À la recherche de l’argent du climat

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Article de Paul Driessen paru sur le site CFACT le 30 décembre 2018

L’industrie qui gravite autour de la crise climatique déclare en boucle que les émissions provoquées par les combustibles fossiles sont la cause première de températures sans précédent, de changements météorologiques qui posent de réelles menaces existentielles pour la civilisation humaine et notre planète. La seule solution selon « Climate-Crisis, Inc » (« CCI ») est de bannir le pétrole, le charbon et le gaz naturel qui procurent pourtant 80 % de l’énergie qui fait que les économies, la santé et le style de vie ont été rendus possibles. Toujours selon « CCI » pour atteindre ce but il faut augmenter les taxes sur les combustibles fossiles carbonés et les émissions de carbone.

Cependant comme la crise des Gilets Jaunes (Yellow Vest Protest dans le texte) l’a montré en France ainsi que la dernière démonstration sur le climat en Pologne personne n’est préparé à s’imposer un âge sombre. Dans tous les pays du monde l’usage des combustibles fossiles se développe et personne, aucun groupe humain, aucune famille ne veut réduire son standard de vie ou remettre en cause son souhait d’amélioration de ses conditions de vie.

De plus toutes les prévisions basées sur des modèles informatiques sont complêtement déconnectées de la réalité telle qu’elle est observée. Rien n’indique qu’une légère augmentation des températures, que le moindre petit changement météorologique ou climatique qu’on a pu éventuellement noter soit dangereux, sans précédent ou provoqué par les activités humaines alors que c’est le puissant Soleil et les forces océaniques et naturelles qui ont provoqué par le passé des changements de climat bien plus sérieux.

A contrario les solutions préconisées par CCI entraineraient un déséquilibre sans précédent des sociétés industrielles, une pauvreté permanente, des désastres sanitaires dans les pays les plus pauvres et des dommages écologiques sérieux à l’échelle globale.

Aucun des éléments requis pour mettre en place des éoliennes et des panneaux solaires pour fournir de l’énergie propre n’est propre, « vert », renouvelable ou respectueux du climat. Des dizaines de milliards de tonnes de rochers doivent être extraits du sol pour prélever quelques milliards de tonnes de minerais qui serviront ensuite à produire quelques millions de tonnes de métaux, sans oublier les millions de tonnes de ciment, pour fabriquer et mettre en place des millions d’éoliennes et de panneaux solaires en les installant sur des millions d’hectares d’espaces naturels pour produire une énergie électrique intermitente et coûteuse qui ne pourra jamais satisfaire tous les besoins de l’humanité. Toutes les étapes de ces processus demandent des quantités immenses d’énergie et même parfois nécessite le travail d’enfants …

Comment les alarmistes du CCI répondent à ce type d’arguments ? Il ne répondent pas ! Ils refusent de discuter et vont même jusqu’à interdire tout débat public. Ils se déchainent contre toutes les personnes osant contredire la science du changement climatique en déclarant que celles-ci sont vendues aux intérêts de l’industrie des combustibles fossiles ou même payées par ces dernières et donc qu’elles ne sont pas crédibles en raison d’un conflit d’intérêt évident. CCI cite Greenpeace et le DeSmogBlog comme les seules sources fiables. Et si on est en désaccord avec l’agenda de CCI alors on fait partie d’un de ces think-tanks de droite qui mettent en avant leur scepticisme en ce qui concerne ce changement climatique d’origine humaine. Pour les 30000 activistes du climat qui ont participé à la grand-messe de Katowice fin décembre en Pologne d’où proviennent les capitaux qui leur permettent de vivre et quel est le montant de ces capitaux ?

Le milliardaire Michael Bloomberg a donné en six ans 110 millions de dollars au Sierra Club pour financer sa campagne de propagande dirigée contre l’utilisation du charbon aux USA. La compagnie Chesapeake Energy a donné au Sierra Club 26 millions de dollars sur trois ans pour promouvoir le gaz et l’abandon du charbon. Dix autres fondations « libérales » ont donné encore 51 millions de dollars à cette même organisation et quelques autres groupes d’environnementalistes sur 8 ans. Sur une période de 12 ans l’Agence de Protection de l’Environnement (EPA) a pourvu les 15 membres de son comité scientifique dédié au programme d’air propre (Clean Air act) 181 millions de dollars de bourses d’étude diverses relatives à la qualité de l’air. L’EPA en retour a pu ainsi valider toute une série de dispositions et de régulations contraignantes relatives à cette qualité de l’air et a donné 20 millions de dollars à l’American Lung Association (Association américaine du poumon) pour qu’elle encourage ces régulations.

