La « soviétisation » des médias occidentaux, cui bono ? Les USA …

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Voici la traduction aussi fidèle que possible d’un article de Patrick Armstrong paru sur le site Strategic Culture le 8 janvier 2019. Patrick Armstrong fut entre 1984 et 2008 analyste auprès du Département de la Défense nationale canadien et conseiller à l’Ambassade du Canada à Moscou. Il est un des meilleurs spécialistes occidentaux de l’ex-URSS et de la Russie.

Les principaux personnages des Pickwick Papers de Charles Dickens se rendent dans le comté fictif d’Eatanswill comme observateurs lors d’une élection que se disputent les candidats du Parti bleu et du Parti buff. La ville est passionnément divisée sur tous les sujets possible entre les deux candidats. Chaque parti a son propre journal : la Gazette d’Eatanswill est bleue et entièrement consacrée à l’éloge des Bleus et au dénigrement des Buffs qui sont perfides et méchants. L’Indépendant d’Eatanswill est tout aussi passionné. Aucun pro-Buff ne supporte de lire la Gazette calomnieuse et aucun pro-Bleu n’osera lire cet imprimé vil et faux qu’est l’Indépendant. Comme c’est toujours le cas avec Dickens tout est exagéré mais précis. Les journaux étaient outrancièrement partisans avant que le « journalisme » ne fut inventé. Puis advinrent les écoles de journalisme, l’éthique journalistique et l’objectivité journalistique : le « real-journalism » comme jes journalistes l’appellent. Le « Journalisme » est devenu une profession de diplômés. Il n’accepte plus les amateurs, les dilettantes ou les romanciers en herbe ni les magnats comme Lord Copper qui savait ce qu’il voulait et payait pour que ce soit imprimé.

Mais en dépit de cette prétention d’objectivité et d’éthique de la profession il y avait toujours des Lord Copper comme il y en avait à Eatanswill. D’autres Lord Copper sont arrivé puis partis, des grands empires de presse ont apparu puis disparurent et il y avait une grande variété de propriétaires de presse et de médias. Et les lecteurs qui étaient ni Bleu ni Buff pouvaient facilement se forger une opinion sur ce qui se passait réellement.

À l’époque de l’Union Soviétique la presse était sous contrôle, il n’y avait pas de presse libre, il y avait un seul propriétaire. Les tendances variaient légèrement entre le journal de l’armée, le journal du Parti, le journal du gouvernement et le journal pour la population qui était consacré à la littérature et au sport et ils disaient tous la même chose à propos des sujets importants. Les deux principaux journaux étaient la Pravda (« la vérité ») et les Izvestiya (« les nouvelles »). Cette situation a rapidement conduit à ce trait d’humour : « pas de vérité dans la Pravda et pas de nouvelles dans les Izvestiya ». Toutes les informations étaient assez grossières, il y avait beaucoup de gros capitalistes avec des chapeaux haut-de-forme et des sacs de pièces d’or dans chaque main. Les vêtements de l’Oncle Sam étaient dégoulinants de bombes et la devise était : « pas de problèmes ici, des problèmes là-bas ». La propagande n’était pas vraiment couronnée de succès et la plupart des lecteurs de ces deux journaux en étaient arrivés à penser que les médias soviétiques mentaient à la fois au sujet de l’URSS et au sujet de l’Occident.

Mais les temps ont changé. Alors qu’il y a encore 30 ans 50 sociétés contrôlaient 90 % des médias américains, aujourd’hui ce ne sont plus que 6 sociétés qui contrôlent les médias papier, électronique et télévisuel américains. Il en résulte que sur de nombreux sujets d’actualité il y a une totale uniformité d’analyse. Quel média occidental a affirmé que les dix points suivants sont exacts ?

1. Le peuple de Crimée est plutôt heureux de faire partie de la Russie.

2. Les USA et leurs alliés ont fourni d’énormes quantités d’armes aux djihadistes.

3. Les élections en Russie sont le reflet des sondages d’opinion.

4. Il y a un nombre effrayant de nazis bien armés en Ukraine.

5. Assad est très populaire en Syrie.

6. Les USA et leurs alliés ont détruit Raqqa.

7. La version officielle de l’affaire Skripal est dénuée de signification.

8. la situation en Ukraine est bien pire qu’avant Maidan.

