe carbone en elle même, le raisonnement des économistes, effectivement et pas des « climatologues » (même si certain;es demandent la même chose), est tout à fait logique..;économiquement.(augmentez le prix du paquet de cigarettes à 40€ tout en renforçant la lutte contre la contrebande, à votre avis, est-ce que la consommation va stagner, augmenter, ou fortement diminuer ?)
    Ce n’est pas pour autant qu’elle soit souhaitable ou « soutenable « (dans tous les sens du terme)
    Le truc, théoriquement , intelligent, et toujours d’un point de vue d’un économiste, c’est de faire cela à fiscalité globale constante, ce qui, bien sur serait le cas en France 🙂

    • Cher Pastille Verte,
      Il n’est que de la simple logique de considérer comme dangereux certains produits et matériaux, surtout pour nous, la biosphère, elle, en a vu d’autres au fil des ères.
      Là se trouve le biais cognitif devant lequel butent nombre d’écologistes parfaitement sincère au demeurant.
      Il faut bien comprendre que la vie n’en a rien à faire de l’Être Humain, comme il n’en a rien à faire des cochenilles, de l’acacia, du hibou et de l’ours…
      La vie par elle-même est un principe sans but ni raison mais incroyablement résistante aux milliards d’années qui les ont vu se développé et aux catastrophes qui les égrainèrent.
      Donc, partant de cette idée, l’écologie n’e consiste en rien de vouloir  » sauver la planète », ce que nous ne cessons d’entendre à longueur de temps par des gens qui n’ont pas pris le temps de considérer les choses à l’aune du passé proche et très lointain, ni même à sauver notre espèce, Homo Sapiens Sapiens, mais à faire de manière à ce que nous continuions de nous développer autant de ce qui fait ce que nous sommes au plus profond de nous même, mais aussi dedans ce qui nous fait société.
      L’écologie, donc, consiste à faire de manière à ce que nous ne régressions pas en raison d’une diminution telle de la population que nous en reviendrions à l’époque de Charles Martel.
      Mais pour cela il faut faire une gradation de ce qui importe dans l’immédiat, la disparition des plastiques en en étant un excellant exemple qui en même temps qu’ils diminuent la quantité d’énergie, le pétrole, utile, en viennent à interférer, pour certains d’entre-eux, d’avec nos capacités reproductives tout en affaiblissant faunes et flores maritimes et terrestres.
      Il est plus important, en un autre exemple, de faire tout pour que les insectes, surtout ceux pollinisateurs, ne disparaissent pas et se développent, plutôt que de vouloir faire revenir des ours en France, ce qui est une politique imbécile de pleureuse.
      C’est donc l’approche philosophique de l’écologie que nous devons absolument développer pour en comprendre les réelles nécessités.
      Que voulez-vous, dès que j’entends quelqu’un dire: « Il faut sauver la planète! », sauf si c’est un enfant qui répète ce qu’il a appris, je ne peux pas m’empêcher de penser que c’est un pure crétin, quel qu’il puisse être par ailleurs.
      Tant qu’il n’y aura pas ce travail collectif de hiérarchiser les priorités, l’écologie, qu’elle soit politique ou pas, ne sera que du verbiage inutile, inefficace et même, parfois, écologiquement dangereux.

      • Saviez-vous qu’était utilité un mélange de paille et de fumier de cheval pour faire, en région parisienne, des couches chaude permettant, en plus de pouvoir faire des semis très avancés sur la saison, de récupérer le terreau qui, au bout de trois à quatre ans, s’était formé?
        Il existe des techniques de cultures permettant l’emploi très modéré de produit phytosanitaire, mais pour mettre en place cela il faut que le pays ne soit plus dans une Union-Européenne obligeant les nations à mettre en place des cultures intensives.
        En plus de cela ces techniques nécessite une nombreuse main-d’œuvre.
        Constatant cela, je ne peux que douter de l’intégrité, au moins intellectuelle des écologistes politiques.
        Quand ce jeune couple du W.W.F. avec qui j’avais discuté ne surent pas me citer le nom de cinq oiseaux, et plus facile de cinq arbres, comment voulez-vous que je puisse considérer cette association comme sérieuse?
        Il y a quelque chose d’intellectuellement profondément viciée en notre époque où nous pouvons observer que plutôt que de penser par soi-même, nombre de gens, et pas les moins instruits, préfère répéter en litanies insanes les mêmes fadaises que tout le monde.
        On s’en fout de faire erreur, on s’en fout de s’engueuler, on s’en fout de ce que dit machin ou truc, même s’il est bardé de diplôme, le principal étant de ce que chacun amène ses propres réflexions et les partage.
        Et devinez, c’est ce que font en ce moment les gilets jaunes, çà c’est de l’intelligence!

