Les sanctions économiques contre l’Iran pourraient affaiblir le dollar.

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Article de Nick Cunningham paru sur le site Oilprice.com

Entre parenthèses et en italique figurent des notes ajoutées par votre serviteur.

Les douloureuses sanctions infligées à l’Iran constituent à l’évidence la démonstration du but final du Trésor américain : mettre à genoux les autres Etats du monde en suivant la ligne de la politique américaine de ne plus importer de pétrole depuis l’Iran en dépit d’une désapprobation largement répandue. Nous n’en sommes qu’au début du premier chapitre d’une longue histoire qui pourrait aboutir à la fin de la suprématie du dollar US. Le rôle international prépondérant du billet vert dans le système financier international est la seule raison permettant aux USA d’empêcher la plupart des pays du monde d’acheter du pétrole à l’Iran. Le marché international du pétrole s’effectue en dollars ainsi que beaucoup d’autres marchés internationaux. Plus de 88 % des échanges internationaux sont libellés en dollars !

De plus la plupart des grandes multinationales ont inévitablement des liens avec l’économie américaine et ainsi, en face du choix de commercer avec l’Iran ou de se voir coupées du système financier américain et du marché américain, le choix est évident. Ceci signifie que même si les gouvernements des pays européens, par exemple, choisissaient d’opter pour une politique d’importation du pétrole iranien, la domination américaine sur le système financier international leur laisserait en réalité peu de latitude pour en faire ainsi. Les politiciens européens ont tenté de trouver un moyen de maintenir des relations commerciales avec l’Iran dans le cadre des accords sur la question nucléaire de 2015 que l’Iran respecte toujours (selon les inspections inopinées de l’Agence internationale de l’énergie atomique) mais cela ne vaut pas du tout dire que les raffineurs européens qui sont des entreprises privées courront le risque d’être sanctionnés par les USA en continuant à importer du pétrole d’Iran. Dans les faits ils ont déjà drastiquement diminué depuis plus d’un mois leurs importations.

Il semble que la suprématie du dollar est incontournable.

Mais ce n’est pas encore la fin de l’histoire. Pour différentes raisons l’administration Trump est en train de menacer le dollar même si cela ne paraît pas encore évident. Après tout le dollar s’est renchéri par rapport à bien d’autres devises ces derniers mois (essentiellement par rapport aux devises nationales de pays émergents, depuis l’Argentine à la Malaisie en passant par la Turquie et l’Afrique du Sud ou encore l’Algérie et la Tunisie, une bonne vingtaine de pays), la croissance du produit intérieur brut américain a été supérieure à celle de bien d’autres pays (selon les statistiques US officielles à considérer avec précaution) et nombre de pays et d’organisations se sont ralliés aux décisions de sanctions américaines notoirement dirigées à l’encontre de la Russie, du Vénézuela et de l’Iran. Pourtant la politique extérieure « America First » avec sa guerre commerciale et ses tarifs douaniers arbitraires, les tensions trans-atlantiques et d’autres rivalités géopolitiques sont des facteurs qui pourraient bien déchoir le dollar de son perchoir dominateur.

Selon certains analystes c’est pourtant l’usage généralisé de sanctions qui apparait comme étant le facteur le plus dommageable finalement à la suprématie mondiale du dollar. Et c’est justement et en particulier le cas en ce qui concerne l’Iran. Dans le cas de l’Iran les Etats-Unis portent un préjudice à ces sanctions en tant qu’argument de politique intérieure américaine comme l’a écrit Kelsey Davenport, un analyste de l’association du contrôle des armes, dans les lignes du Washington Post au mois d’août dernier : « les USA ont placé trop d’Etats entre l’enclume et le marteau ».

Le Président de la Commission européenne Jean-Claude Junker a déclaré il y a quelques jours que le statu de l’euro devrait être élevé au statut de monnaie de réserve (au niveau mondial) pour casser la suprématie du dollar sur l’Europe. Junker a insisté sur le fait que l’Europe paie 80 % de ses importations de produits pétroliers en dollars alors qu’elle n’importe même pas 2 % de ses besoins en ces produits depuis les USA :  » il n’y a aucune logique à ce que l’Europe paie ses importations de produits pétroliers en dollars et non pas en euros » a dit un diplomate reprenant les propos de Junker. En effet la plupart des importations européennes énergétiques proviennent de Russie et du Moyen-Orient. Il semble évident du point de vue du système financier international sous influence des Américains que n’importe quel raffineur européen qui veut importer du pétrole d’Iran, d’Irak ou de Russie doit payer ces importations en dollars et doit dès lors se plier aux exigences de Washington même si aucune entité financière américaine est impliquée dans ces transactions commerciales.

