Glyphosate : L’incompétence de la justice française

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Lyon est la capitale de la gastronomie française mais c’est aussi la capitale de la stupidité judiciaire illustrée avec l’interdiction immédiate par le tribunal administratif du Roundup Pro360. Sur quelles bases scientifique les magistrats se sont appuyés pour prendre une telle décision relève du mystère. Il est vrai que Lyon abrite aussi le Centre International de Recherche sur le cancer (IARC), un nid de pseudo-scientifiques grassement payés par les contribuables des pays de l’OCDE qui, sur des bases scientifiques plus que contestables, ont déclaré que le glyphosate était un cancérigène probable. Et avec les pression des médias et des organisations écologistes le mot «  »probable » a disparu, ceci explique cela. Pourtant ce tribunal a semble-t-il ignoré les décisions de la Commission de Bruxelles relatives à cet herbicide supportées par une étude ayant mobilisé des dizaines d’experts indépendants tant de l’industrie phytosanitaire que de l’agriculture qui avait réaffirmé que le glyphosate n’était pas cancérigène.

Comme je l’ai souvent écrit sur ce blog jamais aucune relation de cause à effet entre un quelconque cancer et l’utilisation du glyphosate selon les recommendations d’utilisation préconisées par le fabricant n’a pu être objectivement établie depuis que ce produit a été mis sur le marché à la fin des années 1970. Le jugement du tribunal de Lyon va mettre en péril des milliers d’exploitations agricoles car s’il existe des alternatives au glyphosate celles-ci sont plus coûteuses et toxiques tant pour l’utilisateurs que pour l’environnement comme l’atrazine par exemple qui est un bel exemple de pollution des nappes phréatiques des sols légèrement alcalins, le Bassin parisien et l’Aquitaine en sont des exemples.

Il existe fort heureusement des personnalités politiques pour s’élever contre la démagogie qui entoure le glyphosate dont l’eurodéputée Angélique Delahaye (PPE). Elle a été immédiatement accusée d’être rémunérée par le lobby de l’agrochimie lorsqu’elle a contesté la décision du tribunal lyonnais. Il serait plus approprié que ce soit le lobby des agriculteurs qui la soutienne !

Source : Euractiv

18 réflexions au sujet de « Glyphosate : L’incompétence de la justice française »

  1. Ce tribunal lyonnais a eu l’outrecuidance par son jugement d’invalider les études de l’ANSES (Agence Nationale de la Sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’Environnement et de la Sécurité au travail), constituée des scientifiques les plus à même de juger de la toxicité d’une telle substance phytosanitaire. Je ne savais pas que les juristes étaient à ce point aussi experts dans ce domaine technique où il faut être à la fois biologiste, chimiste, ingénieur agronome, toxicologue et expert dans les réglementations locales et internationales pour comprendre à minima de quoi il en retourne; quand on a acquis ces compétences, on sait rien qu’à voir la structure de la molécule de glyphosate que cet herbicide n’a aucune chance d’être cancérigène, je dis bien aucune chance, null, nada, nienté, wallou, nichts, no way, peau de balle et balai de crin.
    Quelles sont les alternatives ? Aucune ou alors on retourne au moyen-âge comme l’indiquent des agriculteurs de Seine et Marne dans cet article de journal : https://actu.fr/societe/seine-marne-glyphosate-debat-empoisonne-agriculteurs-elus-2_21109919.html
    C’est typique des écologistes politiques : s’occuper de sujets pour lesquels ils n’ont aucune compétence, et en plus vouloir imposer aux autres leur vision du monde paranoïaque.
    C’est pour cela qu’on les appelle désormais « les Khmers verts ».
    Toute cette errance sociétale relève clairement de la pathologie psychiatrique.

    • Un de mes client était lobbyiste monsanto à brussels, on s’entend bien sur toutes les âneries proférées par les khmers verts.

      Le terrible est que nous sommes passé dans un autre monde, achalandé par des perroquet

  2. Incompétence de la Justice? Peut être mais pire que tout: idéologue. C’est une justice de la pensée qui décide de ce qui est bien ou mal, des personnes dans le camp du bien ( quoi qu’elles fassent elles seront peu sanctionnées) et celles appartenant au camp du mal ( tout sera fait pour les neutraliser). C’est la suite logique du  » mur des cons  » . Les Juges devraient être choisis pour leur sagesse et leur capacité à juger sur des faits et non à cataloguer les personnes et leur aptitude à être au-dessus des idées politiques , mais c’est plutôt le contraire. Est il normal que 90 % des Juges votent à gauche et très très peu se sentent patriotes, alors que leur job est justement de faire fonctionner une nation! Quand la Justice déraille le chaos n’est pas bien loin.Il n’y a aucun signe montrant que la Justice se réforme pour éviter les dérives qui se sont aggravées considérablement depuis 5 ans.