      • Oups, j’ai lu trop vite votre texte, toutefois sachez que ce sont les usines et fabriques qui génèrent la plus-value nécessaire pour faire fonctionner un pays.
        Faites les revenir et le gouvernement fera rentrer l’argent dans les caisses de l’état, mécaniquement.
        Mais pour cela il faut impérativement quitter l’U.E., la prison des peuples et des pays.
        Chaque chose se tient comme une longue chaîne logique, ou plutôt un puzzle, ou alors un fractal, voire même les trois à la fois.

  4. Il est dangereux pour l’esprit de remettre simplement en question, et d’autant plus en cause, ce qui a contribué à structurer la vie psychique d’une personne, d’autant plus l’âge venant, ceci en raison du deuil douloureux vers lequel cela conduit.
    Et il est d’un incroyable courage de le faire en pleine conscience et en un choix délibéré au temps où l’on se trouve plus proche de la retraite que de celui des apprentissages.
    Il ne saurait y avoir de vie, ni même d’univers, sans autorégulation, ce n’est pas vrai, et cette autorégulation ne peut se faire que par des forces opposées menant à une dynamique interne du système, quel qu’il soit.
    En cela le néolibéralisme est une incongruité historique mais, surtout industrielle, théorique, économique et philosophique, puisqu’elle suppute, pour toute société, d’écarter la seule force qui peut réguler la puissance économique, celle politique.
    Politique, part ailleurs, à laquelle ce monde, plutôt financier qu’industriel, fit appel en 2008 pour les sauver de sa multitude d’errements, ce que Camembert Électrique fit bien de rappeler.
    Errements qui, de plus, ne firent dès lors que s’amplifier, ce qui nous conduit aujourd’hui vers la plus terrible faillite mondiale que le monde n’a jamais connu.
    (Le traité d’Aix-La-Chapelle, à ce propos, montre surtout que l’Allemagne dirige le gouvernement français et a pris, pour une grande part, son indépendance des anglo-saxons, c’est pourquoi les Etasunis et des banques comme Rothschild , qui a vendu ses avoirs, sont parti en guerre, politique et économique s’entend, contre la Germanie et le gouvernement macronniaiseux.)
    Nous pouvons donc considérer que le néolibéralisme est une construction hypothétique générant des instabilités grandissantes au fur et à mesure qu’il s’est mis en place à l’échelle internationale.
    Ses présupposés reposent sur de vagues considérations économiques qu’il est assez facile de montrer l’incohérence, il en est ainsi de la fameuse main invisible, je vous renvoie à ce site où cela est très bien expliqué par un résumé clair des écrit d’Adam Smith ( http://www.cadtm.org/Adam-Smith-et-les-Gilets-jaunes ).
    Vous me direz que je ne les ai pas lu, et ceci avec raison, mais qui les a lu?
    Ce néolibéralisme est, pour les corps sociaux, générateur d’instabilité, et qu’est-ce qu’une instabilité pour un corps sinon une maladie?
    Les causes de sa mise en place sont multiples et ont leur cohérences historiques internes, ce que je ne vais pas développer ici, sachez toutefois que, quel que soit l’angle sous lequel nous en abordons la nature actuelle, nous pouvons percevoir que ces instabilités qu’il génère mène aujourd’hui aux points de rupture, que ce soit politique, les gilets jaunes, Trump ou le traité d’Aix-La-Chapelle, économique avec une désindustrialisation mondiale s’accroissant dangereusement, théorique avec ses remises en question, et maintenant en cause, ici ou chez Lordon par exemple.
    Jusqu’à une Deutsche Bank se trouvant au-devant de telles difficultés que, de crainte, Merkel voulait la refourguer à n’importe quel pays de l’U.E., ce que tous ont refusé, et qui risque, voire qui va plonger le monde dedans une banqueroute que même Marx, Karl pour les intimes, n’aurait jamais pu imaginer.
    Il y aurait énormément à dire de cette idéologie, sujet d’ailleurs des plus intéressant à étudier, et il faut remarquer que sa monté en puissance, dont le début se situe vers le tout début des années 80, fut accompagné de deux autres idées folles, celle dite de la construction européenne qui força le tournant de la rigueur en 1983 dans la France de Mitterrand, et celui de ce fameux réchauffement climatique anthropogénique qui débuta lors des grèves des mineurs britanniques entre 1984 et 1985, hypothèse largement minoritaire chez les scientifiques anglais, mais qui permis à Madame Thatcher de trouver un moyen pour justifier son intransigeance envers les mineurs, auprès de la population et de son électorat.