9. La Russie, en réalité, avait déjà des milliers de militaires en Crimée avant Maidan.

10. Il existe un documentaire au sujet de Browder dont il a censuré la divulgation (voir le lien en fin de billet).

Je n’ai cité que ces dix points mais en cherchant un peu il en existe de dizaines d’autres. Parfois un entrefilet en sixième page sauve l’objectivité des journalistes mais la majorité de l’opinion occidentale répond qu’il ne croit pas à cette objectivité. Les sujets d’actualité sont couverts d’une seule voix par les médias occidentaux. Sans cesse un scandale révèle que des « journalistes » sont généreusement remerciés pour écrire des histoires qui conviennent. Mais après des révélations, ces derniers avouent leur partialité ou prétendent que leur histoire révélait des faits qui ne s’étaient jamais produit et le navire médiatique continue à voguer calmement en passant parfois par dessus bord des passagers. La couverture de certains sujets est presque fausse à 100 %. Et là la Russie, Poutine, la Syrie et l’Ukraine se distinguent avec une grande partie de la couverture médiatique de la Chine et de la Russie. Beaucoup d’informations concernant Israël ne sont pas autorisées. L’histoire de la collusion de la Russie dans les élections américaines est admise comme fictive mais en privé seulement par un organe de presse qui couvre ce sujet en permanence. Tout ce qui concerne Donald Trump est tellement aromatisé que c’est devenu immangeable. Les médias américains répètent sans cesse qu’il faut rester vigilants « contre la guerre de désinformation en Russie » et chaque jour on s’approche du mono-média « One correct opinion » et ceci pour les meilleures motivations possibles. Les médias occidentaux ont plutôt acquis un parfum soviétique.

Ainsi donc, dans un pays (le Canada mais aussi la plupart des pays occidentaux, au sens large l’Europe et l’Amérique du Nord) où l’initiative d’intégrité utilise nos impôts pour nous assurer que nous n’ayons plus jamais de pensées imprécises ou que nous n’ayons plus de pensées répréhensibles (dans l’affaire Skripal les révélations apparaissaient presque à chaque minute) nous devons totalement nous fier à « Free Media TM« . Tout dépend de ce qui vous intéresse. S’il s’agit de sports ces médias mentionnent les athlètes russes drogués à la différence des braves asthmatiques occidentaux ou des corps préparés pour la plage, pas des toxicomanes russes bien sûr mais uniquement des Américains en bonne santé, le signaler semble assez raisonnable comme de signaler dans la page météo qu’il y a eu une explosion de gaz en Sibérie ou encore dans la page spectacles les critiques de films mais surtout pas ceux de ces méchants russes. La presse occidentale est devenue une fusion étrange de l’Eatansville Gazette et de l’Indépendant d’Eatanswill : les Bleus et les Buffs sont des bons et les autres, surtout les Russes, sont des mauvais !

Donc comme on dit en Russie Что делать ? Que faire ? Eh bien je suggère que nous tirions un enseignement de l’Union soviétique : les citoyens de l’URSS étaient beaucoup plus sceptiques au sujet de leurs médias que ne le sont mes voisins, mes amis, les membres de ma famille aujourd’hui à propos des médias occidentaux. Je formule donc trois suggestions.

1. Il faut lire entre les lignes et c’est un art difficile qui demande beaucoup d’apprentissage et de pratique. Les dissidents peuvent envoyer des indices de l’intérieur du Ministère de la Vérité (Minitrue dans le roman de George Orwell). Par exemple il est difficile d’imaginer que quelqu’un puisse dire sérieusement « comment la Russie de Poutine a changé l’humour en arme offensive ». Ce truc a probablement été écrit pour se moquer de la panique des « officiels russes ». J’ai déjà spéculé sur le fait que les rapports de renseignements sur l’ingérence de la Russie étaient truqués.

