L’apparition de la vie sur Terre : La grande question

J’ai été vraiment impressionné par les divers voyages de sondes interplanétaires visant à explorer cet espace très restreint, somme toute, qui entoure le Soleil. Le petit instrument qui a atteint – quelle prouesse technologique car il fallait qu’il soit encore capable d’envoyer des signaux – les confins de ce que les astronomes appellent la ceinture de Kuiper, n’est en réalité qu’un épiphénomène. Bien au delà en effet existe, les astronomes le suspectent, une zone entourant le Soleil et se déplaçant avec lui dans l’espace intersidéral appelé le nuage de Oort où se trouveraient encore plus de cailloux que dans cette ceinture de Kuiper dans laquelle l’ancienne planète Pluton a été relégué au rang de simple gros astéroïde. Il y a eu aussi la sonde « Rozetta » qui n’a pas vraiment apporté de nouvelles informations. Tous ces objets gravitant autour du Soleil sont des cailloux agglomérés avec des poussières et parfois de l’eau et ils voguent dans l’espace entourant le Soleil depuis 4,568 milliards d’années, l’âge officiel du système solaire.

Comme les astronomes considèrent que l’âge de l’univers est de près de 14 milliards d’années que s’est-il donc passé à notre niveau régional, si on peut parler ainsi, durant les 9,5 milliards d’années précédant l’apparition du Soleil ?

Notre Soleil, notre astre de vie, est complètement isolé dans l’espace puisqu’il faut à la lumière émise par l’étoile la plus proche, Proxima Centauri, 4 ans pour nous atteindre, en d’autres termes le Soleil est totalement seul dans le vide galactique. Or il est entouré de cailloux de tailles diverses et de planètes dont la grande majorité est constituée de gaz, Jupiter, Uranus, Saturne et Neptune, les autres, insignifiantes de par leur taille étant de vulgaires petits agglomérats ronds – c’est le résultat de la loi de la gravitation – dont la Terre.

D’où provient donc toute cette matière qui contient les 92 éléments du tableau périodique des éléments bien connu ? La seule explication qu’ont trouvé les astrophysiciens est que le Soleil est un reste de l’explosion d’une étoile plus grosse, ils disent « une nova », qui aurait eu lieu par le passé et en 9,5 milliards d’années précédant cette explosion il s’en est passé des choses ! Il est difficile d’imaginer que ces rochers trouvés dans la ceinture d’astéroïdes au delà de l’orbite de Mars et ceux de la ceinture de Kuiper proviennent directement de l’étoile, ancêtre du Soleil, qui explosa. N’importe quel enfant de dix ans pourrait imaginer que cette matière solide provient des restes de planètes rocheuses, on dit telluriques, et ressemblant par exemple à la Terre ou à Mars soufflées lors de cette explosion cataclysmique. Toute cette matière se serait alors en partie à nouveau agglomérée pour former de nouvelles planètes. Et si avant l’explosion de l’ancêtre du Soleil il y avait eu une planète habitable où la vie était apparue alors la vie sur Terre telle que nous la connaissons ne serait qu’un « reste » de cette vie qui aurait existé bien avant que le Soleil et son système planétaire ne se reforme.

Cette divagation toute personnelle exclut que l’Univers soit issu d’un « big-bang » primordial. Je ne crois pas trop à cette théorie depuis que j’ai questionné cet astrophysicien rencontré lors d’un colloque pluridisciplinaire dans la région lyonnaise il y a près de 50 ans. Quand je lui ai demandé où se trouvaient aujourd’hui les galaxies dont la lumière, pour nous parvenir a voyagé dans l’espace pendant 12 milliards d’années il n’a pas su me répondre. J’en avais conclu qu’il ne croyait pas lui-même à cette théorie du big-bang qui stipule que l’Univers est en expansion depuis un point « zéro ».

Cette étoile ancêtre du Soleil devait donc exister depuis longtemps pour qu’elle arrive en fin de vie et explose. Un jour aussi le Soleil arrivera en fin de vie et il se transformera en étoile sombre et froide, alors il contribuera à sa manière à la matière noire invisible qui constitue la majorité de la masse de l’Univers. Un beau sujet de réflexion même si j’ai écrit de grosses bêtises car je ne suis nullement un astrophysicien …

Suite dans un prochain billet où il sera question d’une autre hypothèse d’apparition de la vie sur la Terre.

15 réflexions au sujet de « L’apparition de la vie sur Terre : La grande question »