    • Une fois encore, l’histoire montre qu’une période climatiquement chaude est infiniment plus prospère (yop pla boum) et stable qu’une période froide, mais plus conservatrice.
      Il est un fait facilement observable, il ne suffit que de se balader dans les grands-magasins: il n’y a pas eu d’avancé technologique majeur depuis plus d’une décennie, tout juste y a-t-il eu des améliorations, ce qui n’était pas arrivé depuis longtemps.
      Il y a donc un blocage évolutif de fait, sauf, cela est à remarquer, militairement en Russie;
      Autre signe, encore plus inquiétant, de l’effondrement prochain du système.
      un conseil à tous, faites vos réserves.

    • Expliquez-moi pourquoi tant de Chinois viennent au Japon visiter ce pays magnifique que j’aime maintenant plus que la France, pourquoi tant de Chinois se pressent dans le service d’immigration situé sur une île artificielle près de la gare de Shinagawa à Tokyo (j’ai écrit un billet au sujet de cet endroit). Je trouve l’article de ce monsieur tendancieux avec des photos choc qui ne reflètent en rien la réalité. Certes il y a des clochards au Japon mais ils sont rarissimes en comparaison de ceux des grandes villes européennes. De plus ces clochards sont propres et heureux car ils ont choisi ce statut. Ce monsieur oublie de dire qu’en Chine un clochard est envoyé manu militari dans une ferme d’état pour travailler de force. Pour ce qui concerne l’automobile au Japon, encore un cliché stupide. Le nombre de Japonais possédant une automobile est ridiculement faible du moins dans les villes quelles que soient leur taille pour une raison très simple : on n’a pas le droit de stationner sa voiture dans la rue, c’est un espace public qui doit être respecté. Si on ne dispose pas d’un espace privé pour parquer sa voiture on ne peut tout simplement pas en acheter une et il faut le prouver.
      Quant aux parcs et espaces publics arborés, certes je ne connais que ceux de Tokyo et des environs, mais ils sont propres, entretenus et accueillants. Ma petite-fille va régulièrement avec sa classe (équivalent de la sixième en France) pour entretenir le petit parc qui se trouve près de son école. Les aires de jeu sont impeccables et il y a un petit édifice où les enfants et les adultes peuvent découvrir la nature et acquérir par exemple des larves de scarabées qu’ils pourront élever chez eux.
      Si ce monsieur préfère la Chine, un état policier où les libertés individuelles sont contrôlées par 90 millions de membres du parti qui pratiquent la délation systématique, c’est son problème.
      Je préfère le Japon et dans moins de 2 mois je chercherai une compagne à Ishigaki Jima car je n’ai pas abandonné l’idée de finir mes jours dans ce pays … le plus civilisé du monde !

      • Je pressentais que vous alliez réagir de cette façon du fait de votre attachement émotionnel au Japon et je laisse le soin à l’auteur de cet article de vous répondre, dans la mesure où je ne connais pas assez ni la Chine ni le Japon de l’intérieur. L’auteur semble avoir vécu plus de 30 ans au Japon et je lui fais confiance sur sa perception d’un essoufflement de l’action publique japonaise.
        Ce qui m’a intéressé comme je le disais plus haut, c’est le comparatif entre les deux systèmes économiques antagonistes, d’un côté le néolibéralisme débridé américain appliqué au Japon, et d’un autre un capitalisme d’état mâtiné de socialisme en Chine, les deux produisant des résultats différents, et on a l’impression vu de l’extérieur, que la Chine d’aujourd’hui, c’est le Japon flamboyant des années 70 à qui tout réussissait 🙂

  5. @camembert
    J’ajouterai que la politique de l’enfant unique arrêtée par Mao (je crois me souvenir) se retourne déjà contre la Chine avec un vieillissement accéléré de la population, d’une part, et l’aspiration au confort « à l’occidentale qui va réduire mécaniquement le taux de natalité, ce que l’on observe aujourd’hui dans tous les pays européens. Conclusion : dans 30 ans la Chine ressemblera au Japon d’aujourd’hui, un pays de vieux. Au Japon aujourd’hui les fonctionnaires valides peuvent travailler aussi longtemps qu’ils le veulent.
    À l’automne dernier j’ai vu dans la rue où se trouve la maison de mon fils des vieillards au sommet d’une échelle réparer des fibres optiques (tout le réseau électrique et téléphonique est aérien dans les quartiers résidentiels à Tokyo) et auparavant ils m’avaient fait des courbettes de remerciement parce que je leur avait dit de parquer leur camionnette devant la maison de mon fils sinon ils auraient bloqué la circulation dans la rue et ils n’avaient pas de personnel pour se poster à chaque bout de la rue pour signaler qu’elle était bloquée. Ce sont aussi des vieux qui font ce genre de travail. Dans 20 ans la Chine s’effondrera mais le Japon, à mon humble avis, sera encore le leader mondial des très hautes technologies.