    • «Les juges devraient être choisi pour leur sagesse». Selon Platon, la sagesse est un idéal inaccessible pour les mortels que nous sommes.
      En France, il y a une école de la magistrature. Dans de nombreux pays anglo-saxons, les juges sont choisis parmi les avocats qui se sont illustrés par leur pratique. Dans d’autres pays, les juges sont élus. D’où certains dérapages assez inouis.
      Les juges devraient être choisis pour leur compétence, compétence qui s’acquiert avec l’expérience.
      On touche là un des problèmes irrésolus de la séparation des pouvoirs : par qui les juges devraient-ils être nommés et de quelle autorité devraient-ils relever ? Ni Locke ni Montesquieu n’ont su y répondre.

      • Au moins, dans la logique anglo saxonne la justice est ,plus ou moins,la même pour tous ( en principe) , alors qu’en France la fonction publique est jugée par le tribunal administratif , à la différence du privé. Les résultats montrent que le tribunal administratif ne juge pas sévèrement ( c’est le moins que l’on puisse dire) les fonctionnaires. Il y a donc la justice pour le public et la justice pour le privé : comment cela peut il se justifier?
        Vous avez raison de dire que le problème n’est pas résolu mais une bonne gouvernance permettrait d’éviter les écueils actuels .Aux USA on juge plutôt les actes alors qu’en France on juge les gens : un migrant qui viole une gamine sera excusé car il ne comprenait pas son acte ( c’est lui la victime !!) mais un bon versaillais catho se prendra le maximum pour le même acte. Notre justice est donc doublement raciste puisqu’elle considère que certains ; de part leur ethnie, religion ou race; doivent être excusés car ils sont (k et seront toujours?) inaptes à s’adapter et à obéir aux règles ; et ceux qui réussissent mieux sont responsables du statut d’infériorité des autres. L’idéologie égalitariste conduit à défendre le coupable et à condamner la victime.

  3. Une précision par rapport à ce que semble dire l’article : les sols d’Aquitaine sont plutôt acides, voire très acides. Ce n’est pas une région calcaire où les sols sont alcalins ( comme en Provence par exemple).

  4. Le problème de fond est la soumission à une justice supranationale, donc indépendante du peuple français… Par ailleurs il y a une connivence de fait entre les tenants de l’écologie répressive, la justice et les médias aux sein des Loges, Dieu seul sait pourquoi la franc maçonnerie s’est engagée dans cette voie. Drôle de progrès.

  5. Bonsoir
    j’ai une question : dernièrement des affiches sont apparues dans ma trés petite ville ( Bagnéres de Bigorre) ,il était demandé d’effectuer une analyse d’urine pour vérifier la présence de glyphosate ?quelques jours aprés sur LCI un reportage sur le même sujet. Ma question :est -il possible que du glyphosate soit présent dans les urines? Je vous remercie.

    • Je connais très bien cette molécule puisque j’ai travaillé en agrochimie pendant 13 ans chez Rhône-Poulenc et que j’ai participé à des travaux concernant la mise au point de nouveaux herbicides. Rassurez-vous le glyphosate est totalement anodin pour la santé. Par contre la « formulation » du produit ne fait pas l’objet d’autorisation de mise sur le marché car les régulateurs ne se sont jamais intéressé à ce problème. En gros, pour faire court, la formulation contient des tensioactifs, c’est-à-dire des détergents qui facilitent la pénétration de la matière active dans la racine de la plante. Ils ne sont pas plus dangereux que le liquide pour vaisselle que vous utilisez tous les jours ! Si vous buvez un verre de liquide pour vaisselle vous mourrez et si vous buvez un verre de liquide pour vaisselle auquel vous avez ajouté 10 grammes de glyphosate vous mourrez aussi mais pas à cause du glyphosate. Vous avez compris mon raisonnement ? Enfin, le glyphosate ne peut pas être cancérigène car il ne peut pas interagir directement avec l’ADN. Entrez glyphosate dans l’ongler « recherche » de mon blog et vous trouverez toutes les réponses à vos questions. Bonne neige !

      •  » la formulation ne fait pas l’objet d’autorisation de mise sur le marché  » : Si, la formulation doit être autorisée par le pays ( alors que la matière active est autorisée au niveau Européen). Il y a un minimum de tests toxicologiques à fournir pour obtenir l’autorisation d’une formulation ( en particulier vérification qu’il n’y a pas de phénomène de synergie, de potentialisation…).

  6. @Prolux
    Les formulations ne sont jamais détaillées par les agrochimistes lors de la constitution des dossiers d’homologation car elles entrent dans le cadre du secret de fabrication. Les formulateurs utilisent une bonne cinquantaine de produits différents allant de l’argile aux tensioactifs exotiques eux-mêmes protégés par des brevets. Jamais les régulateurs n’ont accès à la composition exacte des formulations.

    • Tout à fait d’accord avec vous ( tout au moins pour les adjuvants ne dépassant pas une certaine proportion) mais cela n’implique pas qu’aucune tox de formulation ne soit faite.

