Gilets jaunes : effets collatéraux

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C’est encore un billet de Mish Shedlock qui a satisfait ma curiosité

Pour les non-anglophones dunce = cancre, I just blew … = Je viens de détruire en morceaux le pacte de stabilité, Macron will … = Macron va augmenter le salaire minimum de 100 € par mois dès janvier 2019. Il paraît que ça ne coûtera pas un centime ni aux employeurs ni à qui que ce soit d’autre.

À croire que Rothschild vient de lui faire un chèque de 15 milliards d’euros mais comment va-t-il rembourser ?

Energie nucléaire : rôle dans le mix énergétique bas-carbone

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La très sérieuse Union des scientifiques « préoccupés » (Union of Concerned Scientists) fut créée en 1969 par un ensemble de membres seniors du MIT. L’une des premières missions de cette organisation fut de dénoncer la course aux armements. L’UCS s’orienta ensuite vers le bannissement des armes spatiales et la préservation énergétique de la planète en prônant la diversification des sources d’énergie mais en soutenant parallèlement le développement de l’énergie nucléaire. Une grande partie des scientifiques membres de l’UCS sont en effet des ingénieurs et des professeurs spécialisés dans le domaine de la physique nucléaire et de ses applications civiles. L’UCS considère que sans énergie nucléaire il ne sera pas possible de maîtriser les émissions de carbone ni de préserver les ressources en pétrole dont une grande partie est consacrée à la chimie et le sera encore pendant de nombreuses décennies à venir. Certes le charbon constitue une alternative au pétrole pour la chimie et également pour les carburants et il existe d’immenses réserves de charbon dans le monde dont la majeure partie n’est pas exploitée ou exploitable avec les technologies actuelles.

Cependant la montée en puissance probable des véhicules électriques va accroître la demande en énergie électrique dans des proportions difficiles à prévoir puisque les approvisionnements en lithium, cobalt et lanthanides (terres rares) constitueront également une limitation au développement massif de ces véhicules électriques.

L’UCS a rédigé un rapport qui indique clairement que l’humanité ne pourra pas se passer d’énergie nucléaire dans les décennies à venir et qu’il n’existe à l’heure actuelle aucune alternative fiable et économique et cette situation perdurera encore longtemps. Dans l’optique d’une protection du climat, approche que je me permets de contester mais qui présente au moins l’avantage de préserver les ressources en hydrocarbures liquides, le rapport de l’UCS s’est focalisé sur les centrales nucléaires des Etats-Unis mais ses recommandations sont valables pour tout autre pays. Cette organisation préconise, en dépit des problèmes de sécurité et de traitement des déchets, que les compagnies d’électricité (les « utilities ») investissent dans les centrales nucléaires existantes pour améliorer leur sécurité et permettre une exploitation prolongée. Aux USA, après inspection par les autorités de sureté, la durée de vie autorisée des réacteurs est actuellement de l’ordre de 80 ans (voir note en fin de billet).

Pour présenter des solutions économiquement viables il est donc nécessaire de préserver le parc nucléaire existant dans le cadre du développement de tous les types d’énergies renouvelables bas carbone et le nucléaire en fait partie. Si aux USA le nucléaire ne fournit que 20 % de la totalité de l’électricité, il représente 53 % de l’ensemble des énergies renouvelables en incluant l’éthanol produit par le maïs. L’UCS reconnait que les prix très faibles du gaz naturel ont conduit les « utilities » exploitant des centrales nucléaires à faire face à des difficultés financières. Ces utilities envisagent de fermer des unités de production électro-nucléaires car elles ne sont plus rentables en regard des prix du gaz. Si l’UCS s’est toujours battue pour que la sureté des centrales nucléaires soit améliorée, bien avant l’accident de Fukushima-Daiichi, elle privilégie une approche pragmatique de ce problème. Des Etats comme Illinois, New-York et New-Jersey ont déjà décidé d’aider les utilities en ce sens et l’Ohio et la Pennsylvanie vont suivre.