    • En effet, la richesse des uns d’aujourd’hui fait en général la richesse des autres de demain. On ne sera plus là pour le constater, si c’est à horizon d’une cinquantaine d’années.

  6. Personnellement je suis d’accord avec votre article mais avec tout de même un bémol,celui du nucléaire et de ses déchets radioactif.Ces dits déchets radioactifs non pas était réaliser par la nature mais bien par l’homme.Ne pourrez-t-on pas trouvez un juste milieu entre le fait de dire la vérité comme cela est représenté ici dans votre texte concernant le CO2 et sa supercherie trompeuse et la dangerosité des éléments radio-actifs ?

    • Le problème des transuraniens à forte activité apparaissant dans le combustible nucléaire et séparés du combustible usé, le plutonium étant réutilisé comme combustible sous forme de MOX, a trois solutions. 1. soumis à des neutrons rapides dans un surrégénérateur pour induire une fission (c’était le but de l’usine de Creys-Malville en France qui a été stupidement fermée sur décision strictement politique. Aujourd’hui seule la Russie maîtrise cette technologie. 2. enfouissement des déchets dans une couche géologique profonde sécurisée, sel ou argile. C’est semble-t-il le choix fait par la France qui énerve les écologistes. 3. vitrification et largage des cubes de verre dans une fosse sous-marine profonde et le processus géologique de subduction fera dans quelques millions d’année disparaître ces déchets. Cette solution a été sérieusement envisagée dans les années 1980 mais elle s’est heurtée à un problème qui nécessitait un accord international : la plupart des fosses marines profondes se trouvent dans des zones maritimes d’exclusion économique. Par exemple le Japon et les USA seraient de bons candidats avec la fosse de Bonin pour le Japon et la fosse des Mariannes (Guam) pour les USA dans l’Océan Pacifique. Ce projet a été abandonné depuis.
      En conclusion avec le développement de l’énergie nucléaire inévitable dans le futur, il faudra un jour ou l’autre que la communauté internationale statue sur ce problème

  7. Ce qui est inquiétant, c’est de voir ces jeunes qui défilent dans les rues pour qu’on prenne des mesures afin de changer le climat.
    Ils ont été formatés à cette idéologie ; on leur a bourré le crâne avec une science bardée d’incertitudes. Mais ils sont persuadés que le climat est une science « finie ». La « messe » est dite !
    Tout dépendra, pour ces jeunes conditionnés, de décisions poilitiques, susceptibles de sauver la planète !
    C’est du n’importe quoi ! N’ont-ils pas des revendications plus réalistes ? Sont-ils vraiment privés de la moindre réflexion ?
    A voir ces jeunes défiler dans la rue pour un tel mythe, j’ai l’impression de voir un reportage sur la Corée du nord ! On n’a pas de leçons de démocratie à donner à la Russie ou à la Corée du nord !
    Ce sont eux qui nous ont donnés des leçons (mais pas les bonnes !)
    https://www.ouest-france.fr/environnement/climat/climat-des-jeunes-francais-appellent-une-greve-nationale-le-15-mars-6223823
    Climatiquement vôtre. JEAN

  8. « Première victime de cette idéologie climatique la faillite de PG&E aussi monstrueuse que celle de Lehmans Brothers ! Pacific Gas and Electricity est la « utility » californienne de production et de distribution de l’électricité et du gaz »
    Au lieu de vous contenter de livrer le titre de l’article, sensationnaliste à souhait pour conforter votre opinion, vous auriez pu faire l’effort de continuer votre lecture pour apprendre que les installations de PGE sont dans un tel état qu’elles ont été à l’origine de plusieurs incendies, dont l’un des plus récents a fait plus de 80 victimes et réduit en cendres 20.000 maisons. Devant l’avalanche de plaintes et un débours potentiel de 30 milliards de dollars US, il ont préféré se débarrasser du problème en se mettant en faillite.
    Faudrait trouver autre chose pour illustrer votre aversion pour l’idéologie climatique !

  9. On joue de l’émotion d’une jeune fille (sous Hollande aussi y’a eu ça), de l’hystérie collective, en bref on stimule les peurs et on brandit les grandes causes millénaristes tout ça pour les élections européennes.
    Les jeunes ont ce côté dévoués et altruistes : ils y croient comme on dit.
    Et qui est « on » (et non pas qui est-on !) ? On sonne comme le drame humain qui aime s’écouter comme l’incarne si bien un MacrON.

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