  7. Il suffit de lire la fiche toxicologique du glyphosate réalisée par l’INRS pour comprendre que les politiciens écolos nous enfument totalement (la molécule n’est pas métabolisée chez les animaux, donc impossibilité d’un quelconque effet génotoxique) : http://www.inrs.fr/dms/ficheTox/FicheFicheTox/FICHETOX_273-1/FicheTox_273.pdf
    La molécule n’étant pas métabolisée, on la retrouve telle quelle dans les fèces et les urines et c’est une bonne chose. Sa DL50 étant énorme, on n’a vraiment rien à craindre de ce type de produits, il faudrait en avaler des tonnes avant d’être malade.
    Il est curieux que ces informations à la portée du premier venu et accessibles à tous n’aient pas influencé la décision des juges de Lyon, l’ex-capitale de la chimie française.

    •  » il faudrait en avaler des tonnes  » : quand même pas!
      Avec une DL 50 de 2000 mg / kg il faudrait environ 160 g de glyphosate ( pour un individu pesant 80 kg) pour avoir une chance sur 2 d’y passer. Il faudrait donc absorber environ 1/2 litre de produit commercial. C’est effectivement beaucoup.

      • L’Australienne qui s’est suicidé en s’administrant un verre de RoundUp n’est certainement pas morte à cause du glyphosate mais à cause des tensioactifs inclus dans la formulation qui ont provoqué un oedème pulmonaire presque instantané. À l’époque Monsanto avait envoyé une délégation de spécialistes pour étudier le dossier médical. Depuis ce cas il n’y a jamais eu de morts provoqués par le RoundUp. Si vous voulez vous suicider le liquide pour vaisselle est très efficace ! À la limite, si on continue dans l’imbécillité des juges, le liquide pour vaisselle devrait être interdit à la vente …

      • @prolux et jacqueshenry : je me permets de faire un petit rappel réglementaire pour les lecteurs non au courant des subtilités du cadre réglementaire relatif aux biocides :

        Les produits phytosanitaires -dont les herbicides- sont soumis à deux directives européennes :
        – la directive biocide, qui fait état d’une liste positive de matières actives biocides dont on peut se servir pour formuler un produit phytosanitaire, en l’occurrence le glyphosate;
        – la directive REACH (Registration, Evaluation and Authorization and restriction of CHemicals) qui est une liste positive de matières premières qu’on est en droit d’utiliser pour formuler un produit phytosanitaire ou non (pour être précis c’est un règlement européen, donc applicable sans transcription en droit français).
        Pour obtenir l’homologation d’une formulation nouvelle en France, on doit donc se servir de ces deux listes positives, déposer un dossier de demande d’homologation au ministère de l’agriculture (la partie technique sera validée ou non par l’ANSES) avec tous les tests toxicologiques requis, payer et faire preuve de patience. Je ne crois pas qu’il soit obligatoire de déposer le détail de la formulation dans le dossier mais c’est fortement recommandé, avec le cas échéant signature d’un accord de confidentialité. Il faudra de toutes façons déposer la formulation détaillée du produit phytosanitaire dans tous principaux CAP (centres anti-poisons) de France.
        Une fois qu’une homologation est délivrée dans un état membre de l’UE, cette homologation est valable dans toute l’UE. Les états membres ont le droit d’ajouter des réglementations locales, à la condition que celles-ci aillent plus loin dans les textes de lois de l’UE, et ne contredisent donc pas ces derniers. Les réglementations additionnelles s’appliquant à la France sont toujours plus strictes que dans les autres états membres. C’est une spécificité française qui horripile les services techniques, réglementaires et commerciaux des grandes multinationales (à titre d’exemple, et puisqu’il a été question de liquides vaisselle, l’utilisation de ces derniers est soumis à une liste positive sous le contrôle du conseil supérieur d’hygiène publique de France, et si un produit vaisselle peut être vendu en UE, il ne le sera pas forcément en France pour des usages professionnels). Dans le même esprit, on a par exemple l’arrêté du JO du 8 octobre 2004 qui a fixé les quantités maximales de glyphosate utilisables et qui restreint encore plus l’utilisation de ce dernier.

        Voila pour faire simple, la réalité est infiniment plus complexe, mais il faut bien que nos députés s »occupent à nous pondre des quantités de textes de lois (entre 300 et 400 mille pour la France) qui se contredisent souvent, pour le plus grand bonheur des juges et avocats spécialistes de la cassation.

  8. Et en plus, il y a un recul de presque 50 ans, avec nombre de données fiables et exploitables… contrairement à bien des variables climatiques dans plusieurs régions du globe.
    Cela promet pour que les « bien pensants » arrivent à admettre les « co***eries » sorties des modèles de « prévision » (sic) des climats futurs, même dans 20 ou 30 ans, quand on commencera à avoir des bases de données en nombre suffisant et en qualité (répartition géographique).
    Vous avez dit « Science » , Warf !

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