2. Tentez de déceler ce que l’on ne vous dit pas. Souvenez-vous qu’il y a 2 ans Alep était une énorme histoire alors que plus personne n’en parle aujourd’hui. On devrait se demander pourquoi il n’y a plus aucunes informations au sujet d’Alep. Ah ! Il y a celle-ci ( https://www.youtube.com/watch?v=TZqQO1_HUc4 ). Houps, c’est une source russe, ce n’est pas du vrai journalisme ! En voici une sur Euronews : https://www.youtube.com/watch?v=Ey8DgEcEPws . Visiblement aucune de ces deux vidéos ne coïncide avec la destruction du dernier hôpital d’Alep ni avec l’affirmation de la brutalité d’Assad il y a 2 ans :

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(capture d’écran d’un titre de The Sun du 9 décembre 2016)

Voilà pourquoi la ville d’Alep n’est plus d’actualité dans les médias occidentaux. Il faut toujours se demander pourquoi un « grand évènement » disparaît soudainement : c’est une preuve très solide qu’il s’agissait d’un mensonge ou d’un non-sens.

3. La plupart du temps, après avoir vu, entendu ou lu une information dites-vous que la vérité c’est probablement le contraire, en particulier quand tous les médias dispensent la même information. C’est toujours bon de vous poser la question : cui bono ? Qui va profiter du fait que vous allez croire à une fausse information ? Il est déprimant de constater le succès d’un bon gros mensonge universellement repris par tous les médias. Milosevic, incroyablement diabolisé, a finalement été reconnu comme innocent, de même que Qaddafi n’a jamais bombardé son propre peuple, et les mêmes sortes de mensonges se répandent pour les ennemis du moment comme Assad. Croyez toujours l’opposé à moins d’avoir de très bonnes raisons.

Durant la Guerre Froide on croyait que les systèmes occidental et soviétique convergeaient et qu’ils se rencontreraient au centre, pour ainsi dire. Peut-être qu’ils se sont rencontrés mais ils se sont surtout croisés. Ainsi les médias occidentaux, jadis raisonnablement libres et multiples ressemblent maintenant aux médias soviétiques contrôlés et uniformisés et nous, Occidentaux, nous devons utiliser les méthodes des citoyens soviétiques d’alors pour comprendre le monde. Souvenez-vous toujours que les dirigeants soviétiques affirmaient que leurs médias étaient libres, libres de « fake-news qui plus est !

Commentaire de ma part et que j’assume totalement . Je regarde les titres du Figaro, du Monde, du Guardian, du Telegraph, du Temps, de la Libre Belgique ou encore des Echos chaque jour et je tente de retrouver le contenu de ces titres sur des sites alternatifs comme WolfStreet, ZeroHedge, MishTalk, le Réseau Voltaire que l’on m’a reproché de consulter (et c’est significatif de l’intoxication omniprésente par les médias en Europe) et RT.News en anglais ou RT.France. Enfin je regarde Mediapart et Lemedia et bien d’autres blogs. Au final j’arrive à me faire une idée et discerner ce qui est vrai de ce qui est faux. L’exposé de Patrick Armstrong est édifiant et il fait apparaître le totalitarisme orchestré par les USA pour prendre possession de l’Europe, le gros morceau, et de tous les autres états qui sont déclarés par Washington des menaces pour la sécurité intérieure américaine, c’est facile comme prétexte. Usant de son extraterritorialité juridique – contraire à la Charte des Nations-Unies – en prétextant que le dollar en circulation dans le monde entier est la monnaie des USA, Washington asservit le plus de pays possible pour s’opposer en premier lieu à la Russie, à l’Iran et à la Chine. Il faut rester lucide et comprendre et oser le dire ce sont les évangélico-sionistes ( excusez le pléonasme) qui dirigent la politique américaine. C’est en réalisant des recoupements d’informations que j’en suis arrivé à cette conclusion. Les démocraties sont en danger et il est urgent de réagir. Souvenons-nous de l’affaire Pierucci qui a abouti à la vente d’Alstom-énergie aux Américains, transaction ignominieuse chapeautée par Macron. Sous un faux prétexte – une fake-news, la justice américaine extraterritorialisée a fait plonger le cours de l’action d’Alstom en se basant sur de fausses informations soigneusement concoctées par la justice américaine. Les Français ont ensuite élu le traître à la nation, qui a cautionné cette honteuse transaction, à la tête de l’Etat !

https://en.wikipedia.org/wiki/Bill_Browder

21 réflexions au sujet de « La « soviétisation » des médias occidentaux, cui bono ? Les USA … »