Ces préconisations sont valables pour beaucoup d’autres pays. Par exemple les compagnies d’électricité japonaises ont investi massivement pour mettre les centrales nucléaires du pays aux nouvelles normes de sécurité post-Fukushima. Les Allemands ont décidé de quitter l’énergie nucléaire et sont devenu de ce fait les plus gros pollueurs en termes de carbone en Europe. La France est un bon élève et, malgré la pression constante des organisations et partis politiques écologiques, ce pays semble avoir compris que l’énergie nucléaire offre la seule possibilité fiable pour réduire les émissions de carbone. L’ensemble du parc électronucléaire français pourra très probablement être encore exploité pendant 50 années supplémentaires si les autorités de sureté en décident ainsi.

Source : https://www.ucsusa.org/nuclear-power/cost-nuclear-power/retirements#.XA5WSC3-TuO , illustration Axios (www.axios.com)

Notes. Le mot « concerned » est difficilement traduisible en français. Je rappelle que les deux réacteurs de la centrale électronucléaire de Fessenheim peuvent subvenir au rechargement d’approximativement 400000 véhicules électriques par jour de manière économique et fiable. La durée de vie de 80 ans préconisée par l’organisme fédéral de contrôle des installations nucléaires civiles concerne le réacteur lui-même. Les pompes primaires, les générateurs de vapeur et les autres accessoires présents dans l’îlot nucléaire proprement dit peuvent être changés au cours de la durée d’exploitation.

Les « gilets jaunes » vus de Toronto par la journaliste Donna Laframboise

Un mois de manifestations a mis le gouvernement français à genoux. Voici 5 remarques cruciales.

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Un. C’est une protestation spontanée venant du peuple. Les conducteurs français doivent de par la loi posséder un gilet fluorescent dans leur voiture. Les centaines de milliers de mères, de grand-mères, de frères et de soeurs, d’oncles et de cousins qui ont revêtu ces gilets sont connus comme « les gilets jaunes ». Ils englobent tout l’électorat français.

Deux. Les images des scènes d’émeute parisiennes ont fait le tour du monde, mais dans la France provinciale les communautés de gilets jaunes ont été pacifiques. Ce mouvement a été catalysé par la taxe carbone sur l’essence et le diesel qui devrait entrer en application le premier Janvier prochain. Ces taxes carbone vont rendre les déplacements en voiture délibérément plus coûteux. Elles sont supposées encourager les transports publics, au nom du combat pour le climat. Alors que les habitants de Paris et de sa région peuvent disposer d’un bon réseau de transports ils ne représentent que 20 % des 67 millions de Français.

Les gens ordinaires qui vivent en dehors des grandes agglomérations sont dépendants de leurs voitures. Ces personnes ont été outragées car, pour eux, utiliser des transports en commun n’est pas réaliste et le gouvernement a décidé de les pénaliser directement et indirectement : quand le prix de l’essence augmente il s’en suit qu’un paquet de farine, des couches pour bébé ou une boite de médicaments transportés d’un point A à un point B voient leur coût également augmenter.

Trois. Ces taxes carbone ont été annulées. Initialement elles devaient faire l’objet d’un moratoire de 6 mois. Elle ont finalement été annulées..

Quatre. Les protestations ont déstabilisé le gouvernement et provoqué de sérieux dommages à l’économie. Pour restaurer le calme, le Président Emmanuel Macron devrait démissionner après avoir accédé au pouvoir il y a seulement un an et demi.

Cinq. Donner la priorité du changement climatique sur le bien-être des citoyens est un suicide.

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Note. Ce billet de Donna a été écrit avant l’allocution télévisée de Macron. Selon les analystes les décisions prises par le Président ne feront qu’aggraver la situation de la dette française et le déficit de l’Etat, deux « détails » qui pourraient énerver la Commission de Bruxelles. Mais au fait qui va prêter de l’argent à la France ? Sans aucun doute pour attirer les investisseurs les taux vont augmenter ce qui aura donc pour effet de rendre encore plus pesante la charge de la dette. Macron, tout banquier qu’il fut, n’a pas compris dans quelle impasse financière la France se trouve.

