La NASA reconnaît finalement que le climat s’achemine vers une période froide !

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L’équipe de Docteur Mlynczak du Langley Research Center de la NASA a analysé les résultats du satellite TIMED comportant l’instrument de mesure infra-rouge SABER en orbite autour de la Terre depuis 2002. Cet instrument mesure le flux infra-rouge provenant de la thermosphère qui se dissipe vers l’espace pour trois espèces chimiques, le CO2 à la longueur d’onde de 15 microns, l’oxyde d’azote NO à 5,3 microns et l’oxygène atomique O à 63 microns. Compte tenu de la grande longueur d’onde (faible énergie) du rayonnement IR de cette dernière espèce chimique l’intervention de ce gaz est négligeable. L’analyse des résultats des observations accumulées sur plus de 4500 jours a permis de corréler cette dissipation d’énergie sous forme de rayonnement infra-rouge avec les paramètres géomagnétiques propres à la Terre et avec l’irradiance solaire. À l’aide des données acquises au sol concernant l’irradiance solaire et les variations du champ magnétique terrestre il a pu être possible de remonter jusqu’à la fin des années 1950 pour calculer l’indice du climat de la thermosphère terrestre.

L’illustration ci-dessus (source NASA) représente l’atmosphère terrestre jusqu’à 600 km d’altitude avec d’un côté les températures et de l’autre les teneurs en différentes espèces gazeuses. Et l’illustration ci-dessous représente la visualisation de l’indice climatique de la thermosphère (TCI) qui peut être décrite simplement avec 5 qualificatifs : froid, frais, normal, chaud et très chaud (cf. la note explicative en fin de billet). Pour donner une idée de la rareté moléculaire de la thermosphère au niveau de la mer l’atmosphère contient 2,6.1019 molécules par cm3 et l’échelle sur ce schéma est logarithmique. C’est un peu par hasard que ces résultats ont pu être rassemblés puisque la durée de vie du satellite était prévue pour trois ans alors que les données ont pu être accumulées pendant 13 années supplémentaires.

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Alors que se passe-t-il dans les très hautes couches de l’atmosphère ? La température a chuté et pourrait atteindre une valeur basse jamais observée depuis qu’il existe des satellites d’observation et selon le Docteur Mlynczak un « grand minimum » pourrait être atteint dans seulement quelques mois. Les conséquences sont inattendues car la contraction de la thermosphère en raison de son refroidissement accéléré réduit les frottements des satellites en orbite basse (moins de 300 kilomètres) ce qui prolonge leur durée de vie. Mais aussi et surtout, la diminution de l’irradiance solaire coïncidant avec la fin du cycle solaire 24 augmente la dissipation infra-rouge d’énergie exprimée en Watts vers l’espace. Les spécialistes de la NASA ne peuvent que constater un processus de refroidissement qui s’auto-accélère.

Mais ce n’est pas tout ! En vertu du deuxième principe de la thermodynamique qui stipule qu’il ne peut pas y avoir de transfert d’énergie sous quelque forme que ce soit d’un corps froid vers un corps plus chaud, ici les différentes couches de l’atmosphère, il est évident que le refroidissement de la thermosphère va entrainer également une accélération du refroidissement des couches inférieures du manteau gazeux qui nous entoure. Et si, comme l’ont prédit divers astrophysiciens, le prochain cycle solaire est particulièrement déprimé alors il nous faut dès à présent prévoir de rudes hivers, des printemps et des automnes pourris, un désastre que les adeptes du réchauffement climatique d’origine humaine ne pourront plus ignorer.

Un point mérite d’être noté au sujet de cette étude : le CO2 participe à la dissipation de l’énergie thermique. Alors où est l’ « effet de serre » ?

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Note. L’illustration ci-dessus est à l’origine des travaux de Mlynczak. Il s’agit de la représentation des variations de l’indice climatique de la thermosphère en fonction du cycle d’activité solaire (en grisé dans le graphique). D’une part l’irradiance solaire dans l’ultra-violet (en rouge) coïncide avec l’activité magnétique du Soleil, ce n’est pas un fait nouveau, mais cette variation de l’activité solaire a un effet de découplage sur le champ magnétique terrestre, en d’autres termes et si j’ai bien compris le sens de l’article quand l’activité magnétique solaire s’affaisse alors le champ magnétique terrestre qui baigne dans celui du Soleil semble se renforcer et suivre l’évolution inverse de celle du cycle solaire. Concrêtement ce phénomène découvert fortuitement explique que les phénomènes météorologiques violents seront plus fréquents si le climat de la Terre se refroidit. Et cette dernière observation est en complête contradiction avec les affirmations répétées de l’IPCC qui prétendent que si le climat se réchauffe il y aura encore plus d’évènements comme de puissants ouragans. C’est en effet exactement le contraire qui se produira car le gradient de températures entre les zones inter-tropicales et les régions tempérées sera considérablement accentué. Tout se passe donc bien au dessus de nos têtes et personne à la surface de la Terre ne pourra influencer le cours naturel du climat.