  1. Le système solaire (4.5 milliards d’années) est en effet très jeune par rapport à l’univers (un peu moins de 14 milliards d’années). Si on veut trouver de la vie, il suffit donc d’aller voir des parties plus âgées en direction du centre de notre galaxie (la voie lactée) pour commencer, comme par exemple Proxima Centauri située à environ 4 années-lumière et hébergeant des exoplanètes potentiellement habitables. A condition d’avoir les technologies pour, et ce n’est pas demain la veille, vu qu’on ne sait même pas ce que sont du point de vue fondamental la gravité et l’espace-temps. Donc pour construire le vaisseau spatial qui nous y emmènera, il faudra prévoir un sacré délai. Notre ignorance devient encore plus patente quand on réalise que la matière baryonique (celle qui nous entoure) ne constitue que moins de 5 % de la masse totale de l’univers (rappelons au passage que les concepts de matière noire et d’énergie sombre supposés représenter les 95 % manquants ne sont que des théories non démontrées).
    Notre système solaire a une caractéristique intéressante : il possède deux ceintures de débris spatiaux : la ceinture interne appelée avec beaucoup d’originalité la « ceinture d’astéroïdes » qui serait issue de l’explosion d’une planète rocheuse proche de la terre, et une ceinture plus externe appelée la « ceinture de Kuiper » qui pourrait également constituer les vestiges d’une immense collision entre planètes telluriques (au delà, on a un no man’s land de composition inconnue appelé le « nuage d’Öpik-Oort »). Ces débris, potentiellement dangereux bien entendu, ont cependant une trajectoire prévisible en général.
    Il y a un peu plus d’un an, la communauté scientifique a été surprise de repérer le premier astéroïde extrasolaire -provenant de la constellation de la Lyre- qui s’appelle désormais « Oumuamua »; cet objet en rotation sur lui même a eu une trajectoire curieuse coupant le plan de notre l’écliptique et accélérant de façon inexpliquée. L’objet est parti en direction de Véga à une vitesse de 300,000 km/h environ. Beaucoup de scientifiques pensent tout bas qu’il s’agit là d’un objet artificiel. Cela a fait l’objet de nombreuses publications, dont une a fait un bruit incroyable : un scientifique de renommée internationale (Avi Loeb) a émit l’hypothèse en novembre dernier où Oumuamua est un objet artificiel extra-terrestre (avec équations à l’appui). Venant d’une sommité de Harvard qui plus est n’a plus rien à démontrer en termes de carrière, ça en a coupé la chique à plus d’un, moi le premier.
    Intéressant. Fascinant même.
    J’ai quelque fois le vertige devant l’étendue de ce qu’il nous reste à comprendre.
    J’aurais aimé naître quelques siècle dans le futur, ou alors être patient et ne pas être prisonnier du vieillissement :).

  2. Pour communiquer avec des sondes aussi éloignées que par exemple la ceinture de Kuiper, on utilise des ondes talmudo-shoatiques, les seules qui ne s’atténuent jamais…

    • Cette technologie redoutable, tant convoitée et réservée aux seuls élus, ne serait-elle pas sous licence exclusive de l’université hébraïque de Jérusalem ? 🙂

      • Je l’ai fait exprès pour vous éviter d’avoir à réfléchir à l’atténuation en fonction du carré de la distance par rapport au bruit de fond de l’univers…sympa non ?

  3. Blague à part, le Big Bang est censé être prouvé par la fuite des galaxies (le fameux « red shift ») dont l’astronome Alton Harp a montré la fausseté par des études de photos de certaines galaxies. Ayant été mis à l’index par la communauté des astro-physiciens, il a tenté un rétro-pédalage piteux qui n’a servi à rien…

  4. Juste un petit commentaire sur »l’isolement » de notre Soleil : certes, mais l’univers, à commencer par notre galaxie, c’est beaucoup, beaucoup de « vide » (même si il y a, paraît-il de la matière noire ou que sais-je).
    De même qu’à l’échelle atomique, il y a beaucoup, beaucoup (en 10 puissance négative de plusieurs chiffres) de « vide », par exemple, entre l’électron d’un atome d’hydrogène et son noyau.
    Quant au « big bang » ou pas, le sujet va encore longtemps nourrir des km de clavier et des litres de salive…

  5. Les souvenirs que je garde sur la question de la théorie big bang, c’est que c’est le meilleur modèle à ce jour qui rende compte de la création de l’univers. On a bien sûr des limitations et la première d’entre-elles, c’est qu’avant l’explosion initiale, il faut se représenter l’univers réduit à une singularité dans laquelle le temps n’existe pas…donc un moment d’éternité où tout l’univers est contenu dans une tête d’épingle. Pour contenir toute cette énergie dans si peu de place, on doit supposer que la masse n’existe pas, donc pas de particules élémentaires, et qu’on a de l’énergie et une quantité infinie d’information, ou encore que de l’information. Pour une raison à déterminer, cette singularité en équilibre métastable explose…le temps commence à apparaître, l’énergie également, puis la nucléosynthèse et finalement le monde qui nous entoure qui continue sur sa lancée à se dilater. Que ce soit au CERN ou dans les conférences d’Aurélien Barreau, les experts arrivent à modéliser la physique de ce big bang quelques milliardièmes de secondes avant l’ignition, mais pas plus loin car plus on remonte vers le big bang et moins le temps existe. De plus, on ne sait pas mathématiser l’information dans ce modèle, et on ne connait pas la relation entre l’information et l’énergie. On connait juste la relation entre l’énergie et la masse. Reste ensuite à articuler ce modèle de formation de l’univers avec celui du fonctionnement de l’infiniment petit, et voila une seconde difficulté qu’on arrive à résoudre partiellement avec un modèle standard incluant au moins (de mémoire) 9 dimensions. Reste à comprendre ce que 9 (11, ou 13 ou 21) dimensions veulent dire sur le plan de la physique macroscopique.
    Donc, je dirais à priori que la théorie du big bang n’est pas plus bête que celle des trous noirs, mais il faut qu’on arrive à y intégrer l’information.
    On a le même problème en physique des particules (avec les fluctuations quantiques du vide qui représentent une densité d’énergie énorme, ou encore avec l’expérience des fentes de Young où l’observateur en privant le système observé d’une certaine quantité d’information va influer sur l’état de ce dernier, ou encore avec l’intrication quantique des photons qui s’échangent de l’information quelle que soit la distance).

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