Naturellement tant que les intérêts européens étaient alignés sur ceux de Washington cet arrangement fonctionnait parfaitement. Mais les intérêts au sujet du financement de l’OTAN, par exemple, ou la décision américaine de se retirer des accords sur le climat de Paris mais surtout de se retirer également des accords sur le nucléaire iranien, ces intérêts divergent à l’évidence. Dans ces conditions les exigences de l’administration Trump de réduire à zéro les importations européennes de pétrole depuis l’Iran est la goutte qui a fait déborder le vase. Certains diplomates à Bruxelles prônent tout simplement une désolidarisation de l’Europe vis-à-vis des accords commerciaux avec les USA toujours en cours de négociation.

L’incapacité totale des Européens de contrer les décisions américaines et la domination du dollar a conduit certains d’entre eux à imaginer des solutions alternatives. Certains ont proposé la mise en place d’un système de paiement alternatif au système international (contrôlé par les USA), d’autres ont suggéré de payer le pétrole iranien en euros. Au mois d’août la Commission européenne a même décidé d’une aide financière de 18 millions d’euros à l’Iran. Plus récemment la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne travaillent sur la mise en place d’un véhicule financier spécial pour aider l’Iran à contourner les sanctions américaines et permettre à ce pays de continuer à exporter son pétrole vers l’Europe. Selon le quotidien allemand Der Spiegel ce « véhicule » court-circuiterait les moyens de paiement traditionnels contrôlés par les les USA.

Pour beaucoup de raisons un tel système ne verra probablement jamais le jour ou aura un impact très limité. Il faudra par exemple que les compagnies privées acceptent d’adhérer à ce système et il y a pour l’instant très peu d’évidence que les raffineurs européens soient tentés de prendre un tel risque. Par ailleurs tenter d’élever le statut de l’euro pour le rendre égal à celui du dollar est une entreprise qui se compte en années. Malgré tout, les efforts croissants pour donner à l’euro plus d’importance dans les transactions internationales et pas seulement pour le pétrole ainsi que beaucoup d’autres initiatives pour affaiblir l’influence de Washington sur la finance internationale pourraient bien un de ces jours miner la domination mondiale du billet vert. Et pendant ce temps-là, plus tôt cette année et pour des raisons qui lui sont propres, la Chine a ouvert un marché des contrats à terme sur le pétrole libellés en yuans à la bourse de Shanghaï. Cette initiative a pour but de renforcer le rôle du yuan mais aussi de réduire les risques de parité monétaire et d’une manière plus globale de renforcer le rôle de la Chine dans les échanges commerciaux internationaux aux dépens du dollar.

La toute-puissance du dollar est toujours d’actualité mais l’usage de sanctions agressives par l’administration Trump bien illustrées par tolérance zéro vis-à-vis de l’Iran pourrait bien miner cette toute-puissance à terme si de plus en plus de pays commencent à chercher des alternatives.

10 réflexions au sujet de « Les sanctions économiques contre l’Iran pourraient affaiblir le dollar. »

  1. De fait ce n’est pas le dollar qui pose problème. C’est le contrôle par son intermédiaire du monde par l’oncle Sam…
    C’est l’acceptation par le reste de la planète d’une juridiction supranationale aux mains du « deep state » qui est totalement inadmissible. L’Europe est si faiblarde qu’elle n’a même pas réussi à imposer une juridiction équivalente. Il ne nous reste plus qu’à imposer le yuan !!!
    C’est bien sûr un conseil à prendre avec des baguettes !

    • J’ai choisi le yen et en respectant la régulation bancaire sur les achats de devises par les particulier dans moins d’un an j’aurai converti la presque totalité de mes maigres économies en yens papier (et non pas en yuans). À la moindre alerte d’une crise économique je prendrai le dernier avion pour Tokyo !