En Islande il n’y a pas de pétrole mais des volcans et des idées

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Le titre de ce billet est une paraphrase d’un slogan franco-français « on n’a pas de pétrole mais des idées ». Certes l’ex-ministre de l’écologie solidaire et festive, l’inénarrable Nicolas, a interdit toute exploitation de pétrole dans le bassin parisien au grand dam de certaines communes qui percevaient de confortables revenus et je ne me souviens plus quel autre ministre ayant le même genre d’irresponsabilité a interdit la recherche d’hydrocarbures liquides ou gazeux dans le sud et le nord de la France. En France, donc, quand on n’a pas de pétrole et qu’on a des idées pour en extraire celles-ci sont annulées par le gouvernement.

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En Islande, un pays magnifique à ne visiter qu’aux mois de juin et juillet il y a une activité volcanique intense et ce petit pays a fait preuve d’une ingéniosité admirable pour exploiter cette énergie gratuite à la portée de n’importe quel petit forage. L’électricité est entièrement produite par des usines géo-thermiques et elle est d’un prix très abordable pour les consommateurs. Des réseaux sophistiqués d’eau chaude également d’origine volcanique assurent le chauffage domestique pour un prix dérisoire. Mais dans ce pays situé sur le cercle polaire en dehors de l’herbe – les prés sont fauchés toutes les trois semaines entre juin et août – il n’y aurait pas de cultures vivrières sans la créativité d’ingénieurs et de techniciens qui ont encore une fois mis à profit l’énergie géothermique. Quand j’ai visité l’Islande il y a environ 25 ans il y avait perdues au milieu de nulle part des serres où des bananiers poussaient et poussent probablement toujours en toute quiétude. L’Islande était déjà autosuffisante en bananes ! Le chauffage des serres était assuré en pompant de l’eau chaude souterraine et en la réinjectant ensuite et l’éclairage provenait d’usines géothermiques comme celle du « Blue Lagoon » près de Keflavik (illustration).

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La révolution de l’agriculture sous serre, le plus souvent en hydroponie (agriculture hors-sol) est une conséquence des smartphones depuis lesquels l’agriculteur peut surveiller ses serres. Dans chaque serre il y a un ordinateur qui commande tout. Il est relié au service météorologique central et via internet également connecté à un smartphone d’où l’agriculteur peut prendre les décisions qui s’imposent : arroser, contrôler la température, ouvrir des vasistas de ventilation, changer la nature des ingrédients de l’hydroponie, etc … Après la grande crise économique de 2008 qui vit le système financier islandais s’effondrer totalement puis l’éruption volcanique de 2010 qui interdit toute liaison aérienne pendant plusieurs semaine les Islandais se sont ressaisi et ils assurent aujourd’hui plus de 50 % de leur consommation de fruits et légumes localement et la tendance s’accélère aussi bien pour les tomates, les salades, les concombres et autres légumes que pour les plantes aromatiques ou encore les haricots totalement exempts de pesticides, seuls les engrais sont importés. Et tout est possible puisque ce secteur agricole de pointe ne consomme que 0,5 % du total de l’énergie géothermique exploitée dans le pays et l’installation d’éclairage LED a grandement contribué à réduire les factures d’électricité qui pour certains maraîchers sont encore lourdes. Si l’Etat islandais, c’est-à-dire la société d’Etat Landsvirkjun, acceptait de consentir des tarifs préférentiels pour l’électricité aux agriculteurs, ne serait-ce qu’à hauteur de 1 % de la production électrique les cultures sous serre pourraient assurer près de 80 % de la consommation du pays, les protéines provenant de la pêche et de l’élevage ovin. Pour conclure il est impossible d’installer des moulins à vent en Islande car les vents sont beaucoup trop violents, quant aux panneaux solaires autant dire qu’ils ne fonctionneraient que quelques mois par an.

