Parkinson et Alzheimer : les femmes plus souvent atteintes

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Une nouvelle étude réalisée aux Pays-Bas sur 12000 personnes suivies depuis l’âge de 45 ans confirme que les femmes sont plus fréquemment atteintes au cours de leur vie par des maladies neurodégénératives en comparaison des hommes. Près de la moitié des femmes seront atteintes des maladies de Parkinson ou d’Alzheimer alors que seulement un tiers des hommes en souffriront. La santé de ces personnes a donc été suivie dès l’âge de 45 ans entre 1990 et 2016. Durant cette période 1489 d’entre elles ont été atteintes de la maladie d’Alzheimer, 263 de la maladie de Parkinson et 1285 ont souffert d’un accident vasculaire cérébral avec des séquelles incurables.

En d’autres termes à l’âge de 45 ans les femmes ont 26 % de chance de développer l’une ou l’autre de ces trois maladies alors que pour les hommes les chances ne sont que de 13,7 %. À 45 ans on n’a que peu de chances de souffrir de l’une de ces trois maladies et le corps médical se focalise plutôt sur les cancers, le surpoids et le diabète. Par conséquent, compte tenu du fait que l’hypertension artérielle, les troubles cardiaques, un taux de cholestérol élevé et le diabète de type 2 sont considérés comme des facteurs favorisant l’apparition de l’une ou l’autre des trois affections cérébrales mentionnées ci-dessus, il paraît important selon cette étude de surveiller de près ces quatre paramètres dès l’âge de 45 ans.

Comme le suggère enfin cette étude, puisqu’il n’existe encore pas de traitement pour prévenir ou atténuer significativement la progression des maladies de Parkinson et Alzheimer, la priorité absolue, dès l’âge de 45 ans, est d’avoir une alimentation équilibrée, de contrôler son poids, de s’abstenir de fumer, de rester physiquement actif, de boire des boissons alcoolisées modérément et de surveiller la tension et le taux de cholestérol pour repousser autant que faire se peut l’apparition des ces maladies. Autant dire que cette étude n’a pas apporté beaucoup d’éléments nouveaux mais seulement une confirmation qu’il vaut mieux prévenir que guérir et avoir une vie de spartiate, ce que je n’ai pas vraiment choisi sachant que d’une manière ou d’une autre on est tous condamnés à mourir …

Source : http://dx.doi.org/10.1136/jnnp-2018-318650

3 réflexions au sujet de « Parkinson et Alzheimer : les femmes plus souvent atteintes »

  1. Ne serait-ce pas tout simplement parce que les femmes vivent (encore mais pour combien de temps vu leur « conversion » récente aux excès en tout genre) plus longtemps que leurs congénères masculins ?
    Ceci dit et paradoxalement, je ne suis pas du tout certain qu’une « vie de spartiate » soit la recette définitive pour s’assurer un déroulement prolongé autant que vain de l’aventure humaine.
    Et puis l’expression, aussi parlante soit-elle, n’est pas la plus judicieuse car, que je sache, la vie des guerriers hoplites n’était pas rose (quoique !) tous les jours, leur espérance de vie étant sérieusement limitée par la fréquence des combats, souvent sans retour, qu’ils devaient mener d’une certaine façon « contractuellement ».
    « Homines quod volunt credunt

  2. Il faudrait déjà comprendre ce que sont les maladies neurodégénératives et pour le moment, la science est dans le brouillard. J’ai également remarqué que les femmes changent souvent après la ménopause, une certaine forme de morosité s’installe, il y a un équilibre nerveux et émotionnel qui change. S’il y a un effet du sexe de la personne sur la pathologie, on peut aussi imaginer l’effet des hormones sexuelles sur ce résultat, ou celui des habitudes propres à chaque sexe : sport, alcool, dépenses énergétiques, état émotionnel en relation avec l’âge et le sexe, et donc intervention de neuromédiateurs comme le cortisol, le GABA, la sérotonine, etc…).
    A ce propos, en me faisant vacciner contre la grippe aujourd’hui, mon médecin-traitant m’a parlé des micro-AVC et, bien que ma tension fût de 12/6 pour une fréquence cardiaque de 68, il m’a conseillé de faire du préventif en prenant des inhibiteurs de la re-capture de sérotonine.
    Il semblerait (la découverte est récente car ces produits sont indiqués en général pour les états anxieux et dépressifs) que ces médicaments de confort peu onéreux (7 € par mois) aient une action protectrice vis-à-vis de certains neurones en modulant leur activité ; d’autre part, les cellules gliales de la matière blanche verraient leur capacité de remplacement facilitée par ces « sérotoninergiques » quand des neurones standard matures (matière grise) meurent par défaut de vascularisation. Je vais tester pour voir.
    En tout état de cause, j’ai appris que le cerveau fabriquait 700 nouveaux neurones par jour, et que les facteurs qui permettent à nos neurones de proliférer et de bien fonctionner sont d’avoir une activité cérébrale régulière et soutenue, un minimum d’exercice physique, une alimentation équilibrée, éprouver du plaisir le plus souvent possible (jeux, interactions sociales, sexe, sport, musique, lecture, écriture, calcul, cinéma, etc..). Donc, pour vivre longtemps dans de bonnes conditions, il faudrait un minimum de discipline et un maximum de joie à prendre pendant que le compteur tourne (tic tac, tic tac, tic tac..).
    Ca me va tout-à-fait comme recommandation.

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