La « taxe pluie » pour bientôt ?

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Le gouverneur de l’Etat du New-Jersey, le démocrate Phil Murphy a découvert que les finances n’étaient plus capables de payer les retraites des anciens employés. Le New-Jersey détient le record nord-américain de la pression fiscale et il était problématique de trouver un nouvel impôt qui ne mécontenterait pas trop les citoyens. Mais il a trouvé la solution : faire financer par un nouvel impôt de nouvelles infrastructures pour contenir les chutes de pluie catastrophiques à venir en raison du réchauffement climatique. Cet investissement a été estimé à 15,6 milliards de dollars et puisqu’il y a urgence il faut donc faire vite !

L’Etat va donc créer un nouvel impôt appelé « rain-tax », en français l’impôt sur la pluie. L’ancien Gouverneur du Maryland, le démocrate Anthony Brown avait tenté la même manoeuvre en 2012 mais il a été chassé de son siège lors des élections suivantes. La France partage avec le New-Jersey la créativité fiscale tous azimuts la plus diversifiée et on en connait les conséquences directes avec les « Gilets jaunes ». C’est parce que le diesel est mauvais pour le climat que l’on taxe les conducteurs, dans le New-Jersey on taxe la population parce qu’il pleut trop souvent et trop abondamment. En ce moment même les températures sont toujours largement en dessous de zéro degrés. Alors pourquoi le Gouverneur n’instituerait-il pas aussi une « taxe froid », un froid lui-même provoqué par le réchauffement climatique comme l’affirment certaines hautes personnalités onusiennes ?

Dans le même registre la France avait fait preuve, en son temps, d’une très nette avancée dans la créativité fiscale en instituant un « impôt sécheresse », je ne me souviens plus exactement en quelle année, et en d’autres temps les fonctionnaires du ministère des finances à Paris n’avaient-ils pas aussi inventé la taxe sur les portes et fenêtres, c’était plus confortable car la température des logements restait tempérée par grand froid ou fortes chaleurs … Finalement on n’arrête plus le progrès, surtout dans le domaine météorologico-fiscal.

Source et illustration : ZeroHedge

16 réflexions au sujet de « La « taxe pluie » pour bientôt ? »

    • J’ignorais … Donc la France a servi d’exemple au New-Jersey. Ici à Tenerife il n’a pas significativement plu depuis le mois de septembre, donc une taxe-pluie serait mal venue. Par contre dans certaines communes l’eau est relativement coûteuse car elle provient d’usines de dessalage de l’eau de mer.

      • C’est une question de point de vue.
        Tenerife pourrait très bien être taxé pour envoyer SA pluie ailleurs ! 😊

  1. Pour venir en aide aux l’agriculteurs sinistrés, l’ « impôt sécheresse » avait été décidé à la fin-août 1976 et payable à l’échéance du 15 décembre 1976. J’y fus assujetti.
    P.S. : Petite histoire personnelle :
    Ce jour-là, 15 décembre, le fleuve traversant notre bonne ville était en crue ; 1 m d’eau dans ma cave de 60 m2 ; chaudière dans l’eau, entre autres… 😥
    À l’époque – je l’avoue aujourd’hui – manquant à coup sûr de la moindre parcelle d’humour, en lieu et place de mon chèque, je n’avais pas eu l’idée de proposer au percepteur de le régler… en liquide ! 🙄
    A contrario, les dégâts causés par cette inondation, restaient évidemment à ma charge.

  2. Si nous remontons dans l’histoire de France, je ne pense pas qu’il y ait qu’elle, l’originalité des impôts vient de loin.
    Tout le monde connait la gabelle, l’impôt sur le sel au moyen-âge,plus près de nous celui sur les instruments de musique, vers la fin du XIX° début XX° siècle me semble-t-il, ce qui donna une chanson que les Charlots reprirent à leur compte ( https://www.youtube.com/watch?v=Rr6tRmq9DVQ ).

  3. N’ayant pas de maison et vivant en ville je ne peux que rapporter cette discussion avec un ami de la campagne d’il y a 7 ou 8 ans. En substance, si on récupère l’eau de pluie tombant sur son toit pour arroser le jardin, la compagnie des eaux pouvait vous en empêcher au titre de la salubrité de l’eau d’arrosage dudit jardin au titre d’une potentielle pollution des eaux qui rejoindront la nappe phréatique.

    Bref la loi spécifie – https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F31481 – que c’est pas gratuit en fin de compte ! :

    Entretien
    Tous les 6 mois, vous devez vérifier :
    la propreté de vos équipements,
    la présence d’une plaque signalétique eau non potable,
    l’absence de connexion entre le réseau destiné à la consommation humaine et le réseau de distribution d’eau de pluie.
    Tous les ans, vous devez procéder (ou faire procéder par une entreprise de votre choix) :
    au nettoyage des filtres,
    à la vidange, au nettoyage et à la désinfection de la cuve de stockage,
    et à la vérification des vannes et robinets de soutirage.

    Suivi
    Vous avez l’obligation de tenir à jour un carnet d’entretien sanitaire de votre installation. Ce document doit contenir :
    le nom et l’adresse de l’entreprise chargée de l’entretien si vous n’effectuez pas vous-même cet entretien,
    un plan détaillé des équipements de récupération de l’eau de pluie,
    une fiche de mise en service,
    les dates des vérifications et opérations d’entretiens réalisées,
    le relevé mensuel des index des systèmes d’évaluation des volumes d’eau de pluie utilisés à l’intérieur des bâtiments raccordés au réseau de collecte des eaux usées.
    En tant que propriétaire, vous devez informer votre locataire du fonctionnement de l’équipement de récupération des eaux de pluie. En tant que vendeur, vous devez informer l’acheteur de l’existence de cette installation.