Source et illustrations : Thomson Reuters, 3 décembre 2018, et Blue lagoon : Wikipedia

Histoire de scolopendres

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Quand j’habitais à Port-Vila je regardais la télévision (mais oui !) parce que j’avais acquis à Nouméa une parabole et un décodeur « Canal » pour regarder les jeux olympiques de Sydney en direct puisqu’il n’y avait qu’une heure de décalage horaire et quand je regardais les épreuves sportives en nocturne, assis devant la télévision, j’avais toujours à portée de la main une machette. Tout simplement parce que le séjour était un espace régulièrement emprunté par des scolopendres noirs de 15 à 18 centimètres de long se déplaçant toujours en couples, d’abord le mâle et ensuite la femelle légèrement plus grosse. Je m’empressais avec un plaisir non dissimulé de les couper en deux et les moitiés continuaient à progresser sans ordre pendant quelques secondes. J’ai toujours été terrorisé par ces insectes répugnants. Quelques années plus tard, j’habitais à Marie-Galante et à nouveau je fus confronté à la présence de ces sales bêtes. Un soir je reçus un coup de téléphone désespéré d’une amie bretonne qui me demandait de venir d’urgence la prendre en charge pour la conduire à l’hôpital, elle venait de se faire mordre par un scolopendre. Je n’invente rien j’ai vraiment cru qu’elle allait mourir dans ma voiture.

Il ne me fallut heureusement que quelques minutes pour arriver à l’hôpital et me garer en vitesse devant l’entrée des urgences. C’était une question de minutes. Elle avait perdu connaissance et le personnel, informé d’une morsure de scolopendre, fit immédiatement le nécessaire : un piqûre de tonique cardiaque, de l’oxygène et la procédure d’urgence habituelle. On ne plaisante pas avec ces arthropodes répugnants, repoussants dont la longueur atteint parfois 20 centimètres, c’est tout simplement épouvantable, terrifiant, surtout quand ils grimpent en haut des moustiquaires au dessus du lit et qu’ils se rassemblent attendant peut-être le moment propice pour vous piquer car ils sont agressifs, nerveux et vicieux.

Mais comment ces insectes, de gros mille-pattes en réalité, ont-ils fait pour être aussi nuisibles et dangereux ? C’est ce qu’a voulu savoir l’équipe de biologistes dirigée par le Docteur Changlin Tian de l’Université de Science et Technologie de Hefei en Chine, faisant appel à une collaboration internationale, pour résoudre ce problème qui préoccupe peut-être quelques milliards de personnes dans le monde car ces sales bêtes se trouvent partout dans les pays où le climat est propice. Ici dans l’archipel des Canaries il y en a et le seul moyen de s’en protéger, comme d’ailleurs à Marie-Galante, si on habite dans une maison dans la campagne est d’avoir quelques poules hautes sur pattes (des pattes quasiment recouvertes d’écailles) qui ne craignent pas les morsures de ces bêtes immondes dont elles raffolent !

Juste une petite parenthèse, je rédige de billet un peu compliqué en écoutant Sayaka Shoji, une artiste japonaise, interpréter le concerto pour violon No. 1 in D major Op. 6 de Paganini, rien de tel pour stimuler les neurones et oublier les mauvais souvenirs des « scolos ».

Le venin du scolopendre contient une toxine unique dans le monde animal. Il s’agit d’un petit peptide de structure compacte constitué de 53 acides aminés. Cette structure compacte est assurée par deux ponts disulfure un peu comme l’insuline, hormone de même taille mais comportant deux chaines peptidiques maintenues ensemble par deux ponts disulfure. Cette toxine de scolopendre d’un poids moléculaire de 6000 Daltons inhibe tous les types de canaux potassium provoquant une paralysie presque instantanée chez un petit animal (voir la vidéo) d’un poids pourtant 8 fois supérieur à celui du scolopendre provoquant rapidement une très forte hypertension suivie d’une perturbation du rythme cardiaque au niveau de l’onde T et d’un arrêt du coeur. Au niveau cérébral cette toxine induit une forte augmentation de l’acétylcholine et une crise de type épileptique durable. Enfin au niveau pulmonaire la ventilation est progressivement réduite de plus de 60 % entrainant une asphyxie fatale.