  1. Seuls les « inactifs » ayant un bon niveau d’instruction et une excellente culture générale trouvent le temps de lire les nouvelles et de les analyser. Le cadre de base, l’employé de bureau, l’ouvrier ou l’artisan sont trop fatigués en fin de journée quand ils rentrent du travail pour faire cet effet intellectuel personnel. L’Internet est un outil magnifique pour diversifier ses sources d’informations, incluant des médias alternatifs, des sites de réflexion (Réseau International, Les Crises, Contrepoints, Réseau Voltaire, les blogs dont celui-ci etc.) et la presse étrangère qui analyse les choses différemment (Ruptly, RT, Sputnik, etc…). La réaction de Macron sur RT France et Sputnik France qui consiste à jeter le discrédit sur leurs journalistes pourtant français, au prétexte qu’ils sont financés par la Fédération de Russie procède d’un anticommunisme primaire totalement dépassé et ridiculement débile. Je regarde souvent la télévision russe (traduite), notamment les talk-shows sur YT avec des personnalités politiques qui s’y expriment et franchement, on a des leçons de démocratie à aller chercher là-bas. La presse écrite hexagonale a été vendue à une poignée de milliardaires et vit sous perfusion de subventions d »état qui tutoient le milliard d’euros. Même le journal « Le Monde » n’est plus que l’ombre de lui-même en matière d’objectivité et de puissance d’analyse. Dans de telles conditions, il est illusoire d’attendre que cette presse achetée délivre un travail objectif : il suffit de voir par exemple comment Philippe Verdier, présentateur météo de France 2, a été licencié en 2015 après avoir écrit qu’il ne croyait pas au réchauffement climatique, et après que cet idiot de Hollande ait décroché son téléphone pour réclamer sa tête à la direction de la chaîne. Ca n’étonnera personne de voir que la contestation de son licenciement aux Prudhommes a été rejetée. La loi sur les « fake news » procède également de cette volonté du pouvoir politique de renforcer le contrôle de l’information publique dans toutes les sphères de la société. Ne nous y trompons pas, nous sommes bel et bien revenus au bon vieux temps de l’ORTF et du ministère de l’information. Que ce soit en France ou dans la majeure partie des pays développés.

      • J’ai oublié dans mon commentaire l’affaire Uramin et surtout le rachat de Technip par un fond américain (j’avoue que je n’ai pas suivi cet évènement de près) toujours est-il que une à une les entreprises françaises opérant dans des domaines stratégiques, selon la CIA et le Pentagone sont absorbées par des entreprises américaines. Je parie que la prochaine entreprise à sombrer sera Vallourec. Vous tenez le pari ? 10000 yens ! Je convertis en ce moment ma modeste épargne en yens pour ne laisser que le minimum minimorum sur mon compte, on ne sait jamais …

      • Oui en effet, les USA sont en train de coloniser l’Europe à petit feu, et les achats qu’ils réalisent sont drôlement lucratifs, avec la bénédiction de Macron (qui a été acheté comme un vulgaire baril de lessive par le fonds spéculatif américain KKR) pour ce qui concerne la prise de contrôle d’Alstom par GE. Pour Technip, aux dernières nouvelles, le management est en train d’être passé à la moulinette par l’américain FMC. Pour Uramin et Areva, je pense que l’entourloupe ne vient pas d’Anne Lauvergeon mais de baronnies internes dont elle ne s’est pas assez méfiée. Grosse erreur, ça lui a valu son poste et a permis le dépeçage du groupe en rondelles. On pourrait aussi parler de Renault-Nissan, dont le PDG a été opportunément arrêté à Tokyo, et provoqué un séisme au sein de la direction alors que l’alliance était en passe de devenir le numéro 1 mondial.
        La chimie française ayant été rayée de la carte par Fourtou et Solvay ayant digéré ce qu’il restait de Rhodia, il n’y a plus rien à racheter. Vallourec n’est pas au mieux de sa forme et toute entreprise de cette taille qui connaît des problèmes de trésorerie est une cible facile et logique (le scénario est toujours le même : on restructure en taillant dans les effectifs et on vend par appartements).
        Par contre, avec le traité d’Aix-La-Chapelle, on n’est pas à l’abri d’OPA rampantes par des entreprises allemandes de champions français dans des domaines complexes comme l’aviation militaire et l’informatique (je pense notamment à Dassault). Les technologies de pointes des entreprises hexagonales finiront probablement en sous-main chez l’Oncle Sam, compte-tenu que ce traité scélérat impose une coopération technologique entre la France et l’Allemagne, que les teutons sont les laquais des américains et adorent chasser en meute et que la NSA les espionne avec leur pleine coopération.

