Le dernier message du physicien Stephen Hawking.

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Avant de mourir il y a 7 mois Hawking laissa quelques articles et essais qui, après avoir été rassemblés, seront publiés dans quelques jours. L’un d’eux concerne la biologie moléculaire moderne qui permet toutes sortes de manipulations de l’ADN. Selon Hawking avant la fin du XXIe siècle la science aura atteint un degré de précision de l’ADN tel qu’il sera possible pour une personne en bonne santé de choisir d’éditer ses propres gènes et ceux de ses enfants afin d’obtenir des super-humains avec une mémoire améliorée, une résistance aux maladies, une intelligence supérieure et une espérance de vie dépassant allègrement les 120 ans.

Certes, les régulateurs édicteront des lois précises mais cette évolution sera inévitable, allant jusqu’à une modification des instincts comme par exemple réduire les agressivités de tous types.

Pour Hawking dès l’instant où un groupe de super-humains se sera constitué – il faudra probablement deux ou trois générations – il apparaîtra de sérieux problèmes politiques en ce qui concerne les êtres humains « non améliorés » qui seront devenus incapables d’une quelconque compétition avec ces super-humains. Le processus de domination de ces super-humains ne pourra alors que s’accélérer, les « sous-hommes » étant progressivement éliminés exactement comme toute compétition au sein d’un écosystème. Hawking se référait aux techniques d’édition telles que le CRISPR, une technologie qui date de seulement six ans et qui révolutionne déjà des pans entiers de la biologie en introduisant de manière très spécifiques de nouveaux gènes dans un organisme vivant, ou en éliminant des gènes défectueux ou encore en modifiant la régulation de l’expression de certains gènes. Des nouveaux médicaments obtenus par édition de gènes à l’aide de cet outil sont déjà utilisés pour traiter certaines maladies.

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Certains scientifiques considèrent que ce genre d’évolution est séduisant, si elle est acceptée par les régulateurs de la bioéthique, mais cette prédiction d’Hawking me laisse pour ma part terrifié. Fort heureusement je serai mort depuis longtemps quand l’humanité aura réculé ainsi les limites de l’acceptable.

Inspiré d’un article paru sur le site Zerohedge

14 réflexions au sujet de « Le dernier message du physicien Stephen Hawking. »

  1. Je ne pense pas que nous regrettions les Néandertaliens ou Sapiens….

    Bien que l’homme ne soit pas augmenté ds les récits d’Asimov (quadrilogie Fondation), j’aime a rêver que cela se produira un jour, plutôt que l’extinction qui s’annonce…

  2. Spécialiser l’homme est une vue très anglo-saxonne avec une apogée décrite dans le néodarwinisme où on fait passer le gène pour une brique de l’architecture de l’organisme.. On trie dans le génotype en oubliant les régulations des cistrons, les cartes de destinées, les gènes homéotiques dans la génétique du développement sans parler de » l’information de position ».
    Le tri sur l’ADN de « fonction » ou exon 1,5% du génome ne tient pas compte du reste de l’ ADN qui représente pour une répartition plus exacte :
    24% d’intron et de séquence régulatrice,
    59% d’ADN répétitif (apparentés ou on à des séquences transposables),
    15% d’ADN non codant unique,
    soit la quasi totalité de l’ADN aux interactions largement méconnues.
    En somme l’homme va jouer (comme pour le climat su les qq parties pour mille du CO2 qui influencerait le climat de la Terre) sur la génétique comme au légo (pardon le CRISPR – acronyme par ailleurs révélateur d’une compulsion psychique lol) en considérant que les mutations, qui sont majoritairement délétères, puissent être la source créative du vivant dans leur apparition au hasard. Le postulat de l’homme de science est qu’il se veut savant. Il voudrait nous faire croire que l’incroyable diversité des espèces n’est que le fruit d’une sélection différentielle sur le nombre de générations qui donne avantage au plus adapté. Tautologisme par ailleurs décrié par Pierre-Paul Grassé et son aussi défunt élève Rémy Chauvin.
    Un peu d’humilité humaine et de recul intellectuel nous serait profitable pour dire que les mutations qui surgissent au long des transformations des espèces ont des causes parfois connues (encore une fois mortifères ou monstrueuses à 99%) et que des nivaux de coordination qui corrèlent les macromolécules biologiques peuvent descendre à des niveaux quantiques qui dépassent notre entendement (voir les suggestions de Penrose par exemple sur le microtubules et l’interférence avec les propriétés de la mécanique quantique, voir aussi Marc Henry).
    Raisonner sur les interactions entre la conscience humaine, animale, tout en n’oubliant pas les démonstrations de commensalisme des végétaux et autres entraides, nous sortirait d’une spéciation spécieuse (au grand mot d’Evolution apparenté à Progrès) guidée par les invectives de fonctionnalité, de rentabilité, d’ « efficiency » et autre critères qui montre que ceux qui détiennent le pouvoir sont aussi ceux qui ont les moyens d’acheter les technologies et d’orienter l’opinion de la masse jusqu’à l’éducation qui n’est plus une instruction vers la connaissance mais une soumission à l’apprentissage desdites technologies.
    Fin de l’histoire. Bienvenue dans l’anthropocène des apprentis dieu.
    Signé un préhistorique 😉