L’atout du scolopendre est que la synthèse de ce petit peptide est beaucoup plus rapide que celle d’un métabolite compliqué requérant une machinerie enzymatique devant elle-même être synthétisée à cet effet. Quand vous serez attaqué par un scolopendre, car ces sales bêtes sont terriblement agressives, souvenez-vous de l’ingéniosité diabolique de cet animal, résultat d’une improbable évolution …

Sources : http://www.pnas.org/cgi/doi/10.1073/pnas.1714760115

movie-usa.glencoesoftware.com/video/10.1073/pnas.1714760115/video-1

Illustration : scolopendre à tête dorée (Scolopendra subspinipes)

Nouvelles du Japon : Le débat entre météorologues et climatologues.

Le site de Kirye (@KiryeNet) est éloquent. Durant les 30 dernières années – on peut presque parler alors d’évolution du climat – les relevés météo sont clairs en ce qui concerne le Japon : il n’y a pas eu de « réchauffement » du climat en se limitant strictement aux données de la Japan Meteorological Agency (JMA). Pour Tokyo la JMA a recensé le nombre de jours où la température a été égale ou inférieure à zéro degrés C :

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Je confirme car je me trouvais à Tokyo au début de l’année 2006 et les trottoirs des rues du quartier d’Akebonobashi près de Shinjuku étaient verglacés à 21h et l’hiver 2018 a connu trois épisodes neigeux suivis de basses températures inhabituelles en particulier le 22 janvier avec des chutes de neige jamais vues dans cette ville depuis plus de 50 ans. Je rappelle que Tokyo se trouve au bord de la grande baie du même nom à une latitude sensiblement égale à celle d’Alger.

En dépit du fait que la doxa officielle clame que le CO2 est un facteur influant sur l’augmentation des températures – en d’autres termes « le réchauffement climatique global » – force est de constater qu’en ce qui concerne Tokyo ce n’est pas le cas. De surcroit depuis le grand tremblement de terre du 11 mars 2011 suivi d’un tsunami géant dévastateur, des milliers d’entreprises se sont équipées en urgence de groupes électrogènes pour éviter un black-out à la suite de la fermeture de toutes les centrales nucléaires du pays. Puis de nombreuses centrales électriques utilisant du charbon comme combustible ont été réactivées et d’autres centrales électriques de ce type construites en particulier près de Tokyo au sud des villes de Chiba et de Yokohama, il semble évident que tout ce CO2 surajouté à l’atmosphère ambiant n’a pas été suivi d’augmentation des températures telles que relevées par la JMA.

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Mais attention, ces relevés sont de la météorologie et non de la climatologie : la climatologie est une science qui s’intéresse au passé, comment pourrait-elle s’intéresser au futur ? La météorologie est une science basée sur des observations quotidiennes et elle est incapable de faire des prévisions fiables à plus de 5 ou 6 jours !

Source et illustration : blog de Kirye repris par Pierre Gosselin (notrickszone.com) le 8 décembre 2018 et le jardin de la maison de mon fils, à Tokyo, le 22 janvier 2018 à 22 heure locale.

Quelques mémoires de ma carrière de chercheur en biologie (4)

Le cas d’un fongicide (deuxième partie de cette rubrique, relire le billet du 3 novembre 2018)

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Durant plus d’un mois je passais donc mes journées à lire cette énorme bibliographie relative à l’Iprodione et il me restait enfin une dizaine d’articles, tous émanant de laboratoires universitaires sans aucun lien avec la société propriétaire de la molécule et n’ayant bénéficié d’aucun aide financiaire de cette dite société au sein de laquelle je poursuivais mes travaux, il faut le préciser. j’avais noté les observations relatant l’éclatement des cellules du champignon au cours de sa croissance mais le fongicide n’avait pas d’effet sur les spores. Le mécanisme d’action de la molécule se mettait donc en jeu quand il y avait une activité métabolique puisque les spores sont des cellules dormantes. Les membranes cellulaires des champignons phytopathogènes sont, comme pour la plupart de celles des êtres vivants, constituées de polymères de sucres, essentiellement du glucose, entrelacés d’acides gras et de stérols, ces polymères de sucres, des polysaccharides, servant d’architecture pour le maintien de l’intégrité de cet ensemble complexe. Au cours de la croissance du champignon ces membranes éclataient. La molécule fongicide devait donc interférer avec la synthèse de l’un ou l’autre des composants membranaires et très probablement les polysaccharides puisque aucun article n’avait fait mention d’une perturbation ni des acides gras, en particulier les phospholipides ni des stérols.