      • La France ne sera bientôt plus qu’un Disney-land se voulant écolo. En réalité elle n’en aura plus les moyens, et il lui faudra cacher la merde au chat sous le tapis.

      • @JacquesHenry : je ne vais pas parler de Vallourec dans ce commentaire, mais je viens d’apprendre via P. Jovanovic que l’une des dernières imprimeries de documents hautement sécurisés (passeports, cartes grises, billets de banque) vient d’être rayée de la carte à vitesse grand V grâce aux bons offices du gouvernement (affaire Arjowiggins). Arjowiggins est la première société mondiale dans le secteur des papiers sécurisés (rachat et arrêt du site industriel de Seine-et-Marne essentiellement motivé par le foncier énorme du groupe et par l’obtention des droits sur leurs brevets au nombre de 1500 au total, via un hedge fund suisse qui s’empressera probablement de revendre tout ou partie de ce savoir au prix fort). Ce qui fait que la France, par le jeu des fusions-acquisitions de ce fleuron industriel français d’origine et vieux de 400 ans, n’a désormais plus les capacités de fabriquer de billets de banque hautement sécurisés (sauf peut-être à Chamalières, et encore, à vérifier). Très instructif :

    • Philippe Verdier, ce n’est pas qu’il »ne croyait pas » au réchauffement climatique, il y croit, et même que l’Homme en est en grande partie responsable.
      Non, c’est pire que cela, il ne croit pas aux conséquences désastreuses et encore moins aux réponses « politiques climatiques »(késaco?) proposées ou déjà mises en places
      Dans le même genre vous avez Bjorn Lomborg, un économiste suédois qui est dans la même réflexion, et lui et son équipe ont chiffré les désastres à venir de ces fameuses (fumeuses) « politiques climatiques ».
      Lors de la COP21 à Paris il faisait partie du « mur des cons », sous forme d’affiches « Wanted », affichées par quelques activistes bien-pensants anglo saxons sur les murs de la capitale, sous-entendu il était financé par les multinationales de l’énergie, charbonnière de préférence (le charbon c’est, effectivement, « sale »)

      • C’est exact, Verdier a dit quelque chose comme « je ne mets pas en doute le réchauffement climatique, je dis seulement seulement qu’il marque une pause indéterminée depuis 18 ans »…soyons clairs, l’ancien chef du service météo de France 2 a utilisé une façon polie et diplomatique de dire que le réchauffement est une vue de l’esprit. Grosse erreur, les versions officielles, il faut les manger, les avaler jusqu’à la lie et en redemander, sinon c’est le Goulag, que ce soit en France avec le RCA ou aux USA avec les attentats du 9/11 (on se souvient comment certains personnalités comme Jean-Marie Bigard, Matthieu Kassowitz, ou Thierry Meyssan se sont fait massacrer par des journalistes du Monde sur les plateaux TV quand ils ont osé demander pourquoi la thèse officielle comportait autant d’incohérences et de violations de lois physiques élémentaires comme la chute des corps dans le vide). Non, mauvais, contester une information d’état, c’est aller vers l’autodafé et le lynchage médiatique. L’inquisition existe encore, elle est simplement devenue médiatique. Le summum étant quand on ose toucher à des symboles comme l’extermination des vilains amérindiens par les anglo-saxons européens (dans le film « The Revenant », Hollwood a fait fort en mettant sur le dos des français ce génocide, et les cinéastes français en bons lèche-bottes, leur ont donné un oscar à Cannes). Même chose quand on dit que la Shoah est dramatique (2 millions de juifs exterminés), mais que ce n’est rien par rapport aux 25 à 30 millions de russes qui sont morts pendant la seconde guerre mondiale, permettant aux américains de débarquer et de remporter une guerre que les soviétiques avaient déjà gagné au prix fort. Ce genre d’affirmations vous envoient au bûcher. On ne remet pas en question l’histoire et l’information officielle pleine de symboles judicieusement choisis. Il me semble que c’est le cynique mais excellent Churchill (1) qui disait que l’histoire a toujours été écrite par les vainqueurs et les puissants. C’est pourquoi j’aime bien prendre connaissances des thèses d’historiens et de journalistes qui voient les choses avec plus de subtilité et qui prennent à contre-pied l’information officielle comme le sulfureux Bernard Lugan pour l’Afrique.
        Le traitement médiatique du mouvement des Gilets Jaunes par la presse et la télévision française procède de la bonne vieille propagande de l’ère soviétique, je préfère regarder les courtes interviews des Gilets Jaunes sur RT France, en particulier un jeune homme brillant : François Boulo, porte-parole des GJ de Rouen.