  2. En suivant le cours des monnaies c’est le franc (suisse) qui est la meilleure garantie !
    Il suit jour après jour le dollar qui s’apprécie et il y a moins de risque à terme…
    Dommage que ma cagnotte soit bien dégonflée à cause de celui qui nous aime au point de nous baiser !!!

  3. L’article est intéressant et montre la faiblesse des différents états à construire un système de paiements internationaux dans une devise autre que l’USD. Il faudra des années pour le faire et en attendant, la solution sera le troc à la carte.
    Contourner le système SWIFT est compliqué car il a mis 4 ans pour être opérationnel à partir de sa création en 1973, et regroupe la bagatelle d’environ 11000 institutions financières dans plus de 200 pays. Junker n’est pas à la hauteur (même en imaginant qu’il devienne sobre à 100 %) pour mettre en place un système basé sur l’euro dans les meilleurs délais.

    Pour y voir plus clair sur la stratégie des USA par rapport aux sanctions iraniennes, il faut rajouter un certain nombre de données sur les productions de pétroles et leur seuil de rentabilité.
    A – Productions de pétroles :
    1 – Productions annuelles de pétroles
    Moyen orient : 32.8 % (dont 5.4 % en Iran)
    USA : 14.1 %
    Russie : 12.2 %
    Canada : 5.2 %
    Chine : 4.2 %
    Amérique Sud :8.4 %
    Reste du monde (Afrique, Europe..) : 28.3 %
    2 – Répartition des productions de pétrole sur deux ensembles géopolitiques :
    Russie + Chine + Iran : 21.8 %
    Amérique Sud + Afrique : 28.3 %
    Sous-total : environ 50 %
    ———————————————-
    Moyen Orient – Iran : 27.4 %
    Amérique du nord : 19.3 %
    Sous-total : environ 50 %

    B – Seuils de rentabilité des pétroles (en USD par baril) :
    Moyen-Orient : 25
    Off-shore peu profond : 41
    Huiles lourdes (Vénézuela) : 47
    Russie : 50
    Off-shore profond : 54
    Schistes USA/Canada : 67
    Arctique : 75

    C- Interprétations :
    Le pétrole américain coûtant cher à produire (fracturation hydraulique, adjuvants de solubilisation, traitement des solutions obtenues), il faut un baril à 80 USD pour permettre aux américains de commencer à gagner de l’argent et pouvoir investir dans l’exploration de nouveaux gisements, ces derniers étant rapidement à sec. La hausse du baril va provoquer pendant un courte période une gêne provisoire des consommateurs et des entreprises qui sera compensée par la future hausse de la production. Trump fait semblant de faire les gros yeux à l’OPEP, pour des raisons électorales, le prix actuel du brut arrangeant son industrie de l’extraction pétrolière.
    Certains analystes anticipent d’ailleurs un prix supérieur aux 100 USD par baril.
    Pour les pays comme l’Arabie Saoudite, pour continuer à appliquer une politique sociale dispendieuse et investir dans d’autres activités que le pétrole, un prix de 80 USD est également le minimum. La Russie est satisfaite du prix actuel du baril qui lui permet de gagner de l’argent.
    En restreignant l’Iran par des sanctions, les USA ont fait coup double : ils savent parfaitement que les Iraniens prendront le contrôle du détroit d’Ormuz, ce qu’ils ont fait fin août dernier. Ils vont donc bloquer les expéditions de pétrole et provoquer mécaniquement sa hausse, pour le plus grand bonheur de tous les acteurs de la filière sauf la Chine qui est le plus gros importateur mondial de brut. Cela tombe bien puisque Trump a surtout la Chine dans sa ligne de mire avec ses sanctions économiques basées sur des barrières douanières, qui feront grimper l’inflation et pénaliseront les consommateurs à court-terme. Pas sûr que le blocus du détroit d’Ormuz soit toléré longtemps par les USA et le Moyen-Orient en général, mais les Russes sont dans la zone et calment apparemment toute velléité de conflits généralisé.
    Réaction prévisible de la Chine : vendre massivement les bons du trésor américain qu’elle a en stock (environ 1000 milliards USD) pour affaiblir le cours du dollar, en se tirant une balle dans le pied provisoirement au passage (aux échecs, comme aux dames, il faut savoir sacrifie une pièce pour faire basculer le rapport de forces). Ce geste stratégique aura pour conséquence de faire exploser la dette américaine déjà abyssale et de saper sérieusement la confiance dans le billet vert.
    On est donc dans une partie de bras de fer entre USA et Chine.
    Les deux pays en souffriront.
    Il est à espérer que les USA ne décident pas de créer en parallèle au conflit sous-jacent du détroit d’Ormuz, un conflit militaire en Syrie afin de provoquer et d’essayer d’affaiblir militairement la Russie dans cette région.
    Avec la bagarre qui se joue entre Trump, représentant d’un libéralisme néo-conservateur et nationaliste, et l’état profond américain (qui mêle médias, banques, services de renseignements et armées) en roue libre, tout peut se passer.