Un seul court article mentionnait enfin un déficit significatif de la teneur en acide ascorbique intracellulaire. Cette observation n’avait apparamment jamais attiré l’attention de qui que ce soit mais elle était pourtant la preuve que l’Iprodione agissait sur le métabolisme des sucres puisque l’acide ascorbique, plus connu sous le nom de vitamine C, est synthétisé à partir d’une forme phosphorylée du glucose particulière, le glucose-1-phosphate, nous allons y revenir. Toutes les voies de biosynthèse conduisant à des polymères du glucose comme par exemple le glycogène chez les animaux et y compris chez l’homme ou encore les polysaccharides membranaires comme chez le champignon sont issues de ce glucose-1-phosphate. Or tous les organismes vivants sont incapables d’ajouter directement un groupe phosphate en position 1 du glucose. Ce que la cellule sait faire c’est produire du glucose phosphorylé en position 6 puis à l’aide d’un enzyme particulier transférer ce phosphate de la position 6 à la position 1 car c’est thermodynamiquement moins dispendieux.

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J’avais donc intuitivement identifié la cible primaire de l’Iprodione mais encore fallait-il prouver que cette intuition était exacte. Et pour ce faire il fallait donc purifier l’enzyme en question, tâche à laquelle je me livrais en partant de cultures in vitro du champignon qui était heureusement coopératif puisqu’il était très aisé d’en obtenir des quantités suffisantes en quelques jours. En quelques 6 mois je réussis à isoler l’enzyme et en caractériser les paramètres cinétiques. Restait l’étape critique : essayer de voir quel effet l’Iprodione avait sur l’activité de cet enzyme appelé phosphoglucomutase. Hélas les premiers essais furent totalement négatifs. Peut-être que l’enzyme purifié ne se comportait pas à l’identique dans un milieu aqueux très simplifié en regard de la soupe complexe du cytoplasme d’une cellule ou qu’il devait être associé à d’autres éléments pour devenir sensible à l’Iprodione, bref, rédiger une publication au sujet de cette purification me paraissait trivial car je n’avais pas apporté de modifications innovantes dans les protocoles de purification du même enzyme à partir d’autres êtres vivants décrits dans la littérature.

Ma conviction était trop fortement ancrée dans mon cerveau pour abandonner et cet échec apparent eut lieu peu avant les vacances de fin d’année et je partis, je m’en souviens très bien, au sud du Sénégal avec mon dernier fils dans un petit hôtel situé dans le delta du Saloun. De retour au laboratoire je repris la solution d’Iprodione qui était restée sur la paillasse à la température ambiante et recommençais mon travail d’investigation et, Oh surprise ! « ma » phosphoglucomutase était cette fois totalement inhibée par des ajouts infimes de cette « vieille » solution d’Iprodione. Il n’y avait plus de doute, l’Iprodione inhibait donc bien cet enzyme et ce dernier pouvait être considéré comme la cible primaire du fongicide. Encore fallait-il le prouver.

J’étais confronté à un nouveau problème : identifier ce qui s’était passé en deux semaines au sein de cette solution dans du diméthylsulfoxyde abandonnée dans un coin de paillasse à la température ambiante et à la lumière. La démarche pouvait alors être d’identifier toutes les molécules issues de l’Iprodione qui avaient pu apparaître dans cette solution lors de processus complexes d’oxydation ou de dégradation spontanée ou bien de tester les unes après les autres toutes celles qui avaient été décrites dans la littérature relatives à la dégradation de la molécule initiale. Un tel processus dégradatif pouvait aussi exister dans des conditions réelles d’utilisation du fongicide soit à l’extérieur du champignon, soit à l’intérieur des cellules de ce dernier. Pour avoir une petite idée de ce qui avait pu se passer dans cette solution « vieillie » je fis une petite vérification en soumettant un échantillon à une analyse chromatographique dont le résultat pouvait être hasardeux dans la mesure où il était alors nécessaire de détecter d’éventuels produits secondaires dans l’ultra-violet lointain, technique qui pouvait prêter à confusion. Le résultat fut décevant car en dehors du pic de l’authentique fongicide il existait des dizaines d’autres entités en quantités infimes, autant dire chercher une aiguille dans une meule de foin.