Durant les années Obama l’EPA, le Département de l’Intérieur et d’autres agences fédérales ont financé des groupes de pression environnementalistes pour financer des actions en justice à l’encontre de dizaines de « contrevenants » sans que jamais le retour financier ait été rendu public, en d’autres termes tous ces procès l’ont été à huis-clos et les organisations environnementalistes ont négocié directement avec des bureaucrates nommés par l’Etat fédéral. C’est la stratégie « paie et tais-toi ! ».

De très loin le gros du financement provient des contribuables : les impôts qui servent à payer les agences gouvernementales pour qu’elles gardent la main sur les scientifiques, les modélisateurs et les groupes de pression pour promouvoir l’alarmisme du changement et du réchauffement du climat. Stephen Moore, membre de l’Heritage Foundation a récemment fait part de quelques remarques en citant des sources gouvernementales et d’autres rapports (source Washington Times du 16 décembre 2018, lien en fin de billet).

Le financement fédéral (USA) pour la recherche sur le changement du climat, les technologies associées, l’assistance internationale et les adaptations est passé de 2,4 milliards de dollars en 1993 à 11,6 milliards en 2014 avec en supplément 26,1 milliards de dollars pour le développement des programmes de changement climatique conformément à l’American Recovery and Reinvestment Act de 2009.

Les réserves fédérales ont investi approximativement 150 milliards de dollars pour les subventions aux énergies vertes et au changement climatique durant le premier mandat de Barack Obama sous forme de « green bonds ».

Ces chiffrent ne prennent pas en compte les crédits d’impôt de 30 % accordés aux entreprises et aux particuliers pour les énergies solaire et éolienne, entre 8 et 10 milliards de dollars par an, ni les milliards de dollars de subventions accordés aux compagnies d’électricité pour acheter de l’électricité « verte » très coûteuse.

Pour l’ensemble du monde, selon la Climate Policy Initiative, les investissements globaux dans le changement climatique, seulement en 2013, atteignaient 359 milliards de dollars mais ce montant est très éloigné de celui « nécessaire » estimé à 5000 milliards de dollars par an pour atteindre les objectifs fixés par l’ UNIPCC.

Cet UNIPCC (United-Nations Intergovernmental Panel on Climate Change) fait écho et soutient ces demandes extravagantes. Il a dit que le monde doit dépenser au moins 2400 milliards de dollars par an durant les 17 prochaines années pour subventionner la transition vers les énergies renouvelables. Il faut garder en mémoire qu’en 2014 Climate Crisis Inc (CCI) avait déjà dépensé 1500 milliards en recherche, consulting, négociations carbone et projets renouvelables selon la revue Climate Change Business Journal (lien en fin de billet). Donc, avec 6 à 8 % d’augmentation annuelle on arrive aisément aujourd’hui à 2000 millliards d’investissement annuel dans l’industrie financière du climat.

Le Département du budget américain (US Government Accountability Office, GAO) a évalué le montant des impôts payés par les contribuables pour la « science » du climat à 2,1 milliards de dollars par an, pour la R&D en technologies associées à 9 milliards annuels et pour l’assistance internationale à 1,8 milliards. La totalité des dépenses fédérales américaines pour le climat a atteint entre 1993 à 2017 la somme de 179 milliards soit 20 millions de dollars par jour durant toute cette période !

Lors du sommet pour l’action climatique globale de Septembre 2018 vingt-neuf organisations de gauche ont promis de financer à hauteur de 4 milliards sur 5 ans leur nouvelle campagne intitulée Catastrophic Anthropogenic Global Warming (Catastrophe du réchauffement climatique d’origine humaine). Nath Simons, co-fondateur de la Sea Change Foundation, a déclaré qu’il s’agissait seulement d’un acompte (voir le lien sur la Sea Change Foundation en fin de billet émanant de la Heartland Foundation).