    Contrôle
    Le contrôle de votre système de collecte des eaux de pluie peut être effectué par un agent technique du réseau d’eau potable de votre mairie.
    Les frais de ce contrôle sont à votre charge.

    • Hallucinant ! La France, pays de la liberté, est bien un état totalitaire …
      Pourquoi pas aussi un impôt neige puisque des agents de l’Etat répandent du sel sur les routes, et puis aussi un impôt soleil puisque l’exposition au soleil peut déclencher des mélanomes qui grèvent la sécurité sociale, et enfin un impôt vent puisque lorsqu’il n’y a pas de vent ou trop de vent les éoliennes ne produisent pas d’électricité, donc l’Etat perd de l’argent.

      • L’impôt soleil : vivant à Marseille (comme vous le savez) souvenez-vous de la proposition de taxe – sous Hollande de mémoire – sur l’ensoleillement des régions du sud dont les citoyens (qui payent des loyers plus élevés, rien n’est gratuit). C’est ça le social : des délimitations floues , fluctuantes en fonction de la météo, du climat, de la longueur de la barde du père Noël …

      • Mais non, rien à voir avec les libertés, c’est juste que nous avons inventé L’ENA, qui pond des énarques, lesquels(elles) pondent des règlement(ation)s, plus absconses et complexes les unes que les autres (quand pas contradictoires) pour le grand « profit » de l’État, et que, comme ne disait pas Louis XIV, l’État c’est nous tous (paraît-il), donc de quoi se plaint-on , 🙂

      • Petite parenthèse : vous savez qu’on sorte d’ ENA , de Centrale, X ou agro (merci pour bibi), même d’HEC ça rend ni plus intelligent ni plus con (même de normale sup. quoique les littéraires que j’ai connu m’inclinent au respect pour paraphraser Audiard). Il faut y aller de son autocritique pour sortir des sillons dans lesquels nous sommes semés (scusez ma prose laboureur !).
        Il est tellement bon de se sentir soi parmi les siens tout en profitant des largesses de la méritocratie aux origines parentales souvent trop bourgeoises (cf.% des étudiants en Grandes Ecoles ayant comme parents des prof etc.).
        En tout lieu et de tout temps il y eu des individus qui ont fait des tremblements de terre parce que reconnus par la suite (Platon, Pasteur, Copernic, Descartes, Spinoza, Churchill, de Gaulle, Feynman, même Einstein ou Gandhi ! …).
        Du presse citron social on ressort conforme ou déformé et parfois réformé dans le sens d’un renouveau. La loi et les contradicteurs font partie intégrantes de mouvances délimitées dans un cadre mental qui touche autant le manuel que l’intellectuel et de partout il ressort des roses au pied du fumier.
        C’est pas mal aussi le fumier quand il sait qu’il peut donner du bon méthane énergétique … ou à effet de serre. Nuance du savoir, ces savoirs adossés aux connaissances qui déclenche un « se savoir » qui tend au devenir qui propose un être et qui suppose une connaissance de soi, un soi tellement galvaudée !
        Tout est dans l’oeil de celui qui regarde.

    • « En substance, si on récupère l’eau de pluie tombant sur son toit pour arroser le jardin, la compagnie des eaux pouvait vous en empêcher au titre de la salubrité de l’eau d’arrosage dudit jardin au titre d’une potentielle pollution des eaux qui rejoindront la nappe phréatique. »

      Rien de tel n’est dit dans le lien.

      • Le lien est celui de la réglementation publique. Les compagnies sont de l’ordre du privé et détiennent un pouvoir de regard …

  4. Dommage qu’il n’y ait pas un taxe sur la c- – – – – ie, celle-là, à priori, pourrait rapporter beaucoup !
    Mais il est vrai que nos dirigeants seraient obligés de s’en acquiiter pour une grosse part ; ce qui, finalement, ne serait pas si rentable, puisqu’ils se contenteraient de récupérer en grande partie ce qu’ils auraient versés au titre de l’impôt !
    Climatiquement vôtre. JEAN

    • Bien vrai, mais « à défaut », une taxe pour « hérésie climatique » (je n’ose pas dire « négationnisme », déjà pris et précis, en principe) ne serait-elle pas bénéfique aux Finances Publiques ?
      Il suffirait d’avoir une définition très large et souple de ladite « hérésie », par exemple ne pas reconnaitre qu’il fait froid à cause du réchauffement climatique, que prendre l’avion est un « péché mortel », nier que se chauffer au mazout, au gaz, au charbon, au bois, à l’électricité (d’origine nucléaire) c’est « pas bon pour la Planète », voire, tant qu’on y est, qu’on ne croit pas à la Sainte Église Carboclimatique TErrestre (dite encore S.E.C.T.E), à ses dogmes, à ses textes sain(t)s (rapports du GIEC), à ses grand-messes (COP’s)…liste non exhaustive.

  5. On a environ 400 impôts et taxes en France dont voici un début d’inventaire qui mérite le détour (date décembre 2018) : https://www.contrepoints.org/2018/12/02/331489-combien-de-taxes-en-france
    On n’a pas encore de taxe de la qualité de l’air qu’on inspire, mais ça ne saurait tarder…Oups, suis-je bête, on a déjà cette taxe, c’est la vignette « Crit’Air » (Arrêté du 29 juin 2016 relatif aux modalités de délivrance et d’apposition des certificats qualité de l’air).
    Elle est pas belle la vie ? LOL

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