Suite et fin (peut-être) dans le prochain épisode. Illustrations Wikipedia.

Marianne et Macron, même pathologie, lobotomisés !

Les sites alternatifs américains, en l’occurence le site de Mish Shedlock, sont très circonspects au sujet de la révolte populaire des « gilets jaunes » en France. Les Français sont assimilés à des frondeurs gaulois jamais contents qui sont toujours fâchés avec l’autorité. Mais la révolte présente n’a pu que prendre de l’ampleur puisqu’elle touche au porte-monnaie des classes moyennes et pauvres ou du moins qui vivent chroniquement des fins de mois difficiles. Quoiqu’en pensent les politiciens qui vivent confortablement sous les lambris dorés de la république c’est la grande majorité de la population française qui souffre étripée par le fisc. J’ai trouvé ces deux illustrations sur le site de Mish et elles sont significatives. Le bas-relief décorant l’arc de triomphe – un monument pas vraiment beau édifié à la gloire des massacres perpétrés dans toute l’Europe par Napoléon, il fallait avoir l’audace d’édifier un tel monument en plein centre de Paris – bas-relief représentant Marianne, tout un symbole, a été saccagé par les manifestants. Était-ce intentionnel ?

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Toujours est-il qu’on peut découvrir que cette sculpture est artificielle : la tête de Marianne est vide ! C’est donc un double symbole qui peut être interprété comme la vacuité cérébrale des dirigeants français, cette caste de fonctionnaires et d’énarques complices des puissances financières, que le peuple ne peut plus supporter.

Sous le fallacieux prétexte qu’il faut « décarboner » la France (pour sauver le climat) l’augmentation des taxes sur les produits pétroliers ne passe pas dans l’opinion et d’autant plus mal que la France est le leader européen toutes catégories des taxations en tous genres et des redistributions également en tous genres dignes de la plus pure idéologie appelée en d’autres temps communisme qui ne veut pas dire son nom. La tête de Marianne est vide : le gouvernement français fait n’importe quoi puisqu’il ne réfléchit même pas aux conséquences stupides et de surcroît inutiles de ses décisions. La transition énergétique écologique, solidaire et festive se terminera dans le sang puisque la majorité des Français, à l’évidence, n’en veulent pas.

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Le Président Macron dont la compétence est proportionnelle à son impopularité devrait songer à revoir sa copie s’il en est encore temps. Il voulait une révolution, il l’a eue !

Source des illustrations : https://moneymaven.io/mishtalk/

Le sucre : une vraie drogue !

Comme presque toujours mes sources ne sont pas personnelles et je reprends ici un article paru sur le quotidien suisse 24 Heures il y a quelques jours dont le titre « La face cachée de vos aliments préférés » a attiré mon attention. Sans vouloir faire de commentaires, voici donc 5 « best-sellers » de la junk-food du moins dans la Confédération. Les petits cubes dans chaque illustration représentent des morceaux de sucre de 3 grammes. D’abord le Nutella tant décrié par les politiciens bien-pensants qui veulent préserver la planète parce qu’il contient de l’huile de palme. Voici la composition d’un pot de 630 grammes :

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La « fusée », je ne connaissais pas, c’est pour 50 ml surtout de l’eau et du sucre :

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Le Ketchup (342 grammes) contient également du sucre, j’ignorais que ce produit était sucré (22,8 % du poids total) puisque je n’en ai jamais consommé :

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La « boisson des sportifs » Rivella (500 ml) qui n’existe peut-être qu’en Suisse et dont j’ignorais également l’existence est presque aussi sucrée que le Coca-Cola :