Sources et illustrations : https://doi.org/10.1016/j.jaspt.2018.04.004 et https://doi.org/10.1002/2015GL064038 et https://doi.org/10.1002/2016GL070965 et NASA

12 réflexions au sujet de « La NASA reconnaît finalement que le climat s’achemine vers une période froide ! »

  1. N’y a t’il pas d’autres atomes ou molécules que CO2, NO, O qui irradient des infra rouges ?
    Chaque nouvel article montre l’extrême complexité des phénomènes en jeu !
    Malheureusement tout ce qui me paraît crédible va dans le mauvais sens, celui du refroidissement…
    Et nos médias nationaux s’affolent à ne nous montrer que les effets supposés du réchauffement. Hier soir la Floride des riches résidences côtières voit la mer monter, on n’envisage pas que la terre s’enfonce quand elle est bien bétonnée…

    • Ce peut être la surface qui s’enfonce doucement en raison d’une part du poids additionnel dû aux constructions et à un sol sablonneux gorgé d’eau.
      Les cotes sont pas nature fragiles pour de très nombreuses raisons.
      Si, de plus, vous détruisez les mangroves, il n’est pas besoin d’une monté des océans pour vous retrouver les pieds dans l’eau.

  2. Vous me faites plaisir. J’avais expliqué que le CO2 et le méthane refroidissaient à haute altitude, et que sans eaux, la terre ressemblerait à la Lune.
    Donc appeler ces gaz des gaz à effet de serre est une ânerie sans nom, juste bonne pour des écolos-bobos-socialos.

    • Le CO2 dans la thermosphere, on aura tout vu …… !!! Du grand n’importe quoi !
      Le CO2 absorbe dans l’IR. CD’est une réalité, tout comme l’eau et les NxOy …
      Mais dans la thermosphere les molecules sont ionisées, donc n’absirbent pas dans l’IR et donc l’effet ne se fait pas dans la thermosphere. il ne faut pas tout mélanger messieurs.

      • Pierrot charlot, il y a de l’eau et beaucoup de CO2 a 100 km d’altitude ❓
        C’est la mésopause, la mégapause ou la ménopause des neurones chez vous ❓
        Parce que si ce que vous dites est vrai, c’est trop tard. On va tous flamber comme dans une poêle, pire que l’omelette norvégienne, aimable plaisanterie au passage.
        Bien tient mon coco, les molécules se disloquent la-haut. Comment pourraient-elle stocker de l’IR ❓
        Vas-y fournit nous l’explication champion.

    • Cher MichelC,
      la thermosphere s’etale de 80-90 à 500-600 km comme vous le savez je pense. la densité en gaz est trés inférieur aux altitudes de la troposphere/startosphere/mesosphere. Et c’est une des dernieres couches de l’atmosphere, donc celle qui reçoit et arrete les UV avec un fort rayonnement. Donc les molécules sont facilement ionisées, d’ou le nom aussi pour ces altitude d’ionosphere … Avec ionisation et l’energie des rayons incidents, la fragmentation des molecules est facilement opbservée. Donc on observe tres tres peu de molécules dans cette strate. Vers 120 km, n a seulemnt 15% du CO2 à la surface ( https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/epdf/10.1002/2013JD021208 ), donc tres tres peu, et plus on monte plus il s’ionise et se fragmente…. dans la thermosphere on a essentiellement de l’oxygene monoatomique …
      Par contre comme vous le savez mon cher Michel sueles les molecules peuvent emettre dans l’IR, L’emmission de l’oxygene a 63 micron est observée dans le IR lointain (far IR, FIR) et ce n’est pas un transition vibra/rotationnelle IR, mais une transition electronique …
      Quant au CO2 responsable de l’effet de serre il se trouve dans la troposphere, dans laquelle nous respirons cher monsieur

      • C’est une réponse.
        Donc les photons remontent et filent vers l’espace puisqu’ils ne sont pas captés.
        C’est bien ce que mesure la NASA, ou pas?
        Sans CO2, ce serait plus chaud.

