Nouvelles du Japon : Le débat entre météorologues et climatologues.

Le site de Kirye (@KiryeNet) est éloquent. Durant les 30 dernières années – on peut presque parler alors d’évolution du climat – les relevés météo sont clairs en ce qui concerne le Japon : il n’y a pas eu de « réchauffement » du climat en se limitant strictement aux données de la Japan Meteorological Agency (JMA). Pour Tokyo la JMA a recensé le nombre de jours où la température a été égale ou inférieure à zéro degrés C :

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Je confirme car je me trouvais à Tokyo au début de l’année 2006 et les trottoirs des rues du quartier d’Akebonobashi près de Shinjuku étaient verglacés à 21h et l’hiver 2018 a connu trois épisodes neigeux suivis de basses températures inhabituelles en particulier le 22 janvier avec des chutes de neige jamais vues dans cette ville depuis plus de 50 ans. Je rappelle que Tokyo se trouve au bord de la grande baie du même nom à une latitude sensiblement égale à celle d’Alger.

En dépit du fait que la doxa officielle clame que le CO2 est un facteur influant sur l’augmentation des températures – en d’autres termes « le réchauffement climatique global » – force est de constater qu’en ce qui concerne Tokyo ce n’est pas le cas. De surcroit depuis le grand tremblement de terre du 11 mars 2011 suivi d’un tsunami géant dévastateur, des milliers d’entreprises se sont équipées en urgence de groupes électrogènes pour éviter un black-out à la suite de la fermeture de toutes les centrales nucléaires du pays. Puis de nombreuses centrales électriques utilisant du charbon comme combustible ont été réactivées et d’autres centrales électriques de ce type construites en particulier près de Tokyo au sud des villes de Chiba et de Yokohama, il semble évident que tout ce CO2 surajouté à l’atmosphère ambiant n’a pas été suivi d’augmentation des températures telles que relevées par la JMA.

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Mais attention, ces relevés sont de la météorologie et non de la climatologie : la climatologie est une science qui s’intéresse au passé, comment pourrait-elle s’intéresser au futur ? La météorologie est une science basée sur des observations quotidiennes et elle est incapable de faire des prévisions fiables à plus de 5 ou 6 jours !

Source et illustration : blog de Kirye repris par Pierre Gosselin (notrickszone.com) le 8 décembre 2018 et le jardin de la maison de mon fils, à Tokyo, le 22 janvier 2018 à 22 heure locale.

10 réflexions au sujet de « Nouvelles du Japon : Le débat entre météorologues et climatologues. »

  1. Le nombre de jours où la température a été inférieure à 0 °C sur une zone géographique bien déterminée et à une altitude de 40 m (Tokyo) est une variable loin d’être parfaite mais elle est infiniment plus significative sur un plan physique qu’une moyenne de températures dans les 3 dimensions d’un système ouvert sur une échelle de temps de l’ordre de la trentaine d’années. Rappelons-nous que la température est une variable thermodynamique intensive qui se prête très mal aux calculs de moyennes. Dès qu’on peut, il faut la remplacer par une énergie surfacique qui elle est extensive.
    Le graphique nous indique qu’on a à priori un système oscillant qui semble subir une amplification.
    S’il y a un mathématicien dans la salle, je serais curieux de voir ce que donnerait une analyse de Fourier sur ce type d’échantillon de mesures.

    • Boby ! Pardon pour ce doublement de consonne abusif que nous réserverons (entre autres) pour le sublime et incorruptible Maître des échecs que fut Bobby Fischer !

      • L’auteur de « la maman des poissons » qui est bien gentille et de « ta Cathy t’a quitté » (tic tac), n’a pas prise une ride (d’eau) avec sa fée (moi rire) 🙂

  2. Cette façon de voir est parlante pour illustrer une vision locale. Il serait intéressant d’avoir les mêmes diagrammes pour des zones différentes réparties sur toute la planète ainsi que pour les océans… Le tracé rouge me gêne cependant car il ressemble à celui d’un propagandiste !

    • Il s’agit d’une droite de régression linéaire qui ne veut strictement rien dire. J’aimerais bien connaître le coefficient de corrélation. Vous disposez de toutes les données et si vous pouvez calculer le coeff. de corrélation, je suis preneur … En dessous de 0,9 ne veut rien dire ! À vue de nez je dirais 0,7.

      • Pour mémoire, en dessous de r = 0.9, on est en fait amené à faire une analyse statistique pour vérifier le degré de liaison des variables qu’on essaie de corréler (tests d’hypothèses de Pearson par exemple).

      • Coefficient de corrélation linéaire (méthode des moindres carrés) = r = 0,4790172062
        Covariance de Pearson = Cp = 17,3448275862
        (r et Cp ont été obtenus sur le tableur de la suite LibreOffice).

  3. A propos de réchauffement imaginaire et de refroidissement probable, petite info cocasse et purement tricolore en passant : le Doubs a vu son niveau chuter depuis deux ou trois mois, et toute la presse s’est faite l’écho d’un réchauffement climatique qui allait assécher tous les cours d’eau hexagonaux.
    Dommage, le Doubs est aujourd’hui en crue, le réchauffement n’a pas eu lieu, il y a eu simplement des fuites souterraines qui ont fini par se résorber. Effet correct, cause bidon.
    Qui voulait au fait instaurer une loi sur les « fake news » ?

  4. Ce que ce graphique nous apprend : qu’il y a eu plus de jours de températures négatives à Tokyo durant l’année 2018 que la moyenne.

    Ce qu’il ne nous apprend pas : si l’hiver 2018, ou l’année 2018 ont été particulièrement froids ou s’il y a une tendance à des hivers plus froids. Il faudrait pour cela examiner l’évolution des températures.

    Et justement, en prenant les mesures de température de l’agence JMA, on apprend que, si l’hiver 2018 a été effectivement plus froid que la moyenne de ces 30 dernières années, l’année 2018 (jusqu’à présent, mais la tendance des températures de décembre tendrait à le confirmer) a été – beaucoup – plus chaude que la moyenne. On apprend aussi que les températures moyennes à Tokyo ont augmenté de 0,24°C/décennie depuis le début des mesures en 1975. Et les températures moyennes des mois d’hiver ont augmenté plus rapidement encore, de 0,30°C/décennie (https://imgur.com/hRysz9S)

    Bien sûr, ce n’est probablement pas le message que Kirye, Pierre Gosselin ou Jacques Henry souhaitent faire passer. Mais ça, ça n’étonnera personne.

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