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Les Chips au paprika (90 g), je ne mange jamais de chips quelles qu’elles soient car elles baignent dans l’huile de colza. Outre la fécule qui est un polymère de glucose il y a aussi du sucre rajouté :

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Bon appétit et bon diabète …

Note. J’ai chez moi du sucre de canne non raffiné que je n’utilise que dans deux occasions : quand une personne vient chez moi boire un café ou quand je veux me préparer un « ti-punch » avec du rhum de Marie-Galante Bielle et du jus de citron vert. À noter que le rhum blanc dit « agricole » des Antilles françaises contient un peu de sucre provenant de l’ajout de jus de canne filtré et dilué avec de l’eau au distillat qui sort à 78 degrés (alcoolique ou 78 % et non Baumé) pour ramener le degré du rhum à 59 %. Ce qui donne son goût particulier au rhum blanc est la provenance de la canne.

Source : interactif.24heures.ch

Politique : Brexit or not Brexit, that is the question !

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Le projet d’accord entre la Grande-Bretagne et l’Union européenne relatif au Brexit sera vraisemblablement rejeté par la Chambre des Communes à Londres cette semaine car il comporte trop d’incertitudes et de zones d’ombre en particulier les points précis de la frontière entre l’Ulster et la République d’Irlande et le statut de Gibraltar. La non divulgation par le gouvernement britannique de l’ensemble des articles du pré-accord a d’ailleurs ému les membres du Parlement. Si la Chambre des Communes rejète ce projet d’accord alors la Première Ministre britannique n’aura pas d’autre choix que de proposer un nouveau référendum à la population. Cependant les délais impartis pour préparer une telle consultation populaire avant la date butoir du 29 mars prochain sont insuffisants. Cette incertitude grandissante a conduit la Cour européenne de justice à préciser que la Grande-Bretagne pouvait avant cette date fatidique ou à la limite le 29 mars 2019 présenter à la Commission européenne qu’elle renonçait finalement et unilatéralement au Brexit.

C’est ce qu’a déclaré ce lundi 3 décembre l’avocat général de la CJU Manuel Campos Sanchez-Bordona. Depuis le référendum qui décida de la procédure du Brexit la Grande-Bretagne, conformément aux traités, a manifesté son « intention » mais pas sa « décision » de quitter l’Union. Cette nuance sémantique toute diplomatique est lourde de sens car les gesticulations stupides et insensées de Michel Barnier effraient les milieux financiers européens. Barnier, tout commissaire qu’il est, n’a pas la stature d’un diplomate. Il croit toujours que l’Europe peut être dirigée comme il le fit lors des jeux olympiques d’hiver de Grenoble ! Ce triste individu n’a pas l’air de comprendre quels sont les enjeux tant européens qu’internationaux d’un Brexit effectif.

Par exemple Washington voit d’un très mauvais oeil une désintégration même partielle de l’Union européenne car le Brexit pourrait ouvrir la boite de Pandore d’une dissolution de cette Union et la disparition à terme de la monnaie unique. La construction de l’Union européenne était initialement un projet suggéré et soutenu par les services secrets américains, c’est une vieille histoire qui remonte à Jean Monnet, agent de la CIA, pour que les USA contrôlent plus aisément le continent face à l’Union soviétique, en quelque sorte un protectorat chapeauté par l’OTAN. On en est fondamentalement toujours là alors que l’URSS a disparu. Le Brexit, vu de Washington, pourrait encourager des pays comme l’Italie, l’un des piliers de l’OTAN, à quitter l’Union et après il pourrait se développer un mouvement touchant l’Espagne, la France ou encore la Grèce qui a ouvert ses facilités portuaires à la Chine mais aussi et surtout l’Allemagne dont l’industrie souffre particulièrement des sanctions unilatéralement décidées par les USA à l’encontre de la Russie. Pour les Américains l’espace européen deviendra alors ingérable. En conclusion ce sont les USA qui ont dicté et dicteront encore la politique de l’Union européenne ainsi que le processus du Brexit dont les jours me semble-t-il sont comptés, mais je peux me tromper …

Source partielle et illustration : Reuters