Et Paul Driessen, auteur de cet article paru sur le site CFACT.org (lien), de déclarer qu’on le cloue au pilori pour travailler avec des organisations qui ont touché chaque année entre 41571 et 59728 dollars en provenance d’industriels des combustibles fossiles parce qu’il remet en question le fait que les combustibles fossiles sont à l’origine du chaos climatique et qu’il mentionne des fais dérangeants au sujet des énergies solaire et renouvelable pour remplacer le charbon et le pétrole. Il est tout simplement outrageant que des dizaines de millions de dollars soient dépensés chaque année pour financer des « études » qui démontrent que l’accroissement des émissions de gaz à effet de serre et l’effet de l’activité humaine sur le climat ont provoqué l’apparition de poissons-globe mutants, de saumons qui ont perdu leur sens du danger, qui ont rendu les requins droitiers et incapables de se nourrir, qui augmentent le nombre d’insectes qui nous piquent et qui expliquent pourquoi les grandes villes sont envahies par des rats.

Appliquons la norme Greenpeace-DeSmogBlog-Climate Crisis, Inc à tous ces chercheurs universitaires. Leurs conflits d’intérêts d’un montant de plusieurs milliards de dollars les rendent clairement incapables d’analyser les questions climatiques et énergétiques de manière juste et honnête. Il faut leur interdire de participer dans le futur à toute discussion sur l’avenir énergétique et économique des Etats-Unis et du reste du monde. À tout le moins eux-mêmes et les institutions qui s’enrichissent et se renforcent pour faire face au réchauffement climatique catastrophique provoqué par l’homme et les médias doivent être, dans le futur, coupés de tout financement de l’Etat.

Source : http://www.cfact.org/2018/12/30/lets-do-follow-the climate-money/?mc_cid=72cbd3e2ac@mc_eid=fc8db34f3b

https://www.washingtontimes.com/news/2018/dec/16/follow-the-climate-change-money/

https://wattsupwiththat.com/2015/08/22/climate-crisis-inc/

https://www.heartland.org/news-opinion/news/real-russian-collusion-the-dems-and-msm-ignore

et au sujet de l’auteur Paul Driessen : https://www.heartland.org/about-us/who-we-are/paul-driessen , ancien membre du Sierra Club qui a claqué la porte de cette institution avec fracas.

4 réflexions au sujet de « À la recherche de l’argent du climat »

  1. L’avenir est à la surgénération (taux >> 1)et non aux moulins à vents. Les moulins à vents ne doivent servir qu’en Hollande pour remonter l’eau, et à Valmy, pour moudre le grain à l’ancienne, pour le folklore.
    Grâce à l’invention sur les lasers pulsés d’un français, prix Nobel, on pourra éliminer les déchets à longue durée de vie, voire ceux qui sont énergétiques. Seront-ce les chinois qui mettront cela au point ❓ Ce n’est pas impossible vu les crétins que l’ont met au pouvoir en France, voire en Europe…

    • Les stocks d’uranium appauvri français peuvent assurer une production d’électricité fiable à l’aide de surrégénérateurs pour plus de 1000 ans ! L’abandon du projet NERSA par Jospin a été une catastrophe économique pour la France. Ce sont la Russie et la Chine qui sont maintenant les leaders dans ce domaine. Quant à la fusion permettez-moi d’être très sceptique au sujet de cette technologie dans laquelle on investit des sommes colossales. Il n’existe pas sur la Terre de matériaux capables de supporter des flux de neutrons intenses et de très haute énergie comme ceux générés par la fusion nucléaire. Tout est dit, le projet ITER est un fiasco annoncé … Pour les rêveurs il reste la fusion froide, une véritable « fake news » !

  2. Si on faisait le cumul des investissements qui ont été faits en plus d’un siècle pour extraire le pétrole ou le gaz en particulier en mer pour les plateformes en eaux profondes, on obtiendrait sûrement des sommes considérables. Sans compter les dégâts en pollution, maree noire, et que dire des cracking des schistes! Et les guerres menées pour s’approprier le précieux or noir ! les bénéfices ont été à la hauteur, mais souvent pour une minorité d’investisseurs et de gros lobbies. Mais le besoin est tel que tout ça va continuer encore longtemps …

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