        (1) : dans la même veine, Churchill a dit : « je ne crois aux statistiques que quand je les ai moi-même falsifiées ». On peut remplacer le mot « statistiques » par « informations ». LOL.

  2. Il faut ajouter à cette excellente analyse de nos sources d’information, le fait que la propagande consiste aussi à ne pas dire ce qui est nécessaire pour comprendre. Une bible pour la propagande est vieux d’une cinquantaine d’années : Propagande de Jacques Ellul.
    Ma formation plutôt technique m’a conduit à voir l’ information comme on moule une pièce de fonderie. La pièce est justement le manque dans le moule de sable. Par réflexe, pour toute information de nos médias il faut se demander ce qui a été occulté ! Mais cela exige beaucoup de temps et d’efforts. Cela vaut- il la peine ??? Finalement c’est plus plaisant de se laisser glisser comme aux sports d’hiver.

  3. L’occident est bien avec sa réserve personnelle de terroristes affiliés à al-Qaeda en Syrie à Idlib.
    Ceux-là sont bien protégés, ne nous demandons pas pourquoi.
    Quand cela braillait dans la presse occidentale sur Alep, pas un mot sur le Yémen, avec les frappes chirurgicales sur les civils et infrastructures civiles.

    Quand c’est les autres, c’est mal.
    Quand c’est nous, c’est bien.

    • comparaison n’est pas raison, mais pour aller dans votre sens sur un tout autre sujet, les éoliennes c’est bien chez nous, parce que le raffinage de terres rares incorporées, entre autres, dans ces machins est extrêmement polluant, mais comme c’est en Chine…
      Et idem pour les métaux comme le cobalt, ou là, en plus, les conditions d’exploitation (c’est le cas de le dire) des mines en RDC notamment sont proprement scandaleux (mais pacheznou pacheznou)

  4. L’analyse de Patrick Armstrong est pertinente. Mais il aurait pu ajouter que la contrepartie du délabrement de la pratique journalistique est la disparition de nombreux titres et la chute du tirage de ceux qui survivent. La télévision généraliste et la radio voient également leurs cotes d’écoute s’évaporer. La sanction est rude, certes, mais terriblement préoccupante : sans chiens de garde – ce qui est le rôle des médias – comment la démocratie peut-elle fonctionner ?
    Pour l’instant, l’audience des blogues et des médias indépendants diffusés sur Internet reste marginale

  5. Comme il a été question d’information et entre autres de l’ex-Yougoslavie et de l’Ukraine dans ce billet, voici une interview de Stratpol, qui vient juste d’être mise en ligne, animée par l’excellent Xavier Moreau avec comme invité le suisso-serbe Slobodan Despot au sujet du « Kossovo 20 ans après »; c’est très instructif :

  6. Un journaliste français parle des 35,000 journalistes français, dont une petite caste de 200 éditorialistes faisant partie d’un cercle privilégié. Son message : le néo-libéralisme appliqué aux journalistes engendre une pauvreté de l’information et un « autoritarisme à bas bruit » :

  7. @camembert
    Il est vrai que le coulage organisé de l’imprimerie Arjowiggins est un acte prémédité. Asselineau va apprécier ! Ce qui est curieux est qu’il y a maintenant 3 ans j’ai renouvelé mon passeport (il n’y avait plus de place pour les visas) et il avait été imprimé, devinez où ? à Singapour. Curieux n’est-il pas ! Donc le papier spécial utilisé pour les passeports est moins cher à Singapour qu’en France, CQFD
    Recoupement d’informations …

    • Si ça continue, nos passeports et billets seront fabriqués au Bengladesh ou au Pakistan.
      Je n’ai rien contre nos amis singapouriens, bengalis ou pakistanais, mais il me semblait que la fabrication d’actes et papiers d’un Etat revêtait un caractère de confidentialité et de souveraineté tels qu’ils sont obligatoirement imprimés localement dans un établissement d’état.
      J’ai dû me tromper 🙂 .

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