    • Excellente analyse que je partage entièrement mot pour mot.
      J’attire votre attention sur un billet de mon blog datant de 2015 dont voici le lien et qui éclairera vos propos – vous l’avez d’ailleurs certainement lu – au sujet de la bataille entre la Chine et les USA : https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/05/16/le-point-de-vue-geopolitique-de-paul-craig-roberts-pas-rejouissant/
      J’ajouterai que le peuple américain habitué à acheter des « chinoiseries » à bas prix va trouver très amer que le prix de celles-ci deviennent d’un coup 40 % plus coûteuses car la TVA s’applique au prix du produit dédouané. Au final la Chine sera gagnante car elle écoulera ses produits bradés dans d’autres parties du monde comme ici par exemple où il existe de véritables supermarchés tenus par des Chinois ! Ils ratissent large dans un pays comme l’Espagne où le salaire minimum est à peine de 800 euros par mois … Je parie les USA perdants dans ce combat stupide de barrières douanières.

      • Merci 🙂
        Vous avez raison, il est clair que la Chine a déjà prévu que l’Afrique (1.2 milliard d’habitant en 2018, le double en 2050) remplacera les USA comme marché principal et c’est presque déjà le cas je pense.
        Est-ce que la note de PCR a un rapport avec ce truc inquiétant que je viens de découvrir sur le web : http://newamericancentury.org/RebuildingAmericasDefenses.pdf ?

  4. En fait, les bons du trésors veulent dire reconnaissances de dettes, mais la première expression fait plus chic et surtout noie le poisson (pauvre bête).
    Depuis que les U.S.A. ont arrêté les Q.E., il se dit que la spéculation financière pleurent les dollars pour pouvoir continuer leur petit business.
    (Au sujet de ce dernier mot, il était employé d’antan par les vendeurs de drogue, les dealeurs, j’ai en effet côtoyé, dans mes jeunes années, des gens peu recommandables, il est étonnant de constater qu’aujourd’hui ces deux substantifs anglo-saxons, deale et business, soient utilisés par le monde monétariste, l’une des nombreuses preuves, peut-être, des égarements des élites de notre époque.)
    En fait, les U.S.A. sont coincés:
    S’ils augmentent ainsi le prix de leur monnaie, ce qui est appelé le prix de rendement, ici à deux ans ( https://www.businessbourse.com/2018/10/06/ouch-le-rendement-a-2-ans-us-vient-datteindre-pres-de-288-soit-un-nouveau-plus-haut-depuis-la-faillite-de-lehman-brothers/ ), c’est pour en même temps aider la spéculation financière à avoir des dollars puisque ceux en en ayant un taux zéro ou négatifs s’en débarrasseront contre ceux à un taux plus important, mais aussi pour que ceux cherchant un paradis financier et fiscal générant de bons bénéfices accourent, de partout dans le monde, au Delawar, pour y déposer leurs larcins, ceci pour que ces fonds aident les U.S.A. à se réindustrialiser, tout en ruinant les pays qui leur déplaisent.
    Mais dans le même temps cela fait que la production U.S. à l’exportation est moins attractive et les importations moins chères, d’où ces agressives barrières douanières et l’interdiction d’acheter du pétrole iranien et russe pour pouvoir vendre leur pétrole de schiste, mais aussi et surtout, cela surenchérit les intérêts des crédits, puisque ceux-ci sont à taux variables, et des dettes, les étasuniens en ont une palanquée et de toutes sortes, bien plus qu’en 2008, tant en nombre qu’en montant, ce qui ruine tous les citoyens de ce pays un tant soit peu endettés.
    La raison, à mon sens tout intuitif, de cette stratégie vient de ce que comme le dollar est une monnaie de réserve, il ne peut pas être dévalué contrairement à la livre sterling.
    Mais cela met aussi l’Union-Européenne au-devant de difficultés politiques insondables puisque les pays pro-U.S. ne veulent pas s’écarter de l’empire quand, dans le même temps, d’autre désirent s’en éloigner, l’Allemagne au premier chef, à cause de ce qui nous fut exposé ci-dessus.
    N’oublions pas que l’union a besoin de l’accord de tous les chef d’état et de gouvernement pour toute décision importante, comme de déplacer une virgule dans la pseudo-constitution européenne, quand bien même la B.C.E. serait indépendante…
    Nous voyons la confrontation de trois philosophies de jeu différentes, le poker (invention française), les échecs et le go, la question restant de savoir qui en tirera les marrons de ce feu.
    Songeons qu’un effondrement monétaire de l’économie-monde pourrait, par la famine et les difficultés de s’approvisionner en énergie et en médicament, peut-être aller jusqu’à générer un à deux milliards de morts.
    Sans compter de suites pouvant conduire à une troisième guerre mondiale, mais çà, ça de commencerait, si cela survenait, qu’une à deux décennies suivant cet effondrement.