  3. J’achève la lecture d’un ouvrage des plus intéressant de Joseph Reichholf ( né en 1945, enseignait la biologie et l’écologie à l’université de Munich) : « L’émancipation de la vie », Champs, Flammarion.
    Datant de 1992, publié en 1995 pour le lecteur français que je suis, le rédacteur de ce livre pose diverses idées dont l’une d’entre-elle émet le postulat que ne pas prendre en compte l’organisme dans les processus évolutifs mais tout centrer, en cela, des les seuls mécanismes de mutation chromosomiques est gravement réducteur.
    Si j’ai bien compris cet auteur et en employant une image de mon cru, ce serait comme si de ne considérer et comprendre les améliorations automobiles au fil des décennies que du seul fait des plans tracés par les ingénieurs, sans prendre en compte des évolutions de toutes sortes ayant eu lieu au sein des sociétés ainsi que de l’imagination de ceux-là et des besoins des industriels.

  4. J’avoue qu’en tant qu’ancien biologiste (chimiste des protéines et enzymologiste) je ne crois pas à un traître mot des prédictions d’Hawking : ce n’est même pas de la science-fiction c’est du délire de la part d’un astrophysicien. Et puisqu’il était astrophysicien croyait-il à la visite d’extra-terrestres ? C’est le même genre de délire car la probabilité d’un tel évènement est zéro. Je m’explique. Il y a à peu près 70 ans que l’humanité émet des signaux électromagnétiques vers l’espace et leur énergie est infime. Dans la sphère entourant Le Soleil et de rayon 70 années-lumière combien y-a-t’il d’étoiles avec des planètes habitables ? Je crois bien zéro. Même s’il existait une civilisation avancée sur une planète dans cette sphère de rayon 70 AL combien de temps lui faudrait-t-il pour arriver sur Terre ? La réponse est des milliers d’années …

    • Proxima Centauri est à 4.5 AL de nous et il semblerait qu’au moins une planète soit dans la zone habitable (« Goldilocks zone ») : c’est la planète tellurique Proxima Centauri b qui posséderait un rayon similaire à la terre https://fr.wikipedia.org/wiki/Proxima_Centauri_b
      Je serais moins catégorique que vous sur l’existence des E.T., ayant vu déjà 4 ovnis…et je vous prie de croire que ce genre de machins, ça va très très vite, ça ne fait absolument pas de bruit, c’est capable de manoeuvres hallucinantes et ce n’est clairement pas fabriqué chez nous.
      Question physique, les types qui ont conçus ces engins en connaissent vraiment un rayon. Nous sommes de petits amateurs avec de grandes gueules en comparaison.

      • PS : Ma dernière observation est intéressante : en pleine nuit, dans un ciel pur avec une visibilité infinie, j’ai vu un truc blanc brillant passer de l’état stationnaire à la vitesse grand V -juste après qu’il se soit recouvert d’une sphère bleu-électrique- en l’espace d’un quart ou d’une demi-seconde…la persistance rétinienne jouant, j’ai vu le truc tracer une ligne droite en direction du cosmos à une vitesse que j’ai du mal à évaluer (il faut travailler à la milliseconde pour faire des mesures correctes sur ce genre d’engins)…l’atmosphère terrestre a une épaisseur de 1500 km environ, je prends 30 km comme fourchette ultra-basse, l’objet a parcouru cette distance en un clin d’oeil, mettons une seconde histoire de simplifier les calculs, sachant que la vérité se situe aux alentours du quart de seconde…30 km/s = 30×3600 km/h, soit environ 100,000 km/h…sachant que la réalité est une vitesse au moins 100 fois supérieure.
        J’aimerais bien comprendre comment tout cela est possible sur le plan de la résistance des matériaux vis-à-vis de telles accélérations…ne parlons même pas du système de propulsion.

      • PS2 : A ma connaissance, la dernière théorie pouvant rendre compte de voyages spatiaux à très grandes vitesses est celle dite de « la métrique d’Alcubierre », du nom du physicien Miguel Alcubierre qui a imaginé en 1994 qu’il est plus intéressant de faire bouger l’espace autour d’un objet que de déplacer l’objet dans un espace fixe. Sans violer la relativité générale, on peut alors dépasser la barrière -supposée infranchissable- de la vitesse de la lumière (Alcubierre l’a mathématiquement démontré). Alcubierre a été « adoubé » par le célébrissime Michio Kaku, ce qui montre que ce physicien est une pointure.
        La NASA travaille sur le sujet depuis pas mal de temps et l’un de ses ingénieurs (Harold White) a amélioré le concept d’Alcubierre au niveau de l’énergie requise pour faire une distorsion spatiale. La physique commence donc à bouger doucement et des notions exotiques comme celle de la masse négative ou l’exploitation de l’énergie du vide commencent à émerger…ces concepts permettront à terme d’imaginer des systèmes de propulsion où comme dans la théorie d’Alcubierre/White, on s’affranchit de l’inertie et des problèmes liés à la résistance des matériaux. Reste à imaginer un système informatique qui travaille à des vitesses luminiques et surtout un bouclier énergétique autour du vaisseau spatial pour le protéger car à de telles vitesses, je vous laisse imaginer l’effet l’impact dévastateur d’un grain de matière contre la coque…