      • J’ai cité en lien mes sources et je n’invente rien. « Moléculairement » parlant, si je puis dire, il y a autant de CO2 dans la thermosphère que dans la troposphère et il n’y a aucune raison pour que ce gaz se raréfie avec l’altitude. Si le satellite dont il est question dans cet article a détecté les raies d’absorption du CO2 je ne vois pas pour quelle raison vous contestez ces résultats : c’est un fait, point barre. Quant à l’oxygène, à ces altitudes raréfiées en terme de population moléculaire ce gaz coexiste avec l’ozone dans un processus O2 + O = O3 et réciproquement sous l’effet du rayonnement UV intense, l’oxygène O2 nécessitant une grande énergie pour être « cassé » en deux O singulets.
        Maintenant si vous contestez mes connaissances en thermodynamique j’aimerais bien savoir quelles sont celles dont vous disposez dans ce domaine particulier. Je suis titulaire de deux doctorats et je prétends connaître un peu de la thermodynamique stricto sensu, ces deux doctorats ayant comporté des enseignements en thermodynamique que ce soit en chimie ou en biologie. Merci tout de même pour vos commentaires mais pour conforter vos affirmations il est préférable, comme je le fais, de les étayer avec des références crédibles …

      • Cher JacquesHenry,
        La densité moléculaire est très faible dans la thermosphere, bien plus faible que ~50 km en dessous dans la troposphere. Donc beaucoup moins de C02. Aussi comme je l’ai dit plus on monte en altitude plus on a des rayonements UV à forte energie qui ionisent et fragmentent les molécules CO2 en CO + O+ … O2 en Oxygene atomique etc …
        j’ai aussi un doctorant, mais comme vous le savez aussi, ce n’est pas parce qu’on a un PhD qu’on ne dit pas de « conneries » …

  3. Il n’y a pas que le réchauffement climatique anthropogénique qui soit de l’ordre du délire, et croyez-moi, si j’écris le mot délire c’est en pleine connaissance du sens de ce mot.
    J’appelle ça un brouillard conceptuel, c’est à dire la difficulté pour les gens doués de raison de percevoir la réalité à cause de la masse de divagation qui nous est versée à longueur de temps.
    En cela les discours démentiels sont légions et touchent quasiment tous les secteurs de la société, les sciences, certes, mais aussi la politique, l’économie, les arts même en sont touchés….
    Voir, rien qu’en un petit exemple, des adultes de plus de la quarantaine se déplacer comme un gamin en trottinette, montre à quel point nous nous retrouvons à faire face à un problème sociologique gravissime.
    Il est vrai que cette histoire de réchauffement en est caricatural, mais d’autres questions restent à poser.
    Pourquoi, en une autre illustration, lorsqu’il est fait cas de la pauvreté en France, sont toujours, ou quasiment, filmés des femmes noires, parlant avec un fort accent africain et habitant en banlieue, mais jamais de blanc vivant en province dans une petite ville ou un village.
    Çà, ce n’est réservé qu’aux fermetures de classes, une démission de maire et, rarement, d’une poste disparaissant, s’il en existe encore, c’est tout.
    Qui peut dire ce qu’il se vit en province profonde, de la misère et de l’abandon?
    Je pense que nous sommes dirigés par des malades mentaux, des vrais de vrais, totalement déconnectés de la réalité, non pas seulement de la vie des gens, ça c’est une chose, mais celle de la réalité du monde tel qu’il est, et que cette mouvance, dont nous pouvons en voir l’ombre dans les médiats, entre doucement dans une sorte de panique qui, bientôt, si j’ai raison dans ce que j’avance, montrera à tous l’image grimaçante de sa démence collective.

  4. Bonjour JacquesHenry J.,
    merci pour votre article empêcheur de tourner en rond.
    J’ai quand même une remarques :
    Dans la 2eme figure que vous commentez, il ne s’agit pas de temperatures, mais de la puissance radiative (IR) ou l’index TCI utilisé par Mlynczak (article de 2018 : https://www.researchgate.net/publication/324366650_Thermosphere_climate_indexes_Percentile_ranges_and_adjectival_descriptors )
    ce graphique montre l’énergie radiative du soleil sur plusieurs cylces solaires. Or dans les articles de Mlynczak que vous citez il est dit que la puissance radiative du soleil n’a pas baissée (calculée en intégrant valeurs sur plusieurs cycles) … Donc la NASA ne prétend aucunement que le « climat s’achemine vers une période froide », comme vous le dites dans le titre, mais que le soleil est dans une phase plutot faible. Maintenant les prochaines phases ne s’annoncent pas obligatoirement aussi faible et en diminution …

  5. Bonjour, je lis sans toujours comprendre les détails, n’ayant personnellement aucune formation, seuls ma curiosité et mon lien de famille avec Jacques me font être un lecteur assidu.
    Çe que je sais en revanche comprendre est le ton indigne de ce blog de la part de Mr Michel C dans sa réponse à pierrot, que je déplore…
    Merci,
    Salutations.

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