    • Je suis un fervent admirateur d’Emmanuel Todd qui a prédit en 1976 si mes souvenirs sont exacts la chute de l’URSS. Je me trouvais l’année suivante à UCLA et mon patron, une grande figure à l’époque de la chimie des protéines, me disait que jamais les Russes n’abandonneraient le mur de Berlin, et pourtant … c’est Emmanuel Todd qui eut raison. Il a aussi prédit la chute de l’euro qui pourrait bien arriver plus tôt que ne le prévoient les économistes de Bruxelles ou de Francfort, si tant est qu’ils sont capables de faire des prévisions valables, ce dont je doute. Quant à l’utilisation de l’arme nucléaire seul un petit Etat comme Israël pourrait l’utiliser pour sa survie, les grandes puissances, USA, Chine, Russie et France savent parfaitement qu’un conflit nucléaire signera la fin de l’humanité.

      • Je suis dans l’ensemble en accord avec vous.
        Les deux seuls points de désaccord que j’aurais tiennent à la survie des U.S.A. et le retard de la France.
        Il ne me semble pas que notre pays soit en retard avec la Grande-Bretagne puisque cette dernière fut, depuis des siècles, annonciatrice des mouvements européens profonds.
        N’oublions pas que les anglais firent leur révolution plus d’un siècle avant nous.
        La seule différence entre les britanniques et les français c’est que les seconds, bien qu’ayant amorcé la leur après les premiers, sont allés infiniment plus loin qu’eux…

  5. On a des éléments nouveaux en provenance de Wall Street sur le pétrole (et gaz) de schiste américain. Je cite : « les sociétés énergétiques américaines ont dépensé depuis 2007 280 milliards de dollars de plus que ce qu’elles ont généré à partir de leurs investissements dans le schiste, selon la société de conseil Evercore ISI « . En gros, plus les sociétés exploitantes US pompent, et plus elles perdent de l’argent. Ce sont les Shadoks des temps modernes. On a ainsi une bulle qui ne demande qu’à éclater, avec comme conséquence le dépôt de bilan généralisé de ces sociétés. Rajoutons à ce cocktail déjà explosif l’affaire saoudienne avec l’assassinat du journaliste Khashoggi qui a fait violemment dévisser le tadawul, les iraniens sous embargo qui ne rêvent que de faire la peau à la dynastie Saoud, le Vénézuela en faillite sans possibilité d’investir dans l’extraction de son pétole lourd, tout concourt à faire de l’or noir une denrée dont la disponibilité va chuter et donc la valeur augmenter…peut-être pour le plus grand bonheur des russes qui se tâtent encore pour investir et développer leur industrie pétrolière à bout de souffle par tarissement de nombreux puits. Russes et chinois travaillent pour faciliter les échanges en yuan et en roubles, notamment pour le cas particulier des échanges de pétrole iranien. Si j’avais de l’argent à dépenser, je le miserais contre le dollar US qui devrait -sauf événements nouveaux- pas mal perdre en valeur dans les 5 ans qui viennent.

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