      • Cher Camembert…éclectique?
        Je vous conseillerais d’aller voir ce que Jean-Pierre Petit raconte au sujet de son univers Janus ( https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/modele-janus-de-jean-pierre-petit-201625 ).
        Puis d’aller jeter un coup d’œil chez Ufo-science ( http://www.ufo-science.com/ ).
        Personnellement je mène une réflexion politique sur ce sujet, à non pas chercher à comprendre le comment mais le pourquoi.
        J’ai moi-même perçu de petites choses bien surprenantes.
        N’oublions pas que la science est un phénomène extrêmement jeune dont il serait possible, peut-être, de faire remonter les balbutiements à trois petits millénaires, quand à la physique quantique et la relativité générale, dans ses prémisses mathématiques, elles ont quoi, 120, 140 ans à tout casser.
        Ceci au regard des 150 000, 170 000 années pour l’apparition d’Homo Sapiens Sapiens et des 15 000, 17 000 ans pour le tout début du néolithique.
        Les champs de nos ignorances sont immenses, bien que nos avancées scientifiques furent fulgurantes, je pense que nous n’en sommes encore qu’au tout début de notre compréhension de l’univers, de celui qui est sous nos pieds à celui, infiniment plus vaste, qui se trouve au-dessus de nos tête.

      • Merci cher Theuric,
        J’ai en effet vu les vidéos de JPP sur son modèle Janus basé entre autres sur le concept de masse négative dans une dimension parallèle…choses qu’Andréi Sakharov avait déjà envisagé sans qu’on se moque de lui…on sait qu’il a été la risée ou a été poliment snobé par des astrophysiciens plus réputés et surtout plus jeunes que lui (Aurélien Barreau, etc..). En bref, le gars sent le soufre et est ostracisé dans sa communauté scientifique parce qu’il ne pense pas comme tout le monde. Personnellement, j’aime bien ce genre de personnes, mon expérience de management de chercheurs montre que ce sont les plus créatifs (« able to think out of the box »).
        Léger problème, le concept de masse négative commence à faire des adeptes et permet d’expliquer pas mal de choses intéressantes en astrophysique, notamment au niveau de la gravité et de son pendant l’antigravité qui reste officiellement une chimère pour débiles mentaux à ce jour.
        Le chimiste Marc Henry de l’université de Strasbourg (qui n’est pas en odeur de sainteté lui non plus dans le corps scientifique) dit souvent qu’en sciences, il faut environ 80 ans entre le moment où l’on fait une découverte et le moment où cette découverte est publiée dans les manuels de sciences et enseignée de façon officielle au plus grand nombre partout dans le monde.
        Le souci du Pr Henry est qu’il essaie d’appliquer la physique quantique au monde de la biologie moléculaire, et pense que, entre autres, que l’eau est un nano-résonateur magnétique qui peut stocker et transmettre de l’information, un peu comme dans les mémoires flash en gros, ce qui est loin d’être stupide…mais c’est un hérétique déclaré (des connaissances à moi de l’académie des sciences me l’ont confirmé) car il pense que la thèse du brillant Jacques Benvéniste soutenue maintenant par Luc Montagnier sur la « mémoire de l’eau » est plausible sur le plan conceptuel…c’est un sujet qui fâche énormément car il oppose allopathie et homéopathie…et au fond, il oppose la biochimie des solutions diluées et la « nanochimie des solutions colloïdales » qui est une branche du savoir qui reste à formaliser (en gros, on a d’un côté des chimistes qui font des expériences avec des macromolécules biologiques dans des tubes à essais plein d’eau libre et d’un autre côté des chimistes qui se demandent comment fonctionnent les interactions de ces molécules dans un milieu où l’eau qui est liée n’est plus vraiment un solvant car dans un état de cristal liquide).
        Pourtant, pour peu qu’on connaisse un peu l’informatique et la biologie moléculaire, quand on sait que les mémoires sont faites de dipôles magnétiques et qu’on voit que l’eau est également un dipôle magnétique, on n’est pas plus surpris que cela par un tel concept qui selon Henry devrait déboucher sur une médecine où les soins du futur se feront par des traitements à l’aide de signaux de fréquences judicieusement sélectionnées.
        Pourquoi pas. Si c’est faux, on le saura rapidement. L’essentiel est de garder un esprit ouvert sur les nouvelles idées :).

  5. ce n’est pas forcement l’extinction des humains non améliorés : il seront utilespour sortir les poubelles et autres basses besogne.
    .
    relire le meilleur des monde et sa société hierarchisé en individu alfa,beta, gamma, delta
    ou réécouter la vision d’attali sur une société divisé un hypernomade, sedentaire, infranomade

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